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Tome second. C - I.
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H O T M A N. HOTTINGER.

( O Eh 1700in 4.

( / ) VoieZj

/’Oraifonfunebre deScipionGentiiìs»Apud WitteMemor.Jurisconf.t*l* 33.

(a) Vm163p.

(t) Guillau-me Basvjel •

( e ) L*au1642»

(a?) VûieXtlu'kemartj. (F).

(e) uArtiumTtbetorologi-carum orii-narius , érThéologieVet. TejK at-*]ueComrover mJïarum extraerdinem Pro-fejsor defig-natus. Hcî-degg. Minfrk , Ctta-t ion. lg!-

(/) U U

n f ut U 16dt Juillet

1655.

(1) Impri-méet l’an1631 ,ir nonsas P un IóJI,comme on ledit dans laVie duP. M»rin,fag. 22 Edit,franco/.

(t) Simon>HistoireCritiquedu VieuxTestament ,

Livr. III,Chap. XIX,pag. m. 4 **f.

(ì) In VitaJoh. Mori-

ni, pag. 1 â,

37.

C4) Jo.Henr.Heidegge-lu? , in Vita

Hottìngeri ,

ad Annam

'644.

8l8

cté imprime à Amsterdam (k) sous le Titre de Francisci & Joannis Hotomanorum Patris ac Fil»

£5? clarorum virorum ad eos Epistolœ , me fourniroit beaucoup d’Additions pour cet Article, soittouchant l’aplication ruineuse de notre Jurisconsulte à la recherche de la Pierre Philosophai (/) , dessoit sur plusieurs autres particularisez de fa Vie; mais il vaut mieux que je renvoie mes Lecteurs taux Nouvelles de Mr, Bernard {m). L’Extrait qu’il donne de cet Ouvrage ne laisse rien à de- f ,g.sirer. On peut aussi consulter le premier Volume Observationum selectarum ad Rem Lìtterarìamspeiïantium imprimé à Hall l’an 1700.

HOTTINGER (Jean Henri) Pun des plus fameux Ecrivains du XVII siccle, étoitné à Zurich le 10 de Mars 162,0. Les progrès qu’il fit pendant ses prémíeres études donnèrentde si belles espérances, que les Curateurs des Ecoles prirent la résolution del’envoier étudier dansles païs étrangers aux frais du public. II commença ses voiages le 16 de Mars 1638, & s’en allaà Genève, d’où après un séjour de deux mois il passa en France. II vit ensuite la Flandre, 6í laHollande, & choisit Groningue pour le siégé de ses études: mais Pcnvic de se perfectionner dansles Langues Orientales Pengagea au bout d’un an à se transporter à Leidc («), pour y être Pré-cepteur des enfans du Professeur Golius, l’homme du monde qui avoit le plus de conoissance deces Langues. II profita beaucoup dans l’étude de P Arabe par les secours de Golius, & par lesLeçons d’un Turc. II auroit suivi à Constantinople, en qualité de Ministre, l’Ambassadeur (b)des Etats Pan 1641, si Mrs. de Zurich y eussent voulu consentir: mais ils aimèrent mieux le ra-peler, afin de le faire servir à Pavantage 6c à la gloire de leurs Colleges. Ils lui permirent devoir PAngleterre avant que de revenir en Suislè: 6c dès qu’il fut revenu ils le firent (c) Profes-seur en Histoire Ecclésiastique ; 6c un an après ils lui donnèrent deux autres Professons, cellede la Théologie Catéchétique, 6c celle des Langues Orientales. II se maria à Page de vingt*deux ans (d) j 6c il commença à s’érigeren Auteur à Page de vingt-quatre (A). II trouva tantde goût à ce caractère, que dans la fuite il ne cessa de produire Livre fur Livre (B). Cela nelui étoit pas mal-aisé; car il étoit extrêmement laborieux, 6c il avoit une mémoire prodigieuse-II y a néanmoins lieu de s’étonner qu’un homme chargé de tant de fonctions Académiques, &•détourné par tant de visites 6c par un très-grand commerce de Lettres (C), ait pu composer tantde Volumes. On lui donna de nouvelles Professions Pan 1673 (£•), 6c on Paggrégea au Collègedes Chanoines. Deux ans après, il fut prêté pour trois années à PElecteur Palatin, qui vouloitsc servir de lui pour remettre en réputation PUnivcrsité d’Heidelberg. Avant que d’y al.er, il f utprendre à Baie le Doctorat en Théologie (/). II arriva à Heidelberg au mois d’Août t6ff, &y fut très-bien reçu. Outre la Profession en Théologie du Vieux Testament 6c aux Langues

