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Tome second. C - I.
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(d) Èllit sohtdam U HTome desOeuvres deLuther, pag.íi ir fuiv.

(0 CetteLettre est aitII Tome desOeuvres deLuther Edi-tion. Witt,pag. 102.

(j) Act. ScScript. Ltt-theri, adan», 1519 ,

(4) Melch.Adam. inVitis Juris-coníult.fag. rs.

($) Datée deBile le riJanv. rj2J ,Libr. IVEpist. fag.§68 apudMelchior.Adam. pag.

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(6) CetteLettre est laCXIII duXIX Livre ,fag. 949.

(?) Il y atfcjucoi'p d’a-farencc qu*iltut end ici lavérole parscabies.

( 8 ) Tuithicfíuttenuspaucorxmdierwn hos •pts interimtue ille meadìit 5 nec

ggO l!lU7siî &

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conven'jfct

non repulijstmhominem atolloquio*

L raina.

Epist. VILihoXXliI %

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y reçut ]e chapeau de Cardinal. On s’étoit plaint dans cette Diete contre le Duc de Wirtem-berg; & l’on n’avoit pas oublié le meurtre du Maréchal de fa Cour. Ces plaintes n’avoienc pasproduit un fort grand effet} mais enfin ce Prince s’étant emparé de la ville Impériale de Reutlin-gen au mois de Janvier xyip, on fit une ligue contre lui dans la Suaube, qui ne mit bas les ar-mes qu’après l’avoir chassé de tous ses Etats, où il ne rentra qu’au bout de quinze ans. NotreHutten porta les armes dans cette guerre. La cause de Luther lui aiant paru fort bonne, il l’em-brassa chaudement, & publia avec des Gloses interlineaires & marginales la Bulle de Léon X con-tre Luther en 1 yzo, dans lesquelles Gloses (ci) il tournoit cruellement en ridicule ce Pape. Laliberté, avec laquelle il écrivit contre les désordres de la Cour de Rome ('£), irrita Léon extrê-mement, 6c le porta à commandera l’Electeur de Maience de le lui envoier pieds 6c poings liez. ■Hutten se retira de cette Cour (F) , 6c s’en alla au Païs-Bas à celle de Charles-Quint j mais iln’y demeura gueres, étant averti que fa vie n’y feroit point en sûreté. II y a quelque aparencequ’il se retira alors dans la forteresse d’Ebernbourg; car c’est là qu’il écrivit en 1 f 10 sa Mainte àl’Empereur, à l’Electeur de Maience, à celui deSaxe, 6c à tous les Etats d’Allemagne, contre lesentreprises que faisoient fur lui les Emissaires du Pape. Ce fut du même lieu qu’il écrivit à Lu-ther au mois dc Mai isLi (e), 6c qu’il fit sortir divers Ecrits en faveur de la Reforme. On nefait pas bien quand il sortit de ce château; mais il est sûr que dès semois de Janvier if2j il étoitsorti de Bâle ( G ) , où il avoit cru trouver une retraite assurée; au lieu de quoi il s’y étoit vu ex-posé à de grans dangers. Erasme s’étant excusé de recevoir fa visite, de peur d’augmenter les soup-çons que l’on formoit contre lui, 6c de peur de quelque autre chose qu’il a depuis avouée (H)ise vit attaqué peu après par un Ecrit assez chaud d’Ulric de Hutten. II y répondit (/). Huttenlui eût répliqué fans doute s’il eût vécu assez de teins; mais il mourut dans une Ile du lac de Zu-rich 1 e 2.9 d’Août tyzz ( X ). C’étoit un petit homme, d’un tempérament foible 6c maladif;mais d’un grand courage, 6c un peu trop emporté ( L ). On publia un Recueil de toutes ses

Poésies

( E ) Il écrivit contre les désordres de la Cour de Rome.] En-tre autres Ouvrages il publia un Traité Historique en Al-lemand fur la désobéissance continuelle des Papes enversles Empereurs. On y trouve fur la fin que Maximilien I,aiant été trompé par Léon X, tint ce discours: Ce Pape madéjà trompé méchamment, ex je puis dire en vérité qu aucunPape depuis que je fuis au monde ne tria été homme de parole ;mais avec la grâce de Dieu j’espere que celui-ci fera le dernier.Cochleus ( 3 ) dit qu’avant que Luther eût fait parler de lui,Ulric de Hutten avoit publié plusieurs choses contre les vé-xations que f Allemagne fouffroit de la part des Papes; 8cqu'en 1519, il fit un petit Ecrit intitulé Trias Romana ,d’uneinvention tout-à-fait jolie, qui rendit extrêmement odieusela Cour de Rome.

