H O R S T I U S.
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dix enfans (g). II se remaria l’an 1^87 (b). II étoit frere de Grégoire Horstius, qui (t) w*.mourut le 10 de Mai ifyij Sc qui fut sept fais Bourgmaicre de la ville dc Torga, Sc eut beau- 33 °*coup de mérite, comme nous l’aprend son Eloge composé par Reineccius (*'). Le Livre que j’ai {h)cité contient une chose qui me paroit digne d’être raportée (ss). ?«L-
(i) U est Ìmfr'mí k U tète du Jacobi Ilorstii Epistolx Phìlosophîcx Sc Médicinales.
de la ville de Ratisbonne lui écrivit Mittis ai me lilellummeatcarum . .
]a^Uo/- * 1 Imprimé jusqu’a (17 ) Petis ut exclusivement,
ftii’, Fpist. armi les lettres qu'on lui écrivit fur ce sujet, il y en aFhilosoph.’ aprend que fort peu de Médecins suivoient en
à Medic. oneme le Précepte qu’il donnait d’invoquer le nom dei»?.28^. ,,‘ eu ' mais que plusieurs vieilles femmes s’y servoient
, Mhtî C a 7 tc "j ens > & dc paroles de sorcellerie. Cum panels,
(us Ibid. •P t ! m * Horsit, habes .
e*& 290. jusqu a Tu pro tuo (18) exclusivement.
(19) nid. > !' CL1 ^ rc flerus Professeur en Eloquence à Leipfic le
f, U- «3. àa beaucoup de fa pieté ; 8c de ses Prières, ôc lui dit
(20) md. Cure aV01t C ° n j' un Médecin qui n’entreprenoit aucune
294 ir "r» ne - • nn03t aucun Remede , sans avoir récité
s«jueiit. v ... *1 ommicale. De precurn medicarum formulìs ....
(21) Binù C/,nfi4? nme ^4u'à (19) vale cum exclusivement.
li ’eri s tu, s , eU !f C rî tt ' ^ a Remarque (G) de V Article Kirs-
1 u ‘bm me , rus, «lisez (2.0) la Lettre pieuse que Jaques Horstiusà i>î ' '•* x lC a de Berlin. 11 y paroit résolu à travail-
mé i^snuû mip 1 U p 6 àdecìne Chrétienne (21). II faut que j ajoute
emem ind. rpiptf ^ogtamme par lequel il exhorta les Etudians à bien
/, , n. er „. ete L de Saint Michel en l’honneur des Anges (22),
' l2 ) ìbìd. elt une Piece fort dévote.
fia. 15,3 .- à reste, je ne croi pas qu’il y ait de Livres de dévo-qui n aient eu plus de débit que ces Prières qu’íl com-
posa à l’usage des Médecins.
(C) Ses Lettres contiennent . . . une chose digne d'être ra-portée.’] Hierome Nymnan , Ministre , & beau-frere deHorstius ( 2.3 ), lui écrivit une Lettre dattée de Torga le 10 (25) nu.de Mars 1556, dans laquelle il le pria (14) áe lui mander íi p<t&. n.une Aventure, que Sabin avoir racontée depuis peu à Wit- ( 2+ , Uii ^temberg, étoit véritable. Cétoit qu’un Gentilhomme de la t*«. afMarche de Brandebourg proche de Standel avoir rebuté unepauvre femme , qui le prioit au nom de Dieu de rabattequelque chose du prix du blé qu’elle lui vouloir acheter, 8cque la piece d’argent quelle lui donna fut changée en unserpent par un inconu qu’il rencontra dans son chemin, 8cque ce serpent s’étoit posté autour du cou de ce Gentilhom-me 8c n’en partoit point. 1 Horstius, qui étoit alors à Franc-fort fur l'Oder, répondit (25) à son beau frere, qu’il ne (-5) ilii.savoir rien de tout cela, 8c que s’il en aprenoit quelque cho- M5- 54-se, il le lui feroit savoir. Nous avons ici un exemple descaprices de la renommée. Les prodiges font assez souventplus de bruit dans les païs éloignez que dans celui où l’onprétend qu’ils arrivent. C’est un caractère de fausseté; carles choses véritables font contres plus certainement où elles fefont passées, que par tout ailleurs. Ceux qui veulent mentirfe doivent garder de prendre une feene trop voisine. Us nele font pas toujours, 8c ne laissent pas de persuader, mais ilsrisquent davantage.
