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Tome second. C - I.
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HOCHSTRAT. HOE.

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{d) Valer.Andr. Bi*blioth. Bel*S tc. pag. 41?*Voiez^lc Paj~fae á’Eras-me, %e.m&r aqus (H).

que. II mourut à Cologne l’an 172.7 (d). On a plusieurs Ouvrages de íà façon , qui pour laplupart se raportent à ses Disputes contre Reuchlin, & contre Luther. On lui fit une sanglanteEpitaphe ( 1 ).

11 ne fit pas beaucoup d’honneur aux Théologiens de Paris, en publiant à Cologne le Juge-ment qu’ils rendirent contre Luther en 172,1 au sujet du faux Denys l’Aréopagite (K).

{qz) Voiez.UpA<(e 740 desLettresd*Erafme,Edition deLondres.

( 45 ) Jovius,*'* Elogiis,P*g. 285 .

perierunt : Lovanii Ecmondanus Cxrmdita vomìtu, pr&soca-tus. . . . Colonia perìtt Jacobus Hoghstratus coryphms hujustragœd'u , qui tamen in morte dicitur nonnullis verbis prodi-dijje parum finceram confctentìam. Dans la Lettre où Eras-me donne de fi bons Avis à l’Inquisiteur, il se plaint d’enavoir été maltraité, au sujet de son sentiment sur la dissolubi-lité du mariage (42).

( 1 ) O» lui fit une sanglante Epitaphe.'] Paul Jove la ra-porte : Hoftrati autem tumulo , dit-il ( 43 ), hoc nobile Car-men , Capnionis puer affixìt ( y ).

Hic jacet Hostratus , viventem ferre patiqueSjuem potuere malt , non potuere boni.

Crescite ab hoc taxi , crescant aconita sepulcro :

Aufus erat sub eo , qui jacet , omne nesat.

§ (y) Reuchlin, comme on sait, mourut en 1523. Orfi, comme onl’affûre, l’Auteur des Vers en question étoitactuellement valet de Reuchlin, lors que celui-ci mourut,ces Vers ne peuvent pas avoir été faits fur la mort effectivede Hochstrate, arrivée feulement en 1527. Mais voici ceque c’est que cette prétendue Epitaphe. Vers l’an 1515. pa-rut in 4. le premier Volume des fameuses Epîtres Obfcuro-rum virorum , au nombre de quarante ëc une seulement. Laseconde Edition auffi in 4.n en contient pas davantage; maisune troisième, pareillement in 4, laquelle, à en juger parle caractère, suivit de près les deux autres, contient un Ap-pendix de huit Epîtres, dont la dernière, qui paroit fous lenom de Hochstrate, 8c qui est datée de Rome, renfermequatre Pasquinades en forme d’Epitaphes de lui-même, lapremière en quatre Vers, la seconde 8c la troisième d’unDistique chacune, & la quatrième de quatre Vers, commela première. Or la prétendue Epitaphe rapportée par PaulJove n’est autre chose que la seconde de ces Pasquinades,

précedée par le premier Distique de la quatrième.

Des inconnus qui, comme Hochstrate le raconte dans cet-te Epître, rencontrèrent un jour cet Homme dans les ruesde Rome, laissèrent tomber à ses piés un papier. 11 Parnasse,ëc y trouve, fur son prétendu trépas, plusieurs Epitaphes sa-tiriques , dont a été bâtie celle que rapporte Paul Jove.Ainsi, loin qu on puisse dire que cette Epitaphe ait été com-posée sur 8c après la mort de Hochstrate, que ce n’est qu ti-ne imitation de celle-ci de Politien fur le Poète Mabile ( Ma-rulle) son ennemi:

Fleíle viator ’tter , fœtet * nam putre MabiliHac fovea corpus conditur a t que animus.

