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Tome second. C - I.
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HERMANT. HERMESIANAl H È R M í A §, Jff

absolument Je donnerai une Liste exacte des Ouvrages qu’il a publiez (C), & je dirai quel-que chose de son diférent avec le Pere Maimbourg ( D ). II mourut de mort subite à Paristíans une rue le onzième de juillet 1090, comme on le verra lans ion Epitaphe. Je l raporteraitoute entrere quoi qu elle n art pas ète miíe íui ion tombeau ( A ), tes ennemis aiant eu astez demalignité & assez d’autorité pour l’empêcher ( a ).

b°) T ‘ r ‘ d»

■Mémo'-e

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(C) Je donnerai une Lifte exalte des Ouvrages qu il a pu-bliez..] J e la nomme ainíì fans scrupule, parce que je la ti-rerai du Mémoire qui nous a été communiqué. U mit aujour en 1644 l’-Apologie de Mr. Arnaud jon ami, contre un Li-belle du p. Hoúet intitule , Remarques judicieuses fur lc Livrede la fréquente Communion. II écrivit en 165 r, fous le nomde St. Julien, contre les visions de Labadie Jésuite renégat;gyfous celui de Hieronymus ab Angelo Eorti trois Lettres Lati-nes à Mr. de Samtebeuve, contre Mr. des Murets Ministre deGroningue, qui avoit tiré quelque avantage d'un Catéchismede la Grâce imprimé par l'ordre d'un pieux Evêque, ll donnala Vie de St. Chryfostome en 1664, celle de St. Athanase en1671 ,les Ascétiques de St. Basile en 1673 , la Vie de St. Basileb de St. Grégoire de Nazianze en 1674. Il donna des Entre-tiens spirituel! fur St. Matthieu en, 1690. Depuis fa mort ona fait imprimer fes Entretiens spirituels fur St. Marc , ct* unpeut Traité du Silence. Une personne de qualité l'ayant prié deluy donner les Extraits qu il avoit faits des Conciles, il les con-fia à un Efcrivaìn tnfidelle, qui en retint une copte, gy les afait imprimer à ïIfle en 1693 avec ce Titre ,Cìavjs DisciplinasEccìeiìaiticae, feu Index univerialis totius Juris Ecclefiaílici.On les y voit déshonorez par des Additions tr'es-indignes deMr. Hermant, cy qui pouroio.t faire tort à fa mémoire, p lepublic n estait adverti qu elles ne font pas de luy , fur tout laCollection des Lettres faussement attribuées à nos premiers Pa-pes. Dieu veuille que nous puisions voir un jour son HistoireEcclésiastique gy Seculiere de Beauvaìs ey du Beauvaists, gyquelle ne perijje pas entre les mains de ceux qui s'en font empa-rez au préjudice d’un de fes arrrys auquel il l’aveit consiée,en lechargeant par son Testament d.u foin de La faire imprimer (10).

(D) Je dirai quelque estfe de son diférent avec le PereMaimbourg.} Ce’ Jésuite ,, après avoir recueilli dans son,, Histoire de l’Arianisme tout ce qu’il y avoit de curieux,, 8c de beau dans la Vie de St. Athanase, crut qu’il n’a-„ voit qu’à en decrier l’Autheur par une Préface maligne,,, pour desguiser les larcins qu’il luy avoit faits, 8c qu’on„ ne s'imagineroit jamais qu’il eut daigné rien tirer d’un„ Livre dont il parioit avec un fi grand mépris. II blâme„ Mr. Hermant, 1. d’avoir rapporté les Passages des Au-„ theurs. i. D’avoir donné à la fin de son Ouvrage des„ éclaircissements fur les points les plus difficiles. 3. D’a-„ voir dit qu’il est malaisé de sçavoir rien davantage tou-„ chant l’ordre de la séance du Concile de Nicée , finon„ que la simplicité, la modestie, & la civilité le regloit, 8c„ que les convenances qu’on alleguoit au contraire fur ce„ sujet, ne sont pas des raisons tout à fait solides, ny de„ fortes décisions. Mr. Hermant faisant imprimer en 1674.

la Vie de St. Basile 8c de St. Grégoire de Nazianze, après„ s’estre justifié dans la Préface contre les trois griefs du„ P. Meimbourg , acheve ainsi fa réplique. Mais on me„ reproche peut-estre desja que je m’arreste trop long tems„ à repousser une accusation qui n’a aucun fondement so-

„ lide , 8c dans la vérité j’aurois pu la n> tliger entîeré-„ ment. Car il est certain qu’un Autheur s’attire l’indigna-„ tion de toutes les personnes équitables, quand après avoir„ profité du travail des aultres, 8c s'estre enrichi Sc paré de„ leurs despouilles, toute fa rcconnoiílânce se termine à„ leur dire des injures. C’est ce qui me dispense de répon-„ dre dans le détail à celuy qui a jugé à propos d’en user„ ainsi avec moy, 8c il me suffit qu’il n y a rien qui soit plus„ universellement reconnu de tout le monde, que cette ma-„ xime des Canonistes qui ordonne avant toutes choses de„ faire restitution à ceux que l’on a dépouillez, fpoliatus an-„ te omnia rejìituendus. Je dois faire un meilleur usage de„ mon tems que d’examiner ses fautes, qui font peut-estre„ en plus grand nombre qu’il ne pense. Ce qu’il a repris,, dans mon Histoire de St. Athanase, subsiste parla force„ invincible de la vérité, sans qu’il soit besoin que j’en ap-porte de nouvelles preuves, 8cc ( 11 ) ”.

