Band 
Tome second. C - I.
Seite
797
JPEG-Download
 

hortensius.

79 ?

(îs) Sic, Utmafii

servant lugu-bri* wltus,mitâo

n«t»j , lj 9c e jl

Ar *pïexa ma-r/f.'í»».Lucan.Ltbr. //,Vír f- 3 «S.

en forme de prêt, & il l’obtint sans beaucoup de peine, encore que fa grossesse-témoignât:quiellen’écoit point trop mal avec son mari. II eut un fils qui lui donna beaucoup de chagrin* de forteque quand fi plaida pour son neveu, il voulut bien foire conmtre qu il l avoit chotsi pour son den-tier au préjudice de son fils. Cependant ce fut à ce fils indigne qu il laifla son bien, si nous encroions Valcre Maxime. Voiez l’Article suivant.

consommation de l’œuvre. Marcia ne quitta point son ha-bit de deuil, elle embrassa son mari comme une mere sonenfant ( 59). Caton prenoit tant de part aux miseres de l’e-tat public, que depuis la guerre civile il se privoit.de tou-tes sortes de divertissemens , il laìssoìt croître fa barbe, ilvivoit comme une personne en deuil. Les o fres de Marciafurent acceptées au pied de la lettre. V oici ce que Lucaìnlui fait dire :

Dum sanguis inerat , dum vis materna, peregiJujfa Cato , zv geminos excepi fœta marjtos.Visteribus laffis, partuque exhaufta revertorJam null’t tradenda viro : da fcedera pristilllibata tort : da tantum nomen inaneConnubiì , Ikeat tumtào firipfifi'c , CatonisMartinnie dubium longo quaratur in &vo :Mutarim primas expulsa, an tradita, udas.Non me l&torum steiam , rebusque stcundis

Accipis , in curas venio , partemque laborum.

Da mihi castra stquì (60).

Te pense que s’il eût été par tout auffi curieux des frétionsqu’en cet endroit-ci, on ne l’accuseroit pas de suivre trop lecours de l’Hiítoire, & de ne donner pas à son Ouvrage uneforme assez poétique. Quoi qu’il en soit, rapoitons cequ'il observe de l’extrême rigidité de Caton.

llle me horrificam fanílo dimovit ab oreCasariem , duroque admifit gaudia vultu.

(Ut primum tolli feralia viderat armalntonfas rigiiam in frontem defiendere canosPajjks erat , mœfiamque gen'ts incrcscere barbam,

Uni quippe vacat fiudiisque oiiisque carentì,

Humanum lugere genus ) nec feedera pristi.

Sunt tentata tort : jufio quoque robur amorìRefiitit: hi mores {6 1 ).

(Sa) Lucanîibidem ,

Vers. 3 3*,

(Cl) Idem',ibidem ,Vers. 372 ,

(a) Cìcero;Jíhilipp. X.

HORTENSIUS (Qui n tus) fils du précédent, se rendit si peu digne d’un tel pere,qu’il pensa en être déshérité (A). Mais si c’eít le même qui fut Proconsul de la Macédoineaprès la mort de Jules César, on peut présumer qu’il changea de vie. II embrassa avec chaleurle parti de la Liberté, kc se joignit fortement à Brutus, pour lever des armées qui fussent capa-bles de maintenir la Causo ( ). IL fut pris a la bataille de Philippes z & masiacrc en ìepieíailles par les ordres de Marc Antoine , fur le tombeau de Caïus Antoine (B). Quelques - unscroient que notre Hortensius est le même, que celui qui avoit été dans le parti de Jules Césarcontre Pompée (C). Or comme ceux qui parlent de lui font assez entendre qu’il étoit fils uni-que d’Hortensius, nous pouvons le regarder comme le pere de Q. Hortensius Corbio,

& de Marc Hortensius Hortalus, dont celui-là fut un monstre d’impuretez & dedébauches (O), celui-ci tomba dans la pauvreté, fîc eut la discrétion de ne se point marier, jus-ques à ce qu’Auguste lui,eût donné les moiens d’entretenir une famille {b). Mais la libéralité decet Empereur n’aìant pas foffi aux besoins de tous les enfans qui naquirent de ce mariage , Hor-talus demanda l’affistance du Sénat ( E ). Tibere rejetta d’abord cette demande fort durement; xxxvu

' ' J 7 xxxviit.

(X

(b) Tarit.AnnaltumLier. 1 1 ,Ca.0.

