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Tome second. C - I.
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hospital;

8 ii

áparemment ils font en cela une chose qui est assez ordinaire, non seulement à ceux qui babillentdans les conversations, mais aussi aux Ecrivains 5 je veux dire qu’iìs donnent aux uns ce qui apar-tient aux autres (O). 11 6t un beau Testament qui a été imprime, Sc il y marqua entre autreschoses le panchant qu’il avoir eu pour la paix (P), & son indiférence pour les cérémonies funè-bres (0) II mourut le 1; de Mars if7$, âgé d’environ soixante-huit ans (£)). il institua sonhéritière fa fille unique qu'il avoir mariée à Robert Hurault, & il légua fa Bibliothèque à MichelHurault le second de ses petits-fils qui a été fort conu sous le nom de Mr. du Fay {R). J’auroispu raporter plusieurs autres choies } mais je les ai omises, paice qu on les peut tiouver dans leMoreîi, ou dans les Additions de Monsr. Teissier aux Eloges de Monfr. de Thou , ou dans lesEloges de Thevet, ou dans les Mémoires de Brantôme. Ce dernier, qui étoit un homme d’é-péc, a mieux rciissi dans i'Eloge de ce Chancelier (/>), que tous les hommes de plume que j’aielus, quoi que j’avoue que Monfr. de Thou, & Scevole de Sainte Marthe, l’ont tres bien loue.

(i©*) nonvttlïu tan-Uim .Arifto-Ulis QSf^ttodix

imaginumubicjue pros-tanùmn com-parationeconstat , fedìSùlonis . . .félins ....refertbat.Thuan. Ltbr .LVJ,pag. 43*(109) Brant.Mémoires,Tom. / /,pag, m. 78,dans /‘Elogedu Conné'table deAlommo*renci,

(no) Montagne, Es-se i s, Lt t/r //,Chap. XVHypag. m. 576»

5 77.

( 1 1 1 ) Mé-nagé, Moàidi dire lta-lisiHI. P 29»à U fin de ses

Etymolo-gies de laLangue Ita-lienne.

(ilï) X r 9 USles trouverez,traduits enLatin dansVoíílus deScient. Ma*thcm./E 237-

<itz) Cos-tat, Suite dela Défensede Voiture,T a l-

<114) SonNom Françoisétott Gou-tiere, commejel'aprcns duSr. Guiche-non, p 3 6 de/‘Histoirede Bresse.

<us) Jaco-bin Guihe-rius,dejureManium,

Libr. I í 9Cap. XXVI yp.ìSt Edit.Lipf. 1671.

(itíS) Fata-lité de SaintClou. J'aiparié de ceLi -vre-là dans/’ ^Article

Hínki III,

tion (89) (?att dírnier à<tc UKcm. (T^j r

C 1 p) LeX.abotuetir,Atldii an xMcmohc..de OaCt!-nau, T< • /

f<*£- ! - -

fi bi ipfi m apis fit ìllt fimìlìs, fient nec animi dotibus ab infignìPhilofipho multum dijfert. Vndt bens ominari cœpi de compo-nendo turbulenta Reipublica. statu, quia Gallorum CancellariusRégi maxima ìntimus Magnï illius Alexandrì doBorem effigie

ex&quaffet . Nos ttaque Hospitali humanifjmoque vira,

honoris gratia, tune verficules dedicavimus comtter supra ex-peéìationem accìpttndos :

Quisqnis Aristoteli doctum te contulit, idemBlanditus docto fertur Aristoteli.

Mr.de Thou confirme ce que Théodore de Beze a dit (108).Notez que Brantôme parle d’une autre ressemblance. LeChancelier del’Hospital, dit-il (109), avoit du tout l'appa-rence de Caton , avec fa grande barbe blanche, son visage pafle,fa façon grave,qu on eust dit à le voir que c estoit un vray por-trait de Saint Hìerosme ; aussi plusieurs le disaient à la Cour.