Orion-

{A) il commença à s'ériger en Auteur à V âge de vingt-quatre ans. ] Et cc ne fut pas pour une petite entreprise, maispour attaquer fur une matière très - épineuse l’un des plusíavans personnages qui fussent alors dans l’Europe. Car ilentreprit de réfuter les Dissertations du Pere Morin fur lePentateuque Samaritain ( 1 ). On lui peut donc apliquerces Vers du Chapelain décoiffé:

Mes pareils avec toi font dignes de fe batrt,

Et pour des coups d’ejfai veulent des Henris quatre.

Cet Ouvrage, qu’il intitula Exercitationes Anti-Moriniana.,fut fort goûté par les Protestans, soit à cause de l’Erudi-tion de T Auteur, soit à cause de la matière qui ne pou-voir pas être plus favorable, puis qu’Hottinger se batoitpour le Texte Hébreu de la Bible, duquel le Pere Morinénervoit l’Autorité le plus qu’il pouvoit. Mr. Simon jugeque cet Ouvrage est un des meilleurs qu’Hottinger ait pu-bliez ; & ainsi l’on pourroit dire que son coup d’effai futson chef-d’œuvre. Raportons tout le Passage de Mr. Si-mon ; il n’est guere avantageux à la mémoire du DocteurSuisse. ” Si Hottinger avoit gardé quelque modération dans,, ses Ouvrages, 8c qu’il ne fe fût pas tant arrêté aux mi-„ nuties, on pourroit y trouver quelque chose d’utile pour», l’intelligence du sens literai de l’Ecriture. Mais comme», il prend presque toujours parti » 8c qu’il compofoit ses„ Livres avec trop de précipitation, il est sujet à se trom-», per souvent. Un de ses meilleurs Ouvrages fur cette», matière est celui qu’il a écrit contre les Exercitations„ Samaritaines du P. Morin : 8c il n’est pas même tout-à-„ fait exact dans cet Ouvrage (2) ”. Mr. Simon a criti-qué dans un autre Livre celui d’Hottinger ; mais légère-ment, Sc fans un véritable dessein de nuire. Voici ses pa-roles ( 3 ) : Joannes Henricus Hotùngerus , qui statim à Libri

contrab rum

• muùre aufum ( ; ). Et Merfennus , cui Hotùngerus ù"adjunéìis literis mifit, id soltim respondit, nec fibi Bot'tingerï juvenilem ardorem satis probarì, nec Hotùngerumrinum penitus nojfe. Quasi videlicet juveni integrum nonrit senum deliria taxare, & ipse Morinus interiorem animi f utnotant in vulgus edito libro non patefecerit. Le Peie Messe 11 'ne, ce me semble,ne vouloir dire autre chose sinon qu’Hot"tinger ne conoissoit pas bien le Pere Morin. Je ne doutepoint que le sens de la réponse qu’il fit ne fût celui-ci: Ufeu de la jeune/fe vous a fait aller trop loin, c? ji vous conofi'fiez. au fond le mérité du Pere Morin, vous ne le trait#f* 1pas de la forte. Réfùtez-vous cela en disant que le Pere Mo-rin a fait conoître le fond de son cœur par son Ouvrage ? J*veux qu’il ait fait conoître qu’il avoit dessein de relever *Vulgate, 8c d’affoiblir l’autorité des Textes originaux: n»'ce pas l’intérêt 8c le dessein général des ControversistesRome? Hottinger ne conoissoit guere le Pere Morin, P U1qu’il le prenoit pour un Moine.

