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Tome second. C - I.
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H Y P E R I U S. HÎPPARCHÎA.

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L) 'Wijan-

dus Ottmus,Or«ionefonebíiHypetii.MelchiotAdnm. in"Vita Hype-fú, qui n’cjigu'un Extraití’Oiaìsonfunebtc.Vertiekien,Postant. taliquocTUcoìog.

11 avoir l’esprit fort net; 5c outre qu’il savoit bien les Langues, l’Histoirc, la Philosophie, 6c la

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Hffi.

S-P-SÎ-

Théologie,'il avoit le talent de bien enseigner. II s’y étoit exercé de bonne heure; car lors qu’ilétudioit à Paris, il étoit le Répétiteur de plusieurs autres Ecoliers. II étoit modeste dans les fes-tins, doux 6c honnête dans la conversation; Lc autant qu’il haïssoit les verres énormes qu on faitvuider aux conviez (fi), 6c les vaines plaisanteries qui ne règnent que trop dans nos entretiens,autant se pìaisoit-il à se trouver quelquefois à des repas bien réglez, 6c à des conversations agréa-bles. En un mot, c’étoit un homme qui avoit l’esprit bien tourné, Lc qui avoit joint cette per-fcótion avec la vertu Lc lc zèle. Ceux qui en voudront savoir davantage, n amont qu à ííie lesEcrivains que je cite (c). 11 y a quelque différence entre le récit deVemeidcn Lc celui de ivlel-

chior Adam (£). J’ai de la peine à croire qu’Hyperius ait été Moine (F). Une partie des Li-vres qu’il avoit faits n’ont vu le jour qu’après fa mort (G), par les foins, ou de Lauient Hype-rius son fils, ou de Jean Mylius (d).

(J) Verhet-

den , prac-sta:;t. ali-quot Theo-Jogor Effig,P«e- 9S.

Studii Theologici. Certainement ce dernier n’est point le mê-me Livre que la Methodus IheologU d’Hyperius. II faut croi-re que Mr. Voet n’a pas été tout-à-fait exact. Mr. Colo-nués (9) parle aussi de cette volerie en citant Raynoldus. Mr.rlaccms ( 10), qui en parle, ne le fait que fur la foi d’un deles amis,qui lui avoit écrit que Simon Oomius en faifoit men-i S àonde Préface d’un Livre Flamand ; & il veut,oc Mr. Konig aussi (u), que le vol regarde le Livre intituléMéthode de Théologie. Un Auteur moderne (12.) cite fur ceplagiat de Villavicentius, non feulement ìíeckerman 8cColomiés, mais auíîì Jean Heilfeld cap. 25. Sphingis Theolo-gtco-Philosophica. I) est à remarquer qu’aucun de tous cesAuteurs , hormis Valere André , ne parie du double pla-giat du Moine Espagnol; ils ne remarquent que celui quise raporte au Livre de Studio Theologtco. Mais d’autre côteNicolas Antonio ne fe borne point à dire, que Villavicen-tius se servit de tout ce qui lui sembla bon dans deux Ou-vrages d’Hyperius, pour en faire deux autres fur la mêmematière : il lui attribue de plus la même conduite, à l’é-gard de deux autres Livres pubîiea par des Protestans : l’unest de Phrafilus sacra Scriptura; l’autre est Tabula compen-diofa in Evangelia z? Epïfiolas. Noter, qu’il a joint ses fautesà celles de Valere André. II veut (13 ) comme lui qu’Hy-perius ait été Dominicain : & il erre de son chef, 1, endonnant à Hyperius lc nom de Hisperius ; z, en ne mettantque trois Livres M Traité de.sormando Studio Theologtco ;3 ’ cn mettant trois Livres au Traité de firmandis facrisComionibus, qui n’en a que deux.

{D) Il haíffoìt les verres énormes qu on fait vuider-auxconviez.] Voici ce que porte son Oraison funebre (14): ucolloquiis zy converfationibus humanus aquus, zy quemad-modum immania ìlla in convivus homìnum pocula , zy feurri-les in colloquiis nugas ex anima fuit averfatus , ita moderatisconuivits , jucundìsque amteorum confabulationibus nonnun-quam interfuìt.