(A) II pensa . . . être déshérité.'] Cicéron fait assez en-tendre dans ses Lettres ( 1 ) que le fils d’Hortenfius ne va-loir rien, & que son mauvais naturel ( 2 ), & un affranchinommé Salvius l’avoient gâté (z). II semble dire que sonpere ne l’aimoit pas (4); mais écoutons Valere Maxime,qui est là - dessus d’une clarté singulière. Gst Hortenfii quibiec Hortenfii Jais temporibus ornamentum Romans, eloquentin fuit ; admìra-filium,nmpa- in filìo paûentia exitìtìt. Cum enìm eo ufque impiesatem

(t)Epist.m

Cìfiri VI

ad Attic.

( 2 .) NatHYAtncîitenda cjl :betc Cîtrionem ,

trtim sulpa,

•orrupìt.ibidem,leì-r. x,fytst. IV.

tO HUHar-*cn/ìana om-sucre in-initia ; it(tstet homo nt-: À

àah/io libertodeprar/atus•st. lbìd.EpistolaXVIII.

Ibid.l'piíh III■Ltbrì V f.

(-0 Valet.Maxim.Libr. V,<'«p. 'X,

tensius qu'il avoir dans son parti (9). Quelque tems aprèsil lui donna le commandement d’une flotte fur les côtesd’Italie ( 10). Ne décidons point fur des aparences.

Je n'ai point trouvé dans Eutropius ce que Glandorp ( n )prétend avoir tiré du Livre VI, qu'QSavius & Libo Lieu-tenans de Pompée défirent cette flotte d’Hortensius. C’estOrosius qui le dit (ri). Quoi qu’il en soit, Glandorp veutque 1 e Commandant de cette flotte soit le même fils d’Hor-

ejus fu/pecíam c 7 nequitìam invifam haberet , ut Mtstallam tensius l’Orateur, dont Valere Maxime dit tant de mal. II

jus fororis filium h&redem habititrus ambitus reum defendensjudicibus diceret , fi illum damnassent nihìl stbì prater ofeulumnepôturn in quibus acquiesceret fuperfuturum : Bac fcìlìcet fen-tentia quam etiam ediu orationi instruit , filittm potius in tor-mento animì quam in voluptatìbus reponens : tamen ne natu-rel ordinem confunderet , non nepotes fod filium hsredem relì-quit ( s ). II est assez étrange qu’Hortenfius ait fait conoîtrequ'il avoit choisi son neveu pour son héritier; car s’il jugeoition fils digne de l’exhérédatìon, ne pouvoit-il pas transférer

J~.. _ L _It £1*. ,1 /Jifrvtfr nn’í! fiavrxtl-

XXXVIII.

( 9 ) rlu-tarch. in Ca>

iat.pag. 7 ii.

(10) Appïa-nus, L'ir. II,Bell. Civil.

(tr) Onom.p*g. 406.

(t2) Liír.VI,Cap. XV.

(i 3 ÌEpist.

' Att. IV,

est assez bien fondé en cela ; car Cicéron ( 13 J ne nous laissepas douter que ce fils d’Hortenfius ne fût passé dans le partide César. Je n’ai pu trouver quand il en sortit, ni com-ment il obtint le Proconsulat de la Macedoine , poste oùil mérita les aplaudissemer.s de Cicéron (14). Gatanée (15) x'v’mconfondant le pere & le fils, attribue a l’Orateur d’avoir Lìbri xété dans le parti de Pompée, d’avoir fait mourir Caïus An-toine , & d’avoir été massacré par Marc Antoine.

(D) Sst HO RI EN S JUS CORBIO . . .fat un monstre

(14Ì îhi-

lipp. X.

(M) Inïlin. Epist;Libr. V.

son héritage à ses petits-fils, comme il difoit qu’il seroit con- d’impuretex. de débauches.] Valere Maxime (16), don-traint de faire en cas que l’on condamnât son neveu? E- nant une Liste des enfans qui ont vérifié le Proverbe, He-trange grand-pere, qui ne songe à ses petits-fils, que lors roum filiï.noxa, oublie le fils (17), mais non pas le petit-

qu’un fils de fa sœur lui manqueI Valere Maxime a peut- fils d’Hortensius. ÇfaHortenfii . ntpos Hortensius Corbio ('«) Libr.

être mutilé ce fait, par la sopreffion de quelques clauses es- omnibus feortis abjebliorem ey obfceniorem v'ttam exegit,ad ul- m>Cap.v.

spntÌ<=‘11ê'C P/»nê-Ptrp onlTì nn’ìl np fìailf nfpnclvp ta Isorr./^ n ,. tr . * ìàLlJl^.1 . * .... ì ..a. - .. - , » ...