(£) Je raporterai son Epitaphe, quoi qtielle naît pas étémise fur Jon tombeau .] Emploions les propres paroles duMémoire qu’on a cité siL): „ Un Chanoine de ses parens„ lui avoit fait une Epitaphe, 8c le Chapitre lavoir approu-„ vée ; mais quelque faux frété en ayant donné advis aux„ Jésuites, ils la firent l'uprimer par un ordre de la Cour,,, dans le tems même qu’à la veuë de Paris, 8c à la honte» de l’Eglife , on profanoit une Chappelle entiere par le„ Mausolée de Lulh. ..... Voicy l’Epitaphe qu’on luy,, avoit destinée.

(n) Tiré butylémoitecité ci-dejfnS,

(n) La-mé me.

„ Heic refurreâtìonem expeSîat

„ Godefridus Hermant Beleovacus,

,, Eruditione clarus, fama celebris, virtute prœstantior,

„ Reííor quondam AcademU Parifienfis,. ftrenuusque defenfor,

,, D Hor gy Socius Sorbonicus ,

,, c sjus Ecclefia Canonicus ,

» -Amans disciplina fi quis unquam fanblioris,, Excelsi vir ingenii, stupenda doâlrina , facundia mirabilis,, Debebantur majora.

„ Oblata rteufavit modestià fingulari.

„ Impendit

„ Doítis elucidata illufìrium Patrum gesta„ Pïis Sacras ìn Matthmm gy Marcum exercitationes ,

„ Cìvibus urbìs hujus gy Diœcesis historiam ,

,, Omnibus feipfum, verbo, converfatione , charitate.

,, Super impendit,, Egenis sua omnia.

„ Repentinâ morte ereptus non improvifâ„ Parisiis i6lu fangutnìs exanìmatus viû publicâA. R. S. M D C X C. x 1. Julii, Mt. uxijt.

„ Ad facelli hujus cancellos tumtdum defignavit fibt», Dignum cum Ambropo ratus requiefeert facerdotem„ ubi offerre confutverat ”.

HERMES I AN AX, Poëte clégiaque, natif de Colophon, fut honoré d’une statue dansfa patrie (#)•’ Voiez les Remarques (b) de l’Article Leontiom.

( a) Pauianias, >'» Eliscis, ( & »»» pas Uiacis, comme m lit dons Voffius de Histot. Gixc. pag. 374, ) si ve Liír. VI pag. 104

(b) La ’Pf marque (A). ' ’ ’’

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HERMIAS, Philosophe d’Alexandrie au V siécle, étudia avec Proclus sous Syrianus. I]eut deux fils, Ammonius & Heliodore, qui furent de fa profession, Sc dont le prémier devintbeaucoup plus célèbre que le dernier. Hermias étoit un fort honnête homme, d’un naturel doux& simple, lî étoit aussi laborieux qu’on le puisse être*, mais son génie étoit médiocre, Sc n’in-ventoit pas les fortes preuves dont on a besoin en philosophant. Sa mémoire étoit admirable j ilrecitoit à merveilles les Leçons de son Professeur, Sc ce qu’il avoit trouvé dans les Livres: c’étoilson fortcar s’il s’agiflbit de résoudre les objections, Scies doutes d’un Difputeur, il faisoit bien-tôt paroître son foible. Sa Morale étoit merveilleuse {A}. On dit qu’il n’aprouvoit point quel’on emploiât auprès des enfans ces termes diminutifs Sc de mignardise dont se servent les merejSc les nourrices, Sc qu’il gronda bien fa femme (g) pour ce sujet {b).

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( 6 ) Tiré de 'ïhotius dan)P Extrait doDamafcius,pag. m . 1044 ,

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(A) Sa Morale étoit merveilleuse.] On en peut juger parles Maximes fur lesquelles il se réglait dans les achats. IIsoutenait qu’il ne salait point se prévaloir de l’ignorancedu vendeur, mais qu’il le salait avertir du juste prix de lamarchandise, quand il ne le savait pas. Ceux qui enusaient autrement étaient, selon lui, coupables d’une très-grande injustice. Ils ne dérobaient pas à la maniéré desvoleurs de grands chemins 8c au péril de leur vie, mais ilsfraudaient la Loi, 8c ils corrompoient la Justice. 11 n’a-prouvoit point l’Axiome Volenti non fit injuria. II préten-doit qu’outre les injures qui se font par violence, il y en» que l’on fait fans contrevenir à la volonté de ceux à qui1 on fait tort. U pratiquoit cette belle théorie ; car un jour

s’étant aperçu qu’un homme qui lui vendait un Livre nele mettoit pas au juste prix, il l’en avertit, 8c lui en paìaplus que l’on n’en demandait; il fit la même chose en plu- ni T' ' asieurs autres rencontres, , 8c toutes les fois que l’occafion îhotiús,s’en présenta ( 1 ). K.»/ ix btx.a.ioo-óm, Tat/Vij», j; ç p*g. 104^,1

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