H O
C H S T R À T.
77 $
H'I DtmG Rtmatqitt
M. ‘
H») Le 20* ?---//»?s«. Not.In VitamR '»chlbi,
f“S- 474 .
(il) MajusNotis i n
VitamReuchl. píie474 , 475 .
( 2 4 ) lbli.P*t- 47 »
& i‘ 1 -
( 2 5 ) lbii.fng. 4 ' 7 .
( 26) Votez.VeArticltFoulques ,Hemarq. (L),
( Î 7 ) Hci-•nannusBuschiusïísiphílus,
»'» tpist. aíRcuchUn.
*puA M ajum,Not in Vit.•Reuchtinì,t a Z- 4 « 4 .
(Dans lel>ìa!o?pieintitulé
Hochstia-tus ovans>
•n l'ìntreduit
parlant ainsi :Ncceste ha-bui vulga-tam incedc-xc viam »agere lîtetiscommcn-datitiis, pe-cuniis niti,largitio-»ibns im-i^odicis, utmagna: suntopes nobismendicis,a tque men-dacia strue-contraìnsontem,Hua: nonJnfolens,aequc im-pcritc con-finxi, atquebaud difE-culter crédi-ta suntJ-omanen-«bus. ^ u( lMa ium, ibid.**' 465.
í r *Mtnt de
Buschim’st K rist. adRe »chli n
?l>*i Ma->UM. ilnct.
*nno-m vj t .Re »chlir.ì,
à- 477 .
ludentis genere , quum maìigna cucullatorum conspiratione tan-quam Judais parum aquus hostis , ac ex animo plane recuti-mpietatis accufaretur (32).
...nv.a —.. „n. j. ,
qu’il suscita à Reuchlin: il fut obligé d’aller à Rome pour ce Procès (D)\ & malgré les sommésd’argent dont il se munit, il eut bien de la peine à éviter la condamnation. II courut même ungrand risque de 1 a vie en s’en retournant ( E ); car les partisans de Reuchlin commençoient dé-jà à se servir des voies de fait. 11 méritoit peut-être le genre de mort qui selon Paul Jovel’ôta du monde , mais il n’est pas vrai qu’il ait eu la destinée dont parle cet Historien ( F) :il ne mourut pas de chagrin se volant tourné en ridicule par les Satires de ses Adversaires.11 fut l’un des prémiers qui écrivirent contre Luther (G) } 8í l’un des persécuteurs d Eras-me {H). En un mot, pour s’attirer fa colere, il sufnsoit d’être ennemi de la barbarie scholasti-
que
déclare qu’il a d’autant moins de peine à faire cette démar- contre le style barbare des Moines .firent mourir de cha-cbe, qu il n’a jamais cessé d'honorer & d’estimer infiniment grin Jaques Hochstrat, & obligèrent les camarades de ceta C £° m uS’ suivant l’idée des Théologiens de Cologne & Inquisiteur a recourir dans leur angoisse a la Cour de Ro-de Hochstrate, le procédé de celui-ci n’est pas plus contra- me, pour obtenir une defense d imprimer , & de vendrediítoire que le procédé de ceux-là. II a pour principe un ces Satires. Paul Jove parle des Obscurorum virorum Fr-ancien usage établi dans tous les Tribunaux d'Allemagne. où uU : il prétend que Reuchlin en est 1 Auteur, & il en den-iers qu a quelque condamnation d’amende que ce soit, on ne une idée qui est fort désobligeante pour les Moines enajoute la clause Salvo honore, cette amende n’est nullement général, & pour les persécuteurs de Reuchlin en particulier,nemliante. Reh. Ckit. Admirabili sacetiantm lepore condtta qutbus ad excitandum
