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fio) Die-terici Orat.fun. Gï.Hofstii>appui Witte,Memor.Medicor. àla •Age quiest après lefeuillet K e) 5.
( II ) Jou-bert ,
Erreurs Po-pulaires ,Livr I,Chap ,VII, pag. m,33 , 34 *
(12) Là-même , pag.Z 5 .
(13) Joan-nes Bour-geíîus, mScholiis adC*p. I '.I,Jouberti deEnoribusVulgi >
105 , IOÓ.
( a ) Gîan-
dorpius,Onom.fag. 405.
( b ) Idem ,865.
( a ) QuintiHortenjii filiseratìe apud'Triumviroshàbita leiiturnon tantum infexus hono-rent Quin-t il. Instit.LUr. I,
Cep. I.
(il J»
Biblioth.Roman.Cent. 11,yum, S S,
7P2
H O R S T I U S. HORTENSIA.
comme on le voie fort au long dans son Oraison fnnebre. II publia beaucoup de Livres (D), quifurent fort estimez. Deux de fes fils en ont public aussi (/).
& vere prodigioste sua cura ( quippe illâ ipfâ excidium de-nunciant ) expeâíationem concitando : quâ Juperstitioja, splen-dtdisque ftrophis suffultâ inj'elicisttmà felicitate Microcosmumargenta fimul , cy sanguine ernungere fceleratijjìme norunt :quibus Plagiariis intérim illud Poète. apprimè adaptari con-venit,
Es Medicus, fimul Chirurgus,
Cur? mûris stygiam viras ad Orcum,
Et manu fimul , 8í fimul veneno:
Nequaquam autem hujusmodi felicitatis excejfum in Defunc-to nollro, velut abfoluto Praâlici Exemplo, queremus : quinpotius fortunam illius in Praxi integram cy iUtbatam , cumu-latifftmo rationis cy experientU in/íruélu partarn demirabi-mur, eyc (10).
Puis que l’occafion s’cn présente, j’observerai qu’il y a desgens qui croient que le bonheur d’un Médecin est quelquechose qui ne dépend point de sa Science. C’est le sentimentde Joubert. Si quelcun guérit, dit-il(n), on juge bien Jpa-vant le Médecin : encor qu il riy ait rien fait qui vaille. Etau contraire, le Médecin ne fçait gueres, fi le malade meurtou s il traine longuement, du mal, que le vulgaire estime plusleger. Les modestes ne diront pas qu’il est plus ou moins sa-vant , s'il est réputé dofle entre les gens de savoir ; maisils diront , qu il riest pas heureux envers fis malades , cypar conséquent , il riest bon Médecin , jugeant toufiourspar le fuccez. il est vray certainement , qu en toutes cho-ses y a heur cy malheur, cy {comme dit lItalien) la hua-it ît è la mala sorte. Et le bon heur du Médecin est , derieftre apelli ou employé pour ceux qui doivent mourir. Caron riy acquiert point de réputation, moins de degré, ne d’a-mitié : néantmoins il ri y a que blasmer au Médecin, cy pour-veu qu il ait bien fait son devoir, ne doit estre moins estimé,
que fi le malade fut eschappé . C'eft vrayement un
grand bien, que d’estre heureux en ses ajfaires, mais l’heurriest pas dependant du savoir, ou de la suffisance; c'eft undon de Dieu spécial , sans que d’eftre appelle au secours deceux qui doivent eschapper ; envers lesquels il veut continuercy effeéiuer la vertu donnée aux rtmedes : comme auffiì deri estre appellé pour ceux qui doivent mourir, ausquels rien nevaut ne profite. Dom c'eft tresmal jugé de la suffisance des Mé-decins, par le fuccez. qui est plus deu k l’heur, cy à la grâcede Dieu, qu a u savoir de ï homme (iz). Un Médecin Fla-mand, qui a traduit en Latin, 8e commenté, le premierLivre de Joubert sur les Erreurs populaires, n’a pointadopté cette opinion , il a soutenu que le bonheur desMédecins ne consiste qu’en leur Science, & que leur mal-heur ne procede que de leur Ignorance. II a cité fur cesujet un Passage de Craton Médecin célèbre. Huic eqmdemJouberti sentemis. non subscribam-, quin potius ad Cratonis
