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Tome second. C - I.
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ISAACITES. Y S E.

( 4 ) Tiré itBartolocci,Biblioth.Rabbin.Parte l F,pag.378 &pag.1 * 1 -

(t) Bartol.Biblioth.Rabbin.Parte iV,P*£- - 78 .

(r) La Hf-

marqite (A)de C ArticleJ A R C H I.

(3) Barto-locci, Bi-blioth. Rab-bin. Part. IV,pag. - 78 .

{4) Voie z. ci-etejsas U Cita -lion {I ) de!'.ArticleJ A R C H r.

(?) Benja-min. Tutel,Itiner. pag,m. 6,

(6) Const.ì’Empe-reur, Notisin Itinerar.Benjam.Tutel. pag.»4 9 .

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II ajoûte que ce Rabin étoit né à Lunir ville de la Province d’Aquitaine ( J ) § mais qu’il y àdes gens qui le font natif de Troies en France, & qui placent fa naissance à Tan uof. Ifaacitescommença à voiager à l’âge de trente ans. 11 vit Í’ítalie, ensuite la Grece, Jérusalem, 6 c toutela Palestine, puis il alla en Egypte 6 c y vit le Rabin Maimonides. II passa en Perse, en Tarta-rie, en Moscovie, & en d’autres pais Septentrionaux, 6 c enfin en Allemagne, d’où il retournaen fa patrie. II emploia six années à ce grand voiage. 11 fe maria, & eut trois filles qui furentmariées à des Rabins très-favans, 6 c Auteurs de beaucoup de Livres. Quelques-uns de fes Com-mentaires fur l’ticriture ont été traduits en Latin par des Chrétiens ( B ). On dit qu’il entendoitbien la Médecine 6 t l'Astrologie, éí beaucoup de Langues, 6 c qu’il mourut à Troies à l’âge desoixante 6 c quinze ans. Son corps fut transporté en Boheme, 6 c enterré à Prague l’an 1180 (d).

{A) Bartolocci dit qu'il étoit né à Lunir ville de la Provin-te d'Aquitaine.'] Bartolocci ajoûte que c'est une ville où il yavoit des Juifs, comme saint Grégoire le témoigne dans TE-pitre XXI duIII Livre ( 1 ). Tout cela eít plein de fautes;car en 1 lieu il faloit dire Lunel , 8c non pas Lunir. 2. Luneln’est point dans la Province d’Aquitaine. 3. Le Pape Grégoi-re ne parie point de Lunel ou de Lunir, mais de Luna vil-le Episcopale d’Italie. Voiez ci-delíus f 2) la Censure d’u-ne faute d’Hoornbeek. Voici une autre bévue. Ibidem (c’est-à-dire dans la Catena Cabale.) Rabbi Joseph Iachijâ Auùlor

dicit quod natus jit anno ab Orbe condtto . 486 ;. Chr.

1105. in Urbe Trevis , feu Trecis («) in Gallia in provincìaNarbonenfi , vel in Linguadoca (3 ). C’est prétendre que laville de Troies est en Languedoc, 8c rien n’est plus ridi-cule. Notez que selon quelques Rabins la mort de notreIfaacites arriva l’an 1105 (4): mais nous venons de voirque selon d’autres Auteurs ce fut Tannée de fa naissance.L’exactitude Chronologique n’a jamais été le fort des Ecri-vains Juifs, ôc c’est une chose étrange qu’ils aient, si malmarqué le tems de leurs plus fameux Docteurs. Benjaminde Tudele ( 5 ) , qui mourut Tan 1173, donne de granséloges aux Juifs de Lunel, 8c nomme quelques-uns de leurs8avans & entre autres le Rabin Salomon. II y a des gensqui disent (6) qu’il entend par là Salomon Jarchi , 8c sivous leur oposez que ce Salomon mourut Tan co; , ilsvous répondront que Benjamin de Tudele ne prétend pasque tous les Docteurs qu’il nomme en parlant de ce qu’ilvit à Lunel fussent en vie. Je ne saurois goûter cette so-lution. II me paroit vrai qu’il parle d’un Salomon , quivivoit encore ; il faudroit donc supofer , ou que Ton setrompe en mettant la mort de Salomon Jarchi à Tan no;,ou que le Salomon de Benjamin de Tudele n’est point no-

tre Ifaacites. Je croirois facilement que Constantin TEmpe-reur s’abuse en prétendant que ce Benjamin a parlé de Sa-lomon Jarchi. S’il eût parlé d’un Docteur aussi célèbre quecelui-là, st lui eût donné de grans éloges, 8c il n’en don-ne point à son Salomon. Si vous voulez voir une marque .