Cette Epitaphe de Mabile, lequel néanmoins survêquit àPolitien, se trouve parmi les Vers de ce dernier; 8c la rai-son qu’en rend Mr. Bayle, c’est qu on peut dire des injures fiatroces dans une Epitaphe, 8t que l’on trouve un terroir siavantageux en se tournant de ce côté-là, que plusieurs Poè-tes ont supposé faufiement la mort de leur adversaire , ajtn dese ménager les commodttez. de ce lieu commun. Cette réfle-xion de la Remarque (O) de l’Article Poiiiien, est ledénouement de la prétendue Epitaphe, Hic jacet Hoftratus,8cc. composée, comme on l’a vû, dix ans plus ou moins,avant la mort de Hochstrate , au plus fort de son procèscontre Reuchlin. Rem. C r i t.

(K) ll publia à Cologne le Jugement des Théologiens deParts . ... au sujet du faux Denys l’Aréopagite.] Ce futl’an 1521. Vous trouverez ce Jugement dans le second Tomedes Oeuvres de Luther à l’Edition d’Iëne. Vous en trouve-rez encore d’autres Editions. C’est pourquoi le Pere Nourrin’a pas eu raison de croire, qu’en le publiant dans son Appa-ratus ad Bibliothecam maximam veterum Patrum l’an 1694,il lui faisoit voir le jour la prémiere fois (44).

(a) Ptjfeti

orthodoxe idjibi vindica-vit Ecclestct ,sttjuidem pa~rentum cura,fruits bêneadolefcens pu-rioris ai'ris ,hoc est fideihauriendagratta , adloca Evatige-iica ablegatus,Spizeliuí ,in TemploHonoiîsreserato,

f&g. I6í.

(i) llliustimoré à" con-viftu fuavis-stmo lotisufus estnos-rer tribus fryuadragintaannis , utrnulto plurahaf/ent deejuibus gau-dium quamdolorem con-eìperet. Heu-ning. Wit-re, Memor,Theolog.rénovât.

îou.

HOE (Matthias) fameux Ministre Luthérien, naquit à Vienne l’an 1780. II fut en-volé de si bonne heure aux Colleges Protestans ( a ), qu’il se sentit Luthérien avant que d’avoissait réfléxion qu’il étoit né dans la Communion Romaine. II étudia en Théologie à Wittem-bergi & dès l’an i6or il fut apellé à la Cour de Saxe pour prêcher devant l’Llecteur. E'annéesuivante, on lui donna la direction de quelques Eglises dans le Voigtland; & après qu’il eutexercé cette charge huit années, on l’envoia à Prague l’an i6i r , pour y avoir l'Intendance desEglises Allemandes. Deux ans après il fut rapellé à la Cour de Saxe, où il fut élevé au grade deConseiller Ecclésiastique & de prémier Prédicateur de son Altesse. II posséda ces emplois tout le ^

reste de fa vie, 6c il mourut le 4 de Mars 1647. H s’étoit fait recevoir Docteur en 1 héologieà Wittemberg l’an 1604. Son mariage qui dura quarante-trois ans, & qui lui donna six fils §C qua-tre filles, le dédommagea avec usure de tous les chagrins qui lui pouvoient arriver d’ailleurs (J)- î-nov-^II étoit né Gentilhomme (F) ; & il eut la plume si guerriere, qu’il fit voir qu’il nedégéneroit pas-II publia un très-grand nombre de Livres (í), les uns en Latin, & les autres en Allemand. C’é-toit un homme qui ne vouloir point entendre parler de la réunion des Eglises Protestantes (B) imais on l’accufa d’avoir travaillé pour de l’argent à la réunion de quelques Princes de l’Ën3p> reavec l’Empereur (C), au grand préjudice des Protestans. Cc qu’il publia fur l’Apocalypse a tout I0Î '

Pair d’un homme dont l’humeur étoit remuante (D).

