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. ... Bien des gens croient que les Jésuites renfermèrent entre quatre
ne fait point cc ^ 1 d roi ; êtrc mais D n peut donner d’autres raisons pourquoi un tel hom-murailles (C,L r * , a - mie p a j cue ne trouvera pas mauvais, ic mas-
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tonjeílures pour des preuves ; & s'il est arrivé que quelques unsayant esté foubçonnez ,ou à vray, ou à jaux, des domestiques ,ou des estrangers , f ay pris ces foubçons pour des vérités,CL aytaché de faire pajfer ordinairement pour des grands criminelsdes honeftes gens, qui dans une scrieufe perquisition [croient seu-lement coupables de quelque Jimplicité , ou pour le plus d unefaute legere. A»r examinera Jtrieufement , cl avec un espritdepntereffé mon discours, trouvera, que f ay fatSí des préludésspécieux, CL artificieux tout ensemble pour faire gliffer agréable-ment , e r avec beaucoup d apparence mes fourbes, f en ay tropdit pour eftre cru, cl les hérétiques mesmes, quoy qu à ïadve-nir ils facent bouclier de mes diffamations, les ont improuvéesdans le Sinode de Middelbourg : CL faut avoir l'esprit aujst pas-sionné qu estait le mien quand j’efcrivois te livre, pour donner
mais, fi bien que je ne crains plus ni Êourdeaux pour le livresnì la Rochelle pour la sentence de mort. f ay receu en z lieuLettres d'affecuration, ou bien Lettres d’affeurance de nojlreSainfl Pere le Pape,avec pouvoir de me retirer en quelque vil-le Catholique que je voudrois , cr est faiël commandement paricelles k tous les Magistrats séculiers cl Ecclésiastiques, de me
habit de Pres-
un esprit protéger, estant content que je fois feulement en habit de Pres-treludes tre. f ay repeu troisièmement de l'Archiduc Leopoldus paffe-port par toutes fes terres. Quatriesmement le General de laCompagnie de Jésus, Brans ois Picolomini, nia envoyé paten-tes pour entrer derechef parmy les Jésuites, où je fuis avecune entitre abolition de ma faute, fans me donner aucune pe-’ nitence , ni imposer satisfaction , que celle que je prendray moymtsme en particulier: le mesme ma donné d’autres patentes ,pour aller en quel Royaume ou Province dn monde je voudrois ;
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consentement & adjoufter foy à mes contumelies. Certes fi quel- T . - ,
que chose s'est passé , les coupables ont esté renvoyez, de la Com- fi bien que j’ay eu le choix de tous les Colleges de la Corn-ue , qui pour avoir les qualités du grand Océan, nc peut pagnie : tout cela est figné des grands [peaux de-fen Office , cy
' ' - a J " a.jtUmtiraap Ft tmur cnmìiìe de mort
(?) Pag- 7 9 .
(lo) Voìtz.e Apologie$>our lesS-éfoima-teuis, LivreI, Chap. IX,pag. 154Edit. in 4 ,ir U Crítt-qut Géné-rale, LettreIX.pag. >47de la z Èdì-
( „) Let-tre de Jar-rige au SieurG. M. Mar-chand àLeide, datted'Anvers leS Mai >«;->.Elle fat ìm-'griotte A Let-de la mèmeannée avecune fiéptmfedont je parle-rai ci-et,Jf 0U)dans la ’pt-mari]. (F).
(iî) Pag. 4.
pagme , qui pour avoir les qualité
retenir dans son sein les cadavres : mes accusations donc fontinjustes, d’avoir chargé une illustre Religion de fautes de ceuxquelle a vomis, comme indignes de vivre parmy les fainíls ,
07 nourrir un esprit de Démon parmy des Anges. Ma fureurma faiLl dire le mal, CL cacher les remedes. J'ay bien dìâlen quelques endroits ce que quelques uns avoient commis , maisje n ay pas adjoustè qu ils avoient este chastez. soudain, CL fansdelay , comme pestes. Je saisis une satyre pour me vanger,
CL non pas un panegyre pour les louer. Qui. cognai fi les Jésuitesjugera que les crimes de Regicide, d Infanticide, de Sodomie, CLtels autres forfaìHs abominables font etntrouvés .... (9)Combien de fois me fuis je fervy contre le principe de tout bonraisonnement de réflexions captieuses, pour du particulier con-clure contre le général, cl attribuer à toute la Société ce queje n eusse pas pu vérifier £ un seul , fi on méust réduit à unepreuve juridique. Quelles Hijloires n ay je pas forgé, altéré,
CL corrompu en mille fa'pons ,afin de picquer plus sensiblement,
CL faire des playes plus larges cl dangereuses ? Si je voulois icirapporter en détail, cl réfuter chasque chose en particulier, ourendre raison de mes accusations, je t’accablerais, mon cherleíìeur , de mille circonstances, qui rendraient ma retraSlationfleìne d'espìnes , CL peu religieuse. Suffit doneques de dire queje retrafle ct livre pernicieux dans son tout CL dans fes par-ties , fans y comprendre les choses que f ay dit du P. Rousseau,
CL du P. Beaufaìs pour ma justification cl defeníé. Je suppliel’équitable leéítur de mettre au rang de ma déclaration ce li-vre-, CL le conjure par les amoureuses entrailles de Jbsus-ChrisT de ne lire plus celle-là, parce quelle est hérétique,
CL ne jetter jamais les yeux fur celuy-cy , parce que c est unavorton que la mauvaise conscience a conceu, la melancholie aformé, CL la vangeance a produit.
