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Tome second. C - I.
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H O B B E S.

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f í) Veux, U%emarq. (FJ.

(it) Gi-Jeottus Ga-Jcatius

JKarlsber-gius, flpud

Ucckherumdc ScriprisAdcfpotis,s 2 g.

(19) Htb-

bium tan -tfHam partì-bui rcgtis mi -nus etddiftum,tumut Í 19 VA»rum impia -rumcfue inretìgionc êpi -nitntim au -therem cri -9 »i>iabantttr,Vita Hob-besii, p* s ,<1.

(10) Ihii.Í*Z- «r.

(zr) AxAmjferdam ,€hez* J tanBUeuiv, avecfes autresOeuvresïhîloíbphï-qucsj en zValûmes in 4.Il n 9 avoit puobtenir en%An^lcUrrt lapermissiond* imprimer.

Ibid pag.

70.

(22) Ibid .

/*£■ 45 .

(23) £»*

JLifie desEcrits publiez*centre le Le-viathan, drUs autres

Oeuvres deHobbes, sevoit k la finde sa Vie.

(24) ViraHobbcíìi »

20.

(25) Il a étéEvêque deDunelme,

(2 6 )i 0 btulitse illicompre -catarem ad -Deum . luiille cum $rd“tias reddidtf-set, ira ( in-duit) si pie-cibus praû-veris juxearitum Ec~clefîae nos-tl z, Ibidem .

U?) Ibid.t “S- 59.

(»«) ibU.

P*g. ri.

(z») ibid.

II enseigna les Mathématiques au Prince dc Galles, qui avoit été contraint de se retirer en Fran-ce j & il donna tout le tems qu’il avoit de reste à composer son Leviathan (F), qu’il fit impri-mer en Angleterre l’an i6si. 11 se tenoiti encore à Paris. Quoi qu’il eût donné des preuves dcía foi selon le rite de l’Eglise Anglicane (G), on ne laissa pas de le décrier auprès des Episcopaux,Lc avec tant de succès, qu’il reçut ordre de ne se plus trouver chez le Roi ( c ). Cela fut causequ’il s’en retourna en Angleterre, où pour un homme d’un si grand mérite, il se tint d’une façonassez obscure chez le Comte de Devonshire {H). II retira de son'état peu éclatant cet avanta-ge, c’elì qu’il eut plus de loisir paur travailler à Ion Livres Corpore , 8c a quelques autres (/): ilreçut dc grans témoignages d’eitime de Charles II-rétabli l’an 1660 (K). Depuis ce tems-là jus-ques à fa mort il s’apliqua à ses études, & à résilier aux attaques de lès Adversaires qui croient entrès-grand nombre. 11 conserva l’usage de son esprit jusques à fa derniere maladie (A), quoi qu’ilait vécu plus de quatre-vingt 8c onze ans. Sa longue vie a toujours été celle d’un parfaitementhonnête homme. II aimoit fa patrie, il étoit sidellc à son Roi, bon ami, charitable, officieux.II a néanmoins passé pour Athée ; mais ceux qui ont fait fa Vie soutiennent qu’il avoir des opi-nions très - orthodoxes fur la nature de Dieu (Áf). On a dit aussi qu’il avoit peur des fantômes

& des

homme qui se forme Ics idée* d’un Gouvernement parfait.Vous trouverez une Critique bien forte du Système Politiquede Hobbes dans l’Auteur que je cite ( 18).