(B) ll ne cejf'a de produire Livre ftlr Livres Si VOUS VOlez voir une Liste exacte de tout ce qu’il a donné au adepuis l’an 1644 jusques en Tannée 1664, lisez sa BiblM^ eTtgurina (6). Vous y trouverez l’Histoire 8c le < ' ata . 0 g UCchronologique de ses Compositions, 8c un autre Catalof»^où il les range selon Tordre des matières. On a m» rc l u ® , a j adans fa Vie ièlon Tordre des années tout ce qu’il a puW ie 'quantité y est étonnante.

(C) ll étoit détourné par beaucoup de vijîtes, & r ]j rCtrés-grand commerce de Lettres.] Les paroles c l' 1 ’ oî }- V *qui-expliqueront cela en détail. Non publias t an tut» » n .’ “ gbus distrìiïtts fuit , curationibus vigilantiffìme ' vacav> - t ,’ re t,quotidie calamum in exarandis , quos in publicutn mu ^lìbris exercuit : Verum etiam amicorum , peregrinorut»pitum , qui ipfius videndì cr audiendi gratta hue cotnt*/ e &dejtderiis satisfecit. Erat enim ipjius domus plena

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«V» CfSfl

Sir.

‘’ftíotti" 1,

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fui limine cuius h&c est inferiptio , Exercitationes Antì-Mori- frequens concurfu splendidijftmorum hominum.

niante de Pentateucho Samaritano ejusque udentica authen-tica ; Mortnum appellat Monachum qui communem Monacho-rum sortem superet. llle de Samaritanis cr eorum codicibusdt/ferit , putatque Samarïtanos à fudùs Pentateuchi fui exem-plar haufìffe ; fed conjeâluris tantum , non autem firmiffimisrationibus, ut ita fentiret adduci potuìt ; ìstud minus accuratum«Jfe probat exemplis aliquot pleonafmorum , vocum vel mutata-rum in alias vel omiJfarum,fimilibusque erroribus quos profert,C r ex quibus conficipo/fe arbritratur, non magts credendum e/feSamaritanis Pentateuchum fuum jaHantibus , quam Ebionitisverum er folum Matthú Evangel’mm Hebraum venditantibus,qua in re profeílo gravi/f me hallucinatus efl Hottingerus, quitam ventranda antiquìtatis Pentateuchum Samaritanum cumadulterato Eb'tonitarum Evangelio comparare audeat. Morinumetiam imperitU argu'tt Hotùngerus, quasi Rabbinorum quorun-dam quos laudaverat mentem haud ajfecutus fuiffet. Mr. Hei-degger a raison de remarquer comme une chose glorieuseà notre Hottinger le silence que le Pere Morin garda; maisje doute qu’il ait pénétré 1a pensée du Pere Mersenne. (4)Liber toti erudito orbì charus, acceptufque fuit. Confiât Mo-rinum diu adhuc fuperstitem librum accepijfe legijfe, neque

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quid abdttum qu&rebatur, ille thésaurus, Me delubru ^ trlbatur. Ex omnibus, qua ei obvenerunt, negotiis rntr0 , r f( bitaV industrìa fe explicavit. Neque etiam deficiebat aextemporali facultate. Veniebant omnium Ordinum » ajfsitratatum viri: percontabantur de arduis, de dubits qbus, quarum ille pondus prafenù femper animo e f ce i.Lsifmémolestiam epistolarum c? feribendi ad amìcos hic rc ^quo nonnunquam solo perire fibi diem sapé ‘} uere " at J t ní ii, auttidie aut Galli, aut Germant, aut Belga, aut A ^Dant, aut Itali ad ipsum Epifiolas mifitavêre de ^cafibus Ecclefia, de CivHium rerum momenùs, de ’ e ]queSbus Me gnaviter c? promù/simé respondit ( 7 )• . a yoientpages après on donne la Liste de tous ceux si . re rri'commerce de Lettres avec Hottinger : leurs j g v i-plissent plus de deux pages. Entre les errangers q pistes;litèrent il ne faut pas oublier les Députez des Jcar il eut plusieurs conversations avec eux, q n ona e aíérent pa/zurich Tan 1653 en retournant de ce

Paris. On a trouvé parmi ses papiers la r ^ de-

qu’il leur dit, 8c de ce quils dirent, 8c on Ppuis peu (8).

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