HOBBES. HOCHSTRAT.
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confiante (//«ceat vcrur/iU tri ) „ fc^tmìus
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& des Démons (N). Us soutiennent que c’est une fable. Ils avouent de bonne foi au e dans Ajeunesse 1! aima un peu le vin & les femmes (d) ; & que néanmoins il vécut dans l e célibat nnnr"“"ve pas détourné des études de Philosophie. II avoit beaucoup plus médité que lu (O)- & !’étoit jamais soucié d’une grande Bibliothèque. II mourut le 4 de Décembre 1679 chez l
n etnne s
Comte de Devonihire, après une maladie de íìx semaines Çe).
tço') Préface
desVoiages
de Monco-uys, 7-
(n) Vit aHobbesii,pag. 106 .
(si) Som-nia , terrâtestnaptos , mt-racttlAïfagaS)le-
taures , pcr-
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sala rides ?
H»td teexempta ju~*vat fpinis deplanbus tous ?
Hom.
Lxìk. NLi r t / 1 ,
A ZOS.
mer les Prêtres qui gâtoient la simplicité de la Religion, parle mélange ou d’un culte superstitieux, ou de plusieurs vai-nes & profanes spéculations. Quicquid autem ad pietatisexercitia, aut bonos mores conferret , plurimi fecit. Sanétiusilli , cr reverentius vifum , de Deo ci edere quam fcire. Sa-cerdotes intérim inculpare folitus efi, qui Chriftianam Religio-nem abfolutam ac fimplicem , vel fuperftitione macularent, veltnanibus interdum profanis fpeculattonibus ìmplicarent (48).Us concluent que ceux qui f accusent d’Athéïsme font d'in-signes Calomniateurs, qui ne pourroient alléguer d’autre pré-texte que celui-ci peut-être, c’est qu'il avoit rejetté plu-sieurs doéirines fcholastiques, selon lesquelles on donnoit àDieu certains attributs, dont on prenoit le modeste fur notrePetit génie. §uare firtiter calumniatì funt, qui ipsum A-the'umi rtum detulerunt ; quod inde forfitan profeílum quiaScholafiicorum aliorumque isto de grege moren, rejecerat , quiotiofi in Muftis fuis jeàentes, juxta imbecillem ingenìolì fui‘aptum, Naturà Divina incompcrta afpngunt attributa (49).H est indubitable qu'il n’y a point d'Accufation qui soit tom-bée dans un aussi grand abus, que l'Accufation d’Athéïsme.Une infinité de petits esprits, ou de gens malins, l’inrententà tous ceux qui bornent leurs affirmations aux grandes & auxsublimes véritez d'une solide Métaphysique, 8c aux Doctri-nes générales de l’Ecriture. On veut de plus les obliger àPadoption de tous les Articles particuliers, que l’on a cou-tume de proposer mille 8c mille fois au peuple. Tous ceuxqui osent se retirer de cette routine sont des impies, & desesprits forts, íi l’on en croit certains Docteurs. C’est ainsique Monconys encourut ce mauvais blâme. II disputoitquelquefois fort librement contre ceux qui avilissent la gran-deur de Dieu, par la conduite qu’ils lui attribuent, & parles foìbles raisons qu’ils allèguent ; 8c on lui fit l'injusticede le traiter de Libertin , lui qui étoit pénétré d’une idéede Dieu la plus sublime qui fe puisse concevoir. Lisez cequi suit : „ Cette maniéré agréable avec laquelle on le„ voyoit quelquefois contredire à de certains esprits limi-„ tez, qui affoiblissent par leurs preuves les veritez qu’ils„ veulent établir, faifoit prendre à ces personnes preve-,, nues cet effet de fa franchise , 8c de sa candeur, pour„ une mauvaise libertc. Mais la solidité de sa vertu & sa„ pieté fincere ont éclaté par tout, 8c il en a donné des„ marques que l'on verra dans ces Voyages. En fa der-» niere maladie il a avoué à un de ses amis, qu’il , t ou-» J ours conservé dans son cœur une soumission profonde" or "n respect infini pour la Divinité, dont il avoit unê" >dee plus haute que tout ce que les hommes en ont con-„ çu. Lors qu’il étoit à Alexandrie , en un tems où il„ lembloit ne rien refuser à fa curiosité , sc trouvant une„ nuit tout seul fur une de ces terrasses qui servent de cou-„ vert aux bâtimens du Levant, il se trouva tout-à-coup„ fi occupé d’une connoissance sensible de la Divinité„ qu’il passa une partie de cette nuit avec une consolation„ inexplicable, dans des adorations continuelles du Princi-„ pe de tous les êtres ( 50)
l’empêchoit point de croire qu’il n’y eût beaucoup desubstances, qui veulent du mal ou du bien aux autres ,&: qui leur en font , il pouvoit 8c il devoir croire qu’ily a des êtres dans Pair ou ailleurs tout aussi capables deméchanceté, que les corpuscules qui forment , diíòit-il, toutes nos pensées dans notre cerveau. Pourquoi cescorpuscules auront - ils plus de conoissance des moiensde nuire , que ces autres êtres? Et quelle raison y a-1-ilqui prouve que ces autres êtres ignorent la maniéré dontil faut agir fur notre cerveau , pour nous faire voir unspectre ?
