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Tome second. C - I.
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HORTENSIUS.

7 p 8

s c) Ductná,sesterti <tsingulisqtpi stXUS•virilis ejsent .Tacitus iibìd.MonsieurRijck évalue cela

& puis s’étant aperçu que íà dureté n’étoit point du goût de la Compagnie, il dit que si le Sénatle louhaito.it, il donneroit une telle somme à chacun des enfans mâles d’Hortalus ( c ) (F). Onl’en remercia > mais Hortalus, soit de crainte, soit par un reste de courage , ne dit mot ; &depuis ce tems-là libéré ne lui failànt aucune libéralité lui donna le tems Sc i’occasion de tomberdans la plus honteuse misere (d).

à 5000 Dticatons .

Neque miseratus tft postbac Tiberìus , cpmmvìs damas Hortenfiidiiaberetur . Tarir. Ann. Libr . 11 , Cap, XX X VIIL

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(z3) riu-tarch. inCaton. min.f*g- 770 , 771 .

(24 Ibidem ,

P»£. 79 *■

sïs) Idem,ibid.pAg.777.

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ver.

XLVll,

fils étoit homme fait lors que Cicéron passa par Laodicéel’an 70z. D'autre côté Caton ne pouvoit pas être fort jeu-ne , quand il céda Marcia à Hortensius, puis que fa fillePorcie avoit eu déjà deux enfans (13). Or Caton mourutâgé de quarante-huit ans l’an 707 de Rome (2.4): si doncon supoíe , comme il est très - vraisemblable , qu’il avoitpour le moins trente-cinq ans, lors qu’il fe défit de Marciaen faveur d’Hortenfìus, il faudra dire que ce mariage se fitl’an de Rome 694. II n’est donc pas possible que le filsd’Hortensius, que Cicéron vit dans la ville de Laodicéel’an 702 de Rome , soit venu de Marcia. Mais qu’eít-ilbesoin de conjecturer? Nous avons un fait dans Plutarquequi décide la question : Marcia étoit encore la femme deCaton pendant l’expédiûon de Cypre (23), c’est-à-dire l’an696 de Rome. II ne faut pas dissimuler qu’Hortalus estnommé jeune homme par Tacite fous l’an de Rome 769,ce qui ne s’accorderoit gueres avec la fupofition que le filsunique d’Hortensius, est ce débauché dont Cicéron & Va-lero Maxime parlent, qui périt peu après la bataille de Phi-lippes en 712. Mais il est beaucoup plus juste de s’imagi-ner que Tacite n’a pas assez pris garde à l’âge de son Hor-talus , que de chicaner fur la Harangue que Valere Maximeavoit lue , 8c qu’Hortenfius avoit récitée peu avant famort. Or cette Harangue fupose visiblement qu’il n’avoitqu’un fils ; car si outre ce garnement qui salua Cicérondans la ville de Laodicée, il eût eu quelque fils de Mar-cia , il ne lui auroit pas été nécessaire de choisir ses petits-fils pour héritiers au défaut dufils débauché, 8c de Messalason neveu.

( F) libéré ... dit qu . . . .il donneroit ... à chacundes enfans mâles d'Hortalus.'] Cela donne lieu de croirequ’Hortalus n’avoit amené que ses quatre fils, mais qu’il a-voit laissé chez lui des filles; deforte que pour parler exac-tement, il ne faut point dire avec Suctone (26), qu’il avoiteu quatre enfans de son mariage; car s’il n’en avoit pointeu plus de quatre, Tacite attribuèrent à Tibère une absur-

