H O S P I T A L.
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{'j) C’t fl uxdtt I Livre,Richelet,qui l’« com-mentée, ditque c’ejï unChef tCceuvrtde Poésie.Voiez aussiTasquier,»#J CXll Livredt fei Let-tres,/»^. 7J8.
(r) Brantô-me , Mé-moir. Tem.II,p. m. 8j.Voiez dansVaiillas,Histoir. deCharles IX,Livr. VI, pag .m. s & fuiv.un grand dé-tail de cetteDispute.
(s) Brantô-me , Mé-moires ,
Tom. i I,p»g,
*7; 88.
(U3) Frag-ment del’Exameadu Princede Machia-vel , pag. 8 Jdr suivantes .
(134) VoiezMr. Bailler,au Recueild s And,Art. 34.
(135) fecroique cela ejlfus ose'.
(«) Ansel-me, Hist.des gransOffic, pag.266.
(t) Etat dela France ,imprimé Pan1 * 57 , pag.5 > 2 , î> 3 .
(2) Ansel-me, Palaisde l’Hon-neur, pag.
4 r 4 *
(3) Hist.desgrans Offic.t a g. 232.
( 4 ) A Ut“ie SOJ.
L’Ode de Ronsard (q) destinée à l’Eloge de ce Chef de la justice a passé pour excellente j maisenfin, à certains égards , je ne trouve rien qui égale la description de Brantôme. Elle nousmontre que Monsr. de l’Hospital est un personnage que l’on peut oposer à tout ce que l’ancicnneGrece, ôc Pancienne Rome, ont eu de grand & de généreux dans les personnes de robe. Je ci-terai dans mes Remarques tant d’autres Passages, que pour n’êtrc pas trop long je m’abstiendraid’alléguer ce que Brantôme a écrit. Je prie teulement mes Lecteurs de considérer deux choses:la prémicre est ce qu’il remarque fur la dispute que le Chancelier soutint avec la derniere fermetécontre le Cardinal de Lorraine, qui demandoit que le Concile de Trente fut reçu (r): l’autreconcerne Pintrépidité que Monsr. de PHospital fit paroître après le massacre de la Saint Barthe-lemi, lors qu’il eut sujet de croire que les tueurs avoient reçu ordre d’exploiter dans fa maison (/)•Je dirai encore ceci: Un fameux Auteur (/) aiant défini la force de l’ame ” une certaine trempe„ & disposition d’esprit toujours égale en soy, ferme, stable, héroïque, capable de tout voir,
„ tout ouïr, 8c tout faire, fans se troubler, se perdre, s’étonner ”, ajoute que c’est à -peu- près
comme Va décrite Juvénal par six beaux Fers de la X Satyre {u). Monsieur le Chancelier dePHospital, continue t-il ( x ), ” qui estoit pourvu de cette force d’esprit autant qu’aucun autre„ de ceux qui Pont preccdé ou suivy, la décrivoit encore plus brievement, quoy qu’en termes„ beaucoup plus hardis, desqucls même il avoit composé fa devise, Si f radius illabatur or bis im-„ pavidum ferlent ruines (y) ”. Voiez la marge (z). Oublierois-je les services qu’il rendit mê-me après fa mort? IN’est-il pas juste d’obscrver que les Maximes d’Etat fur lesquelles il se régla,
furent très-utiles à la France, parce qu’il forma des éleves qui s’oposérent en tems & lieu aux en-treprises pernicieuses des Ligneux, 8c les firent avorter (S)ì J’ajouterai quelque chose à la Re-marque qui concerne Mr. du Fay son petit-fils (aa) (T).
(z.) La vigueur que la Cour de France témoigna en i;Sz contre le Pape, qui avoit cité la "Reine de Navarre ire, ir qui fut ehligé de cassason Momtoire, fut P Ouvrage de Monsr. de PHospital, dr du Connétable de Mommorenci. Votez. Mr. de Thou, au LivreLXXXJI , pag. m. 32, & 33. , (aa) C’eji ta Remarque (R).