(F) Il donna tout le tems qu’il avoit de reste à composer sonLeviathan.] II désigne le Corps Politique fous le nom decette bête. Les Théologiens de l'Eglsse Anglicane , quiétotènt en France auprès de Charles II, crièrent beaucoupcontre cet Ouvrage, 8c dirent qu’il contenoit plusieurs im-piétez, 8c que l'Auteur n’étoit point du Parti Roial ( 19 ).Leurs plaintes furent écoutées. Hobbes reçut ordre de nevenir plus à la Cour; Lc comme il avoit irrité extrêmementles Papistes, il ne crut point'qu’il fit bon pour lui en Fran-ce , depuis que la protection du Roi d’Angleterre lui man-quoit. Hoc tanto prafidio orbatus Hobbius , Romans. Eccltsta,Spiritttalis Monarchie fatellitum meta correptus est , quorumodium implacabile fefe merìto incurrijfe fenferat , ob deteSlas inLeviathane Ecclestafticorum technas , regni tenebrarum dolos,Pontificis Romani potefiatem malis artibus occupatam , qu a incivilis Poteftatis iura involando ,quà Jimplici ac imperite. plebe-cula fetnáhs prastigiis illudendo ; quare Parisiis fe minus tutumjudicans, rntdìâ Hyemis tempestate ausugiens, in patriam fecontulit (20). II traduisit son Leviathan cn Latin, 8c lc fitimprimer avec un Appendix l'an 1668 (21 ). Dix ans aprèson l’a imprimé en Flamand. Le précis de cet Ouvrage est,que fans la paix il n’y a point de sûrété dans un Etat, 8c quela paix ne peut subsister fans le commandement, ni le com-mandement fans les armes; 8c que les armes ne valent rien6 elles ne sont mises entre les mains d’une personne ; Lc quela crainte des armes ne peut point porter à la paix ceux quifont poussez à fe batte par un mal plus terrible que la mort,c’est-à-dire, par les dissensions fur des choses nécessaires ausalut. Ejus autem stumma h&c fuit , fine Pace impojfibilem esteincolumitatem , fine Imperio Pacem, fine Armis Imper'tum,fine opibus in unam manum collatis nihil valtre Arma, niquemetu Armorum quicquam ad pacem profici poste in illis, quosad pugnandum concìtat malum morte magis formidandum ;nempe dum confenfum non fit de iis rébus, qutt ad falutematernam necestaria creduntur , pacem inter cives non poste estediuturnam (22). On a fort écrit contre ce Leviathan, prin-cipalement en Angleterre (23).

(G) Il avoit donné des preuves de fa foi selon le rite de l’E-glise Anglicane.] Etant fort malade auprès de Paris, il reçutune visite du Pere Merfenne, qui avoit été averti dc ne pasle laisser mourir hors du giron de l’Eglise. Ce bon Pere saisitauprès du malade, 8c après les préambules ordinaires de con-solation , il se mit à discourir fur la puissance qu’avoit l’EgliseRomaine de pardonner les péchez: Mon Pere, lui réponditHobbes, fiai examiné depuis long tems toutes ces choses , il mefâcherait d’en disputer présentement, vous me pouvez, entrete-nir d’une maniéré plus agréable. Qpand avez-vous vu Mr.Gastendi ? Le bon Moine comprit bien ce que cela vouloirdire, 8c détourna la conversation sur d’autres matières (24).Le Docteur Cosin (25) peu de jours après s’offrit à prierDieu avec Hobbes, qui s’y accorda pourvu qu’on fît lesPrières de l’Eglise Anglicane (26). Après les Prières il re-çut le Viatique. Cum non amplius cuiquam reliâíus est fucumfaciendi locus, eo momento fe Religioni patriis legibus stabilitéaddicliffimum ostendit, (jr precibus juxta Eccleíiae Anglican»ritus pr&mijfis supremum Viaticum recepit (27). Etant re-tourné en Angleterre l’an 1651, il trouva les Temples occu-pez par des séditieux, difoit-il, qui n’avoient nulle Liturgie,Lc il fut trois mois fans savoir avec qui communier. Concio-nantes quidem invenit in Ecclefiis, sed seditiosos ; etiam précisextemporarias, v illas audaces , e/ nonnunquam blasphémas,Symbolum autem fidei nullum , Decalogum nullum ; adeo utptr tres primas menfes non invenerit quibufium in sacris com-municare potuerit (28). Mais au bout de trois mois on lemena dans une Assemblée où la Cene fe célébroìt selon l’E-glife Anglicane, 8c il y communia. L’Auteur de fa Vie faitremarquer que c’étoit un signe de rattachement de Hobbesau Parti Episcopal, 8c de la sincérité de son Christianisme,puis qu’alors personne n’étoit contraint de s’aggréger à aucu-ne Communion particulière. Alterum fignum erat non modohominìs partium Epifcopalium , sed etiam Christiani fìnceri ;nam illo tempore ad Ecclefiam quameumque legibus aut metucogebatur nemo (29).

I e -. tmt d’une façon affez obscure chez le Comte deDevonshire.] Ce n'est pas qu’il n’eût- de puissans Amis ; maiscomme il avoit de grans Ennemis, tout ce qu’on put fai-

re pour lui fût de l'empêcher d’être oprimé. Ainsi son étatfut un effet de l’équilibre de l’amitic 8c de la haine qu’onavoit pour lui (30). II passa le reste de ses jours chez leComte de Devonshire.

