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L°) Melch.
Poésies à Francfort en is?8 (/)• On le croie Auteur de divers Libelles (As)
Une parik^desa Bibliothèque tomba encre le. mains d*un Médecin fjn™ >b j'oa'ch^C *que chose à Frobemus. Voiez le commencement du second Livre acs Lettres de Joachim Ca-
meraríus.
connétoit
toit le L»uc , qui aimoit la remme uc cc 'jujiuu-.- \è>j- ------ .
Dialogue, Nobïlem juvenem , meum comìtem y cum ejus uxorem ■puetlarn 'venupam depenrem , obtrun-
cavì ( h ).
tarum iiRem Utié-raxiam spec-tantiura,imprimé ÀHall , 1701
P“g. 16 S>,T 7 <Ï„
( h ) Ulr.Hattenus,in P h a Iaxis-ino, fslio
noit cette image. Mr. Varillas (17) dit qiie Luther la faisoitmettre à la tête de ses Livres. J’ai raporté ailleurs (18) lesmenaces qu’Ulric Hutten fit au Nonce ; après quoi je n ainulle peine à croire qu’il ait écrit à l’Electeur de Maience,Si vous brûlez, mes livres, je brûlerai vos villes (19).
(Aí) O» le crois Auteur de divers Libelles . ] De ceux-cientre autres ; Dialogue Philalethis civis Utopìenfis. Oratio adChrìstum pro Julio secundo Ligure pontifice (20) Bullicida (21).-Prsdones : Momus : Carolus : Pietaùs zy Superftitìonis Pugna :Conciliabùlum Xheologiftarum adversus bonarum literarumftudiosos. Apophthegmata Vadtfci zy Pasquilli de depravato
Ecclefis statu. Huttenus Captivus, Hattenus tllujtris ,authoreAdam. in Vitis Juriscous. (2.1 ) Epitome Gesiieti.
S. Abydeno Corallo Germano (21). On avoit imputé à Eras-me une Satire burlesque, intitulée Heim; mais c’etoit Huttenqui bavoir faite (23)711 s'en déclara le père, & se fâcha qu’orilui dérobât cette Production." Quelques-uns aflurent qu'il estl’Auteur des EpiftoU obfcurorum vìrorum (24). Cette fictionseroit plus souiïfable qú’une autre qu on lui impute : on pré-tend qu’il forgea lui-même la Lettre qu’il publia sous le nomdes Unìvertìtez de Paris, d’Oxford, & de Prague (25). S’ilavoit vécu encore une fois trente-cinq ans (2.6), de combiende Livres & de Libelles n’eût-il pas inondé l’Europe ?
( 24, ì Vain. la 'Remarque (F) de P Article Hochstrat, Ciç) Voiez. le T. Labbe ,déScnpc. Ecdèi. 1 om. L pag. s>zz. (zà) Melch. Adam & Moicii, marquant fa Naijsanetà t\iïi 1^88 , & f* Mort à Can 1523 » ne latjsent pas de dire qu'il vécut z6 ans*
(22) Gesner;in BibJioth.qui titnt cetAbydenusCòralluspoHr ttn N«rmsttposé.
(23I Voiez. UtLettres d’E-rasme, pag.SMifr 57 S.
HUTTERUS (Léonard) Profefîèur en Théologie à Wittemberg, naquit l’an ts6z àUlme ,où son pere étoit Ministre. II fut élevé avec tant de soin aux Sciences, & il y fit de sigrans progrès, qu’à l’âge de trente-trois ans on lui donna une Profession en Théologie dans l’unedes plus illustres Universitez (a). 11 en fit toutes les fonctions d'une maniéré q tu le fit passer
pour un homme laborieux, & crès-propre à enseigner (b). II témoigna un zèle ardent pour lemaintien de POrthodoxie, selon toute la précision des Luthériens les moins modérez. Ses Ecritsrespirent ce zèle par tout (^)i & pour peu qu’on considéré ce qu’il a dit sur les Martyrs de laConfession de Geneve (L), on conviendra qu’il outroit les choses. Ce caractère d’esprit l’expofaà plusieurs Disputes fâcheuses, où il eut à essuier les coups de la médisance (C). II mourut l’an1616. II ne faut pas le confondre avec celui qui a publié une Bible Polyglotte ( Z>)
(d) Celle deWittemberg*
( b) Tiré de
Spizeliusm Tcn ploHonons rc-
ferato
(t) Votez,
C ArticleHospp
marque (£)•
(z) Impriméeà Wittem-btrg, C<zn
*6 OJ.
