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Tome second. C - I.
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fe) Bìblioth.vêtus &»ova ,pag.

424.

S35 JARRIGE. JAVERSAC.

dans les Réponses qui furent faites à fa Rétractation, que ses mœurs n’avoient pas été édifiantes A,?. -pendant qu’il avoit paru Protestant (F). Lc Sieur Konig (g) l’apelle Jarrìchìus , & veut qu’ilait publié l’an 1 66 f le Jésuite fur l’échafaud {h). Ce font trois fautes. íiitu,un ’><

On ì’a confondu dans le Catalogue de la Bibliothèque d’Oxford avec un autre Jésuite, donton lui donne un Ouvrage, 6c qui s’apelle Pierre Jarric.

{20) Tiré dela Préface quePolycarpusLyièrus a,mise afí de-vant dc l’On-vrage rf’Ha-senmulie-

(21) ^Francfort ,Van 1593,

(22) tìafen-mulltrus quifuit ‘fefttïta ,& fcripsitTriumphum

Fapalern , ha-bit multa bo-ni. Scalì-ger,íVíSca-ligeranisposteriori-íius, pat, m.105. Il n’estpas vrai qu’ilsoit l\Aittcurdu Triuin-phus Papa-lis, qui ejlimprimé audevant de sonHistoria Je-íuïtici Or-dinis: ct(lMaximi-lien Philonqui en tstl*-. Auteur,

On a saitdans le '~ata-loguì d’Ox-ford la fautede Scaliger .

(2î) Kascn»ïttulJerus,HistoriaOrdiajsJefuïtici,pd1 : 127Edit, Fran-cef. I6oj. j

(24) Ib id,pag, 131.

(25) V^Au*teur du kO-

lygamiatxìmnpha-tlix. Voici ce

retira à YVittemberg l’an 1587 (10), où il s’occupa à met-tre la derniere main à une Histoire des Jésuites, qu’il avoitdessein de mettre au jour. 11 mourut avant que de le fai-re : son Manuscrit sut publié quelque tems après par Pe-lycarpe Lyserus ( 21). C’est une Piecc très-forte contreles Jésuites (21), & à tout prendre plus choquante que lesLivres de Jarrige, quoi que peut-être on n’y voie pas tantd’Avantures particulières. Cet Ouvrage fut reçu avec degrans aplaudissemens. Les Jésuites le firent réfuter par Ja-ques Gretscrus, ce qui donna lieu à plusieurs Ouvrages pourLc contre.

J’ai dit que peut-être Hasenmullerus ne débite pas autantd’Avantures que Jarrige; mais il est certain que dans le cha-pitre du vœu de chasteté il en débite de fort honteuses; Lclans doute, a fin de faire condamner davantage les impureté?,dont il accuse les Jésuites, il a étalé plusieurs précautionsdont il dit qu’ils se tonifient contre ce péché. II dit qu’ils seservent d’alimens qui mortifient & qui énervent la chair, Lcqu’ils ordonnent les veilles, les jûnes, les coups de fouet,les cilices, à ceux qui confessent leurs tentations. In cibise? pot u variis utuntur herbis <sr pharmacis ,quibus naturs. viménervant, cr fobolem , ut ita dicam , ìntra viscera propria oc-cidunt p.i-úy{!çc<i 7 rot, & à Deo ordinata humant, propagationishoftes. Si qui fratres in confestionibus conqmruntur de carnisinfirmitate , flammis atque uflìone ,eam ut extinguant ordinantillis vigìlìas , jejunia , cilicia , vr flagella quibus carnem juamdoment, cafligent , er in fervitutem, ut loquuntur , spiritusredigant (23).II ajoûte qu’il y en a qui s’étudient à exciter ôcà fomenter dans leur ame une grande haine pour le sexe.Nonnullos vìdì qui nihil voluerunt edere, quod à muliere coc-tum sciebant. Alios dicentes audivi, quoties de fatmina cogi-te , toties flomachus meus C bilis commoventur VT conturban-tur. Alius dicebat , tadet pudetque me quod à muliere sumin hanc lucem editus; dignus çerte cuï vacca fuijfet genìtrix.Alii nihil prorsus boni in t ot a mulieris fubftantia este dicunt,flque ex illis quidam enteras in harum calumnìarum paUfira.vincere conantur , illi ad mentionem mulieris expuunt , cr intabula maledicos, CT in sexum feemineum contumeliosos Man-tuani versus ( quos t amen is non nifl de mails cecinit ) deferip-tos ob oculos ponunt , ut fie in feipfis majus in mulieres odiumexcitent ( 24). On volt par là que toutes sortes d’extrava-gances peuvent se fourrer dans lame, fous les auspices de lafausse dévotion ; car que peut-on voir de plus absurde, Lcde plus digne d’un lunatique,, que les discours de ces gens-là ? Mon eftomach fie soulevé , diíent-ils , b ma bile s'emeuttoutes les fois que je pense à une femme-, je suis fâché , CTj’ai honte, de devoir ma naissance à une femme ; je crachequand f entens parler d’une femme. Je n’ai point trouvé dansHasenmullerus le Passage qu’un Auteur moderne a cité (25) :il prétend y avoir lu qu’un ouyrier qui travailloit chez les Jé-suites , encore qu’on lui donnât bien Lc à manger Lc à boi-re, ne pouvoir néanmoins caresser fa femme; Lc cependantlors qu’il travailloit chez d’autres gens, il faisoit très-bienson devoir nocturne, n’eût-il bu que de l’eau: c’est pour-quoi sa femme ne voulut plus qu’il travaillât chez les Jésui-tes; Lc ensuite le Magistrat de Landsberg (26) ne permit

