Band 
Tome second. C - I.
Seite
821
JPEG-Download
 

(0 KonigtndrcjHc quec e Livresut impriméìn folio à\orn e l y a n*«SS. CetteEdition- làt'fejl ìneontte»

H U A R T E. HUGUES. H U Y B E R T. 6r4

Espagnol} cependant il étoitné dans une Ville de la Navarre Françoise (b).

(b) A Suint Jeun de Pied de Port. Voiez. Du Verdier, Bibliothèque Françoise, fag. 43 z.

hommes sages o 1 savant pour juger de l’esprit des enfans disleur jeunejfe, ey astn de les obliger de s’apliquer à la science quileur convient le mieux , sans leur en laiffer la disposition ; depeur que leur choix ne leur fût préjudiciable, cr qu ils n enprennent quelqu'une qui leur soit ou moins avantageuse ou moinsutile. Il arriverait de là, Sire , que vous auriés les meilleursouvriers cy les plus parfaits ouvrages du monde dans vosRoyaumes , ey les perjonnes qui marient le mieux la nature a-vec l’art. Je voudrois austi que les Académies de vos Eftats enusassent de la façon , çr que comme elles ne permettent pas queles escoliers pajjent d’une faculté à l’autre, s'ils n entendentbien le Latin , elles eftabliffent aujji des examinateurs pour sa-voir , ji celuy qui veut efiudier en Logique , en Philosophie, enMédecine, en 'Rhéologie, cy aux Loix, a lesprit que chacunede ces sciences requiert pour y bien reujfir : Car outre que testapporter un grand préjudice À la République, que d'exercer un

art mal entendu, test une grande présomption à un homme detravailler e? de se rompre la teste à faire une chose, dont U nepeut pas sortir à son honneur. Ce qu’il dit ailleurs seroìt en-core plus embarrassé 8c plus douteux dans la pratique : " En„ la République bien ordonnée devroyent eítre des forgeurs„ de mariages, qui sceussent par art cognoiíìre les qualitez„ des personnes qui fe marieroient potír bien accorder l’u-„ ne 8c l’autre partie. En laquelle matière Hippocrate &,, Galien ont commencé à travailler , & ont donné quel-„ ques réglés pour cognoiíìre la femme qui est seconde,„ 8c celle qui ne peut enfanter, Le.quel homme est inha-„ bile à engendrer, 8c quel est puissant pour ce faire. Mais„ de tout cela, ils n’ont dit gueres de chose, 8c n’en ont,, parlé avec telle distinction qu’il falloit, au moins au pro-„ pos qui fe présenté (8).

W Huant,Examendes Esprits,Chap, XV,folio m. 20 7verso, Je misers de UVersion deClldppUÏS,

HUGUES (Jaqjjes) Théologien Sc Chanoine natif de l’Ile en Flandres, fit imprimer àRome en iófy un Ouvrage tout-à-tait singulier par les chimères dont il est rempli {A). 11 le

dédia au Pape Alexandre VII, & parsema duplications ridicules son Epitre Dédicatoire.

(A) ll fit imprimer . ... un Ouvrage tout à fait singu-lier par les ohimeres dont il est rempli.'] En voici le Titre:Vera Historia Romana, feu Origo Latït vel Italia ac Romane.Urbis e tenebris longe vetustatis in lucem produéla. Liber pri-mas qui primordia Europe ac Latii primevi Annales demons-trat atque Vrbis condita. Roms, , lypis prancisci Monets,M. D CL V. II contient 184 pages @4(1), Un Passageque je vais citer des Mémoires de Trévoux pourra donnerquelque idée de cette bizarre Production. Selon Jaques Hu-

gues „ il n’y a jamais eu de Janus ; ny d’Enée, ny de Ro-„ mulus: tout ce qu'on a dit d'eux est tiré des Prédictions„ de je ne sçai quelle Sibille, qui dans les Prophéties qu’elle„ avoir fait de S. Pierre avoir donné à ce Saint le nom de„ ces Héros; & selon le style prophétique s’étoit servie du„ passé au lieu du futur. Le Livre de l’Origine de Rome„ composé par cet Auteur est plein de visions aussi extraor-„ dîna ires que celle-là ( 1 ) ".

iífcré au journal de Trévoux, Février 1704, pag. 335, zzS, Edition de France.

(2 ) Le PériTourntmi-ne, dans un

Memoiíe

HUYBERT (Pierre de) Seigneur de Luigh, Crayestein, &c, s’est rendu célèbre parles grans services qu’il a rendus à la République des Provinces Unies du Pais-Bas, & particulière-ment à la Province de Zeclande. Sa Famille est fort ancienne, Sc l’on y compte plusieurs per-sonnes fort considérables (A). II naquit à MiddelboUrg le premier d’Août 1622, Sc il fut éluConseiller de cette ville le 2.4 de Mars 1646. II sit tellement conoîtré fa capacité, que la Pro-vince de Zeelande le députa à l’Assemblée des Etats Généraux, Sí puis aux prémieres Conféren-ces (a) qui se tinrent entre les Députez du Roi d’Efpagne, Sc ceux des Provinces Unies, aprèsune longue Sc sanglante guerre de quatre-vingts ans glorieusement terminée à Munster le 30 deJanvier 1648. II fut envoié en qualité d’Ambassadeur extraordinaire vers le Roi de Suede, leRoi de Pologne, Sc l’Eleéfceur de Brandebourg, pendant la fameuse guerre où les Suédois se ren-dirent maîtres de la Pologne, Sc firent tant de conquêtes fur le Roi de Dannemarc, qu’ils le con-traignirent à leur céder trois belles Provinces au delà du Sond. Au mois de Mars ìófp il futélu Sécrétasse d’Etat de la Province de Zeelande; Sc au mois de Mai de la même année il fut