(S) Il forma des éleves qui s’oposérent . . . aux entreprises. . . des Ligueux cr les firent avorter, j Un Auteur Anony-me que j’ai déjà cité me fournit le Commentaire dont j'aibesoin. II dit (133) que fi la dévotion du Ministre ou duConseiller du Prince ri est bien sondée, cr son zélé bien réglé,il est impossible d’imaginer les maux qu’il peut faire. Premie-rement, il fie laisse surprendre, cr puis âpre s tl surprend luy-mesme son maistre. Car en matière de dévotion les plus habi-les s’y trouvent pris. Plusieurs croyent estre grandement pieuxt? devotieux, s’ils font grandement ignorans en ce qui concer-ne la Religion, dequoy ils fie raportent aux gens du mestier ;quelques-uns desqucls estans pratiquez les menent âpres par unbeau chemin. Nous avons parlé des grandes mi/eres où plu-sieurs grands Princes , cr d’ailleurs trés-advisez sont tombezsaute d'avoir entendu ceste cabale. Disons un mot de quelques-uns de leurs Ministres. ... U y en avoit de deux fortes-, carccux qui avoient esté nourris foubs la discipline du Chancelier(le ÏHospital tendent les maximes, qui estdent non seulementconformes à la pieté cr modération Chrefitienne,mais utiles pourla conservation de la paix cr manutention de l’auHorìté duRoy. Les autres, au contraire, soit par conscience sans beau-coup de science, soit pour faire bande à part, s’attachoient tel-lement à l’extérieur de la Religion, qu ils estimoient qu il va-lait mieux laisser embraser le Royaume , que d’y souffrir lemoindre accommodement pour le faiíl de la Religion. Or cequi est arrivé de ceste diversité d’opinions a esté, que ceste der-niere a grandement aydé à former, estever cr fortifier la Li-gue ; cr l’autre à la destruìre cr à redresser le Royaume, quela saêlion contraire avoit porté bien près cle fa ruine.
( T) Rajouterai quelque chose à la Remarque qu 't concerneMr. du Ray son petit-fils.'] II composa plusieurs Livres ano-nymes fur les matières du tems. C’est à lui que l’on attri-bue l’Anti-Sixte, l'Anti-Espagnol, er le Francophile contreles Conspirations du Roi d’Espagne, du Pape , CT des Rebellesde France (134)- Mr. Baillet, qui m’aprend cela,ne carac-térise point la prémiere de ces trois Pieces, & je ne sauroisdire s’il veut parler d’un Ouvrage dont j’ai vu une Editionfaite à Coloigne de l’Imprimerie d'Herman solin (135) lan1586, in 8. II a pour litre Moyens d’abus, entreprises cr
militez du referit cr bulle du Pape Sixte V du nom en datedu mois de Septembre 1585 , contre le Seren'tssimt Prince,Henry de Bourbon, Roy de Navarre . . . cr H s n-Ry de Bourbon . . . Prince de Condé, par un Catholi-que, Apostolique, Romain: mais bon François, cr tfes-fideleSubjet de la Couronne de France. A l’égard de la secondedes trois Pieces, Mr. Baillet dit ceci : fAnti-Espagnol „ a„ esté imprimé en des temps différens avec quelques chan-,, gemens. Celui qui parut l’an 1594 in xii a pour titre,, l’ Anti-Espagnol, & Exhortation de ceux de Paris qui ne fit,, veulent satre Espagnols, à tous les François de leur parti,» de se remettre en l obéissance du Roi Henry quatrième , (f„ de se delivrer de la Tyrannie de Castille. 11 fait le quatrié-„ me & dernier des Excellens Discours fur l'Etat de la Fran-„ ce, publiés en 1595. Mais celui qui a esté depuis retou-„ esté a esté mis au jour fous le Titre de l’ Anti-Espagnol , ou„ Bries Discours du but où tend Philippe Roi d’Espagne st„ méfiant des affaires de France. 11 fe trouve inféré au qua-„ trieme Volume des Mémoires de la Ligue publiés l’a»„ 1604, par le Sieur Samuel du Lis ( 136) II y a u»eEdition qui a précédé ces deux-là, elle fut faite l’an 1390,!»8, & s’intitule simplement Coppìe de l’Anti-Espagnol saisi àParis. Mon Edition du IV Tome des Mémoires de la Fi-gue est de l’an 1595: l’Anti-Espagnol y a été inséré à la pa-ge 230. Si Mr. Baillet a vû une Edition de fan r 604, cen’est pas la prémiere. Ce que je m’en vais citer pourra ser-vir de Suplément à une Remarque de l’Artide de GrégoireVII (137). C’est celle où je dis qu’il n’est point sûr de ju-ger des Princes par les Ecrits que l’on publie contre eux pen-dant la chaleur des Factions. C’est l’ordinaire des Faâìons deproduire des Libelles. Sans ïexpresse defence cr commandesne»*du Roy, long-temps avant qù'tl euft ce bon-heur ds estre receùen l'Eglise, celui qui a sait íAnti-Xiste, ne se fut arrefié enfit beau chemin. Sa Majesté, qu't ria jamais aimé ces âmesdefireglées, cr transportées de passion démesurée,commanda ff ece livre satyrique fust fiuprimé. Il ne sut pourtant sW'jQue s il vit en quelque autre siecle, il servira ds armes O 1 »bouclier aux ennemis de l’Eglise qui renaiflront des cendres aceux-cy, pour attaquer » leur coustume ce chef ( 138).
