Band 
Tome second. C - I.
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HOTTINGER. HUARTE.

(it) Hei-degger. inVira Hot-tingeii.

(29) C'tst-k-étire celle deCyrille Lucar,Patriarchede Cohjlanti-nople.

(a) Veiex.

í Apologiede Costar,?» HZ >214.

(1) Il Pavaitété à PaÂetie,

(z) Veiex.vu VerdierBiblioth.Françoile,?» q;r. CeTitre est unfeu chfiH.tjètbins l'Editiùndont je mesers t ejtii estcelle deUfucTi)ISU^niz.

(î) Sorel,de la Pei-fection del’Homme,

3 27 .

(4) AntoineZara ( qui afait tm Livrede E^Anaìs-unie des Esprits& des Scien-ces) rierreCharion, &autres , reçoi-vent fresquefans contra-diction laDoftrine decet Espagnol.

Là-mëme ,ZZ5.

(s) Sorel,de la Fer-section del’Homme,?» Zr^.zrî,

S10

Monfr. Claude (/).

sent, omnìno pruereant. Verùm non aliam desenfionem tumfui , tum virorum horum doflisstmtrum , quos eâdem accusationeinvolverat adversarius, Hottingerus paravit , quàm in memo-riam revocatis Ecchellenfi errorum plauflris, quai ipfe àcontri-bulibus Flavignio, Gabriele Sionita, Johemne Morino objeélafunt; nec non ex proprio ingenio demonftratis notorih fphalma-tis , qus. ille in traélatu Arabico-Latino , Synopsis proposilto-rum íapientix Arabum Philoíòphorum inferipto , adversusgenium Arabica lingua admifit (2.8).

(?) Le coup de dent, que Mr. Arnauld lui porta,fut repoussépar Mr. Claude .] ,, Je raportc toute cette Hilloire (29)

„ principalement fur la foy d’AUatius, qui a eu un foin„ particulier de s’en informer, 8c qui, citant Grec de na-

„ tion, est plus croyable que des Ministres Hollandois ou„ Suisses ; entr’autres que Hottinger, qui est un des plus,, emportez ëc des moins sincères Ecrivains que j’aye ja-„ mais lus Ce font les paroles de Mr. Arnauld (zo).Voions la Réponse de Mr. Claude ( 31 ). Pourquoi Mr. Ar-naud veut-il qu,e nous en croyons plútót Allatius qu Hottinger?Le premier a les caraíleres d'un homme pajjionní qui efi toû-jours dans les déguisemens ; ce dernier, au contraire , quoyqu en dise Mr. Arnaud , a toutes les marques d’un homme debonne foy, qui dit les choses comme il les fait. Le premier aplus de politejfe C plus de tour., je l'avoue; mais l'autre a plusde simplicité, Allatius dit de fa teste tout ce qu il luy plais ■'Hottinger allégué ses témoins.

fiance Spirituelle aux parties corporelles ZA grossières, es" que lescomparaisons qu il a tirées des Befies brutes, Z7 mefmes desBejles imparfaites comme des Infectes, font des-honneur à unAnimal fi excellent que ïHomme, cr qu'aujsì esl-il ridiculed'attribuer de la feicheresse aux Bourmys zsr autres Bestioles,parce qu elles font prudentes, z? de là tirer conséquence que laPrudenft fe doit rencontrer dans les temperamens secs: Carpar quel Art a-t-il pû connoijlre s’il y a moins d'humidité quede feicheresse au cerveau des mouches qui semblent eftre forthumides ? Comment a-t-il encore remarqué la différence du cer-veau des mouches à miel (A des mouches communes, dont lesunes font estimées prudentes C? les autres tfes-imprudentes ? Onne trouvera pas leurs cerveaux fort diffèrent dans la disteóiion,

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C 7 s il a dit que les unes avoient le cerveau sec z? les autres véniens de ce qtl’on choisit si peu ce que les disponn ^

LuwzeÂa r aíì ntfiì /i mats n u o ìat tfYioe ofintant hnfAaVìtoe ìoe tUfAH/ae d rz-vî^n f tairz» r\ t-ó Çórfs J* • mcilQ 1 ! PlT tsCS-tu*^ _ rL

humide, c est qu il a veu que les unes estoient prudentes c? lesautres imprudentes, non pas qu il ay t jugé de leur Prudence ,ou de leur Imprudence, par leur feicheresse ou leur humidité.• •.. Il y en a de plus qui obieHent à l’Autheur de l’Examen,qu il n a pas bien estably les Tempérament pour chaque facultéde l Atnt, zv qu il ne devrait pas attribuer à la feicheressel Entendement seul, mats aufst la Mémoire, ZT que ces deuxfacilitez ne font point incompatibles. On trouve atnfi à repren-dre en plusteurs de fts Propofitions, qui ont donné sujet à unMédecin français de faire un Examen de son Examen , ou ilréfuté puissamment la plupart de sa Dodlrine. Il en parle se-lon sa fantaisie dans un Livre aujst gros que l’autre ( 3 ). Sorel

