I L L Y R I C U S.
(\) Au Chep.XIII du Li-vre III, pag.428 & suiv.Edit. deRgt-terd . 1635 .
(49) Víiil-las, Hist.de l’He'rés.Livr. XXIV,p. 231, 232.
(50) VoiezlaTientarg. (C),
(jl) U s’a-pelloit Stri-gelius^ «*«
pas Spiugel.
($i) Víiil-Jas , Hist.de l’Hérés.Livr. XXIV,pug.l 32 . 233 .
(s 3) Spon-
dan. a U ann.1560, num.32, pag. Í02.
(34) Varil-las, Hist.del’Hérés.Livr. XXIV,P“í- 233 .
t *) Damla Vie dePiacius.
(H) reinJoh. Albei-tus Faber,i» DecadeDecadum,?mm. 96.
(s<S) Net viratar» illudamuUtioneTrithemii. . . suumconcinnajptput amas,quam crc.Spondan.ai ann. i;ts,pag. Sor.
(J 7 ) Vaiil-las, Hist. dePHéiélie,Livr. XXIY,
f“g. 233.
(S*) Dam la'PemarqsE).
<S 9 Ì Varil-las, Hist. del’Hárésie,Livr. XXIV,
234.
(«o) Là mí-P*i. 230.
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est disicile de concevoir comment un homme d’esprit a pu commettre tant de bévues. N’oubiionspas que le Clavis sacra Script une d’illyricus est un de ses meilleurs Livres. Voicz ce que Mr.Simon en a dit dans son Histoire Critique du Vieux Testament {k). Voicz aussi Jean Albert Fa-ber à l’Article XCV1 de son Decas Decadum.
INCHO-
les Manuscrits, & les Monumens dont on pourroit tirerquelque utilité. Illyricus étoit un de ceux qui lignèrent cetémoignage. Mr. Varillas afirme que les Autheurs des au-tres Seíles sorties de celle de Luther critiquèrent les Centuriesen diverses maniérés, <y publièrent plujieurs extraits des er-reurs qu ils prétendaient s'y estre glissées. Personne, que jesache, n’a parlé de ces Extraits-là ; Mr. Varillas se seroit vubien embarrassé s’il eût falu qu’il donnât des preuves de cequ’il disoit. Conrad Brunus, dont l’Invective contre l'Ou-vrage des Centuriateurs fut réfutée par Illyricus l’an i;66,étoit Catholique Romain. Eisengreinius, qui prit la plumecontre eux, l’étoit aussi. Voions quelques autres fautes deMr. Varillas. Illyricus, dit-il (49), entreprit Vannée suivan-te mil cinq cens soixante un en Turinge dans la ville de Vei-mar une dispute publique contre le fameux Viílorin Spingel.II se trompe 8c quant au tems de la Dispute (50), 8c quantau nom de l’Antagoniste (51) d’illyricus. Les Catholiquesobservèrent qu il estoit sorti en moins de cinquante ans plusd'Hérésies de celle de Luther, qu il n y en avoit eu depuis Je-sus-Christ jusqu au mesme Luther (52.). Cette hyperbolequ'il a copiée de Mr.de Sponde, mais non pas fans l’apetis-ser, est la puérilité même. Et vìdeas hinc etiam quant fecundusfuerit Lutherus qui plures protulerit pestiferarum haresum auc-tores, quam ab orbis ortufuerint ante in univers) mundo (53).Vous trouverez dans Moreri que la Liste des principaux Hé-rétiques depuis le premier siecle du Christianisme jusqu’à Lu-ther monte à 183.Et à peine trouveroit-on 10 ou 12 schismesdans les cinquante prémieres années du Luthéranisme. Con-tinuons d’entendre Mr. Varillas ( 54). " Ce fut apparemment„ à dessein de se dérober pour un temps à la persécution„ que Flacius attendoit de ses amis, à cause de son empor-„ tement à Veymar, qu’il se travestit, 8c alla inconnu dans„ toutes les Bibliothèques des Monastères d’Allemagne. II„ s’accommoda des Livres ( * ) rares qu’il y put dérober,„ 8c fit des Extraits des autres. L’Auteur de fa Vie écrit„ que ce fut par l’émulation qu’il eut pour Tritême, 8c„ pour composer à son exemple un recueil de ceux qui„ avoient fait des Livres. Mais la chose ne paroîtra pas„ vray-sembîable à qui se donnera la peine de comparer„ ces deux Ouvrages l'un avec l'autrc, puisqu’ils ne se res-„ semblent en rien. Celuy de Tritême est à proprement,, parler une Table des Auteurs Ecclésiastiques, 8c des Li-„ vres qu’ils ont composez; & celuy de Flacius est un ra-„ mas des passages qui semblent estre contraires à la Reli-„ gion Catholique, 8c favoriser le Luthéranisme rigide ".II y a bien des fautes dans ces paroles ; car en I lieu lesvolages que fit notre Illyricus pour visiter les Bibliothèquesprecederent