{D) U fut obligé d'aller à Rome pour le Procès qu il fit à rifum, cucullatorum Theologorumìneptistim'é . atque ideondi-Reuchlin; er malgré Us sommes d'argent . ... il eut ... . cule Raima lingua ficribenùum, siylus expnmittir. Vlcifceba-petneà éviter la condamnation.’] J’ai dit ci-dessus (ri ) que tur enim infesiam nomini suo turbam » jucundijfimo satyre, tl-es Commissaires du Subdélégué du Pape rendirent une Sen-ence tout-a-fait désavantageuse à notre Dominicain. Lesommiiìaires que le Pape donna aux parties dans Romememe, ou Hochstrat étoir en personne , n’auroient pointrendu une Sentence moins favorable à Reuchlin, si on leuravoit donne le teins de prononcer un Arrêt définitif; maisJois qu ils etoient assemble! (rr) pour finir l’Affaire , ilsreçurent un ordre du Pape de la surfoir. Chacun des Ju-ges donnoit par écrit son suffrage raisonné : on sait qu'ilsopinèrent au désavantagé du Dominicain, qui pour parerfv s° UP f xt jí ,rq 'í a u " o^re du Pape pour la furséance,
^, 1C ; Ur , aUe r 1 . a ^ r eS àffrages emre les mains du Sécré-tais (13). C est un exemple authentique du pouvoir im-mense de cette espece de gens: s’ils ne peuvent pas gagnerleur cause, li elle est trop visiblement mauvaise Jour oUe-mr une Sentence favorable, ils ont du moins le crédit d'é-
saìies ^o^àn^on; ils obuennent tous les délais néces-laires, «c ils font semblant de prendre cela pour un avan-tage ; car ils ne veulent jamais avouer qu’ils aient eu dudessous Le monde ne laisse pas de conoitre qu’ils onttort. Dans cette affaire ici les amis de Jean Reuchlin cru-
suhantes 01 (24)° mphé ' & com P osérent bien à Poésies in-
Hochstrat fit le volage de Rome avec un superbe équipa-ge , « muni de bonnes sommes d’argent. Hui c ìgitur ediSlomorem gerens Jacobus Romam contendit , mnltìs magnisquesuarum aliarumque XJnïverfitatum, Principum item t? atio-rum summorum virorum commendaûonibus ,pulchro equitatu,er, qui rerum gerendarum , ut c r olim fuerunt , ev* minequam maxime sunt corrupti hominum mores, nervus est, ïn-genti pecunis. vi instruBus , qua Capnionis juftam caufam,samam fortunasque omnes facile se subversurum , jaBita-vit (25). Celui qui eut des soupçons que cet argent étoitdestiné à l’achat de quelques suffrages, ne conoissoit pas malPair du bureau (2.6). Voici ses paroles (27): item Theo-logista, ut etiam comperi, Jacobo Hochstraten proximis die-bus mille quingentos aureos per Trapezâtas Romam miserunt,non ad v’tBitm , qui Monachis tenu’ts ejfe débet , nec ad neces-sarias impenfas litis, nam minore summula, utreor, hue ad-ministraretur. Sed quod vehementer fuspìcor esf illis maievortat , ad facìendas largitiones, pro obtinendis auro sufsragiìsqtu jure non sperat (28). Ce qu’il ajoûte est plus surpre-nant. C@s mêmes Théologiens menaçoient de faire Schis-me, si l’on ne condamnoit pas Reuchlin; & ils parloientavec le dernier mépris de Léon X. Nam modo reverendijfi-mum Cardinalem Grimanum (29) ut ìndeHum cavillantur,modo ut semper suspeBum infamant. Pr&terea audent apertejacìare perverfijjìmi hommes, nìst secundum se pronunûatumin urbe fuerit, ab Ecclefia & Summo ejus Pontìfice se desellu-ros, esr fchisma novum fuscitaturos. Alti dicunt , quicqUidcontra se statuent Papa, nullius momentt este, nequt pro Pa-pa habendum eum , qui ab se suaque sententia dijfentiat.
Tarn coeca, tam praceps eft arrogantia iflorum , ut non pudeat
- n t f - j rt • r. .— n_„/7T Li.
