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Tome second. C - I.
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JANSÈNIUS.

îté

f<í) Leydec-

kei, Kbiin-jr4, o.ak. (j)(•i- 10 .

U) nu.

paç.. u.

(/ ValereAndré, lú-,ì»iià Hel-tx-fa. is 4-

aplication extraordinaire (C)*, & Naquirent tellement l’estune de l Eveque de Baronne, qu il pro-cura à Du Verger un Canonicat dans fa Cathédrale, &a Janfemus la Pnncipalue d un College (i)„Aiant été élevé à l’Archevêché de Tours (i)) , U fit enforte que Du Verger vint a Pans > &alors Janfenius séparé de son Ami, & n’étant pas assuré de la protection du nouyeau Prélat sor-tit de Baionne, & s’en retourna à Couvain, où on le fit Principal du College de Ste. Pulchene*emploi dont il se dégoûta, parce qu’il n’y trouvoit pas le loiiir de s ^^ ^l etude^selon tou-te son inclination. Cela même11 fut reçu Doéteur en Théologie

des Professeurs ordinaires j Sc il s’aquit — . , ... ,. ss -

Espagne (£), pour des affaires de conséquence. Le Roi son Maître 1 établit l rolesseur aux ain-tes Lettres l’an x 6 to dans l’Académie de Couvain ; Lc cinq ans après il releva a lEveche d I-pres. Un Ouvrage, que Janfenius publia contre la France (F), contribua puissamment a lui tai-re avoir cette Prélature. 11 n’en jouît guerej car il mourut le 6 de Mai 1630 . II avoit travai-lé plus de vingt ans à un Ouvrage où il expliquoit le Système de St. Augustin fur les matièresde la Grâce. Ce Livre publié après fa mort a excité de grans troubles dans la Communion Ro-maine (G), Sc a bien donné de l’occupaiion aux Papes. Ceux qui ont soutenu la même do rine

fi t) Fac-tum pour3es Païensde J unie-nius, f410 .

(i*) DeVita ]anse-

to.

f T 5) pîít-

tOt beau-frert'tcar te Mar-quis crt

s'dpclloitConcíni,frfa femmeGalligai.

(t' 4 Ì Yac-tum, fág*

450.

(•s) Pag.

451.

(tM c'.Jl-i dire dcMoise duBourg.

(t) Valet.Andr. inTastìs Aca-demicis ,PH> Z 9 Z.

(C) lis étudièrent ensemble avec me aplication extraordi-naire.] „ Ce fut chez. M. d'Hauranne qui fut depuis Abbé„ de S. Cyran, que M. janfenius passa les 5, ou 6 années„ qu’il fut à Bayonne, Rappliquant à lire les Saints Peres 8c„ S. Augustin avec tant d’affiduité, que Janfenius ne parois-„ fant pas fi robuste, la Mere de M. d'Hauranne disoit quel-„ quefois à son Fils, qu’il tueroit ce bon Flamand à force>, de le faire étudier (11).

(D) Aiant été élevé » l’Archevêché de Tours.] Selon Mr.Leydecker (11) cet Archevêché étoit devenu vacant par ladémission de Sebastien Gaìigai, frere (13) du Marquis d’An-cre : Vacante Gathedra fer fpontaneam Sebastiani Galigajï Flo-rentin/ , infeheis Marchionis Ancrai fratris, cejjìonem.

(E) L’Vniversité ïenvoia deux fois en Espagne.] Ses enne-mis ont débité bien des mensonges là-dessus. 11s ont dit qu’ils'ensuit d-'Espagne fur le peint qu il alloit être pris par ï Inqui-sition pour y avoir débité fa nouvelle doSlrine (14)- C’est ceque le Pere Hazart a débité en copiant Moïse du Bourg.Voici ce que les Factums répondent (15).

„ Son ignorance ( 16) dans les affaires de Mr. Janfenius„ fait assez voir que c’est une médisance forgée à plaisir. 11,, parle de son voyage d’Espagne comme s’il n’en avoir fait„ qu’un, au lieu qu’il en a fait deux (J), l’un en 161,4,„ 8c Vautre en 1625. Et c’est ce qui auroit embaraffé ce„ Jésuite Bordelois : car en mettant son conte au premier„ voyage de Janfenius , la fausseté en eût paru visible ,„ parce qu’il n’auroit eu garde d'y retourner une seconde„ foiSj Et en le mettant au deuxième, elle eût paru d une„ autre maniéré, en ce qu’il est infaillible qu’un st fâcheux„ accident auroit déconcerté toute fa négociation, 8c qu’il„ s’en seroit retourné tout honteux à Louvain; au lieu qu’ilest certain qu’il s'y en retourna glorieux, ayant obtenu

U)ïafli

Aevui. pag,1J8.

(l?) Dattedu 3 t De-cernOrt 1627,

Fa*-tum, p*g,

n®; BiVfiioth, Belg.