l’an r;60. II les fit pour rassembler les maté-riaux dont il composa son Catalogus testium veritatis. Mel-chior Adam, Tunique témoin cité par Mr. de Sponde & parMr. Varillas, le déclare expressément. Or ce Catalogus futimprimé Tan 1556 (55): donc &c. En II lieu, st est fauxque Melchior Adam dise qu’IUyricus entreprit un tel Ou-vrage par émulation pour Tritême z? pour composer à sonexemple un recueil de ceux qui avoient fait des Livres. SiMelchior Adam avoit dit cela, il se seroit fort trompé, 8cpar conséquent Mr. de Sponde (56) débiterait au fond unechose fausse. Voiez dans la Remarque ( E ) comment lalecture de VOuvrage de Tiithême contribua au dessein d’il-lyricus. En III lieu, la maniéré dont Mr. Varillas carac-térise l’Ecrit de Trithême, 8c celui d’illyricus, déclare vi-siblement qu’il ne conoissoitni l’un ni l’autre; car Trithê-me ne se borne point aux Auteurs Ecclésiastiques , & Vautrene se borne point aux Passages favorables aparemment auLuthéranisme rigide. Mr. Varillas supose que la jalousie pourle Uvre de Guillaume Eisingrem Théologien Catholique, inti-tulé le Catalogue de ceux qui ont rendu témoignage à la véri-té , détermina Illyricus à entreprendre le même travail peursa Secte (57). C’est tout le contraire, comme on Ta vu ci-dessus (58). Enfin, Monsieur Varillas Vaccuse d’avoir faitimprimer ce Livre sans y mettre son nom , soit qu’il nevoulût pas se commettre davantage avec les autres Seíles qu’ilprévoyait n y devoir pas trouver leur compte , ou qu'il sitppo-sast que l’on sfaureit assez, dans le monde qu il estait Auteurde ce Livre fans qu’il se nommast ( 59). Toutes chimères :il mit son nom à cet Ouvrage, 8c il n’avoit point à crain-dre que les autres Protestans desaprouvassent sa Compila-tion.
J’ai laissé passer une chose qui meritoit d’etre censurée,revenons y. Cela regarde TEpitre Dédicatoire à la ReineElisabet. Mr. Varillas ( 60) assûre qu’elle fit plus de dépitque d’honneur à cette Princesse , C? que l’on trouvera peu d’e-xtmples d’un contre-temps fi bizarre dans VHistoire des gens deLettres, quoy qu on les accuse d’ailleurs de n estre pas toujoursdes plus civils. Les Centuriateurs , qui signèrent l’F.pisire Dé-dicatoire , ne pouvoient ignorer ce fait de notoriété publique,qu Elisabeth estoit Calviniste pour la Doílrine, quoi qu’elle fuslLuthérienne pour la Discipline. Cependant ilt insercrent dant
la mesme Epistre , par laquelle ils cherchaient la proteílion decette Reine, une Satyre contre les Calvinistes. Ils leur repro-chèrent de rendre , autant qu’il estoit en eux, inutile le Testa-ment de Jesus-Christ par des raisons empruntées de la Philoso-phie : de rejetter la présence réelle z? la Communion du Corpszsr du Sang de ce divin Sauveur contre ses propres paroles, quoyque tres-claires ; zsr de tâcher d’éblouir ceux qui lisoient l’E-vangile, en embarajsant par des interprétations subtiles Z 7 re-cherchées le sens naturel de force passages fi évidens dieux mes-mes, qu’ils n avoient pas besoin d’éclaircissement. Ils prouvè-rent ensuite invinciblement dans le corps de ce Tome, c? dansles douze fiúvans, que l'Eglise avoit toujours cru cette presin-ce; zy quiconque se donnera la peine de les lire, remarquerad abord qu encore que ceux qui les payoient pour travailler eus-sent désiré qu’ils écrivissent avec moins d'exailitudt z? plus demodération fur cette matière, afin de ne pas traverser l’accom-modement entre les Luthériens zsr les Zuingliens qui se negocioitalors de nouveau, ils eurent fi peu de complaisance pour leursMecenes, qu ils ne traitterent aucun point avec tant de forcezsr de chaleur que celuy - là. Ce sont toutes Gloses forgéesdans le cerveau de VHistorien. II a joint de son cru cettebrodure à une Remarque incidente de Mr. de Sponde, 8cTon est bien aflûré qu’il parloir sans garantie, 5 c fans avoirlû TEpitre Dédicatoire qu’il censuroit. 