(52) Jovìuàìin Elogiis,
Co?. cxLtiri
pag. rtt.it}.
tus tmptetatts accujaretur 1,32). Le moien de convaincrede fausseté cet Historien est de dire que Jaques Hochstrat asurvécu à Léon X & à Reuchlin. On ment donc quand onaffûre, 1, Que les Obscurorum virorum EpistoU aiant faitmourir de chagrin cet Inquisiteur, ses amis & ses complicesfùpliérent Léon X de condamner cet Ouvrage : 2, QueReuchlin , pour éluder les défenses de Léon X, composasous un autre titre un second volume de Lettres plus pi-quantes que les prémieres. Voici donc deux mensonges dePaul Jove. Hic liber avide coemptus & evulgatus adeo gravi-ter ealumniatores ejus ordinis perculit, ut conjurationis prin-ceps Hochstrat us letali dolore sauciatus interierh; & reliquiastuantes à Leene fuppliciter impetrarint, ut ediSlo divendi,atque impnmi vetaretur ; sed edtBi majestatem Reuehlinussalfi ingénia ludificatus, secundum Epistolarum volumen , tan-quam ex titulo minime vetitum, altero quidem aculeatius im-prejforìbus tradìdit, ita ut cucullati misere eum Hydra luâlan-tes, animas m ea lite desponderïnt ( 33 )- On me dira peut-être que ces deux fautes chronologiques n’empêchent pasqu’au fond il ne soit très-vrai, que les Lettres obscurorumvirorum firent mourir Jaques Hochstrat. Je répons qu’abfo-lument parlant il est faux qu’elles aient produit cet effet; carelles parurent dix ans pour le moins avant la mort de ceMoine. II ne mourut qu’en Pan 1527 , & j’ai lu dans uneLettre écrite le 16 d’Août 1517, qu’Erasme desaprouvoitfort ces Lettres (34). On pourroit pousser plus loin cetteCritique ; car il est fort aparent qu’eíles font l'Ouvrage deHutten ( 3; ), & non pas une production de Reuchlin.
Je fuis moins surpris de toutes ces fautes de Paul Jove,que de voir que Mr. Majus les ait insérées comme un faitcertain dans la Vie de Reuchlin, & qu’il n’ait pas aperçuqu’il se contredit lui-même. 11 supose qu’après que le Spé-culum oculare eut été brûlé à Cologne, Reuchlin, se voiantattaqué par plusieurs Satires, publia pour se venger les Epis-toU obscurorum virorum , qui firent mourir bientôt JaquesHochstrat. Hic liber adeo graviter ealumniatores Coloniensesperculit, ut conjurationis caput Hochstratus paulo postletali dolore confeBus sauciatusque interierit (36). Ensuiteil raconte que Reuchlin porta son affaire devant le Pape &que Jaques Hochstrat fit le volage de Rome pour ce sujet& pensa tomber dans les embuscades de ses ennemis en reve-nant à Cologne.
(G) Il fut l’un des prémiers qui écrivirent contre Luther .1 Í Í7 ) Maiisi.II s y prit mal, fi l’on en croit le P. Maimbourg, qui assure b . ourg '. Histique ce qui rendit la cause de Luther encore plus plausible, futque Jaques Hostraten, Inquisiteur Dominicain, écrivant con-tre lui , exhorta le Pape à n employer plus contre un st mes-chant homme que le fer le feu, pour en delivrer au plûtôile monde (37). Je m’en -vais raporter un Passage de Va-lere André, qui me fournit tout à la fois une preuve de monTexte, 8r une ^matière de Critique. Primes inter in Lut he-
in) idtm;ibidem.
(*4) Magné-pere mihi dis-plicebantËptsiolœ ebs •curornm vi-rerum . Eraii«mus, Èpist,ad joaan.CaeííUium ì
inferta La*
înentatio-nibus obs»curorumvirorum,citante Majo»Notis inVitam
Reuchlini*
Mí- 4 * 5 .