J e

(A) Son mariage ... le dédommagea avec usure des cha-grins qui lui pouvoient arriver d'ailleurs.] J’ai donné aux pa-roles Latines du Sieur Witte le sens le plus favorable ; car,comme elles sont un peu obscures, on pourroit s’imaginerqu’il a voulu dire, que le mariage de Matthias Hoe étoit stheureux , que le bien y surpassent le mal ( 1 ). Ce scroitexténuer les douceurs de ce mariage ; c’est pourquoi j’a-dopte l’autre interprétation , qui est qu’étant pesées dansune balance avec tous les maux à quoi le mari étoit exposé,elles prévaloient. Ainsi fa chere épouse le consolent agréa-blement de tous les chagrins, 8c de toutes les fatigues qu’ilavoit à essuier. II eût donc été bien à plaindre s’il eût vécudans le célibat.

(B) ll ne vouloit point entendre parler de la réunion des E-glifes Protestantes .] Gustave un peu avant fa mort avoit con-voqué à Leipsic une Assemblée de Luthériens 8c de Calvi-nistes , afin de faire travailler à leur accommodement. Sonautorité fut cause qu’on se sépara en bons amis , 8c avec defort bonnes espérances de paix. Sa mort dissipa ces espé-rances. Néanmoins Durseus ne laissoit pas de travailler àla réunion , 8c il sc rendit à Francfort où les Protestansétoient assemblez. Une Lettre de Hoe très-dure contre lesRéformez survint là-dessus, 8c fit un grand mal. C’est Gro-tius qui nous aprend tout ceci. Rex Suecitt magnus Gusta-vus . . . , . non multum ante mortem Lìpfia conventum infli-tuerat utrtusque fententia Protefiantium. . . . Ejfecit sua auc-toritate ut amice discederetar cum magna spe restituenda un't-íatts. Sed triflis exitus tanti Régis falubre hoc cceptum interfei-dit. Neque tamen defuit eiusdem negotii commtndator ex An-glia Dur ms, multorum Anglia antiftitum infiruSlus literis,qui Francofurtum ad Mœnum venerat eo ipfo tempore , cumtbi xonventus Ordinum Protefiantium haberetur. Sed rem per

se difficìlem implicatiorem etiam reddidit doóîoris Ho'ti ex dtd*Saxonica responsum immite in eos quos Calvinianos vocat (U-Les Docteurs de la Confession d’Augsbourg élèvent jufq ueSaux nues la vigilance avec laquelle il s’opofa aux moin-dres innovations. Ils disent même qu’il s’exposa P°. urcet effet à de grans dangers. In soli s radïts pridem fi r, ttum arbitror quos ille tuenda fidei gratia pertulerit labores ,quibuscum dijficultatibus fit confliílatus , qua subierit permu-ta, dum quidvis satius censebat, quam ut quicquam i 11 jfi er 'mania de Evangelica Religionis integritate (quam adverjarttpartium promachi contaminare sunt aust, ) decederet ac tnnueretur (3).

(C) On ìaccusa d’avoir travaillé pour de l’argent a

la réu-

nion de quelques Princes de l’Empire avec l'Empereur.]

1635 l’Electeur áe Saxe 8c le Landgrave de Hesse firent ^traité à Prague avec l’Empereur , 8c s’engagérent dans ^intérêts contre la Couronne de Suede. C’étoit le wde détruire tout ce que Gustave avoit fait en Aile m 6pour le bien de la Religion Protestante. On cni ^ url’Empereur, faisant toucher une bonne somme au D°Hoe, l’engagea à lever tous les scrupules qui auroie tembarrasser l’Electeur de Saxe. Mr. Pusendorf dont )les paroles est mon garant. Arguebatur quoque S a *° aC .Theologus Matthias Hoeus decem uncialium milliu acepìfie, eximendis Prtncipis fui animo scrupulist C L U0S adle ist* fax generare poterat (4). .. . ,, y 0 -

(D) Ce qu’il publia fur l’Apocalypse a fauí

me d’humeur remuante.] De l’humeur don a'nnealvps e

nullement douter que ses Commenta.res fur 1 ApocaljT _ne tendissent à faire entreprendre une g § p destre l’Eglise Romaine, c’est-à-dire , a re r n, PJ; r r 1 S qu’ilplus afreuscs désolations qui la puissent accabler. Q £n

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