à l’Impr. jusqu a (13' Theophrasius exclus, mettez la Citation.11 a cité aussi un Paíîage de Paracelse qui affirme la mê-me chose. Je croi qu’il va trop loin , 8c qu’il y a desMédecins qui guérissent ou qui tuent quelquefois les ma-lades Jans qu’on puisse justement les en louer, ou les enblâmer. Quelque grandes que soient leurs lumières, ilsne conoissent pas toujours la vraie cause des maladies ,& ils ordonnent selon les réglés un Remede qui devienttrès-pernicieux à cause qu’il y a dans le tempérament dumalade je ne sai quoi qu’ils ne peuvent découvrir. Cesdispositions particulières de la machine, l’imagination dumalade affectée d’une certaine façon , les passions sécré-tés , peuvent produire des effets que la science 8c l’expc-
rience la plus consommée des Médecins n’euffent jamaisattendus.' L’efficace de ces causes inconues fera qu un Re-mede donné témérairement , ignoramment, salement,chastèra la maladie : 8c qu’un Remede donné selon lespréceptes de l’art fera mourir le malade. II y a donc làdu bonheur ou du malheur indépendamment de la Scienceou de l’Ignorance , & l’on ne peut pas imputer à Igno-rance de ne savoir pas les passions sécrétés du cœur, oules propriétez bizarres d’un certain tempérament , 8c dene pas prévoir les obstacles qu’elles aporteront à la vertudu Remede. Un Médecin n’csl censé pecher par Igno-rance , que lors qu il ignore ce que l’étude 8c la pratiquelui peuvent avoir apris. La question est s’il y a des Mé-decins qui par une prérogative attachée à leur personnetombent hazardeusement 6c très-souvent sur le Remedequi doit guérir, 8c fi d’autres par un destin personel fonttout le contraire : ou bien la question est celle-ci , y a-t’il des Médecins qui soient apellez précisément lorsquele malade est prédestiné à guérir ? 8c y en a t’il d’autres quisoient apellez précisément lors qu’il est prédestiné à mourir iII semble que Joubert lait prétendu, 8c qu’il ait nommé celaune grâce particulière du ciel, ou une privation de cettefaveur divine. Craton se moque de cette pensée. CetteDispute revient à celle dont j’ai parlé amplement ail-leurs ( 14), s’il y a du bonheur ou du malheur attaché à decertaines personnes, ou si le bonheur 8c le malheur fonttoujours l’effet l’un de la prudence, 8c l’autre de l’impru-dence? Les Anciens ne prétendaient pas cela; car quandils comptaient les .qualitez d’un bon Général d’Armée, ij sdonnaient à fa fortune un rang tout particulier , 8c difé-rent de la Science militaire. Ego sic exifiimo, disait Cicé-ron , in summo Imper atore quatuor has r es ineffie oportere,scientiam rei Militaris , virtutem , auéloritatem , felicitd-tem (15). II montre dans la fuite que ces quatre qualitezse trouvent éminemment dans Pompée, 5 c il reconoit quela derniere dépend de Dieu 8c non pas de l’homme. R**liquum est ut de felicitate quam prastare de se ipsO nemopot est, meminiffe, cy commemorare de altéra poffumus : fientaquum est homirit de poteftate deorum, timide cy pauca dt-camus. Ego eritm fie exiftimo : Maxima, Marcello, Scipie -ni , Mario, cy ceteris magnis imperatoribus, N o N s o L u Mpropter virtutem, fed etiam propter fortunam, s/tpius iffipert*mandata atque exercitus ejfe commiffios. Luit eritm profett0quìbusdam fummis viris quadam ad amplitudinem , cyriam , cy ad res magnas berie gerendas divirittus adjundl*fortuna (16).