HOSPITAL (François de l’) créé Maréchal de France le 23 d’Avril 164)fe nommoit avant ce tems-là Monsieur du Hallicr. Monsr. Moreri copiant lc Pere Anselme p ar * camplement de sa Généalogie, 6c indique ses exploits, 6c ses dignitezj mais il ne dit rien d’u» echose que j’ai lue dans un Etat de la France ( A ). Je la raporterai. Je donnerai aussi unplément d’une Observation que j’ai faite ci-dcssus touchant la prémiere femme du Maréchal del’Hospital (B).
( A ) Mr. Moreri ... ne dit rien d’une chose que j’ai luedans un Etat de la France. ] C’est que le Maréchal de l’Hos-pital étoit originaire de Calabre d’une très-illustre Maison,com-me ayant eu plusieurs alliances avec les Roy s ou Reynes de Na-ples. Mais Vamour, que ses predeceffeurs eurent pour Charlesd’Anjou second Roy de Naples, les ayant engagez dans sonparty contre les Roy s d’Arragon cr de Castille , ils surent con-traints de chercher un azile en France lors que ces Princes Es-pagnols reprirent le Sceptre de ce Royaume ( 1 ). Puis que lePere Anselme n’a point parlé de cela, il faut ou qu’il n’eneût point de conoissance, ou qu’il ne le jugeât pas certain.II commence la Généalogie de cette Maison à un Françoisde l’Hospital, qui vivoit en 1314 Sc 1338 (2); & dans unautre Livre (3) il ne remonte que jusqu a François de l’Hos-pital Chambellan &c. de Charles VI en 1404, & cinquièmeaieul de celui qui fait le sujet de cet Article. Notez que l’Au-teur des Notes fur les Coups d’Estat de Gabriel Naudé s’abu-se beaucoup de prétendre (4) que notre Maréchal de í’Hos-pital étoit issu du Chancelier de ce nom.
{B j Je donnerai un Suplément touchant la prémieredu Maréchal de l’Hospital .] On a vu ailleurs (î) ^ 1 ma .fi peu de délicatesse, qu’il ne fit aucun scrupule de le -j.rier avec Charlotte des Essars, mere de plusieurs ern ^légitimes, les uns du Roi Henri IV, & les autres » ,
dînai de Guise. J’avois oublié, lors que je fis cette R dcque, ce que j’avois lu dans les Notes fur les Am cetteHenri le Grand. Mais puis que je m’en souviens ^u-
heure, il faut que je fasse voir à mes Lecteurs aVO itvelle circonstance de la victoire que Mr. du Haï» v0 ; rremportée fur les scrupules matrimoniaux. Vous a u > a .que Charlotte des Efíars étoit bâtarde elle-même, ^’u»près la mort du Cardinal de Guise elle fut maître g^ arSautre Prélat. Henri IV „ aima encore Charìotte &
„ fille naturelle du Baron de Sautour en Champa? ’ 0 jt
,, de la Dame de Dheny, dont il eut deux filles. f 0 n
„ esté suivante de la Comtesse de Beaumont Har 7 ,
„ Ambassade d’Angleterre : depuis elle fut au Usai. q .„ Guise, qui en eut plusieurs enfans, le Comte u rant j n ,
(t) Naude,Coups d’£s"tat, chép v >çeg.m. 7 g 4‘
(«) Fertaopojce fini'
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M Naudé,Coups d’£-uttfég. 7*í>7 % 6 .
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