( I) Il travailla à son Livre de Corpore, ec à quelqutsautres. ] Ce Livre sortit de dessous la presse à Londres l’an1655 sous le Titre de Elementorum Philosophie. Setlio primade Corpore. L’année suivante Hobbes publia Preliéliones sexad Prostjsores Savilianos. Son Livre de Homine, (ive Éh~mentornm Philosophie Setlio secunda , fut imprimé à Londre*l’an 1658. Ses Queftiones de Libertate, Neceffìtate ,cy Casa,contra DoHorem Bramhallum Episcopum Derriensem, furentimprimées dans la même ville l’an 1636. II eut une Disputefur la même matière avec Benjamin Laney Evêque d’Ely »laquelle il ne publia qu’en 1676 ( 31 ). Le Docteur WalliSiProfesseur en Mathématique à Oxford , ayant publié sonElenchus Géométrie Bobbiane l’an 1655 , fit naître une guerrequi a duré jusques à la mort de Hobbes, 8c où il y a eubien des injures répandues. Diutumi illius belli Mathematiciclastìcum cecìnìt, quod acerrimo Marte, adhibitis quadra Vcircino intervolantibus nonnunquam acutijfimis conviûorum tt-lis, utrinque geftum, vicennium er amplius perduravit , »ottandem nîfi Hobbìana morte conquievit (32). Sorbìere a par-lé de cette Dispute ç 33 ).

(K) Il reçut de grans témoignages à’estime de Charles Ib.]Hobbes quitta la campagne pour venir à Londres, dès qu’ilfut l'arrivée du Roi. Ce Prince passant en carosse devantla maison où Hobbes logeoit, l’aperçut, 8c le fit venir. Hlui donna fa main à basser , & lui demanda des nouvelle*dc son état, 8c de fa santé. Quelque tems après il lui don-na une audience particulière , l’assûra de son affection, &lui promit un facile accès (34). II fit faire le Portrait deHobbes par un Peintre fort habile , 8c le mit dans soucabinet (35). Ce qu’il y eut de plus réel dans les marquesde son affection , c’cst qu’il gratifia Hobbes d’une penísouannuelle (36) de cent Jacobus (37).

(L) il conserva Vusage de son esprit jusques n fa itrnutt

maladie. ] Non seulement il eut la force de cultiver les Ma-thématiques, aiant passé l’àge de quatre-vingt-six ans, waisaussi de faire de très-longs Poèmes. Quod autem inter rar*fœlicitatis exempla numerandum est , fummo ingenii vigort tvsenfibus ìntegris ad obitum usque in Philosophia cr Mathtst fiastiduo exercitavit , y quod magis mirum , Po'èfin exercuit >propriis animi conceptibus exprimendìs , quâ aliorum transfertsdis (38). II traduisit en Vers Anglois quelques Livres ul’Odyssée l’an 1674, 8c parce que cet essai eut l’aprobjiuudes Savans, il publia une semblable Version de l’Iliauede toute I’Ódyslée peu après, avec une Dissertation des vetus du Poème Héroïque (39). . ,

(M) Ceux qui ont fait fa Vie soutiennent qu il avoit topinions tres-orthodoxes fur la nature do Dieu. ] De toules vertus morales il n’y avoit guerc que la Religion qui luune matière problématique dans la personne de Hobbes-étoit franc (40), civil, communicatif de ce qu’il favoit (4 I»bon ami, bon parent, charitable envers les pauvres (4 I’grand observateur de l’équité ( 43 ), & il ne fe souciost n ^lement d’amasser du bien (44). Cette derniere qualit

un préjugé favorable pour fa bonne vie; car il n’y a ?de source d’où sortent plus de mauvaises actions que , ^varice. Ainsi , quand on conoissoit Hobbes, on n .que faire de demander s’il estimoit, 8c s’il aimoit la "mai* on pouvoit être tenté de lui faire cette question :

Beusage, responde, minimum est quod feire labore,

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La réponse qu’il auroit pu faire sincèrement > _ceux qui ont composé sa Vie, auroit été qu’il y a eu _qui est l'origine de toutes choses, 8c qu’il ne tau ¥^fermer dans la fphere de notre petite raison ( 4 >. troU .ajouté qu’il embrassoit le Christianisme, tel qu qU ïl

voit établi en Angleterre selon les Loi* LfV,’ • ns • qu’stavoit de l’aversion pour les Disputes des * S j’ a njé-estimoit principalement ce qui sert a * ; p s tuw c de blâ-té, 8c aux bonnes mœurs, & qu’d »v®t accoutume a ^

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Ibid. pag. 106.

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