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ruire défen-due, L> vr ’.IV, Ctuf-

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Edit. i‘

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le 1 " í,petuite de

ja Foi, £«'’'•

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XII, f*l\ p4 » 7 -

HUARTE (Jean) vivoit au XVI siecle, & s’est rendu fameux par un Ouvrage qu’ilpublia cn Espagnol, & qui a été traduit en diverses Langues 6c imprimé plusieurs fois {A). Hy traite de l’Examen des Esprits propres aux Sciences, òc y débite beaucoup de choses qui fontprésumer qu’il ne fuivoit pas la route commune des Médecins j mais qu’il étoit capable de décou-vrir bien des nouveautez par la profonde méditation, 6c cn consultant les anciennes sources avecun discernement trés-attentif. II n’est pas néanmoins de la prudence de fe fier, nia ses Maximes,ni à toutes les Autoritez qu’il allégué > car il est sujet à caution dans Pun 6c dans Pautre de cesdeux points (a), & il y a souvent de k vision dans ses Hypothèses, 6c fur tout lors qu’il veutaprendre les formalitez requises pour faire des enfans qui aient un bon Esprit. II y a dans cetendroit de son Livre beaucoup de choses contraires à la pudeur, 6c qui ont été trop grossière-ment traduites par Gabriel Chappuis. II n’est point excusable d’avoir donné comme une Pieceauthentique une prétendue Lettre du Proconsul Lentulus au Sénat Romain de Jérusalem, dans la-quelle fe trouva le Portrait de Jésus - Christ, la description de fa taille , la couleur de ses che-veux, les qualitez de fa barbe, 6cc. On a fait une Critique de cet Auteur (B). II passa pour

Espa-

(A) il s’ est tendu fameux pat un Ouvrage qu il publia en fait après cela quelques Remarques contre la Doctrine deEspagnol, & qui a été traduit en diverses Langues er imprimé l'Auteur de l’Examen des Esprits. En voici une. " Quelques-plusteurs fois. j II fut traduit en Italien par Camillo Camilli. „ uns ont recherché les moiens de mettre en bon estât les fa-Cette Traduction fut dédiée par Nicolo Manaffi à FrédéricPendasius Professeur en Philosophie à Boulogne ( 1 ). L’E-pitre Dédicatoire est datée de Venise le 1 de Mars 1581 : l’E-dition dont je me fers est de Venise presfo Aldo 1590 in 8.

Le même Livre fut traduit en François par Gabriel Chap-puis Pan 1580. Voici le Titre de cette Version Anacrise ouparfait Jugement c V Examen des Esprits propres cr natz auxSciences : où par merveilleux est utiles secrets, tirez tant de lavraye Philosophie naturelle que divine, ést démontrée la disté-rence des grâces cr habilitez qui fe trouvent aux hommes, t?à quel genre de Lettres est convenable /'Esprit de chacun : demaniéré que quiconque lira icy attentivement defeouvrira lapropriété de son Esprit, c? saura eflire la Science en laquelleil doit profiter le plus (z). II y a une Traduction Françoisemeilleure que celle-là. C’est celle qui fut imprimée à Amster-dam chez Jean de Ravestein Pan 1671, 8c dont l’Auteur s’a-pelle François Savinien d’Alquie. II y a mis les Additionsque Juan Huarte avoit iníérées dans la derniere Edition deson Livre : elles font considérables, 8c à P égard de la qualité,

8c à P égard de la quantité; mais le nouveau Traducteur neput les mettre chacune en sit place, il fut obligé de les don-ner les unes au commencement du Livre 8c les autres à lafin. Je ne conois que par le Catalogue d’Oxford la VersionLatine qui fut imprimée Pan i 6 zz in 8, 8c faite par aEfch.

Major.

(B) On a fait une Critique de cet Auteur .] Intitulée L’Exa-men de l’Examen des Esprits. Celui qui l’a faite fe nommeJourdain Guibelet. Raportons ce Paílage du Sieur Sorel (3).

