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A S.
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à ventre du poiílort au port de Ninive (C), ne íàvoient guere de Géographie ; & il n 4 y a nulleaparence qu’il en Lit sorti sur les côtes du Pont Euxin ( D ), ou fur celles de la Merrouge (E). U est beaucoup plus probable qu’il fut jetté fur le sec proche de la ville de Joppe(í) rt,, Va °ù d s’étoít embarqué. Quelques - uns confirment cette conjecture par la fable d’Andromede z
car ils prétendent (g ) que l’Avanture de Jonas à servi de fondement aux Narrations Poétiques Lipenius,touchant Andromede exposée à la fureur d’un monstre marin, & ce sut proche de Joppe qu’elle sjssv fur eynospp c h \ v™., u marne ( r 1. Voici une auue reverie des Rabins qui est bien gro-
(0 c’íjí- i-
d>re dansGhath - Chè-pher proche M,Montagnede Thabor»
Ì*ij>enius>in jonxTcrîpîothalafsio,fdio ~A 3.
(b) Plinius,Libr. V, ‘
Cap. XIII,?->L- m. s67,& XXXI,ftg.íli l&Libr. IX,Cap. V,í“g. rîz.
(tlJSulpi-cius Severus,Hiftor. Sact.Libr. I,pag. m. 79.
(iz) Drusiusin Su] pic.Seteium,
pag. I 7 S-
(u) $uhicinsSeverus .- -ex S. Gre-gotio l. vi.Moral. c.
3 cii, arbitra-Htrjonamejfeexpofitum in .iitteribtts Ni-nevitarum.lipen. inJonx Perip.thalaflîo,Cap. III.
(if) Simon,Diêìisn, dela Bible,
y fut exposée ( h ). Voler 1a marge ( /)- . . . it p ept y eux qui servoient d’autant
tesque. Hls disent (fc) que le poifion «ce^quTéti L> U -r, & -trede fenêtres à ce Prophète pour lui lan traversant 1 a Mer rouge. Ceux qui le preneur
choses le chemin que les Israélites avoient e a g n t | e ] U1 apliquer l’onction roiale,
pour le jeune homme qui fut envoie par i e J ^ g t> T ei - 0 me le tombeau de Jonas
ne méritent pas d’étre crus. On montroit en , que les Turcs ont bâti une tr'ès-belle Mos-
dans le lieu de fa naissances/). Mr. Simon ( ‘ J miraculeuse qui brûle continuellement sans
quêe à l'honneur de Jonas , dans laquelle d y , reveries. II dit que cette Mosquée
qu'on y verse ni huile ni autre liqueur -, Stien i nom fa ce Prophète. Monsr. d’Herbelot (o)
est dans un petit village {n) bâti à l honneur ^ J choses que les Musulmans débitent touchant
ne dit rien de tout cela, quoi qu’il rapovte p u i - Moreri a fait un Poème très - ingénieux ,
Jonas. Je nommerai ì’Auteuv moderne, qui selon Monti. Morea
sur l’Hiltoire de cc Prophète (G). , , M , e. a, r .me.Jo^ i, e.if-r.^
Sbritfon des prodiges; car selon ks Loix naturelles un pois-son de cette taille ne peut point se transporter eu st peu deÏÏms de îa Mer de Phenicie jusqua la Mer noire. Outrev chemin que Jonas eût eu à faire, soit pour retour-Sër en Së «aut que daller à Ninive, fort pour allertout droit à Ninive, eût été trop long, 8c trop mal aise.
Îe) ... O» far celtes de la Mer rouge Lipenius (i 7 )attribue cette opinion à Pineda, & aux Rabins. il ne luta D c difieilc de la réfuter. II eût falu que la baleine futÎJS. IS-Ocean, «c ê à à I- tour d, TAfriquo.Voiet. ci-dêssus la Remarque (C) vers la fin.
( F) Ceux qui le frenent tour le jeune homme qut fut en-JéìarFliféeù Jehu (r8).j C’eft ce que font les Rabins,8e après eux Mariana, 8e Tarnovius f 19). St cela eteit ileût faim qu il eut alors plus de cent ans. Ce sent ies parolesde îvlonss. Simon dans son Dictionaire de la Bible, parolestrès-obscures; caron ne fait à quoi il raporte le mot alors.Est-ce autems de fonction de J ehu? La Grammaire le de-
folio pr<fced.U cite Saint]erômeProœm,in Jocam,
(wt) Simon*Diction, dc2 ;ì Bible,£<*£■ 43 ï.