IA 11 étoitLiU de Geor-l 9 tìorji'us
Cenjoìller deVille de
(A Konîg,Isiblioth.t*l- 4U.
M Linde-flius renO"
pag*
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pratique
à Torga ^ q ____ t _
au Doctorat en Médecine â Baie l’an i°6o6, & la même année à la Charge de Professeur en Mé-decine dans l’Académie de Wittemberg. 11 la quitta au bout d’un an, êc s’en alla à Soltwedeldans le pais de Brandebourg pour y être le Médecin de la ville. II n’y demeura pas fort longtems; car il accepta la Chargé que 1 e Landgrave de Hesse lui fit offrir dc Professeur en Médecinedans l’Académie de Giesse l’an 1608. 11 fut fait premier Médecin de ce Prince l’année suivante,
£c s’étant enfin ennuie de la solitude domestique {d), il sc maria l’an 16if. La réputation qu’ils’acquit obligea les Magistrats d’Ulme à lui offrir la Charge dc premier Médecin dc leur ville: ill’accepta, 6c il l’exerça glorieusement depuis l’année 162.2 , jusqu’à l’année 1656, qui fut cellerie si. rnorl ” II laisia de ià premiers femme quatre garçons (^f) & deux filles. 11 la perdit auimbre 1634s 6c fe voiant par là trop chargé de foins domestiques, il prit une sceon-6;y. II trouvoit mille douceurs dans ce second mariage (B)- maisrésisté vigoureusement plus d’une fois s’étant réveillée. Sc aiant été
de íà mortmois dc Novembrde femme au mois de Juin 163sla goûte à laquelle il avoir
(d) Solitx-
Tt£ vttc per~î*fo Jibi p ri „vato quiqueinv -pUrâCHr&tte fuit.Joh. DanielDitiericu» ,,OrationefunebriGr. Hotstii,etpud WriteMtmor.
Med cor.pag. 67 K-fiejttent.
(e) Tiré deson Oraisonfunebre.prs-noncée parJoh, DanielDieîeriois ,apt d Witte
_ . ^ i --- ivvtlllt
suivie de plusieurs fâcheux symptômes, le conduisit àu tombeau le 9 d’Aôut 1636. 11 posséda au Meínon
souverain point les trois qualitez d’un bon Médecin, la probité, la doctrine, le bonheur
(e) (C) a Med i c0 Ì!
v ' ' ' pat. 67 írc.
comme
(0 VaulusFreher. mTheatro,t*&. 1)6$.
U)
‘n DiarioF'ogiaphi-co > ad ann,
rsrz.
(5) Tiré de
lAndeniusicnovatus,
t a £- 5«4>
5«S.
(4) Vaulusï relie tus,inTheatto,
pag. 15 89.
(s) Witte,ìn DiatioÏIiogr»pU.ad ann.
1461 .
(6) Joh.Daniel
Dicter» cus,*pud WitteMetriot.Medicoï.
/«lia ^e) 4.
(jl) ll laissa de sa prémtere femme quatre garçons. ]Trois desquels furent Médecins ; & l’autre fut Apothi-caire ( 1 ). Jean Daniel Houstius, l’ainé detous, naquit à Giesse 8c fut Professeur en Médecine dansl’Académie de Marpourg, 8r puis dans celle de fa patrie,
8c Médecin du Landgrave de Heffe-Darmstad , 8c enfinde la ville de Francfort. II fut aggrégé fous le nom dePhœnix à l’Académie des Curieux de la Nature. 11 publiabeaucoup de Livres, 8c mourut le 27 de Janvier 1685 ,à l’áge de soixante-huit ans (2). Voici le Titre de quel-ques-uns de ses Ouvrages ; Phjjica Kippotratta , Takenii ,Helmontii, Cartefii, Espagnet , Boylei, aliorumque recentio-rum Commentìs illustrata , à Francfort 1682 ïn 8. DecasObservathnum ev Eptstolarum Anatomicary.m , qutbus sìngu-laria feittt digna, laStearum ntmpe thoracicarum , cr vasorumlymphaticorum natura , embryonìsque per os nutritio , atquealia rariora exponuntur , Francfort 1656 In 4. Pharmact-pssa Galeno-Chemica Catholica , k* Francfort 1651 ìn folio.11 procura une nouvelle Edition corrigée 8c augmentée duPauls Zachìa Sjjt&stìones Medico-Légales, à Francfort 1666in folio , 8c du Lazari Riverii Opéra Medica Univerfa , dansla même ville en 1674 j n folio (3'. Grégoire Hors-tius le plus jeune de lés frétés naquit à Ulme 1e 20 deSeptembre 1626. 11 reçut le Doctorat en Médecine à Pa-doue fous la Présidence de Fortunius Licetus l’onziemede Mai i6ço. II fut aggrégé au College des Médecins d’Ul-me, 8c déclaré Professeur public en Physique l’an 1653. IImourut le 31 de Mai 1661, 8c laissa des enfans (4). 11 estAuteur d’un Traité de Mania , 8c il promettait Historias»Zibethl (5).