11 n’y eut point d’in-civstité ni point d’imprudence dans la conduite des Centuria-teurs. Ils ne savoient pas encore à qûoi la Reine d’Angle-terre se fixeroit, ils savoient seulement qu’elle travailloit àétablir une bonne forme de Religion. Ils Ven louèrent, ilsVen félicitèrent, 8c ils l’exhortérent puissamment à s’y apli-quer comme il faloit par le retranchement total des mauxque les Sectateurs de T Antéchrist avoient aportez. Ad te i-gitur nunc Regina potentijsima zsr serenijjima , convertimur.Audimus enim, te post accepta Regia sceptra , etiam de praci-ptto fine ac munert ttà officit , societatis ac vtu totius omniumsubditorum tuorum cogitare. Itaque non tantum Utis accla-mationìbus Regia tua dignitati gratulamur : se d toto etiam pec-tore patrem Domini nostri Jesu Christi tnvocamus, ac
rogamus, ut . Sed quia non satis est bene caepisfe, horta -
mur etiam te illuftrìjstma V potentijsima Regina , ut totìs vl-ribus in id opus incumbas, ut Religio pur a, intégra , inviolatain toto regno tua ìnfiaurctur, omnibus Antìchnsti crudelitati-bus , vulntribus , pesiìbus ac carcinomatis reíïè curatis , atquesublatts, Debes enim hune honorem Dto conditorï ac redemp-tori tuo, debes tibi ipfi , debes fitbditis tuis (61). II étoitdans Tordre que des Théologiens de la Confession d'Augs-bourg ajoûtaslent à cela un mot d'avis touchant le dogme dela présence réelle. Voici comment ils le firent (óz ). Illudverb etiam non pratereundum est , cum jam varia passim gras-sentur quasi satliones opintonum, inter quas altqui etiam testa-ment um Domini plane philosophicis rtuionibus ita évacuant,ut corpus zy sanguinem Christi, quod aâ írasentiam cr cotn-municationtm , juxta clarissima , evidentisstma , veracijsitna &petentisstma verba ipfius Christi, prorsus removeant, t»i-raque verberum perplexitate fucum factant .- in primis vìden-dum tibi est, ut z? articuli fideì fine pharisaicosermento , &Sacramenta à Chrifto ìnftituta citra omnem adulterationetninftaurentur : id quod te faBuram esse , omnes pìt speranttsummisque votis à te contendunt. Quand Mr. Varillas sapotequ’ils ne pouvoient ignorer ce fait de notoriété publique qu'Eh~Jabeth étoit Calviniste pour la doílrine, il fait voir son igno-rance ; il ne considéré pas qu’ils écrivirent leur Epitre Dédi-catoire dans un tems où ils ne savoient pas encore fur quelpied la Réformation d’Angleterre seroit établie. Je fui btestque leur volume porte la date de Tan 1560, 8c que la B e "formation d'EIisabet fut établie Tan 1559; mais où sont le Sgens qui ignorent que les Libraires mettent la date de Tan-née suivante aux Livres qu’sts ache vent vers la fin du m°; sd’Août. Je croi donc que cette Epitre Dédicatoire qui n apoint de date fût envolée Tan 1559 à Oporin Libraire deBâle, 8c cela avant que Ton eut apris en Allemagne Ie sglemens Ecclésiastiques de la Reine Elisabeth : 8c en tout ç.il ne pouvoit point paroître cn ce tems-là, que cette I r j ,cesse le fut déclarée pour le Calvinisme 2 Végard de la JrrL."Lisez ces paroles de Mr. Bnrnet. ” On nomma des r h„ logiens Protestans, pour revoir la Liturgie d’Edoiiard.
„ seul changement considérable , qu’ils y firent » sijj- _
„ Varticle de l’Eucharistie. Le deíîèin estoit de dreíîcr £
„ office pour la Communion, dont les expressions tu„ si bien ménagées, qu’en évitant de condamner 1»
„ sence corporelle, on réunist tous les Anglois, dans„ feule 8c mesme Eglise, la pluspart des gens esloien ] 0 .
„ bus dc ce dogme. Ainsi la Reine chargea les d iL nC ,
„ giens , de ne rien dire , qui le censurai! absoluMmais de le laiíîer indécis, comme une opinion ip^ ^rive , que chacun auroit la liberté d’embrasser , - e
vai ûHal- Paiiv Aaf affar fttl rafMîtstllst QC 1 ^ ^ .
dans quelle*
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rejetter. Pour cet effet, on retranchad’Edouard , la Rubrique , qui expliquoit_vues, VEglise Anglicane ordonnoit 8cc (03)
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