Je laisse à juger à mon Lecteur fi Mrs. de Port-Roial fontbien fondez a soutenir, que Pierre Jarrige publia une Rétrac-tation insuffisante, 8c qu il s'accuse bien lui-mème d’avoir aper-té trop de chaleur dans son Livre contre les Jésuites, mats qu ilne désavoué en particulier aucune des histoires scandaleuses qu ilavoit raportêes. Ceux qui répondirent au Calvinisme deMr. Maimbourg, ne manquèrent pas de se prévaloir de cette
Remarque de Mrs. de Port-Roial ( 10 ).
(C) Bien des gens croient que les Jésuites Venfermèrent en-tre quatre murailles. ] Comme il avoit prévu qu on dìroìtcela , ou pis encore, il affecta de faire savoir que les. Jésuiteslui avoient fait un très-bon accueil, & que ceux qui ne levoudroient point croire, n’avoient qu à le venir voir. Voicice qu’il écrivit à un Marchand. ,» Je sçai bien que les Mi-„ nìstres & Messieurs que j’ay quitté diront que je fuis„ mort ou emprisonné , mais faites moy cette grâce, de,, dire à ceux qui viendront en Anvers, de me venir voir„ endans le Collège , & je vous promets que non feule-,, ment je leur parlcray libre & à mon aise, mais, s’ils veu-„ lent, je les accompagneray par la ville, & feray voya-„ ge avec eux dans les terres Catholiques ( 11 ) ". Joignezà cela ce Passage de fa Rétractation (12.). „ je fçay„ bien que les hérétiques, réglant les actions d’autruy à ïa„ mesure des leurs, tairont courir des faux bruits, qu’un„ poison préparé m’a saict sortir du monde, ou que je suis„ enfoncé dans un cachot d'où je ne vois la lumière que,, par un trou, que le R. Pere Jean Ponthelier, quia esté„ le principal instrument > duquel Dieu s’est fervy pour me„ tirer de í’abysme. m'a seduict , 8c arraché finement du„ milieu des Provinces Unies, 8c d'un asyle assuré, pourme livrer entre les mains de mes ennemis, ou à la mort.Mais il y va de la conversion de tous les Apostats de di-vers Ordres, qui font encore dans la fange de Terreur,5c n’y font retenus que par la crainte des peines, de sça-voir que ces bruits font faux, 8c que je fuis forty de lagriffe des loups, pour entrer dans le sein d’un Pasteur mi-séricordieux, qui faict gloire de porter sa brebis esgarécssir fes espaules. Certes fi j’estois traicté à Tesgal de mes
rien n est de plus authenticque. Et pour comble de mon bon-heur, le Pere Ponthelier, qui a esté- le procureur cl promoteurde toutes ces grâces CL merveilles , a congé de vivre tant qu'tlplaira avecq moy , 07 celuy là ne me quittera point , que je neJoi s entier entent fatisfaìâl, je vous l’ajjeure-, cl outre ce {qutest une chose qu on ne donne à personne ) j’ay le choix d’estrePxeflre séculier, ou de demeurer dans U Compagnie des Jésui-tes-, CL fat tens nouvelles de Rome diffinitives.
( D ) . . . O» peut donner d’autres raisons pourquoi un telhomme auroit entièrement disparu.] Sa Rétractation le con-vainquent d’être le plus grand fripon qui fût fur la terre; caril y reconnoissoit, que pour fe venger de deux jésuites, ilavoit noirci tout le Corps par de faufíes Accusations, de Re-gicide, d’Infanticide, de Sodomie, cl de tels autres forfaitsabominables ( 14). Quand on fe reconoit Calomniateur pu-blic fur de tels crimes, il n’y a point de meilleur parti à pren-dre que de fe cacher pour le reste de fes jours. Si Ton a dela conscience, il se faut confiner dans un lieu de pénitencetout le reste de fa vie; si l’on n’en a pas, 8c si l’on a quelquereste de point d’honneur, il faut fuir toute compagnie, 8c àT exemple de Bellerophon, la piste même des hommes ( 15 ).
C’est alors qu’il faut pratiquer ce que Balzac diibìt qu’il feroitpour une bien plus petite raison. J’irois, disoit-ìl u d), man-ger mon cœur dans les déserts de la Thebaïde, Ipfe meumcor edens, homimtm vestigìa vitans.