de la mauvaise Chronologie des Auteurs Juifs, vous n’a- ( 7 )vez qu’à considérer que le même Livre ( 7 ), qui porte g. ir to-que le Rabin Salomon Ifaacites naquit Tan 1105 , assure jJcei, Bi ".que Maimonides naquit en Espagne Tan 113;, 8c que ces bliorhdeux Rabins s’entre-virent en Egypte, où néanmoins Salo- bin, c Jmon n’allà qu’à T âge d’environ trente-deux ans ( 8 ). Notez t*í - 37 'qu’il y a des gens (9), qui soutiennent que le Rabin Salo- ^ tvvz’,mon Ifaacites n’a point le surnom de Jarchi dans les Livres Bartolof 0 »des Juifs, 8c qu’il feroit dificile de trouver le tems, le su- <W-jet, Sc Toccalion de ce faux surnom, 8c que les Juifs semoquent des Auteurs Chrétiens qui Temploient. AColn a U ;á

§ («) Treca , dans le Latin de Bartolocci ne désigne point ,->la Ville de Troyes en Champagne, mais Treys en Provence. <1: A r j u , r .i-II est vrai que la premiere a nom Trece dans Grégoire deTours; mais Mr. deThou, qui nomme l’autre Treca, ap- Btía infc'pelle Tricojses les habitans de celle-ci. Rem. .c rît. ren» i ’ us ’

(B ) ^u.elquts-un$ de ses Commentaires ont été traduits enLatin par des Chrétiens.] Son Commentaire fur Joël Sc / I0 ) Wssfur le Cantique des Cantiques a été mis en Latin par Ge- ì w 1nebrard. II publia à Paris en 1563 la Version du Com- i’an‘i 66 ’mentaire fur Joël, Sc en 1370 celle du Commentaire fur <" +îe Cantique des Cantiques. Arnaud de Pontac est TAu- f,,) T 1 "’. 1teur de la Traduction Latine des Commentaires fur Ab-dias, fur Jonas, Sc fur Sophonie ( 10). Henri d’Aquin pu- Lii>Mblia avec des Notes à Paris en 1512. le Commentaire furEsther (n).

(4) Allard,Biblioth. deDaupluné,

pag. 2 i 3 ,z 24 .(b) Mr. Al-lard publiaitcela Pan

261e.

(t) Pio-posit 8cAloiens,pag. 18?.

(2) Alb.Graiveius,Cap. lllPolemicsSacra:.

(3) TobieWagner,Doíleur enThéologie àTubinte ,Inquisit.Theolog. inActa Heno-tica.

(4) Valez lapage $16 desPioposit.

& Moiensdu Sieurd’Yse.

(?) Dans ConSystème de

PLxlile.

(A) Propo-sitions 8 cMoiens,f*S- zzx.

YSE (Alexandre d’) Ministre de Grenoble, & puis Professeur en Théologie à Die dansle Dauphine, (a) efloit fils naturel dans une famille . ... de laquelle est aujourd'hui ( b ) Jaquesd’Tfe de Saleon Conseiller au Parlement de Grenoble. Ce Ministre a composé un Discours pour luréunion des deux Religions , dans lequel il ne s'est pas fort éloigné des principes de V Eglise Romaine (c)-On en verra ci-dessous quelques Extraits (A). On l’eût déposé à cause de cet Ouvrage, si la

{A) On tn verra ci-dejfous quelques Extraits.] Cet Ouvra-ge est intitulé, Propositions e? Moyens pour parvenir à la réu-nion des deux Religions en France. II fut achevé d’imprimerle dernier d’Août 1677 : 11 contient 608 pages in 4, Sc 11 estdivisé en deux Parties. L’Auteur étale dans la prémiere cinqConsidérations, qui tendent à porter les parties à des relâ-che mens réciproques, Sc dans la seconde une longue Listed’Articles dont elles pourroient convenir.