dité. Je ne crois point non plus que l’on puisse dire enbonne ôc parfaite exactitude que Tibere ne donna rien aHortalus (27). Noffrit-il pas de lui donner une somme,si le Sénat le trouvoit bon ? N’en fut-il pas remercié ? Pou-voit-il douter de l’intention favorable de l’Assembléc pource pauvre Sénateur? II est donc très-aparent que cette som-me fut donnée; mais comme ce fut Punique libéralité duPrince, elle n’empêcha pas la misere d’Hortalus. Qu’ onne m’allégue point Suetone (28), qui prétend que les cha-ritez de Tibère envers les Sénateurs pauvres furent atta-chées à des conditions, qui en exclurent celui-là. Ces con-ditions, dit-il, étoient que l’on seroit aparoître de son in-digence au Sénat (29); q m paâîo plerofque modestia cr pudo-re déterrait , in quibus Ortalum Hortenfii Oratoris nepo-tem. Mais il est très-faux que la honte ou la modestie aientempêché le petit-fils d’Hortensius d’accomplir la condition.N’avoua-t-il pas fa misere ? N’amena-t-il pas ses quatre fils,pour prier la Compagnie d’en avoir pitié ? Ne pria-t-il pasl’Empereur de les garantir de la faim ? Nec ad invidiam ifta >fed concilianda mijericordU refero : adfiequenturflorente te, Ca-sa r , quos dederis honores , intérim Sb Hortenfii pronepotes , dt-vi Augustì alumnos ab inopia défende (3o). Achille Sta-tuts (31), qui a dit que notre Hortalus est peut-être celuide l’Èpigramme LXV 1 I de Catulle, ne fongeoìt pas que cequ’il raporte de Tacite, 8c qu’on vient de voir, regarde l’an769 de Rome. Je fai bien que Catulle n’est point mort en697. Scaliger réfuté solidement ce mensonge de St. Jérôme,mais il n’y a nulle aparence qu’il ait vécu jusques à l’an763. Nous réfutons fur cela Joseph Scaliger dans P Articlede Catulle. A coup sûr, l’Hortalus de cet ancien Poè-te étoit plutôt Hortensius que son petit-fils; 8c je ne fau-rois assez m étonner qu’Isaac Voisins dans le même Li-vre (32) où st a soutenu contre Scaliger que Catulle estmort Pan 704 de Rome, ou Pan 705 , ait voulu (33)que l’Hortalus de ce Poète soit le même que celui deTacite.

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(4) Heme-iscus, Ois-lert de Aca-dem. Pari-sienll.

{b) Buheus,HistoriaAcadem.Tarisicnsis.

(c) Onl’apel-loit en Latinou Horten-íìus, ou deHortis,

(1) Remar-ques fur laVie de Pier-re Ayrault,fag. 150 .

(r) Eiprater -ea & Marti-na Mcacia &MichacliDumontio ,Medicis Pa-vijìenfibusdoSlijJimis in -terpretatio-nem librorumHippocratisi? Galenide vifttts ra-tions in morbisa eut i s nun -r.upavit Jo-hannes Vas-faus MedicusÁ? >pse Pari -fienjìs doc-tijjlmus. Me-ftagius,i« 19 -dem Volujni-ne yP*t,* ST 2 .(î) Ibidem*

r 14.

HORTENSIUS (Jf.an) en François Des-Jardins ì Médecin de François I, naquit auvoisinage de Laon en Picardie, de Jean Des-Jardins Capitaine du Chateau de Hamellc dans leDioceíe de Laon. 11 professa les Plumanitez à Paris dans le College du Cardinal lc Moine} &puis s’apiiquant à l’étude de la Médecine, il fut fait Bachelier en cette Science l’an 15-14, Li-centié l’an 15-17, & Docteur l’an 15-19. 11 paroit parles Regîtres de l’Univerlité dc Paris qu’il

y étoit Docteur Régent Vannée 1521, & qu’il fut Doien de la Faculté en ifZsp. Comme il en-tendoit le Grec en perfection, il exhortoit vivement fes Ecoliers à l’étude de cette Langue} &afin que chacun fût en état de consulter l’Original de Galien, il fit présent de l’Edition Grequ ede cet ancien Médecin à la Bibliothèque de la Faculté} car en ce tems-là les Médecins de P ar)Savoient une Bibliothèque publique dans leurs Ecoles (s). 11 s’aquit une telle réputation, qu’o°