content de rnamiete cc ae ia nacute qu'U avoit marquées dans ces illustres emplois, qu’au moisde Mars 1664 on l’éleva à la charge de grand Pensionaire de Zeelande. L’inihuótion de cettecharge porte entre autres choses, qu’on maintiendra en toute occasion Sc en tout tems les droitsSc prééminences de l’Etat, Sc les loix Sc les privilèges du païs, contre tous ceux qui voudraienty donner atteinte. Par là cet emploi devient fort épineux Sc fort pénible: cependant, il s’en estaquité vingt-trois ans Sc demi avec l’aplaudissement de tout le monde, Sc au grand contentementde ses Maîtres, qui, en le députant le 17 de Septembre 1687 au grand Conseil d’Etat, marquè-rent expressément dans fa Commission , qufls^ étoient fort satisfaits ds fes longs U fidelks servicesdont ils conserveraient toûjours une favorable mémoire. II ne faut pas oublier qu’il fut créé Pléni-potentiaire des Provinces Unies lan 1667, pour le traite de Brcda {c). 11 mourut à la Haie

le 7 de Janvier 1697. On remarqua toujours en lui un attachement très-ferme à la Religion quià été établie par les ordonnances de l’Etat. 11 en fut le défenseur en toutes rencontres, Sc

ncput

f 7 L 7 ML.ÎML-»» C.»».»- ce tems-là.

sonnes fort consta J q. Herman furent envolez 1 e 19 de Decembre «ri

í Henri VIII Roi d’Angleterre , par Marguerite Ardudu-cheste d’Autriche, alors Gouvernante des Païs-Bas: ce fûtpour des Négociations quelle voulut bien leur confier.L’Empereur Charles-Quint étant allé à la Ville de Zirittéelogea chez Li vin Jacobsen dr Huieeri, qui étûitIntendant des digues. Les trois frétés s’établirent dans lamême ville , 8c y bâtirent chacun une maison , qui sont

encore les plus grans & les plus considérables bâtimens deiLiriczcc (1).

Juan Christoval Calvete de Eftrella fait mention de cetteFamille avec éloge : y m poco nombraios, dit-il (z), eran losmybtrm de Cirixea per su valor y riquez.a, c’est-à-dire, lesHuyberts étoient fort célébrés par leur valeur, er par leurs

fíChBlÌBS*

L’Auteur du Suplément à la Chronique dc l’Âbbé d’Urs-perg a fait mention de celui qui conduisit en Espagne V Ar-chiduc Philippe : le nom qu'il lui. donne n est pas conformeau Mémoire que j’ai cité. Voici en tout cas ce qu’il a dit.Carolus §umtus redits in Htspanìas , Johanrics Cornélius nau-ta navigatiom decem dierum ab Anglico lit tore vehit. Hienauta regem Philippum illustrijfimi Augustt patrem , ultima_ navigatttme, in fumma tempestatein Hispanias vexeras, f?

_-..0 —"""j. TesTrois f reres reginam Vanorum ma cum Principe VltrajétTmo in Vanìam

fils 8c pere, honorèrent le 13 de Mar j S , vexeras, Vir dives O 1 terìtìlfimus rei nanties (3).

Jean, Jacob, 8cHetma£}PEHvMí£&^« ieuiiUCS - • LU11 3

personnes fort confidérables.]

X.E d e Ho y b er t, 8c de Jeanne de Haemstede. La Mai-son de Haemstede descendoit de Witte de Haemstede filsnaturel de Floris Comte de Hollande 8c de Zeelande, Sei-gneur de Frise 8cc, 8c d’une fille du Seigneur de Heusden,Maison très-considérable en ce tems-là. Cette fille n’avoitcu trop de complaisance pour le Comte Floris, que souspromesse de mariage. Jacob 8c Herman de Hor-bert fils de Corneille, commandoient la flotte qui con-duisit en Espagne l’Archiduc Philippe 8c la Reine son épousePan 1506. Ces deux augustes personnes étoient fur le bordde ces deux freres : la flotte , qui étoit fort nombreuse,eflûia une très-rude tempête dans la Manche; plusieursvaisseaux périrent à la vue de l’Archiduc , 8c néanmoins,à cause de quelques affaires qui s’ctoient passées entre leRoi d’Angleterre 8c lui, il ne vouloit point qu’on relâchâtdans aucun port d’Angleterre: mais quand les deux freresHuybert lui eurent représenté Vextrême péril où l’onfe trouvoit, 8c qu’il étoit absolument nécessaire de se sauverdans le havre de Weimuyen, lui 8c son épouse sc soumi-rent à ce conseil, Sc à leur bonne conduite. C’est alorsjl u ’fl leur donna la Devise Waeckt Huyeerts, c’est-a-dire Vei llez Huyberts. L’Empereur Maximilien& l’Archiduc Charles, pour témoigner combien ils étoientsatisfaits de ces bons services rendus au Roi de Castille leur

(ít) Ce fu-rent les Cori mfennecs deMalines , e?i

î6ç2 àr

I 65 Z.

(t) Le -Roi déSuede avoirrenouvelle làGuerre , &avait conquistout le Dan-nemarc , à léréserve deCepenbagen,

(c) Ce Traite $fait par lamédiation dtla Suede »termina lAGuerre di*

7 foi

SjLterre Char-les 11 avecles Provinces

(O Tiré P unMémoire

tommuniepué

Libraire*

(r) Dans U

Descriptiondu Voiagc

de Don

les

Van

ISSZyinfeli^tpag, 2fi|.

sj) P«M-lipomenaad Abbat.

Urfpcrgenf.fípud Anton,ilithium,Veter. 'LvrAnakít.