Prenons la chose d’un autre biais. On seroit non seu-lement fort téméraire, mais aussi fort extravagant, si l’ons’engageoit à soutenir qu’il n’y a jamais eu d'homme quisc foit^ imaginé qu’il voioit un spectre; & je ne crois pointque les incrédules ies plus opiniâtres, les plus excessifs , aientjamais soutenu cela. Tout ce qu’ils font se réduit à direque les personnes, qui ont cru avoir été les témoins de l'a-parition des esprits , avoient Imagination blessée. Onavoue donc qu’il y a certains endroits du cerveau, qui étantaffectez de telle ou de telle forte, excitent l’image d’un ob-jet qui n’exiíle point réellement hors de nous, 8c font quel’homme , dont le cerveau est ainsi modifié , croit voir àdeux pas de lui un spectre afreux, une furie, un fantômemenaçant«fc|H se passe de semblables choses dans la tête desplus incrédules , ou pendant qu’ils dorment , ou pendantqu’ils font fburmentez d’une fievre chaude. Oferoient-ilssoutenir après cela qu’il est impossible qu’un homme quiveille, 8c qui n’est pas en délire , reçoive en certains en-droits du cerveau une impression à-peu-près semblable àcelle, qui selon les Loix de la nature est liée avec l’aparen-ce d’un fantôme ? S’ils font forcez dc rcconoître cette pos-sibilité, ils ne peuvent pas répondre que jamais un ipectrene sc produira devant eux, c’est-à-dire, que jamais en nedormant pas ils ne croiront voir ou un homme , ou unebête , quand ils seront seuls dans une chambre. Hobbespouvoit donc s'imaginer qu’une certaine combinaison dVtômes agitez dans son cerveau l’cxposcroit à une telle vi-sion , quoi qu’il fût persuadé qu’auain Ange, ni aucuneame d’homme mort, ne se mêlerait de cela. II étoit peu-reux au dernier point, 8c par conséquent il avoit sujet dese défier de son imagination, lors qu’il étoit seul dans unechambre pendant la nuit: car malgré lui la mémoire de cequ'il avoit lu, 8c ouï dire , touchant les aparitions d’espritsfe réveilloit, quoi qu’il ne fût point persuadé que ces cho-ses fussent réelles. Ces images-là, jointes à fa timidité detempérament , lui pouvoient jouer un mauvais tour. Etil est bien certain qu’un homme aussi mécréant que luiihais plus courageux , s'étonnerait s'il croioit voir entrerdans 1á chambre quelcun de ceux qu’il fait être morts. Cesaparitions en songe sont fréquentes, soit qu’on croie IM-mortalité dc l ame, soit qu’on ne la croie pas. Supposonsquelles arrivassent une fois à un incrédule éveillé, commeelles lui arrivent souvent lors qu’il dort, nous comprenonsqu’il aurait peur. tinoi nn’íi «m k;.-, j- -
bien
7 “t — — 7— . , eilcs , "" arrivent louvent lors qu’il dort, nous cor
(N) On a dit aufi qu tl avett peur des fantômes v des qu’il auroit peur, quoi qu’il eût bien du coura^ a -,iJemens.] Ses amis ont traite cela de fable. Nec minus fal- forte raison devons-nous croire qu’Hobbcs en est ' • F ufo à nommllis infimulatus est, tanquam folìtudinem fugeret, épouvanté. n el2t cte
fpeflra metuens <y phantasmata, vana stultorum terriculamen-ta , qun philosopha fut lumine dijsipayerat (51). Mais ilsemble qu’ils ne nient pas qu’il n’oíoit demeurer seul ; ilsfe contentent d’insinuer que c’étoit à cause qu’il craignoitles assassins. Si fa Philosophie l’exemtoit de l’autre crain-
épouvanté. , .