(3 S) Jdcci.Thom.siu,Prisât jonc aiPauls Manu-t’i EpisttUsicirta fie tx-
floratsim se
haiere affir-
mat, Hutte -nu», ejse ea—rum autoreméIdem Ma.jus, ibii.
(ìi) MájuS)in VitaReuchlin i.
de Lurhé-ran. Livr.Pag. lo, iP ami. 1 5 11.11 cite LuthíContía lac;Hofha,
Te m. /,
etiam poftulare obnoxium sibi Summum Pontificem esse,* sepa- rum calamum strinxit : ob id tum ah ..
am omnibus Ecclesiam este diBitant , sine se in rébus fidti Pa- oderat, tum etiam ab aliis vita atau* P rmt s
pam nihjl decernere nec poste, needebere, conclamant. Nthìl tune tempera ferebant Ccrittìs la cl (Ut,, ì ^ ertoris ’
- - . . „ . x{‘r U5, ct 1 nominattm
la
hercle ficius aut honorificentíus de Summo Pontifice loquuntur,quam de puero sub sertila adhuc vivente , cui nthtl nifi adpadagogì fui nutum integrum fit aut lìberum lequi (30).
(h) ll courut même un grand risque de la vie en s en re-tournant.] S’ìl n’eût pas été averti des embuscades que lesReuchlinistes lui dressèrent fur le chemin de Nuremberg àCologne , il y fût tombé infailliblement ; & après memequ’il en eut été averti, il n’auroit pu éviter le piege , s iln’avoit été préservé du mal par le saufeonduit qu’il obtintdu Marquis de Brandebourg. Mr. Majus convient de tou-tes ces choses. Non tantum bonorum odium , dit-il (31) , sedìngens praterea periculum sibi accerfivit , quod vix ac ne vixquidem evapt. Nam eum Roma discedens Noribergam tter fe-cist'et , Coloniam inde perreBurus , instdia ìpst a Reuchlinìstisparabantur , quas, si pramonitus non fuìjfet , certe haud effu-^í et \. Ac »° sic quidem exceffijfet, evasistet, erupijfet, nifiMarchionis Braudenburaensis salvo conduBu à perseqmntibustutus fuifset. 6
Pas vrai qu’il ait eu la destinée dont Paul Jove
fá ! II prétend que les Satires, publiées par ReuchlinTOME Ip,
Joan. Reuchlino stve Capnione Epistolis quas obscurorum vi-rorum titulo vulgavit (38). La guerre des Moines contreReuchlin avoir commencé avant que Luther attaquât les In-dulgences , & s’affoupit d’elle-même lors que Luther leval'étendait. Reuchlin demeura uni au gros de l’arbie toute favie, & ne se mêla point des Disputes Luthériennes. II estdonc très-faux qu’il ait harcelé Hochstrat par divers Ecrits sa-tiriques, pour le punir d’avoir été des prémiers a écrire con-tre Luther. Les Eptstola obscurorum virorum précédérent lanaissance de la Réformation Protestante. Valere André setrouve par là très-duement convaincu d’Anachronisme. Aureste, le conseil que Jaques Hochstrat donnoit au Pape con k 4°) Latre Luther nous fait clairement conoitre combien il étoir xv 111 * Hviolent. Erasme lui écrivit une Lettre (39 ) l’ an ÎUQ t ^pleine de bons Avertìssemens fur l’aigreur inexcusable nn’fiavoir trouvee dans ses Ecrits contre Reuchlin Voie? trn,
chant les procédures d’Hochstrat à legard de Martin Lutherles Lettres d Erasme (40).
(H) ... or l’un des persécuteurs d’Erasme.] C’est céqu on aprend par ces paroles (41 j’- Aliquet tx hostlum numéroF { f f f %
H») vaiéf,
Andiez,
Bibliorh.Eelgie.t a i- 412.
0 ») cXji Uderniere duX y 2 Livre,
XXVI Licripag. 124,.
Qrl ErafejEpist. XIIILér.XlX,p*e. È29.
Elle .est datifdu îdiìs drMai I fifi