(n) Dans luTribu deZalulon»
(o) D’Het-,belot,BibHoth.
Orient.
ou l’impoííure, 011 une maladie de cerveau. Sils ne pevent point nier le fait, ils l'expliquent par des cames na u-rellés, & compilent dans les Naturalistes, 8c dans les Ke-lations des Voiageurs, mille événemens semblables, ssn unmot, ce qu’ils apdloíent diicanerie , obstination, revcontre le bon sens , devient une réfutation ttes-ionue,très-raisonnable d’une fausseté ; car ils se iervent des memeslieux communs que les Protestans avoient emploiez. contreles Moines. Par tout il y a des gens qui croient fans peinece qui les flate, Le qui font les plus malaisée du monde apersuader quand une chose ne leur plaît pas. AUeguent-ilsdés raisons d’ìncrédulìté, ils ne peuvent soufrir qu’on jesprenne pour mauvaises: leur opose-t-on ces mêmes raiionsen un autre tems, ils ne peuvent soufrir qu’on ne leur per-mette pas dc s’en moquer. Ainlì sc passe la vie humaine,c’est un effet presque inévitable de la préoccupation, dou-ble poids, double mesure. Si l’on ne pouvoir éviter celaqu’en se dépouillant de préjugez, le remede scroìt peut-etre
Pir (cToí 'a dit qu il sortit du -ventre du poisson au port de mande, mais ce sens seroit absurde. M-ce au tems du voia-Kinise. ] Sulpice Severe eit tombé dans cette bévue Géo- 0e de N.mve? Kit-ce an Re^ne de Ternbnam seennd dngraphique; Exceptas a ceto , marine monstre, ae devoratus
'soft trtduum fere Ninivitarum littorìíus ejeílus, jufla prédi-cat (x 1 )• Le docte Drusius na point aperçu de faute dansces paroles, en les commentant : il s’ess contenté de dire quey Ecriture ne marqué point fur quel rivage le poisson se dé-chargea de Jonas Çrz). Les autres Commentateurs de Sul-pice, 8c nommément Hornius, ont très-bíen connu la fau-v Monsr. Lipenius l’a fort bien connue aussi ; mais il s’est
x . . , r __M . _ _n
ge de Ninive? Eit-ce au Régné de Jéroboam second dunom ? E>evinez-le fi vous pouvez.
(G) Ae nommerai T Auteur moderne qui selon Mr. Moreria fait un Poëme . . , très-ingenieux sur VHistoire de ce Prt-phète. ] C’étoit un Ministre Gascon , nommé Cotas. IIfut Ministre de Monsr. de Turenne pendant quelques cam-pagnes ; il servit ensuite une Eglise de la Basse Guienne,8c puis il sc fit Papiste, & eut une charge considérable dansle Préfidial de Montauban. 11 avoir publié un Livre avant
(ivllîpeii;ibid folio C r jverso . il cite
Pineda,
LTy. iv. d«Rébus Sa-lomonis,
Cap. XII.
fisìlî livi;des Rois,Cnap\ I X fVers 1.
(s9 }HebraiiiíSeder Olam>
& tx itsMariana inScboliis BibU& D. JoiuTarnoviusCsmm J ent fp. 2. Lìpén. 'in Jonîc Pc-rjplo thaias*folio R,
te. —
trompé lourdement en Chronolog le , ria cru que Sulpice Se- qu'il changeât de Religion, danslequèl 7 fiVmkn souviens if» fuivere avoit emprunté cela des Morales de St. Grégoire (13). bien, il foutenoit que les Protestans ne pouvoient se íéfi Jonas > ««
C’est un Pape qui a fleuri cent cinquante ans âpres Sulpice, nir avec l’Eglise Romaine. Il en fit un autre nour résoter smr Da i id ’La faute de ce dernier a ete copiee par Mr. Simon: une ha- celui-là après son abjuration. Les quatre Poèmesleint, dit-il (14)» reput Jonas dans ses entrailles . . ©■ l,n publia fur des Histoires de 1 a Bible (\o), eurent asseë de
servit d’un vaiseau beaucoup plus sûr que le premier surquel il étoit monté , e? l’alla débarquer ou plutôt vernir le troi-sième jour au port de Ninive. Notez que Ninive étoit bâtiefur la riviere du Tigre qui n’a nulle communication immé-diate avec la Mer Méditerranée. De plus il n’y a point assezd’eau pour un poisson tel que celui-ci dans cette riviere au port
—- * ^ -- *11 mirarlí* svirnrf*n 5 tr>f rrn’ìl
débit, n'en déplaise à Mr. Despreaux , 'qui assure dans faIX Satire que
Le Jonas inconu fiche dans la souffler e ,
Le David imprimé »a point veu la lumière.
un fur Jo-sué, à unfur Sanson.