( F ) Hutten ft retira de la Cour de l’Elect. de Maience. ]Je ne trouve point dans fa Vie que l’Electeur de Maiencefait fait jamais arrêter, comme Monfr. Moreri rassure; jetrouve seulement qu’il l’éloigna de sa Cour, exclufus itaqueaula ex urbe Mogunûna ( 4 ), 8c qu’il défendit la vente 8c lalecture de ses Ouvrages à toutes personnes, fous peine d'ex-communication.

(G) Des le mois de Janvier 152.3 il étoit sorti de Râle.']Cela paroît par ces paroles dune Lettre d’Oecolampade (5) :Sunt hic ex facerdotibus ex theologis qui de me pejstme loqu't cu-piant , nec defistunt ubi clam conveniunt. Tantum machinatìut Hutteno non fuerit diutius tutum hic agere , unde ex nudiustertius hinc difcejfit, quorfum autem nefeio.

(H) Erasme refusa ... fa visite , de peur ... de quelquechose qu il a depuis avouée.] Ecrivant à Melanchthon aumois de Septembre 1524 (6), il lui dit qu’il auroit fort bienreçu fa visite fans se soucier beaucoup du qu’en diroit-on ; 8tque s’il avoit refusé celle de Hutten, ce n’avoit pas été parla feule crainte de se rendre odieux; qu’il en avoit eu tineautre raison, c’est qu’il se feroit vu obligé de loger chez luice Fanfaron, chargé de misere 8c de gale, qui ne cherchoitqu’un nid où il se pût arrêter, 8c qui empruntoit à tout lemonde. Ainsi les intérêts de la bourse agirent plus fur Eras-me en cette occasion, que ceux de la renommée. §uodHutteni colloquium deprecabar non invidis, metus tantum incausa fuit: erat aliud quiddam qued tamen in Spongia nonattigi. Ille egens <X omnibus rébus destttutus qu ar ébat nidumaliquem ubi moraretur. Erat mihi gloriofus ille miles cum suafeabie (7) in ades recipiendus , fimulque recipiendus ille cho-rus titulo Evangelicorum ,fed titulo duntaxat. Sletstadii mulc-tavit omnes amicos fuos aliqua pecunìa. A Zuinglio improbépetiit , quod ipfe Zuinglius mihi fuis literis perfcripfit. Jamamarulentiam ex glorias hominis nemo quamvis patiens ferrepoterat. Vous volez donc que notre Hutten ne fit point peurà Erasme fur le pied d’un bon Luthérien, mais fur le piedd’un Officier dévalisé, qui vouloir prendre son quartier d’hi-ver chez lui. Ne doutez point que ses visites,accompagnéesd’emprunt d’argent, ne déplussent à plusieurs qui étoient ou-vertement Evangéliques.

(I) Erasme lui répondit.] Cette Réponse est adressée àZuingle, 8c a pour Titre, Spongia Erasmi advtrfus aspergi-nes Hutteni. Erasme y avoue de bonne foi qu’il fit prierHutten de ne venir point le voir, si quelque raison impor-tante ne l’y engageoit; mais il montre qu’il joignit à cettepriere tant d’adoucissemens , 8c qu’ensuite il fit faire tantd’autres propositions à cet ami, que tout homme raisonna-ble en auroit été content. Ce qu’il y a de fâcheux, c’estqu’il écrivit à Marc Laurinus Doien de Bruges, que si Hut-ten le fût venu voir, il n auroit pas refusé de s’entreteniravec lui (8). n ajoûte que la raison, qui les empêcha de sevoir, fut que Hutten ne se pouvoir passer de poile, 8c quelui Erasme n y pouvoir durer. Voiez par cet exemple com-bien les plus honnêtes gens font sujets à ne dire pas toujoursdans leurs Lettres les choses comme ils les savent. Hutten

s’emporta beaucoup contre Erasme, 8c ramassa une longueKirielle de reproches desobligeans. Erasme s’en justifia lemieux qu’il put. Après la mort de Hutten il y eut un Méde-cin nommé O thon Brun sels, qui répliqua pour lui à Erasme.

