HILTEN. HYPERIUS.
766
(í.) Tirí i'ti-ne Lettie deMelanch-thon à M*"thesiuí. C'ejiU I.XV daII Livre, pag.2$ 9 de s Edit.de LondresI64 2.
(fc) Votez leThéâtre dePaul tTe-hetus,p. 97.
( 1) Apud.Melchior.Adam. ìnVitis Theol.fi- 3 -
(2) Virgïl.Jr. n. Litêr. II.
Ì- irî.
HILTEN (Jean) Cordelier Allemand, se mêla de fonder des Prédictions fur le Livre de
Daniel l’an 148 s ( A ). Melanchthon, qui avoir vu l’Original de cet Ouvrage, raporte que „„dofiiu
l’Auteur avoit prédit qu’en Tannée iyi6 la puissance du Pape commencerait à déchoir, & qu’en-fuite elle iroit de plus en plus vers le précipice , & ne se rétabliroit jamais ; 6c qu’environ l’an Adam> # _1600, les Turcs régneroient dans l’Italie & dans l'Allemagne (a) (A). 11 y en a qui content (b) J^ s psí .s.
qu’il prédît qu’en Tannée 1600, on verroit un homme tout-à-fait cruel; 6c qu’en 1606, Gog Lc ^iì.ìM-Magog régneroient dans toute l’Europe. Après avoir recherché avec beaucoup de travail le tems (<)
de la fin du monde (f), il le plaça l’an de grâce iófi (d). Mr. du Pleíïìs Mornai n’a pris dans
ces Prédictions que ce qui l’accommodoit ( C). Hilten se persuada que la charité ne permettoir (/)point qu’il fuprimât les lumières que Dieu lui avoir communiquées fur l’avenir (e). On dit qu’il (“£^.,7.mourut l’an 1502 (/).
rôles (3). Plures gloriantur Romanum Papam esse monarcham,quia Jésus omnia dédit Petro G ejus succejjoribus. Fat t or , ve- Al j aW . i»rum quamdïu sunt ejus vicarii. Sed legantur revelationes S. V j t j 5 TÌ> t0Brigitte. : G videbitur querela Chrifti de perverfione iiiiíts vica- logriatus. ffhtaproptír Deus dédit gladium Mahometoquo monar-chiam tílarn à vicario ad ejus Dominum Jesum Christum cotn-pellit , vicarium G omnes Chriftianos reformando. Qui plenereformati exurgent : g delebunt feïïam Mahometi. Quo fado ,ultimus Imperator Romanus repgnabit cum ejfeSíu Jefu Chrïftocoronam regalem ; g omne jus Impériale; non recepturus, U* í«) JTtní-Confiantinus.
(C) Mr. du Plejsts n a pris des Prédictions de Hilten que ct rs*^qui l'accommodoit.] „ Jean Hilten Moine de Henac en Tu- ‘ e u j t é,
„ ringe , par dessus toute prévoyance humaine , mis en ^ 7Ì . it ““„ prison pour avoir repris quelques abus monastiques, étant rhil'î^„ fort malade appella le Gardien , & lui dit, Je n ai p as e slioí-„ dit grand cas contre la Moinerie , mais il en viendra un en | je,, l’an 1516 qui la renversera , G auquel ils m pourront aucu- y oí isft 0 ' '„ nement restfter. Et en ceste propre année commença Lu- na stic< s -,, ther à prefeher (4) IIse trompe d’un an; car l’Ere du piiííLuthéranisme ne commence qu’à lan 1517. Je croi aussi l ^ CIÍ iiuS'qu’il raporte mal le lieu, & qu’il faloit dire Eisenac & non synt 4 '^ c f.pas Henac. II eût falu ajouter que la chose se passa environ M. kl’an 1 500, selon Melanchthon ( j ). t*l- ’
( A) Il sonda des Prédirions fur le Livre de Daniel l’an1485.] J’ai rencontré cette date dans un Passage que Mel-chior Adam raporte, qui nou; aprend aulïì en quel lieu ceCordelier avoir étudié. Ego olim juvenis, c’esl Hilten quiparle ( 1 ), aima matris XJniversitatis Erphurdenfis alumnus ,ardens philosophas : nunc senex exuli solitudini dedìtus ab annoChrifti millefimo quadringenteftmo septuageftmo primo , in huneannum millefimum quadringentestmum oílogesimum quintumejusdem Domini Jefu Chrifti voluntate : qui g me inftìgavit exfuo libro cognoscere veritatem , contra vacuos errores de futurotempore nunc volantes. Quam me solum scire amor Dei G pro-ximi non ftnit , sed G altis pìis G benevolis impertiri admonet.Melchior Adam peu de lignes auparavant n’avoit pas laissé dedire qu’Hilten a vécu dans le XIV stccle. Ce défaut d’atten-tion est très-ordinaire aux Ecrivains.