(O) &fuelqucs-ttns lui attribuent la comparaison des singes ,cy aparemmtnt ils . . . donnent aux uns ce qui apartient auxautres.'] Ils transportent au Chancelier de l’Hospital unepensée de son Prédécesseur. Lisez ces paroles de Monta-gne ( 110) : ,, J’ay bien trouvé le chemin plus court & plus

,, aisé.de me défaire de ce défi r, & de me tenir

„ coy .... jugeant aussi bien sainement de mes forces,

„ qu’elles n’estoient pas capables de grandes choses. Et me„ souvenant de ce mot du feu Chancelier Olivier; que les„ François semblent des guenons, qui vont grimpant con-„ tremont un arbre , de branche en branche, & ne ces-„ sent daller, jusques à ce qu’elles soient arrivées à la plus„ haute branche, pour y montrer le cul quand elles y„ font (u) ”. Mr. Ménagé (m ) cite ces paroles de Mon-tagne, après avoir raporté quelques Vers Grecs (m), oùScaliger s’étoit servi de cette même pensée contre Lydiat, Scles Vers Latins que fit Saumaise contre le Pere Petau, quiroulent fur la même comparaison. Costar insinue que leChancelier Olivier parla ainsi dans une Harangue. C’esl ceque j'ai de la peine à croire. Monsieur le Chancelier Olivier ,dit-il ( 113 ), ne fit point scrupule de comparer publique-ment les François aux singes, qui grimpent de branche enbranche , cr monftrent le cul quand ils font au haut de ïarbre.Nous allons voir qu’un Avocat au Parlement de Paris attri-bue cette Comparaison au Chancelier de l’Hospital. Cet A-vocat n’est gueres conu que fous le nom de Gutherius (114),que l’on pourroit traduire en cinq ou six façons différentes,fans s’écarter de l’analogie selon laquelle les François ont la-Cela soit dit en passant. Voici le fait.

L’Ode

Charolois. Rem. Cri t.

(P) Il marqua dans son Testament le penchant qutl avoiteu pour la paix.] 11 voulut bien , dans ce dernier aéìe de favie Je faire honneur de la même chose dont Cicéron s’é-toit’ vanté en plein Sénat. A«o quidem in belle , difoit cegrand Orateur Romain , fimper de pace agendum, audien-dumque putavi ; femperqut dolui , non modo pacem, fed oratio-nem etiam civ'mm pacem l 'effiagitantium repudiari ; neque enimego illa, nec ulla unquam fecutus fum arma civilia femper-que mea confilia palis , es 1 toge. jfecia, non belli, atque armo-

rum fuerunt . 6 ]uod quidem meum confilium minime

obfcurum fuit , nam e? m hoc or dine , intégra re , multa depace dixi ; ey in ipfi bello eadem etiam cum capitis mei pericu-lo fenst ( 118 ). 11 n’y a presque rien là que Mr. de l’Hos-pital n’eût pu dire: mais voici ce qu’il a écrit dans son Tes-tament ( 119 ) : „ Je puis asseurer que jaçoit que les armes„ ayent esté prises par quatre fois, & qu’on ayt donné ba-

„ taille par quatre ou cinq fois, j’ay toujours conseillé &1. -- -- •

(-1 Volet, léficm. (H 1 ,Citât. (6S ).

(p) H est in-féré dam celuidu Canné:ailede Montmo-

( 118)Cice-ro pro Mar-cello,^. V.

0 19) Testa-ment deMichel del’Hospital,raporté purColomîes,Biblìoth.CÍioiíìe,pag. 60.

(120) Votez,Us Lettresde Fasquier,Livr. X ,pa%. 62 6 CTf 'uiv. dt# ì To~me oh il re-présenté lemalheur desGuerres Ci -

(tnl Testaament, &c.Eiblioth.Choisie,P*&. «r.

persuadé la paix, estimant qu’il n’y avoit rien st domma-„ geable à un pais qu’une guerre civile, ny plus profitable„ qu’une paix à quelque condition que ce fust (izo) ”.