(K) Il mourut dans une Ile du Lac de Zurich .] II y futaussi enterré", 8c au bout de quelques années on fit graver furson sépulcre ce Distique, par les soins d’un Gentilhomme deFranconie,

Hic eques auratus jacet , oratorque difertusHuttenus, vates carmine ex enfe potens (9).

Ce qu’il y a de bien fâcheux est qu’il mourut de la vérole. SiMr. Varillas étoit le prémier qui l'eût dit ( ro), je ne rn’enallarmerois point: mais je voi ce fait dans la Bibliothèque deGesner; 8c comment après cela ne déplorer pas la bizarreriede I’homme ? Hutten errant de heu en lieu pour la Religion,Hutten persécuté pour son zèle ardent, promene par tout savérole, 8c en meurt enfin ; quelle disparate ! I] avoit publiéun Livre Latin en 1519 touchant le bois de Guaïac 8c laMaladie Vénérienne. II en pouvoir parler dès lors en maî-tre ; car selon toutes les aparences il n’avoit point gagné cemal depuis l’abjuration du Papisme. Au reste, Monfr. Varil-las suppute mal. II dit que Hutten s’engagea dans le Parti deLuther cinq ans avant fa mort, 8c deux ans après la Dieted’Augsbourg , où il s’étoit oposé à la Ligue que la Cour deRome vouloir former contre les Turcs. Cette Diete se twtl an r 518: il faudroit donc que Hutten fût devenu Luthé-rien en 1520; or il ne vécut que trois ans depuis ce tems-la.La Remarque de Mr. Varillas, qu’il étoit obligé de garder 1 *continence puis qu il avoit repu les Ordres sacrez ., n’est P e ’?. t ‘être pas tout-à-fait fausse ; car on lit ces paroles dans la / iede Melanchthon : Intercejferat Hutteno cum Croto Rubi an0fìngularis ufus à prima adolefcentia , quo autore vel certejutore reliquit ille contubernium Fuldanum , in quod perte P uermagis disciplina quam rel'tgionis cauffa datus effet.

(Z) Il étoit un peu trop emporté.] Gesner ( rr) remarss 11 . 2qu’au commencement de la Réformation, Hutten dit 8c écri-vit beaucoup de choses hardiment 8c librement contre le* ~"tholiques Romains, 8c beaucoup de choses aussi contre fPrinces 8c contre les Magistrats des villes. II embrassa le P*‘"ti de Capnion contre les Moines avec tant de violence, < H“_"près avoir attaqué cette faction à coups de plume, fll at 'qua à coups d'épée (12). II donna des nouvelles à Lut ^de la double guerre qu’il faisoit au Clergé. Hutten •‘ ,me dédit ingenti fpiritu astuantes in Romanum Ponttfl 'feribens fe jam ex literis ex armis in tyrannidem faceruo ^ruere, motus quod pontifex ftcas ex venenum ei mtenta s! IgtnEpifcopo Moguntino mandant , captum ac vincíum_ I , gmittere (13). Puis que Luther desaprouva la violenc ,cet homme ( 14), il ne faut pas s’étonner quelle aitde l’inquiétude à Melanchthon. II estimoit la science, ^ ^prit de Hutten ; mais il redoutoit fa fierté, son impet ^

8c son humeur innovatrice. Ut virum magnjt facere eX ^r art propter doélrina eruditionem ex praflantiam ingénuillius natura vehemente ex excelfo anime , ex ' vc ^ un í a /J„ c htho-vas res propenfa . . . nonnihil timere Philippum a prendnem licuit animadvertere. Camerarius (15) qui n ° gj qu’àcela ajoûte qu’Ulrjc Hutten étoit fort mal enduran ’ nC ] ran tfa mine & à ses discours on pouvoir conoitre ^ ^ j} e -qu’il avoit à la cruauté. II lui aplique ce qu on {c pg u .mosthene ; car il dit que Hutten auroit bouleyer ^ e ntre-rope, si ses forces avoient secondé ses defleins a ]an t aprisprises. Jugez de son humeur par ce petit trai - j eS u f a -que les Chartreux avoient emploie fa taule-do geux-

ges de garderobbe, il les condamna a une zme de

mille Môles ( ró). C'étoit faire paier bien cher ie p^considération que l’on avoit eu pour le laurier q Mst

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