sentielles. Peut-être auffi qu’il ne faut prendre la déclara- imumque lìnguaejus tam libidínì cun£îorum inter ìupanariation d Hortensius, que pour une figure de Rhétorique: il prostitit, quàm avi pro falute cìv'mmin foro excubuerat. Siy a des ruses de guerre dans ce métier que nôtre Orateur Lipse s’étoit souvenu que cet Auteur a parlé au nombreiavoit fort bien meure en usage. Aparemment il vouloir pluriel des petits-fils d’Horteníius dans le Chapitre IX du com ”> t l '*attendrir les Juges , en paraissant s’intéresser à Fabsolution V Livre, il n’auroit pas cru ( 18) qu’Hortensius Hortalus, VKdílnsl s^t-

oe ion client, comme à celle d’une personne qui lui de- & Hortensius Corbio sont une même personne. Le >*

... T , Z?}] te nirlieu de fils. D'autres disent que ce fut la femme caractère, que Tacite donne à celui-là, le distineue vifi- ('*) Com-

( ' ,» U Ca- lU 0 ?® 6 ® Mi hérita de ses biens ( 6 ) ; la femme, dis-je, blement de celui-ci. Moreri & Hofman font la même faute ment '

r.., '- at °n lui avoit prêtée, & qu’il reprit anrès le décès mip T dose . puis QU’ils citent VsiW„

(- 7 ) 11parie dans untautre occasion »

tarch,tone mm.

7 « 4 -

(7' riu-

taichus,

’ n Buuo.Voiez. autR

VellcksEatetculus,Libr. 11 ,

Cap. LXXT,<jut témoigné«jue U Vilsk* Hortensiuspérit dansteíteGtttrre .

(*) Cicero,Epift. adAttic. IIILibr. VI.

d'Hottc c Ul av01t P retee > & M'û reprit après 1e décès que Lipse , puis qu’ils citent Valere Maxime au Chap Ví k s jiT: ^ . du III Livre; Tacite au II Livre des Annales- & Sueto-

. ' 1 }‘ J. massacre en représailles . ne dans la Vie de Tibere, par raport an r,»nt!fii.

soPipo r 1 r Caws ■ Antotne . J kour entendre ces repré- tensius qui étoit extrêmement débauché

Tarit. Ann^Libr. II.

, , - ... . Voisins est la cause

de leur méprise, parce qu il a raporte ces trois Citations àun petu-fils d Hortensius, tout comme fi elles eussent con-cerné la rneme personne (19).

( £ ) M. H or STENsius Hortalus demanda V assis-tance du Sénat.] Sa Harangue est dans Tacite (zo): il avoit , ,amené avec lui ses quatre petits garçons, & en les mon- n f, r ' nal ‘trant au Sénat, il le pria d’avoir égard à la postérité de tant xx xvTíde Consuls & de tant de Dictateurs, c» st\ r p s & prairiest ot Consulum, t ot Dìíîatorum. Lipse ( 11 > trouve l’hvperbole un peu bien forte, attendu que la Famille des Hor"tensius n’a donné qu’un Consul , Sc qu’u n Dictateur TItâche d’excufer Hortalus, en disant qu’il a eu peut-êtv **

toin far r\ r-1 /-(Sfv^o TV\ V « VV4 cl o "XA*. D ,r»L / v A

failles, il faut se souvenir que Caïus Antoine frere de MarcAntoine tomba entre les mains d’Hortensius, durant les dés-ordres qui iuivirent la mort de Jules César; & que Bru-tus aiant aprìs que les fureurs du Triumvirat avoient faitpérir entre autres hommes illustres D. Brutus & Cicéronécrivit à Hortensius d immoler à leurs Manès son prison-nier (7). Cela fut fait. Voilà quelle fut la fin de CaïusAntoine, & quelle en fut la vengeance.

(C) Quelques-uns croient . . qu'il avoit été dans le partide Jules César contre Pompée.] Ce qui fait ici quelque peine,est que k fils d’Hortensius étoit à 'Laodicée l'an de Rome7 oz , & qu’il y menoit une vie tout-à-fait honteuse ( 8 ).

Quelle aparence , dira-t-on, que deux ans après il se soitpouflé de telle forte auprès de César, que ce soit à lui queCésar ait donné se commandement de ses troupes, le jour

quil voulut passer le Rubìcon , & se saisir d’Arimini , en . . __ uu . u , vl „ r( .„ .

quoi consista se début de la grande affaire qui devoir déci- d’Hortalus. Ce dernier fait n’a nuise an 9 V« grand 'der de Lmpue? C’est néanmoins ce que fit César à l’Hor- côté nous ne trouvons qu’un fils d’Hortensius ^'Orateur ■ ce

Hhhhh 3 ' fils

(19) Vos-sius, deHist,Latinis,

M- 4 *.

(217 Com-,ment. inTarit.

vue ses ancêtres maternels Mr. Ryck (zz) n’en parle pas f») *» Ta -en doutant, il donne la chose pour indubitable & il rmir cit.^. 4>.at en vue principalement les Marcìus Phìli u

qu on eutFamilled’Hortalus.