le croioit capable de guérir toutes sortes de maladies, poufvu que l’heure fatale ne fût pas ve-nue (b). On n’exceptoit que cela {A)- y deforte qu’on lui apliquoit ordinairement ce Proverbe,Contra vïm mortis non efi medicarnen in Hortis (c). On le volt loué dans plusieurs Livres (^) :mais pour lui il ne fit jamais rien imprimer} & l’on n’a rien publié de fa façon après íà mort. Bépousa Jeanne Bourdin en if20, 6c Marie le Tellier en lyqi. II laissa sept enfans de la prémi erC >Lc quatre de la derniere. Les établissemens qu’ils ont eus (C), Scies biens immeubles qu’il laiif a »font une preuve qu’il avoit gagné bien de l’argent. II mourut de mort subite, frapé d’apopléxi c >pendant qu’il donnoit à ses païens Lc à ses amis le repas de son jour natal en 15-47. Cela donnalieu à un beau Sonnet de Des-Portes (D), que l’on verra tout entier dans les Remarques. Mon»-

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{A) On nexceptoit que cela .] Populairement parlant c’é-toit beaucoup dire ; mais dans le fond c’étoit excepter beau-coup : car si la mort ne s’en mêle pas, il n’est point de ma-ladies qu’un Médecin ne guérisse; la nature toute feule esttrès-capable alors de les guérir. Néanmoins de la maniéréque nous avons accoutumé dc juger des choses, nous figu-rant une infinité de conditions très-poffibles qui détourne-roient la roue, & qui changeraient la chaîne & le cours desévénemens, c’est donner une grande idée d’un Médecin,que de dire que pourvu qu’une torce majeure ne vienne pasl’interrompre, il redonnera la santé à un malade. Cela mefait souvenir de la pensée trop cavalière qu’on impute à jene fai quels Amiraux, qui étant prêts de donner bataille dansdes circonstances favorables, & après des mesures bien pri-ses , s’assûroient de vaincre pourvu que Dieu sc tînt neutre,& laissât faire les combatans.

(B) On le volt loué dans plufieurs Livres.] Mr. Ménagé (1)cite Arnaud d’Ossat, dans l’on Exposition contre JaquesCharpentier ; René Moreau , dans la Vie de Jaques Syl-vius; du Boulay, dans l’Histoire de l’Université de Paris;Louis d’Orleans, dans la Plante humaine; Pierre Ayrault,dans ses Livres de Ordine judiciario; Jean Vassé (2), dansune Epitre Dédicatoire.

(C) Les établissemens que fes enfans ont eus.] Voici com-me parle Mr. Ménagé (3). Pradìvitem fuijje ; ut tum erant

tempora, tefiantur c? ejus ades plurima , ca prstditt mttlMliberì undeem qui nido majores pennas , ut Flacci vtrbis *extenderunt. Par le détail de ces onze enfans st paroitles filles furent mariées à des gens considérables, à unlaume Verforis Conseiller au Chatelet, fils de Je*n Veriu-ris célèbre Avocat au Parlement de Paris; à un J ean p . l rerayer, Conseiller à la Cour des Monnoies ; à un ricrAyrault, Lieutenant Criminel d’Angers. L’un fies Jfut Conseiller au Chatelet, un autre fut Chanoine de 8^lis, un autre fut Conseiller à la Cour des Monnoies.

Conseiller au Chatelet laissa un fils qui exerça la mecharge , fut Echevin de Paris en 1600 , 8c lai™ an . £ .qui eut entre autres enfans ía femme de Denys « . s „ eítt sir itfrai Historiographe de France. II ne restoit plus P a . ort ât ' ‘defeendans de Jean Des-Jardins qu’une personne qui Pion nom (4), au tems que Mr. Ménagé faisoit ce Livre-

(D) Sa mort .... donna lieu à un beau Sonnet a tPortes.] On ne sera pas fâché de le voir ici. Le r&evalsent l’a mis en Latin, 8c Mr. Ménagé a fait une Ep J ome fur la même Pensée ( 5 ).

Après avoir sauvé par mon art fecourable

Tant de corps languiffans que la mort menaçott,

P.t chajjé la rigueur du mal qui les prejfoit,

Gagnant comme pfculap* un nom toujours durable. ^

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