Aiant ensuite parlé des ennemis que cette Maxime lui attira,ìk des malheurs où la France fut plongée , &c, il ajou-te ( 12.1 ): „ Je fis place aux armes, lesquelles estoyent les„ plus fortes, & me retiray aux champs avec ma femme,

„ famille ík petits eu fans, priant le Roy & la Reine à mon„ partement de cette feule chose, que puis qu’ils avoyent„ attesté de rompre la paix & dc poursuivre par guerre„ ceux avec lesquels peu auparavant ils avoier.t traité la„ paix , ôe qu’ils me reculoyent de la Cour parce qu’ils„ avoyent entendu que j’estois contraire & mal sentant de„ leur entreprise ; je les prìay , dis-je, s’ils n’aquiesçoient,, à mon conseil, à tout le moins quelque temps après qu’ils 7 : r; .." auroyent saoulé & rassasié leur cœrìr & leur sois du sang » «M'„ de leurs sujets, quils embrassassent la prémiere occasion„ de paix qui s’offciroit, devant que la Chose fust réduiteà une extrême ruine: car quelque issue qu’auroit cette

pUf* nu nnmrriil- *-*Xr- —-r - -

guette, elle ne pouvoir estrê que très-pernicieuse au Roy„ & au Royaume

(IL) ll mourut âgé d'environ foixante-huit ans.] Voicide quelle maniéré il commence son Testament ( 122 ) :„ J’ai tousiours esté en doute de mon âge, parce que mes„ amis difoient en avoir ouy tenir divers propos à mon Pe-„ re (*) en diverses sortes,lequel maintenant difoit„ tois né devant la guerre esmue

(*' Jean iet’Hésitai.

(tzj) Là-

mtMe,p*g.Stl(524) 11 en

(î2S> .AuIf Towestansf’Eloge du. Connétable

contre les Génois, tantoit de Motu .

que j es-

--, vwntUlL

. sv! , <nlt dlt en panant. Voici le fait. Sape » mamtenoit que j’avois pris naissance lors qu’elle fut mise morenc i.tinisé leurs noms. Cela lot : dit e ^ P Michaélem Hospiia- ,, à fin pat le teu Roy Louis 12, a laquelle mon Pere se

ego audivt a fort noftn pnnc.fi ^ ^ trouva servant de Medecm à Charles Duc de Bourbon

Lm Francu Camellanum, » firtuna pelluntur, fi- II ne seroit pas étrange qu’un paiian grossier & stupide

litum dicert, nrn tos, qui arborer» naBa, eousque ignorât l’âge de son fils, dc cela meme n’arrive que rare-

miarum ejfe fimiUmtn » 1 J , ■ falikmm evaferint , ment ; maïs il est tort «range qu un homme d’esprit > Sc

confiendunt, ut cum ad Jumm m „ tant ^ p r & t e- de savoir , tel qu’étoit le pere de Michel de l’Hospital, aitfoins vente str'tâenttbus operta te Ou , mille exemples qui varié là-dessus, non pas d’un jour ou d’une semaine, mais

- de plusieurs mois. Son fils décide (123) qu’il avoit dix-

huit ans lors que le Connétable de Bourbon sortit de Fran-„ croioit d— £ ”

de Louis XII

reuntibus ridicule 0sentant (nç). ...

prouvent que la même pensée se débite avec des attributionsà diférentes personnes. J’en citerai un feulement qui a duraport au Régné fous lequel notre Mr. de l’Hospital a eu lacharge de Chancelier. „ On difoit un jour à Mr. de Ville-„ roy qu’il étoit l’homme du monde qui pouvoit le mieux„ écrire l’Histoire de Charles IX, comme ayant eu part à„ tout; & qu’à cause de cela , il la devroit écrire. J’ay„ trop d’obligation , répondit-il , à ce Prince , & j’aime„ trop sa mémoire, pour faire son Histoire (/?); voulant„ dire que les véritez qu’il seroit obligé de raporter , se-„ roient honteuses à ce Roy ( 116) ". Voilà ce quedit l’Auteur du Livre de la Fatalité de Saint Clou ; maisMonsieur le Laboureur (117) raporte que Morvillier fitcerte réponse. J’aimerois mieux suivre cette derniere t ra-din» ’H.

