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Tome second. C - I.
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(g) II tst in-titulé , De■Hiíìoria

Janleiilmi

Libri VI,quibus cfeCorneliiJanleniiVita Sc

(n)Terent,

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.-ACl. II,í.cn. III,

s,T Ley-decker, deVira Jan-senii,

5 7 & fil-

(ìs) IntituléAlexiphat-macum, im-primé t 1 un1639.

(36) Intitu-lées, Philo-nius Roma-nus cor*lectus.

( 17) Intitulé,.JNotarumSpongia >imprimé VaisÏ631.

f 38) Intitulé,Causa; des*peratacGisb. VoetiiadvcrsusSpongiam• . . Cor*nelit Ja n s e -nii Crisijostensa.

(59) De ‘Vita Janse-ttíupug. 64 .

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que Jansenius ont été nommez Jansénistes, Sc ont eu les Jésuites pour principaux Adversaires. Ja-mais peut-être on n’avoit st bien reconu la mauvaile foi qui se mêle dans les combats de cette na-ture {H). Ce Docteur s’étoit mêlé de Controverse contre ceux de la Religion (./), & leur avoitlaissé le champ de bataille. On a quelques autres Livres qui font sortis de la plume (K). Je n’aipas dit que la Cour de Rome procéda contre l’Epitaphe de cet Evêque (Z, J. Consultez l’Ouvrageque Mr. Lcydecker vient de publier. C’est un tres-bon Livre (p).

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5 c d’autre fur cette matière par des esprits déliez , subtils,fa vans; mais avec tout cela nous n’en sommes pas plus avan-cez, ni plus éclairez: 6c ce fera toujours la destinée des Dis-putes de cette nature ; plus on en parlera, plus on les em-brouillera, plus on donnera sujet au Lecteur de dire , Fecis-- tis probe, incertior fum multo quam dudum ( 33 ). Quelcun adit que les matières de la Grâce font une mer qui n’a ni riveni fond. Peut-être aúroit-il parlé plus juste s’il les avoit com-parées au Far de Meíîìne, où l’on est toujours en danger detomber dans un écueil, quand on tâche d'en éviter un autre ;Incidit in Scyllam cupiens vit are Charybdim. Tout fe réduitenfin à ceci. Adam a-t-il péché librement? Si vous répondezqu’oui; donc, vous dira-t-on, fa chute n’a pas été prévue;fi vous répondez que non; donc, vous dira-t-on, il n'estpoint coupable. Vous écrirez cent volumes contre l’une oul’autre de ces conséquences, & néanmoins vous avouerez,ou que la prévision infaillible d’un événement contingentest un mystère qu’il est impossible de concevoir, ou que lamaniéré dont une créature qui agit fans liberté peche pour-tant, est tout-à-fait incompréhensible. Je n’en veux pas da-vantage : puis qu’il faut avouer l’une ou l’autre de ces in-compréhenfibilitez, à quoi vous sert de tant écrire ?

(H) Jamais on n avoit fi bien reconu la mauvaise soi qui semêle dans les combats de cette nature.'] Tous ceux qui ontun peu de pénétration voient clairement, que fur la matièrede la liberté il n’y a que ces deux partis à prendre : l'un estde dire que toutes les causes distinctes de l’ame qui con-courent avec elle lui laissent la force d’agir ou de n’agirpas; l’autre est de dire quelles la déterminent de telle forteà agir, quelle ne fauroit s'en défendre. Le prémier partiest celui des Molinistes, l’autre est celui des Thomistes, 6cdes Jansénistes, & des Protestans de la Confession de Ge-nève. Voilà trois fortes de gens qui combatent le Molinis-me, & qui dans le fond ne peuvent avoir là-defíùs que lemême dogme. Cependant les Thomistes ont soutenu à. cor& à cri, qu’ils n’étoient point Jansénistes; & ceux-cj ontsoutenu avec la même chaleur, que sur la matière de la li-berté , ils n’étoient point Calvinistes. II n’y a point d'artifi-ces, ou de distinctions mal fondées, dont on ne fe soit ser-vi , pour colorer cette prétention, & tout cela afin d’évi-ter les fâcheuses suites que l’on prévoioit, si l’on demeuroitd’accord de quelque conformité ou avec les Jansénistes, ouavec les Calvinistes. D’autre côté, il n’y a point eu de So-phisme dont les Molinistes ne fe soient servis , pour fairevoir que St. Augustin n’a point enseigné le Jansénisme : c’estqu’on n’osoit pas convenir que l’on fut contraire à ce grandSaint. Ainsi les uns ne voulant point avouer qu’ils fussentconformes à des gens qui passoient pour Hérétiques, & lesautres ne voulant point avouer qu’ils fussent contraires à unDocteur dont les sentimens ont toujours pafié pour ortho-doxes, ont joué cent tours de souplesse si oposez à la bon-ne foi que rien plus.