L’Autheur Espagnol de l'Examen des Esprits a esté suivi dequelques-uns (4) er condamné par d’autres, Je la ffe ce que l’onluy a reproché, Gjjf il attribuoit tant de force aux qualitez cor-porelles, qu il fembloìt que l’Ame en dependìst,eyr que cela em-peschafl de la croire immatérielle W immortelle comme elle est.il s’est assez desfendu là dessus en remonstrant que l’Ame n’agistdans ï homme que selon la dispofition des Organes qu elle trou-

Neantmoins on croid qu il a encore trop asservi cette Sub-

„ cultez naturelles. Pour mieux juger d’elles, ils ne fe con-,, tentent pas d’obferver les Hommes en eux mêmes par„ leurs signes extérieurs ; ils ont encore recours, à la recher-„ che des causes, à savoir du temps 8c du lieu de leur naissan-„ ce, 8c fur tout des Païens qui les ont produits, qui font„ les vrayes sources du Tempérament, lesquelles ont une,, très-grande authorité pour les rendre d’une humeur oU„ d'une autre. Cela estant reconû, afin de rendre leur doc-„ trine plus recevable ,ils ont eu dessein au même instant de„ prescrire des remedes aux maux qu’ils dedaroient, ou de„ donner du secours à l’accomplissement du Bien. Afin de„ cherchçr la perfection des Hommes dans son origine 1 »„ plus reculée, ils ont voulu pourvoir au bonheur de seur„ naissance, 8c faire que ceux qui les mettent au Monde »„ usent de toute forte de précautions pour les engendrer a-„ vec les qualitez que l’on leur désiré. Quelques Naturaliste®,, ont recherché de quel tempérament 8c de quel âge l’hom*„ me 8c la femme doivent estre pour sc marier, 8c coffl'„ ment ils fe doivent nourrir 8c gouverner pour avoir des„ enfans de bonne constitution; L’Autheur de l’Examen des„ Esprits y a joint les moyens de ses engendrer d’un tempe-„ rament qui les rende propres à estre instruits aux bonnes„ Disciplines. Les uns 8c les autres veullent qu’on soit si e ",, xact dans les mariages, que de prendre garde si un Hom-,, me qui aura beaucoup de chaleur fera joint à une femme„ qui en ait moins, 8c qui ait l’humidité qu’il n’a pas, P ol } r„ en faire une parfaite température. Mais st feroit mal- al ",, fé de faire de telles recherches, d’autant que beaucoup„ d’autres choses fe doivent rencontrer en un bon party»,, aufquelles l’on a égard principallement ; II semble P? u„ l’ordinaire qu’en ce qui est des qualitez corporelles » c 9 _„ assez que ceux qui fe marient n’ayent point le corps m-,, firme ny mal fait. Pour ce qui est de la maniéré de st l ~„ vre des personnes conjointes, 8c du tems de la g enerí f„ tion, & autres observations que l’on prescrit pour ayoi„ des garçons ou des filles, 8c même pour les faire naît„ avec une complexion propre à de certaines professon»„ quoy que cela ne réussisse pas toûjours fl ponctuelle 111 ^,, comme l’on le propose, st n’en sçauroit arriver < j ue aU .,, bien. Quelques hommes, moins circonspects que les ^„ tres, jouyssent d’un bonheur semblable fans en aV01 j anS„ tant de foin: mais c’est que leur corps s’est trouve„ une pleine vigueur (6)”. w,_ im es

On ne peut douter que Juan Huarte ne pose des m a* ^générales qui font très-vraies; que par exemple il ne 10 _

vantageux de destiner un chacun aux emplois à quoi Iare le rend propre ; qu’st n’y ait des gens qui euflen - tréussi dans l’Etude de la Jurisprudence, st on ne * es . nCon -confacrez à la Médecine ; 8c qu’il ne résulte de grans > ria _

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tutelles devroient faire préférer : mais il est tres ' uii T r ’ 0 poséprévenir ce désordre. L’expedient que l’Auteur a f jqueau Roi d’Espagne Philippe 11 n’auroit pas dans la P ^toute futilité qu’on dirait bien. Comme ye remarq »il ( 7 ), que l’ esprit de l’ homme est fi court cV fi .‘f? 1 J f m L r as-affés de peine à four mr à une feuh\s h fst ns J savoir

fe plusteurs, y ay touyours creu qu on fi /, fa p ignorerparfaitement b,en deuxarts g-q» *fi t0 / da „ s iJe des

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