{B) Il prédit que les Turcs régneroient dans /’Italie G dansl’Allemagne, j II sembloit promettre que les Turcs scroientl’instrument d’une très-grande déformation , par la ruinede la Papauté; mais ceux qui se seroient réformez dévoientensuite abolir le Mahométisme, après quoi l’Empercur Ro-main résignerait fa couronne à Jesus-Christ, pour ne la re-couvrer jamais. Ita digerit omnia Calchas (z). 11 paraitpar l’événement que Jean Hilten n’en savoir guere plus quece Devin de l’armée Greque. Raportons ses propres pa-
(а) La VilUd'ipreb & ététtpellée par di mvers GÍtttcursHypers.Beze , inlconibus,pApelle Aìnjì ,
dit An-dréas Ge-rardus \patria Hy-perius fuitcognomi-natus.
( б ) <Animumad matrìmo-nium ádjecit >qued non pu-taret se com-mode fineuxore , maxi-me cum nonita firmâ va-letuditfe ejset 9vitam tr an fi-ger e passe.MelchiorAdam , inVitis Theo-log. p.ZSZ.
HYPERIUS (André' Gérard) célèbre Ministre, & Professeur en Théologie, na-quit à Ipres en Flandre le 16 de Mai iyi i. C’est du lieu de fa naistànce qu’il a pris le nom seu slequel il est conu («). Son pere, qui étoit Avocat, & qui l’avoit déjà foit étudier en diverslieux, se sentant proche de sa fin en Tannée ifif, recommanda à sa femme de l’envoier à Paris»pour y continuer ses études. Cela fut exécuté en 15-28. Hyperius étudia trois ans de íuite eNPhilosophie dans le College de Calvi; 6c après un petit voiage qu’il fit à Ipres, étant retourné àParis cn if 52., il y étudia en Théologie jusqu’en 1 y3y. 11 alla ensuite à Louvain, ôc depuis Hfit des voiages cn diverses Provinces du Païs-Bas, 6c en Allemagne: cc qui fut cause que la peii^que ses amis s’étoient donnée à son insu, de lui procurer un Bénéfice, devint inutile; car, dèsque l’on eut représenté à Carondilet, Archevêque de Palerme, 6c Chancelier de l’Empereur»qu’Hyperius avoir voiagé en Allemagne , on le rendit tellement suspect d’Hérésie, que ce fur *lui à songer à la retraite. II passa en Angleterre , 6c vécue plus de quatre ans chez un Gentil-homme Anglois qui aimoit les Sciences {A). II repassa la mer en 15-41, 6c il fit dessein de voirl’Université de Strasbourg, 6c particulièrement Bucer qui la rendoit fort célèbre; mais aiant p r ‘ sfa route par le pais de Hesse, il vit à Marpourg un Professeur en Théologie nommé Geldenha ur ’qui étoit de ses amis, 6c qui pour le retenir lui fit espérer une charge dans l’Académie de cetteville. II s’arrêta là en effet, 6c y succéda peu après à son ami, qui mourut au mois de Janvier15-42. " II exerça cette charge un peu plus de deux ans fans se marier-, mais ne croiant pas pouvoirvivre commodément fans une femme, veu principalement que fa santé n’étoit pas des plus affermies»(raison qui auroit détourné de cette pensée bien d’autres gens, ) il fe maria {b) en 15-44 avec u-ne veuve dont il eut six fils 6c quatre filles. 11 mourut à Marpourg le prémier de Février iff 4 >après y avoir exercé la Profession en Théologie plus de vingt-deux ans avec une extrême apli c j‘tion. II composa beaucoup de Livres (A), dont quelques-uns furent copiez par un Docteur deLouvain (C). II travailla principalement à enseigner aux Propofans la méthode de bien prêcher.