(D) Il publia beaucoup de Livres.] Je croi qu’il débutapar les Institutiones Logic * qu’il publia lors qu’il faisait deSLeçons de Philosophie dans i'a Chambre à Wittemberg envi'ron Pan 1601 (17). II fit imprimer dans la même ville est1607 son Traité de Natura Humana (18). Sa Dìjfertatstde natura Amoris , additis Resolutionibus de cura F tir or 11amatorii, de Philtris, atque de pulju Amantium, fut i®'primée à Giesse in 4 ]’an 1611. 11 y publia en iói) f° nOuvrage de tuenda Sanitate Studioforum cy Literatorur» ®4 , 8c en 1 6 19 le Traité de causis fimilitudinis cy diffimilddinis in foetu , respeéiu parentum eyc, cui annexa est Restestio Qu&stiorils de dìverso partus tempere, imprtmisque qui^septimestri cy oâlimeflri partu sentiendum in 4. Je V0U Srenvoie au Lindenius renovatus ( 19 j, où l’on trouve le Dé-tail des Titres 8c des Editions de tous les Ecrits de ccMédecin ; 8c je me contente de dire qu’après fa mort onen fit une nouvelle Edition en un volume in folio à l^ u 'remberg l’an 1660 8c à Tergou en trois volumes i» 4 * a!11661.
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HORTENSIA, sœur de l’Oratcur Hortensius. C’est ainsi qu’un Auteur moderne la n0fn *me (a): mais, comme il Je reconoît lui-méme en un autre endroit {b), ie nom que Plutadonne à la soeur d’Hortensius est Valérie. Cherchez donc Valérie j car rien ne demarM cque nous donnions deux soeurs de différent nom à Hortensius.
HORTENSIA, fille de l’Oratcur Hortensius, ie montra digne d’un tel pere par son Elo-quence , lors qu’elle plaida la cause des Dames Romaines devant les Triumvirs , qui en avoie nCcondamné quatorze cens à déclarer les biens qu’elles possédoient , & qui prétendoient les taxeraprès cela à leur fantaisie pour les frais de la guerre. Ces Triumvirs étoient Marc Antoine, ^ ■ -vius, & Lcpidus. Ils avoient d’abord signifié que celles qui ne feroient point une juste estip 13tion de leurs biens seroient mises à l’amende ; & qu’on récompenseroit ceux qui témoigner 01 ^contre leur mauvaise foi. Elles recoururent à ^intercession des Dames qui pouvoient avoir dudit fur les Triumvirs, & furent reçues civilement par la soeur d’Oétavius, & par la mèreMarc Antoine; mais Fulvie, la femme de ce dernier, leur ferma la porte au nez: si bien q u e ^prirent le parti de se présenter aux Triumvirs. Hortensia porta la parole pour toutes,un très-beau discours. Quintilien en a parlé avec éloge (a). Les Triumvirs furent assezpour trouver mauvais que les Dames euísent eu la hardiesse qu’elles avoient témoignée: ils comandèrent à leurs huissiers de les faire retirer {A). Cet ordre fit crier toute l’Aliemblee^^
(A) Les Triumvirs commandèrent ,... de les faire re- pere, obtint des Triumvirs tout ce quejes Dames avoi®^tirer.] Au lieu de cela Jaques Philippe de Bergame, copié souhaité, 8z de grandes louanges par delius. U a âosenpar Prosper Mandose ( 1 ), débite que l’Eloquence d’Hor- autres fautes : 1, qu’Hortensia écrivit beaucoup ^ ^ ue j fitensia si admirée des Auditeurs qu’ils crurent avoir ouï son 2, que les Dames Romaines lurent taxées, a besoin