( I) ll s'étoit mêlé de Controverse contre ceux de la Reli-gion.] Voici le précis qu’on nous donne de cette Dispu-te (34). Mrs. les Etats Généraux firent un Edit en 16x9,par lequel ils défendirent l’exercice public de la ReligionRomaine dans Boifleduc.ík destinèrent les Revenus Ecclélias-tiques de la Mairie de cette ville à l’usage de la Religion Ré-formée , qu’ils y firent prêcher par quatre Ministres. Ceux-ci , aiant été avertis que l’on semoit en cacheté plusieurs ca-lomnies atroces contre leur doctrine, publièrent un Manifes-te pour déclarer qu’ils n’enscignoient quel’Evangile tout pur,6c pour exhorter leurs Adversaires à proposer en public toutce qu’ils auroient à objecter. On ne répondit à cela quepar un Ecrit ( 35 ) dont Jansenius étoit Auteur. GisbertVoetius, l’un des quatre Ministres qui prêchoient à Boille-duc, fit des Remarques fur cet Ouvrage (36), lesquellesfurent réfutées par un nouveau Livre de Jansenius ( 37 ).L’Auteur des Remarques ne demeura point fans repartie ,il réfuta tout de nouveau son Adversaire par un gros Livrequ’il publia l’an 1635, & qui a pour Titre Desperata CausaPapatus. Jansenius ne répliqua point, mais un de ses Amisrépliqua pour lui, ce fut Libertus Fromondus. Son Li-vre (38) fut imprimé à Anvers l'an 1636, 6c réfuté parMartin Schoockius Professeur en Histoire 6c en Eloquenceà Deventer, qui intitula fa Réponse Desperatijfima Causa Pa-patus. Elle fut imprimée l’an 1638. Ce fut la fin de cetteDispute, fi nous en croions Mr. Leydecker (39). Cepen-dant je trouve dans la Bibliothèque de Valere André, par-mi les Oeuvres de Fromondus, un Ecrit intitulé Sycophan-ta: Epiftola ad Gisbertum Voet'mm imprimé l’an 1640. Etdepuis la prémiere impression de cet Article , j’ai vu uneLettre où l’on reproche à ce Professeur d’Utrecht de s’êtretrompé. Falleris , Praclare , secus res habet ..... Fro-

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Janlenius eut a soutenir une autre guerre qu’on peutnommer Protestante. Car Théodore Simonis ( 41 ) > Ca-tholique flotant , & cherchant maître , le fut trouver aLouvain , pour lui demander l'édairassement de quelquesdoutes fur i’inraillibilité du Pape , fur l’adoration de l’Eu-chariíìie, 6c fur quelques autres points. Jansenius, embar-rassé des Objections de ce personnage, lui dit un jour qu ilne vouloir plus disputer de vive voix, mais par écrit, 6cqu’il voioit bien qu’il avoit à faire à un Catholique quis’en iroit bientôt en Hollande fe vanter de savoir vaincu.Simonis, qui avoit beaucoup de peine à fe refondre à dis-puter ,par écrit, s’y détermina enfin. Mais après que l’oneut réitéré les écritures deux fois de part 6c d’autre, il levit assiégé dans son logis par dçs Soldats, 6c menacé de lapeine des Hérétiques. Le Sécrétasse du Duc d’Arfciiot crioitau fagot, 6c difoit qu’il y avoit astèz de bois dans la forêtde son maître pour brûler cet Hérétique. Mais commecelui qui interrogea Simonis au nom de l’Archevêque deMalines raporta qu’il lavoir trouvé bon Catholique, 6c bienrésolu de persévérer dans la Communion Romaine , la li"berté fut rendue au prisonnier , 6c il salut que Janseniuspaiât la depense des soldats 6cc. Simonis au bout de deuxans fe fit de la Religion, 6c publia un Livre ( 42 ) qui apour Titre De Statu er Religione propria Papatus aàversusJansenium {43 \ J’ai lu depuis peu que cet homme étantpassé du Luthéranisme au Papisme, retourna dans le Lu-théranisme, 6c embratìa enfin le parti des Sociniens. II futPrincipal de leur College de Kisselin en Lithuanie f 44). Dentendrait bien le Grec, 6c c’est lui qui a traduit en cetteLangue le Janua Lïnguarum de Comenius.