(O Melch.Adam, inVira Hype-lii, ptp.
392 Vitat.Theolog.
C 1 ) Pag.
IS«.
( ì ) ViicErasmiEpist. XVIIL>br XXVIif Epist.XV. Lìlr.
xxvnt-
(A) Il vécut chez. un Gentilhomme Anglois qui aimoit lesSciences.'] II étoit fils de ce Guillaume Montjoie qu’Erasme,qui lui avoir mille obligations , a tant loué. In CarolumMontjoium , Guilielmi filium, Baronem incidit (.Hyperius)quem Erasmus Roterodamus amplisftme in scriptis fuis ac sapecommendat. Is amicè cum Hyperio multis ac variis de rébuscollocutus cum ingenium ejus perspexisfet, oblato libérait stipen-dia , domum suam eum invitavit , ubi annos quatuor ampliusfuaviftime Hyperius cum Montjoio vixit in otio hterario ( 1 ).Notez qu’on a mis dans le Théâtre de Paul Freherus ( z ),Monticius au lieu de Montjoius , & qu’encore qu’Erasme aitdédié son Tite Live à Montjoius le fils, & qu’il ait dit dubien de lui en quelques autres endroits, ce n’est proprementqu’au pere que peut convenir ce qui est dit ici de ces grandes& fréquentes louanges. Le fils étoit encore fort jeune quandErasme mourut ( 3 ).
{B) Il composa beaucoup de Livres .] Si l’on en croit Ver-heiden, on serait sept Volumes in folio de tous les Ecritsd’Hyperius qui ont vu le jour. II y en a quelques-uns quiregardent les Sciences humaines , la Rhétorique, la Logi-que > l’Arithmétique , la Géométrie , la Cosmographie ,1 Astronomie, l’Optique, la Physique, Ôte ; les autres fontou des Commentaires fur l’Ecriture , ou des Traitez deThéologie. Celui de reélé formando Théologie Studio , 8 ccelui de formandis Concionibus sacris, ont été trouvez si bonspar un Docteur de Louvain , qu’il les a inférez presque toutentiers, dans les Livres qu’ií publia fur la même matière,
à Anvers l’an 1565. Hyperius n’étoit encore qu’un jf® eEcolier, lors qu’il fit une Harangue à Paris (4) qui a ete acpuis imprimée, & qui est l’Eloge d’un de ses Amis ( 5 )- uf(C) . . . dont quelques-uns furent copiez par un s.°de Louvain.] Valere André en tombe d’accord (6)-Docteur étoit un Moine Espagnol de l’Ordre de St A^ u ,gustin, & se nommoit Laurentius à Villavicentio. H e ] yUvent cité comme un fameux Plagiaire. Je n'ai P oin Rd’Auteur qui ait remarqué ce Plagiat avant le docte fnoldus. II en parle au Chapitre IV du I Livre de^ ^Traité de Idololatria Romana imprimé à Oxford P an . I .î?’Tf eil observe que ce Moine corrigea tout ce qui choquoitl &Romaine dans le Livre d’Hyperius. Quelque tems P ^Keckerman (7) parla de la même volerie, en recono ^que Raynoldus l’avoit déjà remarquée. Mr. ^?, et s V 0 ute-parla fous la citation de Keckerman dans une T nele j anue en ióçç ; mais il veut que l’Ouvrage dérobé. , ,
Méthode de Théologie d’Hyperius. Or cette Mcontient que III Livres, au lieu que j Ouvrage q /,nold , Keckerman , & le Bibliothécaire da .f 31 f rnnf j en ttendent aue le Moine Espagnol s’est aproPJJ >
quatre,
Espagnol ? m ‘‘‘'“'Vifre de rations& est ordinairement cite fous cc Tri > stu sá
n)9Sf m
tr
. f*
rÂ's'
ys**
w»-.
, A
‘ ai< t *
t° ,aíB ^0iP* r l‘ iS
Vie o‘ .
;>■
habent eiufdem (Hyperii) de farmandh sacris Cú ” s ’s’^‘‘ ! - jfrros rranstubt L'gfit,
JM,o Tbc'l^dsi IV. id in
Villavicentio ex Ord. Augusiimano Doctor Sclid. ^
Btlg. pag. 49 . (7J I» mcognic. k°g-c. (*)