II cite (1) un Luthérien (z) qui a soutenu que les Cal-vinistes fe bâtent contre un fantôme lors qu’ils réfutent uneprésence locale de Jesus-Christ au Sacrement de la Cene, Scune manducation naturelle. II en cite un autre ( 3 ), quinie la même présence 8c la même manducation, 8c qui sou-tient que le corps de Jesus-Christ entre dans la bouche, maisnon pas dans T estomac. Ce Luthérien (4) avoue que lesCalvinistes reçoivent le fruit salutaire du Sacrement, pour-vu qu’ils soient moralement dans une ignorance invinciblede leurs erreurs, mais non pas s’ils les soutienent contre leurconscience 8c avec opiniâtreté. Mr. d’Yse fait plusieurs Re-marques fur la Méthode pacifique du Pere Maimbourg, 8cfur ce que Ton objecte qu’il s’ensuit de la doctrine des Cal-vinistes que tous les Chrétiens qui n’ont pas suivi PierreValdo, Jean Hus, 8cc, sont damnez. Ses Réponses fontpresque les mêmes que celles dont Mr. Jurieu s’est servi (;),tant à legard des expédiens de salut fournis à plusieurs per-sonnes qui renonçoient intérieurement à Terreur, qu’à Té-gard de la conséquence qu’on tire en faveur de ceux qui,rejettant intérieurement les faux dogmes du Papisme , de-meurent aujourd’hui dans fa communion. A propos dequoi il parle de la permission accordée à Naaman, Sc d’unSynode National tenu à Paris Tan 1559, qui défend d’ac-compagner son maître dans les Eglises Papistes , encorequ’on n’y fléchisse pas le genou , 8c qui déclare néanmoinsExportables ceux qui comme Naaman Sc le Duc de Saxetémoigneront publiquement, qu ils ne veulent se polluer nicontaminer aux idolâtries qui fe commettent dans les templesou ils hantent (6). II dit que selon les Réformez TEglise uni-verselle ne peut pas errer jusques au renversement des créan-ces nécessaires au salut de nécessité de moien Sc absolument,8c que si j a c hose est bien considérée Ton trouvera que lesCatholiques Romains, quelque bruit qu’ils fassent Ià-dessus,donnent moins d’infaillibilité à TEglise que les Réformez;car, dit-il, le Cardinal de Richelieu Livr. II Ch. II insi-nue que 1 Eglise universelle peut errer à T égard des points

con

fondamentaux. II impute à de certains Docteurs Protes-tais une erreur qu’il qualifie au fondement , c’est de ne re-cevoir pas TApocalypse pour un Livre Canonique , 8c ilavoue que TEglise primitive ne Ta pas reçue pour Canoni-que. II est vrai qu’il prétend que cette Eglise étroit parignorance, 8c en ne conoissant pas une vérité, mais nonpas avec obstination, 8c en la niant. L’Eglise selon ce Car-dinal a ignoré des versiez quelle a contres, avec le tems»Sc définies ensuite comme points de foi. L’Auteur ajoûteque dans les renvois de la deuxieme Session du Concile d eTrente on lit cette Question, ft les Conciles généraux legU 1 'mement assemblez, peuvent errer dans les décisions de foi. E®Réponse fut, ceft une chose douteuse. Retouchant cela d®n Sla page 441, il dit que divers Docteurs y sont citez pour l’® 3 'firmative, 8c d’autres pour la négative. II avoit déjà dit ( 7 )que les Conciles de Latran de 1180, 8c 121;, 8c quelquesautres, ont été tenus pro Ecclefia reformanda in fide &bus. II remarque ( 8 ) que les Moines promettant fel° nPontifical Romain de garder une continence perpétuelle au-tant que la fragilité humaine le permettra, c’est une P re ?Jique leur vœu est conditionel, 8c qu’ainst lors que la fraguyde la nature ne leur permet pas de garder la continence, 31fe peuvent marier fans rompre le vœu. II se vante (9) ^n’alléguer rien de condescendant de la part des Catholique >qui ne soit fondé sur la doctrine dq Thomas d’Aquiud’autres graves Docteurs, 8c que ce qu’il avance de c °descendant de Ta part des Réformez est fondé sur les ®vede Calvin, 8c de quelques autres Ecrivains illustres. Jril inféré que les particuliers dans Tune 8c dans l’autre COmunion qui ne voudraient pas fe soumettre à de P a3el .< llScondescendances feraient téméraires. II raporte z

les éloges que des Papes 8c des Corps illustres ontà la doctrine de Thomas d’Aquin; 8c pour ce qui e ^s\-Docteurs particuliers qui l’ont loué il nous renvoie à unvre qui a pour Titre, les Disputes du College de Cû !”P U 1 Lsula Dialeâíique. 11 raporte aussi les Aprobations d° n _ nLivre du Cardinal de Richelieu, 8c à celui de 1 ■ ^

que de Condom, 8c les preuves des aveus ’n u -

Thomas d’Aquin, 8cc. II montre que Calvin. » gj

can ont tenu probable la doctrine d’un An 8 .. j cquant à ce qui concerne la possibilité éucehbat, licite^Synode National de la Rochelle ® 57 1 » *3 1 . ^

femmes des Ecclésiastiques replongez * ns Jb : j-88ne point avoir commerce ®vec eux. Celui de Vitras

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