§ » L’édition des Essais de Montagne, in 16 Lyon,chet, François le Febvre 1595, a supprimé ce mot là , com-me injurieux à la Nation. II ne l’est pourtant pas davantageque celui-ci de Tite-Live, 1. JO. Gallorum prima proelia plusq'tctm virerum &c. Mot , que Rabelais , 1. t. ch. 48. ab'.en osé mettre dans la bouche de l’un des Généraux d’ar-mée de Gargantua, opinant en plein Conseil, Sc devant sonbattre. Rem. Cri t.

§ (/3) Ce mot qui dans Mathieu , Hist. de Louis XI.

P a S-371. édit. de 1610. est d’utt certain. Seigneur à utt Mr.de Tinteviste, qui lui avoit dit qu’auire que lui ne pouvoitmieux écrire la Vie de son feu Maître, pourroit bien êtreoriginairement du Chancelier Morvillier, à qui le Roi Louis

,., a ,y 01t . fait l’affront de le desavouër dc quelques duretez „ c r 1C ec. voiez ie r^TOME P / ° urUnt chargé de dire dc fa part au Comte de Thou au Livre XCII.

(I26’ : Ellen*efi pointdans CEdiî.dtColomiés.

(tZ 7 )Ler lydans P Edit.de

Colomiés.

__ ,_ 1 ì- L 1 C

ce ( 124) ; il croioit donc être né l’an 1305. Notez que hguerre de Louis XII contre les Génois fut terminée aumois d’Avril 1507. Brantôme, qui a inséré dans ses Mé-moires (123) le Testament de ce Chancelier, n’oubliepoint la Préface ( 126) qui témoigne que le testateurâgé de foixante-huit ans. La

(12*) Thua-nus, Hìstor.

Likr. L.vi tin fìn.pag.

G r») Sam-nuit h. inElog. Liir.I,peg.m. 6 q.

- étoit

.. date du Testament est le troi-sième ( 127 ) jour du mois de Mars 1573. C’étoit encore pla- / , v i

cer íà naissance à l’an içoç. Si Mr. de Thou (128) , 8c /„ --Scevole de Ste. Marthe (129) avoient eu égard à ces cho- de stses, ils n’auroient point dit que Michel de l’Hospital vécut à,

ni'xaritp’ B?

Llogesde Ste, Mat-

x __ vecut thz,Uvr.}I 9

environ soixante & dix ans. ó^'r^ 177

(R) Le second de fis petits-fils ... a été fort conu fous U i *nom de Mr. du fay.] On voit dans son Eloge composé (uO Mupar Sainte Maithe, qu’il avoit beaucoup d’esprit Sc deru-dition, & quil fut Chancelier du Roi de Navarre, Sc qu’ileût pu parvenir à la dignité de Chancelier de France, fi aulieu de se mêler mal-à-propos de la profession de soldat, ileût continué de s’attacher aux fonctions 8c aux exercices dcla robe. On y voit aussi qu’il mourut de déplaisir en 1592,pour avoir été contraint de céder le Gouvernement deQuillebeuf (130); mais on n’y voit pas qu’ìl étoit actuel-lement de la Religion. Quelques-uns l’ont accusé d’avoirété prêt à tourner casaque. Voiez la Confession Catholiquede Sanci (izià, & les Notes qui l’acmmmm-. '

^ — >*--> idoles qui raccompagnent dans l’E-

dition de 1699. U composa en i;88 un Ecrit intitulé Lefranc ex libre Discours (izzj, qui passa pour une très-hon-

“ Pì '“- --*•

- 1 - ' 1 ^

Chapitre VdnI Livre , ^ttu ChapitreIX da ir.

Ou) 11 a i\cinséré aa Ul

Tome desM c moisesdc la Ligutf*fau 1

vantei foui seTitre d*CX-cellent Sclibre Dis-cours fur

au mot Fay, 8cM0nst.de

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