( K ) On a quelques autres Livres qui font sortis de fa plu-me.] Une Harangue de interioris homims reformatione. Te-trateuchus jive Commentarìus in IV Evangelia. PentateuchusJive Commentarìus m v libros Moyfis. La Réponse des Théo-logiens de Louvain, de vi obligandi confiientias quam halentedicla regia super re monetaria , 6c celle des Théologiens 6cdes Jurisconsultes , de Juramento quod publtca autioritateMagiftratui defignato imponi filet , sont l'Ouvrage de Janfe-issus (45 ). Mr. Leydecker (46) fe plaint que l’on attribuedans le Dictionaire de Moreri la Concorde des Evangiles anotre Jansenius, au lieu qu’il faut la donner à l’autre Janfe-issus Evêque de Gand. Je n’ai point trouvé cela dans More-ri. L erreur que Mr. Arnaud (47) a reprochée à George Hor-issus, d’avoir cru que notre jansenius a été Evêque d’ipres6c puis de Gand, est corrigée dans l’Edition de Mr. Ley-decker (48).

(L) La Cour de Rome procéda contre l’Epitaphe de Jinfé'nius.] Le 10 de Décembre 1655. ” l’Evel’que d’Ypre Fran-„ çois de Robes (49 ) de la Maison des Comtes d'Annap-„ fit osier de nuict à petit bruit la pierre du tombeau d e,, son prcdecesseur Corneille de Jantèn, où l’on lifoit i’éioge„ de là vertu 6c de la Doctrine, Sc particulièrement de ss ,n,» Livre intitulé Auguúinus , portant que ce ddele Interprete,, des plus sécrétés pensées de Saint Augustin avoit employ e en,, cet Ouvrage un esprit divin, un travail infatigable, CV 1 °?* u,, le temps de fa vie, Cr que l’Eglise en recevrott le frttifí J ltr Joha* 1 ?®^,, la terre, comme luy la récompense au Ciel: Paroles qU> R° d£

,, toient outrageuses aux Bulles des Papes Urbain VIII 6C

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Innocent X, qui avoient censuré cet Ouvrage. Cet Ev' eS "

„ que en vint à cette ruine de Tombeau par ordre expies„ du Pape Alexandre VIÍ, & du consentement de l’Arcm-„ duc Leopold Gouverneur des Pays-Bas, nonobstant la,, résistance de son Chapure , jusques-là qu’un des P rinC *

„ paux qui en eíloit olà bien dire, que ce n’eiloit pas a,, pouvoir du Pape ny du Roy de faire supprimer cet EP,, taphe, tant luy 6 c ses Collègues estoient affectionnez ^

» Jansenius (50) ”. Voiez Mr. Leydecker ( 51) qn> \porte tout ceci plus amplement. J’ai rie la peine à cl0!ce qu’il observe ( 52 ) , que le Jésuite la Chaise avoit coseillé de briser la pierre où l’Epitaphe de Jansenius ét01t ? nSvée, mais que l’Evêaue d’ipres fe contenta de la í ettl f ] aun coin. Je ne pense pas qu’en l'année 1655 le FêteChaise fût dans une situation à fe mêler de pareils con .Ajoutons ce fait curieux. „ La derniere fois que le>, Très-Chrétien fut à Ipres , une Religieuse hospita v„ qui l’avoit assisté (53) dans fa derniere maladie,senias-„ parloir de luy comme d’un Saint, racontoit en f° nda 0 j t ]e„ larmes à des Seigneurs de la Cour, quelle lui ten - r0 jt„ bras lorsqu’il écrivit son Testament, 6 c elle les con)

„ en même tems de prier le Roi de faire réparer 1 J s£

,, qu’on avoit faite à un si saint homme, en otant ia p„ de son tombeau (54) ”.

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