(?) Idem,
ï6io.
(4) Tiré deSpizelins,in TemploHonotisicsetato,f A i- 37 - Z
( s) Heîdeg-f^erus, Dis-sertât. Se-lectar. Tom.
n,p<«g. 3 s 2.
(^í) Ses Écrits respirent ce z.êle par tout. J Voler princi-palement l'Ouvrage qu’il intitula Goncoràia concors, Jive deorigine V progrejfu formula Concorda Ecclefiarum AuguftanaConfeffionis liber unus , R udolpho Hospiniano opposttus. L est Unin folio , qui fut imprimé à Wittemberg lan 1614 (1).Voter auffi fa Dispute pro formula Concordia (2) ; son Colle-gium iheologìcum, de articulis confejstonìs Augûftantt, <& libroChristian* concordi* (3) , son Irtntcum vere Chriftianum , Jivede Synodo est- unione Evangellcorum non fucata. conciliandaIraílatus Theologicus; son Sadeel Elenchomenus , hoc est Trac-tatio pro majestate humante nature, Christi. II écrivit contre lePapisme avec beaucoup de vigueur. Voler ses Disputes deSacrificio Romanenstum Mijfatico , ejusque horrenda abomina-tïone : de Tranfubstantiatione ev Procejftonibus Pontistciis , proajferendo integro Sacramento Cœne Hominien contra Jefuitas.Voiez auffi Refutatio duorum Librorum Rob. Bellarmini deMisa : Triumphus de regno Pontificto : litas malorum regni Pon-tificio-Romanijstve Biftorica Dijfertaúo de injufiistimo PontificisRomani in Ecclefia Dei dominât u : A6Ï10 in Jacobum Gretfe-rum de Imperatorum , Regum , ac Principum Christianorum infedem Apostolico-Romanam munificentia pro Nicolao Cle-mangìs (4). Je laisse le Titre de plusieurs autres Ouvragesqu’on a de lui, tant en Allemand qu’en Latin. Son Calvi-nifta Aulico-Politìcus fera cité dans la Remarque suivante.C’est un Ouvrage imprimé à Wittemberg l’an 1615.
(B) Ce qu'il a dit fur les Martyrs de la Confession de Ge-neve. ] L’Electeur de Brandebourg avoit allégué, entre au-tres choses, dans son Edit de tolérance, les travaux & lesfuplices que les Calvinistes ont endurer de la part de bén-it emi commun ; mais notre Hutterus lui oposa que lesAriens, les Anabatistes’, & les Antitrinitaires se pouvoientservir d’une semblable Maxime pour obtenir la tolérance.
II soutint que les Calvinistes n’avoient pas soufert la mort,pour avoir cru que le sang de Jesus-Christ les sauverait,mais pour avoir refusé d’obéïr au Pape qu’ils apelloientb Antéchrist. Scripferat quondam in Ediâlo Sereniffìmus F.leâlorBrandeburgicus , non excludendos esse à Christiana corarau-nìone Reformatos , qui idem scntiunt in fundamento fidei,in Evangelio cum Lutheranis laborant, certant, luctantur,eoque nomìne à communi hoste innumeros cruciatus susti-nuerunt , sustinentque , quique etiam sanguinem pro con-feffione illa largìffimè profuderunt, Cornua illi obvertereaufus Hutterus in Aulico Politico cap. r. pag. 17 6. &c. ubi re-gerit, à Papistis etiam Anabaptistas, Àrìanos, Antitrinita-xios, aliosque supplicio affectos esse; causant supplicii nos-trorum non fuisse, quòd crediderint, se per Chriilum ser-vatum iri, sed quòd Romanum Pontificem non agnoverìntPastorem universalem , sed Antichrìstum , ejusque jugumdetrectaverint ferre (5). Le Théologien Suisse, dont Rem-prunte ces paroles, remarque judicieusement que cette mé-thode d’avilir le Martyre des Calvinistes peut être emploiéeavec l e même succès contre les Martyrs Luthériens. II ditcela, ap T ès avo i r observé qu’un Théologien de Strasbourgemploie la même chicane qu’Hutterus. Gemella hts effûtivitDannenha-werus, Argentinensts i heologus, Colleg. Decalog.p. 394, ubi Reformatorum Martyrium larvatum vocare , bcum judeorunt, F.thmcorum , Arianorum fub AthalarichoGcthorum Principe religionis causa occiforum Martyrio compa-
TOME II,
rare non erubuit. Certe wctct ;talis etiam Lutherans. Eccle-jis Martyrn vert palmas lauiemque prsáâeret (6). Peut-on.assez admirer les effets de l’entêtement ì Et n’est-ce pas raiechose déplorable, qtl’un Millionnaire puisse objecter à ceuxde la Religion, que le Martyre de leurs frétés est regardécomme un faux Martyre par quelques Docteurs Luthériens?Voter l’une des Remarques ( 7 ) de b Article Westphale(JJoachim ). Notez que Pappus apelle Calomniateurs ceux quiaccusent les Luthériens de regarder comme des Martyrs duDiable les Martyrs Calvinistes (8).