( E) Il y a quelque différence entre le récit de Verheiden , zycelui de Melchior Adam.] Verheiden n’a fait qu’un Elogetrès-court, mais il y a dans l'autre beaucoup plus de narra-tion 8c de fuite chronologique. Celui-ci ne fait point voia-ger Hyperius en Espagne : il lui fait voir seulement les Pro-vinces d’Italie qui font entre les Alpes & Boulogne ; il les luifait voir, dis-je, pendant ses études de Paris, 8c avant levoiage de Louvain. Verheiden veut au contiaire qu’Hype-rius ait voiagé en Espagne 8c en Italie, après avoir étudié àParis 8c à Louvain. II le fait d’abord enseigner la Philosophieà Marpourg, 8c puis la Théologie. Melchior Adam ne ditrien de la Profession en Philosophie. ( ,

(P) J' at de la peine à croire qu Hyperius ait ete Moine.]ïavîïs de L’Extrait de son Oraison funebre ne parle point de cela; onM r- Moteri p Cllt <j 0 nc Rassurer que Wigandus Orthius ne l’a point dit;

(») Gall.Oriental.fag. 10.

( 10) DeTseudony-

17}.

(") Bi-

Oìiotll. jC4J.

h attjfi*46 , ail ilcire Rivet,Toni. 1 ;Oper. p*g.r°i>; ( itfaut p.ig.l0| S5.) quiVocat Villa-

vicentium

Byperìi

ùiteipola-roreni &«xpilato-ïem.

( 12 ) Joli.AlbettusBabet,DecadeÏJecadum,

Hum. 56,

Tiffie, 162».

(M) Nie.Anton. Bí-bliotit. Hif-Pan. Tarn.il,pag 9.

(14) Apad~ìMelchior.Adam. inVítis Theo-lo fi- ?. 3S7-

k<se ValereAndté,

Orthius , 8c je n’y ai rien vu qui puisse faire soupçonnerqu’Hyperius ait jamais été en Religion. J’en conclus qu’iln’a jamais été Moine. Qu’on ne maille pas objecter queje raisonne par l’Argument négatif; je me prétens pas plai-der la cause de cette maniéré de raisonner ç 1 5 ); mais j’olebien dire quelle paroit ici concluante, tant parce que celuiqui a fait l’Oraifon funebre d’Hyperius n’a pu ignorer s ila été Moine 011 non, que parce que s’il l’a su, toutes sor-tes de raisons l’obligeoient à le remarquer. On ne s’est pasavisé de se taire sur ces sortes de venter à l’égard de Mus-culus , de Marlorat, de Pierre Martyr , de Zanchius, 8cde plusieurs autres piliers de la Réformation naissante quiétoient sortis des cloîtres: 8c il n y a peut-etre point d hom-me plus incapable qu’Orthius, de fe taire iur des choies decette nature ; lui qui s’est cru oblige à deoiter dans uneOraison funebre, qu’Hyperius alla attendre ses bardes àMarpourg , parce qu’il savoit qu’il y vivroit à meilleurmarché, que dans aucun lieu fur les bords du Rhin (16).

II débite cent particularités de cette force , que MelchiorAdam a fidèlement copiées. Ainii je ne voi pas que Monst.Moreri ait pu dire fans se tromper, qu’Hyperius fe fu Reli-gieux dans lOrdre de saint Dominique, ou il fe distingua parfa doSîrine ; mais que depuis il apofiafia lâchement. 11 n’a éréen cela que le Copiste de Valere André , qui avoit déjàdébité ce mensonge. Ce Bibliothécaire du Pais-Bas, quis’est trompé Tailleurs, en mettant la mort d’Hyperius àl’an 1560, n’est point excusable de n’avoirpas dit au moinsqu’Hyperius avoit été Ministre à Marpourg; 8c Moreri quil.’a dit ( 17 ) doit être blâmé de son silence sur la Protèstìonen Théologie. Son peu d’exactitude paroît auffi dans cetteexpression, il donna dans les erreurs de Luther qu il enseigna.A quoi bon cette derniere Remarque exprimée d’une façonvague ? Ne suffisoit-il pas d’avoir donné la qualité de Mi-nistre Protestant à Hyperius, dès la prémiere ligne de l’Ar-ticle. 3 Cela n’emportoìt-il pas assez, qu’Hvperius avoit en-seigné les dogmes des Protestans ? Mais dé plus il n’est pasvrai qu’Hyperius ait suivi la Réformation de Luther. U in-dex des Livres défendus (18) pouvoit éclairer fur cé.point-làMr. Moreri.

(G) Une partie de ses Livres . . . n a vu le jour qu âpres famort.] Consulter l’Epitome de Gesner, vous y verrez queplulieurs Ouvrages d’Hyperius furent imprimez de son vi-vant: ainii je ne voi pas que l’on puisse l’alléguer commeun exemple de cette fínguliere modestie , qui tait qu’unAuteur renvoie après fa mort la publication de ses Ecritsafin de nette pas le témoin auriculaire de ses louanges!C’est à quoi doivent faire quelque attention, ceux qui lisentdans un Livre de Mr. Saldenus (19) ce que je m’en vaisraporter. Cujus (contemptus famœ vel glorite proprise) il-lustre exemplum antehac prabuit Theologus sua atate celeber,

car ce seroit un fait que le bon Melchior Adam 11’eût point mus Andréas Hyperius, de quo testis est Justus Vultejus (20),paflé sous silence , quand même il n’auroit donné qn’un quod ideo pofi mortem àemum in lucem prodire sua volmntExtrait fort court, 8c non pas un lon£ récit chargé de cent quia gloriam fibi nullam, nec vulgi aplaufus iis captabat. H osminuties. Je n’ai pas voulu néanmoins me fier à cette rai- enim ( ìnqmt ) fi tanti faciendos esse putasset, utique vivoson : j’ai cherché 8c trouvé enfin la Harangue de Wigandus ei frui illis licuisset.