( ) t. 4 lit
pag. 300 déta I Edttiorídc Hollande.On la troùvtaussi dans lé
L Factum dé
z t net um (
ucauyyu, v... z . . te ^ miracle surprenant qu’il Les ennemis de Cotas lui firent tenir parla poste à Mon- Fmetïere,
r^-431,431- de Ninive. Gette /; disions que la baleine s’en al- tauban une Lettre suposée de son Libraire de Paris, parla- P a i(15) Joseph, nous faudroit mpo e > ,, ~ bonne espérance, 8c quelle on le prioit de se défendre contre Despreaux , vu
dans 1 Océan, Tirn-e 8c qu’elle fit dans trois que depuis la publication de la IX Satire, on ne vendoit
entra dans I. embouchure du mgre, ^ ^ subterfuge à plus ses Poèmes. II fut piqué de cette insulte, & publia
leux quëvlmdroient justifier Sulpice Severe. H n’eut ja- un Ecrit fort violent contre son Critique. 11 fit quelquesceux qui o . J idée-Ià: il crut bonnement que Ni- Vers contre Mr. Racine lan 1675. Vous verrez dans le™ 1S s . n , ée sur 1, Mer Méditerranée : il erra ne sachant Menagiana (n ) une fort jolie Epigramme de Mr. Racinenive croît contre lui. Notez qu’il étoit issu du fameux Jurisconsulte
guere la a ^ a nu ^ a p arence qu’il en soit serti fur Jean Cotas Conseiller au Parlement de Toulouse, l'un des{D) . • • • j , Tosenheiitl raporte cette tradi- Martyrs des Protestans ; caron le pendit pour fa Religion àísonTëlle a' été suivié par' pluWs Modernes (16), quoi Toulouse revêtu des habits de Conseiller l’an i S7 z («).
ÀntïquítJudaic.
Libr. 1 X,Cap. XI,folio w. 35SVerso.
(iSj Voití.Lipenius, i»Ion. Fedpl.thalaffio,Cap. uu
13 E-â’ï- de Hol-lande commeétant attri-buée à Mr. déla Fontaine,
(zz) Volez.ì’Aubigné,Hist. Unie,Tarn. 11 ,Livr. I,Chap. V,pag. no. $ía;
JONAS (Arngrimus) ïílandois de nation , s’est fait estimer dans le 7 s V T Pif a 1XVII ficelés par les Ouvrages qu’il a publiez, II étoit encore en vie I’an làlàokàde quatre-vmgt-dix ans («) II n’y avott que quatre ans qu’il s’étoit remarié avec une àe àII etoitsavant, 8c homme de bien, Sc çn grande estime parmi tous les doctes. II avo^été cS djuteur de Gundebiand de Torlaç, Evêque de Hole es Islande (b). Ce Gundebrand to d 'dois, homme de grand savoir, & de grande probité (c). 11 avoit été Disciole de Tv î,
& entendoit bien l’Astrologie. Après sa mort Arngrimus refusa l’Evêché de Hole y ^ ho 'f ra J e îde Dannemarc lui vouloir donner {d) : i] pf i a ce p r j nce de r en dispenser tant m J ? UC • Roil'envie, que pur vaquer à ses études avec plus de repos. Les Livres qu’il a’publiez (J) d \
(zí) Les Livres qùtl * publiez.] Voici tous ceux que Hambourg 16x8 in a Ftilnla * . ^
je trouve dans les Listes du Sieur Albert Bartholin, Idea. même 1618. fil f trM defensoria là-
E' Magistrat y à Coperihagen ,589 j» 8. Brevis Com- Chryme g éa (l ) feuTnísZnf ’mentanus de iflandût , à la même v ile 1593 » 8- A- me 1630 in 4. VuTSÏÏbSïïtsL 1 ? lìbrï tr *s, là-mê-
natome Blefkentana , à Hole en Mande ï6u m 8 „ & à in 4. Specimln Iflandh Bifíí' Thorlacii > là-même 1630
j j ortcum , c? magna ex parte
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(d) L'a-me-mc,pe£. S Sa
(t) U faleitdire Crynjç-gsa.