qu’on trouve

pag izo. Hasenm. Historia Jes c 6. p. 99, ubi jocofam , fed tamen veram hifìoriamnarrai de opifice quodam , qui aPttd Jefuïras laborans , comedens 9 & bìbens , UXori bcn&-voJentiam debium no» poiuir reddere, fed apud alios vel aquam bìbens vtrum sevaluit praflarc , eamque ob causant non v o luit , ut amplius Jesuïtis inserviret , uti dr pos-tea Landsbergenfes prohibùcrint m Bavaria , ne amplius ceievisiam apud Jefuïtas emerent .(26) Ville de Bavière •

plus que l’on achetât de leur biere. Si elle avoit cette mau-vaise qualité, les Magistrats furent louables de l’interdire auxséculiers ; car lc devoir conjugal est un cas tellement privilé-gié, qu’il y a plusieurs Casuistes qui lui soumettent les Loixde l’Eglise. 11 s prétendent que quand le jûne empêche unhomme de rendre à sa femme ce qu’il lui doit, il est dispen-sé ipfo fatto de jûner. Voiez la marge ( 27 ).

Si la conversion du Jésuite Hasenmullerus fit beaucoup debruit, celle du Jésuite Reihìng en fit encore davantage (28).C’est celui qui passe pour avoir contribué à faire entrer dansla Communion Romaine le Duc de Neubourg. Voiez l’Ar-ticle Reihìng. Ainsi voila deux conversions éclatantesde Jésuites antérieures à celle de Pierre Jarrige. Je ne disrien de Daniel Peirol Pasteur de l’Eglise de Montauban, LeProfesseur dans l’Académie de la même ville. II avoit étéJésuite, Lc il écrivit quelque chose contre le Pere Coton.J’ai trouvé ce fait à la page 21 du C onfraternitas Mariana deGisbert Voetius.

Ma III Observation est que Jarrige ne fut point enlevé :il se retira volontairement, engagé à ce retour par les sug-gestions du Jésqite Ponthelier. Cela paroit par des Piecesauthentiques qui ont été imprimées. Telle est la Lettrequ’il écrivit au Marchand de Leide, Lc plus encore fa Ré-tractation (29).

( F ) Ses mœurs navoient pas été édifiantes. ] J’ai vu deuxRéponses à fa Rétractation : l’une fut faite par EzechielDaunois, Compiegnois, Ministre du St. Evangile : l’autre-fut faite par Jean Nicolai, Luxembourgeois, membre del’Eglife Françoise d’Amsterdam. C’est dans la Préface decette seconde Réponse que j’ai lu que Pierre Jarrige travaillainutilement à être reçu Ministre, avant que les quatre an-nées d’épreuve que les Synodes établissent pour ceux qui sor-tent de l’Idolatrie fussent expirées. Cette touche, lui dit-on;vous a fait crever de despit âpres voftre derniere rebutte auSynode de Haerlem , eu vous fustes aujfi accusé , voftre con-science fiait fi ce fut à tort , d,'une aílion aufit infâme que cesvilanies , desquelles vous accusés les Jefuifies de voftre Prfvince pour les mettre fur l’efchaffaut. Or encore qu elle nefust pas pour lors recherchée plus À fonds , £ autant que lestesmoins n’efioyent point prefens , fi est ce que le soupçon n enfust point ofié de la pensée : veu la grande connoiffance er ex-périence, que vous temoigmés fur voftre Efichaffdut de sembla-bles impudicités. La Lettre que le Marchand de Leide luiécrivit, éclaircira tout ceci. On y trouve ces paroles : Vt#svous souviendrez, de quel esprit vous estiez mené , lors que re-tournant du Synode de Middelburg ,auquel en vain vous aviez,faibí de fi grandes instances , pour obtenir une exception d*l’ordonnance faible de n admettre au St. Ministère ( que vousvouliez entreprendre pour faire un plus grand scandale ) ttu*qui viennent de la Papauté , quapres une espreuve de quatreans-, ayant esté refusé vous fiftes efclatter voftre présomption torgueil ct* vanité : cr retournant vous vous rencontrastt ^nuibl dans la chambrette du batteau ou y avoit plusieurs f ern 'mes, ausquelles ne pouvant parler que par signes, vous txhi-bafies à la chandele vos infâmes pieces, V leurs fiftes excitesun cri contre ce vilain Lc abominable Prestre, quelles appfi"loient, qui esveilla non feulement un bon serviteur de P 111 *,qui eftoit là , mais tout le reste du batteau , lequel courant *l’alarme , âpres avoir ouy ces femmes , on n y parlait q ue . _•vous jetter en l’eau, fans ce bon personnage qui les adouci’mais avec protestation du battelier qu il en ferait le raport Aíilieu d’ou vous estiez party.