{B) Se -votant trop chargé de foins domestiques , il prit une
seconde femme .-rf trouvoit mille douceurs dans te
second mariage. ] u n’en avoir pas moins trouvé dans lepremier , si nous en croions l’Auteur de son Oraison fu-nèbre. Hu\ c optima confortì fu&^ dum fat a Deusque fine-bant, ex veteri formula felicistìmì convìxit, c? optime coha-blta ^s- Çfúd autem hic Arcbiaternoster glorufus, concejsitne tUorum in numerum , qui blandà venere detenti, omnemMusts remittunt nunttum ? K ullatenus, fed potins domesticis ,privâttsque omnibus [cite adornatis , famé. sua gloriam & ca-amo, zrore, cs- praxi expanâere, L/ diffmdere sategit (6).
La derniere partie de ce Paffime
„ nous aprend que Hors-tius ne fit pas comme beaucoup d’autres qui s’abandon-nent de telle forte aux plaisirs nuptiaux , qu'sis renoncenttout à fait aux Muses. Pour ce qui concerne le bonheurde son second Mariage, voici ce que le même Auteur nousaprend. Is ... . pofteaquam secunda, qua vocant , exples-
fet vota ,. jamque conjugalem lineam ex animi fen -
tentiâ dxceret, amantijjime-ab amantisfma marita habitas,domique ac forts felix, optât â ív;.-çcfiix gauderet : ecce ! ma- ilo arthritico , quod rnttltb ante non fimel fortiter fustìnen- ’do repulerat , ìnvaditur {"])■ Ce que je vais citer apar-tient à l’un 8c à Vautre des deux mariages (8). Qpando au- \tem faílum ut Anna 1634: fuayiíftmam hanc ipfius tort fi- 'ciam maligna febrts deartaaret , in hoc infeltx fuit , quod fi-vam i Hat» declinare nefitens , menfi Novembri mifiram vi- ,duìtatem colere fuerit coaêlus : qua m cum sex Liberorum Pa- jter cr occupatijjimo funiïionis muneri & molestìistm* rei fami- \liaris cura vix non fuccumberet , divìnâ adlucente gratià , ad ,vota ficunda accedens, Praclariffimt Meâtct Fingerlinì p. m.rtliíía viàm (9), matrimoniales» aidixit fidem , hoc ìpfo ite-rum titulo felicitatts privât a redonatus , quod hac casiijp.tnisillbts amoribus mira morum amabilitate respondebat : ita utcháritate Conjugem , fidulitate Minifiram prastaret.
(C) il posséda au souverain point les trois qualitez. d'unbon Médecin, la probité, la doêlrine, le bonheur.'] Je laissece qui regarde les deux prémieres , 8c je dirai seulementq u ’a l’égard de la troisième le Panégyriste remarque queles bons succès des Rumedes de Horstius n’étoient pointl’effet du hazard , mais celui de l'attention avec laquelleil étudiait la nature des Maladies 8cc. On donne en pas-sant un rude coup à ces Charlatans qui fe vantent d'avoirguéri une infinité de personnes, 8c qui par leurs hâbleriesexcroquent bien de l'argent. On leur aplique ce qu’a ditun Poète contre un homme qui étoit tcut à 1a fois Chirur-gien 8c Médecin; je n’en doute pas, difoit ce Poëte cartu fais mourir bien des gens par le fer 8c par le poisonEa est Empiricorum , Thalmudicorum , & Bullatorum Medi-corum indoles CT natura, ut mucofam suam praxin pro ad-miranda feltcitate venditantes , fipisfirne animes Ma^natumDivìtum ( utpote hoc cenfu facile fi defraudari patientium )* vero Medicorum vultta? tv.lt u abalìenent , egregiam fp‘ m ,
(y