HIPPARCHIA, femme du Philosophe Cratcs, avoit été si charmée des discours de ceCynique, qu’clle voulut l’épouser à quelque prix que ce fût. Elle se vit recherchée par un bonnombre de soupirans, dont la noblesse, les richesses, la bonne mine étoient d’une grande distinc-tion. On la pressa dans fa famille de se choisir un époux parmi ces rivaux; mais rien ne fut ca-pable de la détacher de Crates. Elle déclara que Crates lui tenoit lieu de toutes choses; & quesi on ne la marioit point avec lui, elle fe poignarderait. La famille fur cette déclaration s’adressaà Crates, 6c le pria d’empîoier son éloquence Lc toute Ion autorité auprès de la fille, pour la gué-rir'de fa passion. 11 y empìoia tout son savoir-faire, sans rien gagner fur cette opiniâtre. En-fin , quand il vit que ses raisons 6c ses conseils n’avoient nulle force, il étala fa pauvreté devantcette fille’ (A ), il lui découvrit fa bosse, il mit par terre son bâton, fa besace, 6c son manteau,

6c

(A) Crates étala fa pauvreté devant cette fille.] Per- qu’on voie que je ne prête rien à mon Auteur, je raporsonne n’a décrit ceci avec tant d’exactitude qu’Apulée : il terai ses paroles. Adeoque is (Crates) cupiebatur;ut viralrÔ-prétend qu’Hipparchia répondit quelle avoit assez songé à bilis,fpretis junioribusprocis,ultro eumfibi optaverit. Cuminvette affaire, & quelle étoit persuadée qu il n étoit pas pos- interscapilium Crates retexiffet , quod erat auâlo gibbtre teramstblc de trouver ni un plus beau, ni un plus riche mari que que cum baculo ev pallium humi pofuiffet, eamque su!>t>elleff',ìCrates; 8c qu’il n avoit qu à la mener où il voudroit. II fibi effe puella profittretur , eamque formam quam vìdJa mena dans le Portique. Cetoit un des plus superbes proinde fedulb conjuleret, ne pofi quereU causant catier er ? t :batìmens publics, 8c l’un des plus fréquentez que l’on pût verò Hipparche conditionem accipìt. starndudum sZl * 1 ™'voir dans Athènes , 8c il consomma là 1e mariage. Tout satìs, zy fatts confiultum rtspondit-. neaue 1 rov . , f Mnt

ì ^oit vu, 8c l’épouse étoit toute résolue à re- neque formofiorem usiiam gentìum pofie^invemre '

If V* e c Ce s P ectîc le la compagnie; mais un ami de Crates ceret qui liberet. Ducit Cynicus intortìcum ií‘a P ? m . de du ~«endit son manteau autour deux. Lc leur fit par ce moien lebri,coram luce clar^wSZTJ^^^' l '“

espece de rideau, qui arrêta la vue des affistans. Afin nuiffet, paratamparsconstants ni Zmo ^roZìTsallkstri,

Mr. deLaunoi a.

jcíl ( C íe< Lai*vret surC amorti t del* Arivpne>ia.t f?

Mr. T hiersentre au-trts a. com »tinruftMaxime,

( 1 6 ) Sciebatentm r,i tn<p ris\e aotíd Cat-tos intereaP°(se viverc*cjUAm uspiar»ni T{henirtpas,

(17) Il a matnommé ìaVille , Venantajflbe Mar-vp.rge,

(iS) On y Htet lei paie T 64 e l’Eii'ionin folio dei<67, An-dréas K y-perius, JeuHypperius,TheologusCalvino-Zuiuglia-nus, Pio-feslor Maspurgciisi^

Ko iig , ÌLle* Pa ( e 410

de C, uiblio-theque, lenommeThéologieninformé :

Vejl la, mê-me cho > selonle St-jpU del 9 - AllemagneProtefîan’e >que T»éol§~gien Cal.vinijîe.

(x$) De Lï-hris, &c eo-rum Lcctio-ne, pat. 47.

Í2o> Vultej*

in Dédie.Oper Hy-perii frasix*

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