(£) L’Historien que j’ai cité ne trouvera pas mauvais, queje redise un peu son narré. ] Jarrige „ étoit turbulent 8c„ ambitieux: 8c il entra peut-être dans fa conversion plus de„ dépit de fe voir traversé dans le dessein qu’il avoit d'arri-,, ver aux dignitez de son Ordre, que de véritable zèle pour„ la vérité. II fit abjuration de la Religion Romaine au Con-„ fistoire de la Rochelle le jour de Noël, après quoi il fe re-„ tira en Hollande. Ce fut la premiere breche. faite à leur„ Société, dont on n’avoit vu personne avant lui abandon-„ ner la Religion Catholique. Au moins fi d’autres T avoient„ quittée, on n’en avoit point fait de bruit, soit que la pru-„ dence des Jésuites eût trouvé bon de ne faire point d éclat,
,, soit que les sujets ne méritassent pas qu’on en fît des
„ plaintes.(17). Quelque tems après que son livre
„ eut vu îe jour, Jarrige disparut; 8c les Jésuites fe vante-„ rent que n’étant sorti de leur Ordre que par chagrin, il y„ étoit revenu par repentance; 8c qu’il s etoit enfermé’ dans„ quelqu’une de leurs maisons, pour fe détacher de tout„ commerce avec le monde,, 8c pour faire penitence toute„ fa vie. Mais comme on ne Ta jamais vu paroître depuis,
„ on a cru au contraire que les Jésuites Tavoient fait enle-,, ver, 8c qu’ils avoient tiré de lui une scerette vengeance„ du déplaisir qu’il leur avoit donné par son changement.
„ En effet il n’eíl pas imaginable qu’après avoir tant fait d’é-„ clat de fa perte, ils n'eussent pas voulu tirer quelque avan-„ tage de son retour, 8c le produire au moins quelquefois,, dans les Provinces où fa désertion étoit connue, pour y„ rabattre la joye que les Reformez avoient de cette con-„ quête. D’ailleurs on a fait depuis cela bien d’autres ex-„ periences de ce qu’ils savent faire , contre ceux qui les„ abandonnent; 8c on n’ignore plus qu’ils savent les enle-„ ver dans les retraites les plus aflûrées; 8c qu’ils leur font„ expier âpres cela, par de longs supplices, le crime d’avoir,, violé leurs vœux (18) ”. Je n’ai que trois Notes à fairefur ce récit.
La I sera courte : c est qtt’il ne faloit pas s’exprimerpar un peut- ëire , fur les motifs du changement de Jar-rige. II est évident qu’il n’y entra que du dépit. Mr. Span-heim en fut convaincu dès la prémiere conversation qu’ileut avec lui (19), Sc tout sent cela dans la Rétractation deJarrige.
Ma II Observation est que ce ne fut pas la premiere brechefaite à la Société avec des suites de grand éclat. Dans leXVI siecle un Jésuite nommé Elie Hasenmullerus ahanàsee r mw,;- «toit un homme
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en publiât une
(14) Re-tractai* prfgi79 .
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Sed qtíâindojam & Hieìnviftis fuitomnibus diisìille cfu/demper camj'umcAUïw'n foltiserrabat ,
Suum ani-*‘um txídensyZ/efítgtcL 60-mir.tím t d-t&ns* Ho-mer. Iliad.Lìbr. V í %Vers. »oo.
(r6) LettreXXXI Và Chape-lain, Uv,Votez. Cicé-ron, Tu seul.
Quast. Libr n
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_ à à ans ne suffiroit pas pour les donna l’Ordre pour fe faire Luthérien. uu n0
" ”™ cs ' une prison d le à de mon qui avoit curieusement observe le fort 8c le foible Ae
" puis que )e me jnct là 0Í1 le Socicté . deíbrte que dans la crainte qu’il n’
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ueau Mat- „ de ”. II affecta de faire savoir toutes îes àsor qu on à
cha»à de avoit accordées. J’ay obtenu de Majesté , dit-n U 3 ) > -Q 24
leide. í 7 íj plus belles patentes de grâce CL d absolution qut fut ja-
TOME II.
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Histoire, les Jésuites firent tout ce qu’ils purent pour fe sai-sir de fo personne. II eut le bonheur d’éviter leurs piégés,en fe cachant tantôt en un lieu, tantôt en un autre: maisenfin , pour être mieux à couvert de tout attentat, st feNnnnn 1 retira
(> 7 ) Hist.
de l’Edit deNantes,
Lent. m,
P a I- 93 .
(>S) Là-mé—me >t a £- 9 +.
s ,s ) Jarri-8 e » Retrac-jration,
P“g- 7 .
D’Hasen -
MULtSSO®Ex-Jefuite,8c de sonHistoria Or-dinis f osai-,tici.