(C) st avoit beaucoup plus médité que Lu. J On avoue in-génument dans fa Vie, que pour un homme qui a tant vêcu, fa lecture étoit peu de chose. II disoit même que s’iavoit donné à la lecture autant de tems que les autres hom-mes de Lettres, il aurait été aussi ignorant qu’ils le font (5z)
..... „ - , H'f' q considéra urtc autre chose qui le porta à ne faire point d<
te. Sc non pas dc celle-ci, pensée d’Ho- cas des grandes Bibliothèques: c’est que la plûpart des Livre:
malheureux, 8c on pouvoit lui ^'^'er rne pE^ a des Extraits, 8c des Copies des autres. Lefho ejus prt
race (51 )• Pour dire cea en n^ipes «««, decurfu non magna -Anthères verfabat paucos
lofophse n’étoient point propres a lul s otcr ‘ a nV s e d tamen optimos. Homerus, Virgdius, Thucydides Eu-aparitions d’esprits; car a raisonner coissequemmerit, il n y J m / Micih J ’ngmem Ltbrorum fuppelleHi
z point de Philosophes qui soient moins en droit rie rejetter _ .... , r
la Mairie 1 i> riiakl»-:-
_ r .„„ n w. ..juins cn uion ne rejetrer
la Magie 8c la Diablerie, que ceux qui nient l’existence deDieu. Mais, dit-on , Hobbes ne croioit point l’existencedes esprits. Parlez, mieux : il croioit qu’il n’y avoit pointde substances distinctes de la matiete. Or comme cela ne
, rorum Juppelleâli
lem, qua fuperbiunt Biblmheca, non magmfem ,cum Mortales plerumque pecorum ritu antecedentium ìnfiflentes vestigiisvix extra tritas castes, vr femìtas ab ipsis quorum Tutelì cRegimìnt fubfunt, prsfiìtutas, evagari auâeant (54).
H O C H s T a t
a' ïrarTi48r Mlt ll se&ÏW* Dominicains 8c il fut Prieur du Monaltere dc Cologne, DoUet
& Professeur ra Théologie, & Inquisiteur dans les trois Electorals Ecclésiastiques (b). Jama
f í ne fut Plus diane que lui d’être honoré de cette derniere charge; car il ctoit ampletnei
iî ° mm de toutes les mauvaises qualitez qui iont nécessaires aux Inquisiteurs & aux Délateurs.
pourvu accusoit sous les plus petits prétextes; il vouloit être juge & partie { A)\ il pr<
etoit vioicui., * duise
, , , . . , iar f te A Cela parut manifeste- Hochstrat 1 e principal areboutant du Juif converti intére
». f f e’- (A) st vouloit etre J %*„A n Un luis ( i j converti à dans cette affaire les Théologiens de Cologne , & sent
Ltlbn" , me ^ t ,. dans ] ’ affa,re de voven diffamé dans un Livre intitulé faire des Extraits du Spéculum Oculare , qui furent renc«“tch- un Livre qui avoit publics avec des Notes artificieuses, pour decrier Reuch
«rat. ” s ï ec » 1 *™- Rc uch in , U ,, fit voir que se s ennemis par toute la terre comme un fauteur du Judaïsme. II
USïïffiSi Si i. "">■ L à c âSr.-.. S
Tsefsetkornras. { i ) Dilucid ,, S- ^ salK -- Or A... '
plunbu, qitam tristitti quatuor mndacìi, nA r„;
Maius. ... r ,— 1 —
Maiu“ J tris^u^tuoTt',^ *d oculum ibi ofloniit, udverstrios "*"« • - - â Vldit Reuchlmus p e g mè .. „ „ -
“ 1Us > <» Oiatione de Vita ReucM ?ad eontumduim usts este. Jo. Henncus f al fi ‘te Oculart Speculo excerito/ Kon fi n ‘ on
TOM. II » 5 v-ss-. o-c. Erupit tota Theolg rum 'còJTr
Fffff ftpptttas c
fuit, nie fifr:croyois.
VitaHobbe*fii, . 04 ,'(rJ Tire' dej a Vie, ì/it*prinoée Pan
I68i.
(S !)£?!*
& i lad sapedìcere folitusefi , tjuod fi
tantam librisìnmbtsiffit )auanttim aliiè Literatis’vulgo fa-c ’Hfit , eddemcum ìllisiqnorantiZUborajset •Vira Hobbe-fìij pag. H3 1
(s-0 Idem ,iíìi.
(a) Hoogh-straien dansle Brabant,entre Anvers
èr .
xtm.
(b) Val.AndréasBiblioth.Belg.
4 t».