„ tout ce que l’Université de Louvain avoit’demandé a„ Sa Majesté Catholique , pour arrêter les entreprises des,, Jésuites. Enfin un Auteur, bailleurs si peu digne deh creance, en est tout-à-fait indigne à l’égard d’un fait peu„ croyable de soy-même, lors que dans le même endroit„ il avance trois autres fausserez manifestes contre la mê-me personne. Et c’est ce qu’a fait ce Jésuite de Bor-deaux. La x est: Que le Pere de Janfenius étoit Cal-’’ viniste, Sec. C’est la première calomnie, dont la fausseté”, est prouvée d’une maniéré convaincante dans le i 8c len. Factura. La 2 est : Que Janfenius étant de retour 4Louvain,après cette longue course qu il avoit faite en France,il fit tant par fes intrigues que feus le titre de pauvre Ca-„ tholique Hollandais,il fut fait Boursier d'un College,ob l’on„ saison la distribution de certains deniers pour lentretien de,, tels pauvres Ecoliers. Impudent mensonge, réfuté par Ac-„ tes publics (J), puis qu’aussi-tôt qu’il fut retourné à Lou-„ vain l’an 1617, il prit le bonnet de Docteur en Theolo-„ gie , 8c fut fait Président du College dc S. Pulcherie :

,, Lovanium revocatus novo Collegio D. Pulcherie praficitur.

„ La 3 est une médisance infâme, qui e t que ce bon Bour-„ fier voioit l'argent du College pour payer la penston de deux„ Neveux de l’Abbé de St. Cyran. Toutes faussetez. I. M.

„ l’Abbé de S. Cyran n’avoit qu’un neveu à Louvain, 8c„ non pas deux. z. Si M. Janfenius n’avoit été que Bour-„ fier, comment auroìt-il pu disposer des biens du Colle-„ ge ? 3. Ce prétendu vol est une calomnie atroce repan-,, due en plusieurs libelles des Jésuites, dont ils ont été con-„ vaincus dans la 16 Lettre Provinciale en ces termesJe vous diray , cyc.

On a dit mille 8c mille fois qu’il n’y a point de Romanqui ne soit fondé fur quelque fait véritable. C’est ce qu’onpeut dire de celui de Moïse du Bourg ; car il paroit parune Lettre de Janfenius que l’Inquìsitìon d’Espagne fit quel-ques informations contre lui après son départ: voici les* pa-roles de fa Lettre (17). On m a écrit de delà les monts ( Pi-renées') que l’inquisition a été suscitée contre un Doéleur deLouvain qui a été en Espagne,& s]est addrejsée ÀSalamanca aulogis de son hôte qui étoit le premier Doâleur de delà cy de l'U-niverfiti, appelle Bafilius de Léon, pour prendre informationcontre lui comme contre un Hollandois , cy par conséquent he-

Academh bis Legatus in Hispanias mitteretur. Vbi quâ pru-dentià ac dexteritate fefe gesterìt, tum apud Regem Catholi-cum, tum tn Academiis Saímanftcensi ac Vallïfoletana, fclicis-fimus utriusque Legatìonis eventus docuit. Consultez Mr. Ley-decker ( 20 }, touchant le sujet 8c le succès de ces deux vola-ges d’Espagne.

(F) Janfenius publia (zi) un Ouvrage'contre la Fran-ce.] C’est un Ouvrage d’une grande force: il a pour TitreAlexandri Patricii Armacant, Theologi, Mars Gallicus, feude Justif ia armorum cy fœderum Régis Gallu libri duo. Ony crie de la maniéré du monde la plus maligne, 8c la plusodieuse, contre les services continuels que rendoit la Franceaux Protestans de Hollande 8c d’Allemagne, au grand préju-dice de la Catholicité. Les Hollandois y font traitez de re-belles , qui ne jouïssoient de la Liberté Républicaine quepar une infâme usurpation. Ils ont répondu cent fois à cereproche, 8c Mr. Leydecker en dernier lieu n’a point oubliéd'y bien répondre (zz). 11 nous aprend (23) un bruitqu’on a fait courir; c’est que Janfenius aiant été consulté parle Duc d’Arschot, 8c par VArchevêque de Malines, après laperte de Boisleduc 8c de Maestricht, conseilla de secouer lejoug de l’Espagne, 8e de se cantonner à la maniéré des Suis-ses. On sot qu’il avoit donné ce conseil, 8c il en fut bien enpeine. Là-dessus le Président Rose lui fournit un expédientde sortir d’affaire ; il lui proposa d’écrire contre la France, 8elui communiqua la tablature du Mars Gallicus (24). Mr.Leydecker allégué une Lettre du Nonce Fabio Chigi : Et nemjnttn vtderentur , Literas produxêre Fabii Gighií , NuntiiApojtqlict {qm detnde Alexander VU fuit) ad F. Barberinum ,Cardinaltm , datas Coloni* Martii , 1641 , ubt hac ferip-ta , Cardinalis Richelius admodum stomachatur in Janscnium,quod cum Rofeo Martem Gallicum conscripscrit. Nimirumha Liter* adhuc in Collegio S. Ofstc'ft Roma affervantur (25 ).Les Jésuites ne manquèrent pas d’irriter la Cour de Francecontre les Sectateurs de Janfenius, par la raison que c’éioitun homme qui avoit déchiré la Nation, 8c fes Monarques,presque depuis le premier jusques au dernier. Mr. Leydec-ker cite un long Passage d’un Livre qu’il croit être du PereAnnat (z6î, 8c qui selon toutes les aparenc.es est du Pere Va-vasseur (27 ). je ne raporterai de ce long Passage que cequi concerne l’ingratitude qu’on reprochoit à Janfenius. An-te omnia Janfenìo expro : .rat ïngratum in Galliam animumqu* itfi valetuclinem, quam recipere non posièt in patria, con-creto cy pingui cœlo , restituerai puro cy falubri ; qui viílumcumegeret, prabuerat, tum domestico Pr£ceptori Lutttt£ Pa-rtjtorum, tum ludipublici Magiftro Bajon£, qu£ notifia Viro-rum tllustnum atque doílorum animum fecerat ad majora ,adttumque cy viam muniverat. Quin in Galliis, quod be e-jictt loco sine dubto numeravit , magnam adeptus erat lìbrorumCalytnianorum copiam , quorum de fonûbus haufit Augus-tmt tnterpretationem, cy invtnerat hommes k Calvini disci-plina non aliénés, qusbufcum liíerìores de Gratia fermones con-tulerit (z8).