( C ) Son caraélere d’esprit l'exposa à plufieurs Disputes , 0»il eut à ejfuter les coups de la médisance .] On le comparedans son Eloge aux Prophètes & aux Apôtres persécutezpour la vérité ; & l’on assure qu’il n’opofa à la calomnieque le silence & le mépris. Je ne disputerai point fur cesfaits-là ; ils ne me sont pas assez conus ; mais je dirai en gé-néral qu’il y a certains Docteurs fì emporte? , il chagrins, stintolérans, qu’ils se font des ennemis, non pas à cause qu’ilssoutiennent bOrthodoxie, mais à cause des maniérés malhonnêtes dont ils la soutiennent. On se vange d’eux par desreproches personnels; on publie leurs vêtirez les plus fâcheu-ses: on les convainc de plusieurs choses flétrissantes; ils nesauraient s’en justifier. Que font-ils alors ? Ils se font un grandmérite de leur patience; ils se comparent aux Prophètes íseaux Apôtres, & à Jesus-Christ même: Persécutez, comme euxpour la vérité, difent-ils, nous ri ouvrons point la bouche quand;les ennemis de la vérité nous outragent. Molière devoir insé-rer cela dans quelque Scène du T ami st c : car il faut bien re-marquer que ces Messieurs ne se taisent point, quand ils ontdes médisances à publier contre leur prochain, ou quand ilspeuvent alléguer des choses plausibles pour leur justification.Quoi qu’il en soit, le Panégyriste de notre Hutterus le cou-ronne de ce b'-l Eloge. Sicuti ver'o fumtnìs quibufque Virisnon omnìa omninb ex animi fluxêre sententiâ , sed cruces, ca-lumnis , es* perfecutiones varis illos exercuerunt, ita Hutteruscertijftmo hoc fideltum Del Servorum charaâlere neutiquam ca-ruit, quìppe quo ab omnipotente Deo , Prophets, Apoftoli, zastnetrt Hcclefis Doâlore ohm funt fignatï. . . . Idem prerfusnostro fatum; quoi squo zy patienti pertulit anima,magtsque deabftergenâis calumniis , fuis antccejsoribus ìmpaB'ts, quam fa-ms zy exiftimationis proprïs vindicatìene fuit follicìtus, haudignorant, omnes injurias oblivione melius, quam commémora-tione fanari, zy inimicorum calumnias contemptu poilus quamlingua este vindicandas (9).
( D ) ll ne faut pas le confondre avec celui qui a publié uneBible Polyglottes 11 s’apelloit Elie Hutterus. D’a-bord il publia une Bible en quatre Langues, l’Hébraiqne,la Greque, la Latine, & bAllemar.de , à Hambourg Van1597: ensuite il y ajoura bltalienne; la Françoise, la Sda-vonne, & la Saxonne. Son Nouveau Testament fut im-primé l’an 1600 en douze Langues, qui font le Syriaquel’Hébreu, le Grec, le Latin , b Allemand, le Bohémien’l’Italien, l’Espagnol , le François, l’Anglois, 'o Hanoi 'le Polonais. II les réduisit à quatre dans l’Editânée r603, savoir l’Hébreu , le Grecmand. Cette Polyglotte est très-rare. 11 y a un Recueil
de Lettres contenant ce que les personnes doctes jugèrentde cet Ouvrage (10). J 5
s<5) Heidtg-,
1 7) Lit T(f-marj. (H)«
Nallo
mnio ros h 4-*i’tmùrom nyrthusl t ■ liquemaímo*d J ?n tic ufamjoh.
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Eâr.HiftoTj
teelef. pag*
w. 49.
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, , de l’an-^ Lat 'n 3 c l’Alle-
fv) Spizeabus , inTcmpioHonoii*reíerato ,P a i- 3 S.
( t o) Tire
rf’Hottinget,
Bib'ií’th.
Qaadripat-
tita, Lier. /,Cep. H, pag,131,142,
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