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(a) Sorcî,Eiblioth.Françoise)pog. 132Edit, 1667.Notez, que l&ViUe dontparle Sorcl*JÌ Coignact

(b) C'ejl leNom que leP. Goulu sedonna.

(0 [CV »»

Ecrit de 16p Ages in *.]On rer ' n 'primé dansP Edition in-folio de Bal-zac, avecd’autres Pie•cet faitespour lui.

JAVERSAC ( N. ) fut un des Auteurs qui fe mirent fur les rangs lors de la grande QpÇ rele de Balzac avec le Pere Goulu. II étoit natif d 1 une ville ajfez proche d’Angoulême (s), 6é fi ’ e ^ ( ,^i,transporta à Paris avec un Livre contre Phyllarque ( b ) ist Narcisse (c) tout ensemble , sous U n °' ,ìld’Aristarque à Nicandre. Sa Critique ne valoit rien en certains endroits} car par exemple il ^ u *tenoit, qu’il faut dire une Ruette, N non pas une Ruelle-y un Livraire, (st non pas un Lib ratreìpuis qu'on dit un Livre, (st non pas un Libre. Ce nouvel Auteur se vit attaqué dans son aubèresjusques dans son lit y avec l'épée (st le pistolet-, mais comme il étoit jeune Lc vaillant, il prit s° n e J.pée & poursuivit son ennemi jusques dans la rue y (st fit que Vhonneur lui demeura de cette courtierdefense. Cela n’empécha pas qu’il n'y eût quelcun qui fit des le lendemain retentir le P ont Neuf su fcìt de cette Avanturey tout autrement qu'elle ne s'étoit passée ( Al). On publia un Libelle intitule, ^

Défaite du Paladin Javerfiac par les alliez & confedcrez du Prince des feuilles {d). J’ai ouï dire a ,homme de beaucoup d’esprit, que Balzac étoit l’Auteur de cette Piece, 6c que c’est la meilleure f*s-

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(A) On fit un récit de cette Avanture tout nutrimentquelle ne s'étoit passée.'] Jamais deux choses ne furent plusdiférentes, que la maniéré dont cette Avanture est racontéepar Sorel, & celle dont on la raconte dans La Défaite du Pa-ladin faversac ( 1 ). Cet Imprimé dit que le Paladin étoitde Cognac, où il avoit plaidé des Causes ; qu’après la publi-cation de son Livre il fe fit un mauvais complot pour lecharger en pleine rue, mais qu’on fut contraint de l’attaquerdans fa chambre , parce qu’il s’y tenoit enfermé tout lelong du jour; qu’on le surprit endormi entre les bras de lafemme de Ion hôte, le Jeudi onzième d’Août 1628 à neufheures du matin, Lc que l’on interrompit son sommeil par

ne salve de bastonnades, qui ne cessa que q uan ^ 1 J^ r fai-aggresseur, veu que Paladin ne fit que fe résignés;ment à la Providence. La conclusion du Libellé:s Amis de Phylarque, joints en ceci avec ceux du P ar st p en•aire, ont juré A’ exterminer autant de Javerfacs % u j t• estentera , c? de faire voir aux mauvais Poetes qu 0 ^

ecled'or, le fiecle d'airain, & celui de fer, J°st , p 0 js

■bres dans les fables, il y a encore à vemr un Jtecont Vancienne poésie ria point parlé , cr aux mijeres• • ^

litez duquel ils auront beaucoup plus de part 1“ VoibL «res é e ® 'ommes. Je me fuis servi de 1 Edition de ióoy 2 ac.

Remarque suivante.

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