Admirons ici la vicissitude des choses humaines. Janfeniusfut récompensé d’une mitre, pour avoir confondu la Francesur ce quelle se hguoit avec les Etats Protestans ; 8c auiour-dhui (29) la Cour d'Espagne donneroit fans doute une bon-aturc a ún Docteur de Louvain, qui seroit un Livreauiïì fort pour h justifier d’une telle ligue, que celui de Jan-fenms etoit fort contre la France: tant ìl est vrai qu’on peutparvenir a la même fin par des routes toutes contraires &que ce qui est bon en un rems est très-mauvais en un’au-lrc j 3 °)- La Réfutation d’un Livre peut mériter la récom-pense que le Livre même avoit méritée. Quel plaisir ne se-roit-ce pas pour des gens non préoccupez, si l’on voioit devenir Rvequc un Professeur de Louvain, qui auroit solide*ment réfuté le Mars Gallicus de nôtre Corneille ?

Naudé (31J lui attribue YAdmonitio ( 32 j, 8e le AF -/7ria polittca , deux Ouvrages, dit-il, qui eurent de mervíuleux effets contre les desseins de Louis XIII. crn; ‘trompe. J r(il V ti se

(G) Ce Livre a excité de gtans troubles dans laRomaine.] II a fait produire une insinué 4-^,._ t c °mmunion

( 20 ) tégl2 3 & /íf.

(n) VanJ«3S.

( 22 ) Ley-decker, daVita )anse-nii > ?->.?- s4»ir fequent.

(23) Pag.'

91.

( 24 ) Offtr-tune fuAmopérant offg-relrat P.faut , vire^uditifsimus ìSanïïi orisConflii Pré*fis , cffjtts antsmeminimus ,juppeditatovoluminis ar -

f#*

vel pan/ien-liant aotret ,utl faman*saisi accusa-re\ Iftídan*tem errâtMars Gallî-cus, stylo

quldem Jan*

senti orntin-dus , enjustimtn mats-ria iyfittsepits , erudt-tìmem in-gentum exce-de*><n Ley-decktr, deVita janse-

niiyfag.

(15) líii.

(2Í) lbid.

fag. »S>.

(27’, On Ului donne dansU pace ì 1 du

Cataloguede ' ebastienMabre-Cramoily,imprimé l’anI« 7 S LeJanfeniussuspectaisfut impriméPan ' 650par Sehafiimér GabrielCrarnoify,

t produire une infinité d’autres Lw ^T 0 ”tiennent tout ce nui c» .•. res »dont

retique, q ui i fur re p on dit tant à l avantage de ce Dotleur que quelques-uns contiennent tout ce ouiH^"" *-| v res,<le nez. leur saigna ( 181. Finissons cette Remarque par ces - lu pouvott dire de

paroles de Valere André ( 10i- Brevi quoque tempore tam de ~ .

fe optntonem apud Acaiemicos omnes excìtav'n , ut pr& Jantenio d’Estat ch*p. lv\ 7 a*'m. «to ' * ' Ar,icìe H 0

ahus magts idonetts non futrìt judicatus, qui nomint ejusdem tlt Boucher (Jean). '

> T M * N.

Í28)

tor .Libri cuiT,talus,Janfeniusíuspectus ,aoud Lcy-dcckerum,pag- *»•

(29) O*part e \r-1 ceci Pan8 c Iiz>î-

( ;i ) Naudé, Couss

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( 32 ) Votez ti-deffm ta “Remaryui (F) de P^irth,

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