V S E.
condition du terris n’eût obligé le Synode de la Province à se servir d’un tempérament (B). Onfut satisfait des Déclarations que fit le Sieur d’Yse avant que de mourir (d). Le Procès qu’il (t) v»Uz tkeut au sujet des sommes qui avoient été levées pour les Vaudois n’eut point les suites fâcheuses ^
& flétrissantes qu’un Ecrivain Catholique a publiées (C). Une Lettre que je reçus l’an 1678,m’aprenoit que Monfr. Gregut avoit publié une Apologie où il dépeignoit ce Miniitrc avec descouleurs fort noires (D).
J’ajou-
n’aprouve point qu’un homme dont la femme est devenueladre se remarie à une autre : il l’exhorte a prier Dieu, 8c àse contenir pendant 1a vie de cette femme.
Quoi que ce Livre eut eié imprimé avec le consente-ment de quelques personnes importantes, les Moines nelaiíîérent pas d’obtenir que les Exemplaires en fussent por-tez au Grefe du Chatelet. Ils en avoient vu quelques-unschez un Relieur, & ils firent de grans vacarmes. C'est aumoins une Nouvelle qui me fût écrite l’an 1678 par un cu-rieux qui étoit bien informé de ce qui regarde la Républi-que des Lettres,
plus dìficile que celle d’une beauté. La comparaison deî’argent avec la poix, cette comparaison, dis-je, très-or-dinaire jusques dans la bouche des païsans est admirable;on ne peut guere manier ce métal funeste, non plus que lapoix, fans salir lés mains. On a terriblement crié ( 13 ) con-tre la mauvaise administration des sommes immenses ( 14)qui furent levées pour les Vaudois ; ûc je coi que danstous les cas semblables on a eu lieu , & l’on aura lieu dese plaindre 8c de s’écrier oh qu’il est rare de trouver unsoit de fer à l’égard de cet aiman ( 15 }•
homme qui ne toit de ter â ^ .
Cherchons-le avec la lanterne de Diogene, 8c si nous luiJe m’assúre qu’on me saura gré des Fragmens que j’insere destinons une couronne nous la garderons long-tcms; taureMe cet Ouvrage, car je ne f ai fait que par la raison qu’il de sujet cconu, & qu’il est presque impossible de le trouver.
(13) Vo/eà
Air. Letí,Critique soil.-s Loteries,Pan. 11 ,pag. 10S ô*suivant.
1C1
sujet qui la mérite.
Regnum & dìadema tutumDeferens uni, propriamque laurum ;&uisquis ingéniés oculo irretortoSpedat acervos (16).
, -j». ìx V" j/ 1 , vijqov UC 1 C UUUVL. 1 .
(-B) La condition dit tems obligea le Synode de la Provinceà se servir d'un tempérament.'] Dize „ qui avoit été Mi-,, nistre à Grenoble , St qui étoit actuellement Profesteur„ en Théologie a Die, fit un Ecrit sur ce sujet, St s’imagi-„ na qu’il avoit trouvé le moyen d’une parfaite reconcnia-
„ tion. Son projet néanmoins n’eut pas le bonheur de plat- . ^__ j .
„ re au Synode de fa Province, qui lui défendit de le pu- ^ - ; 0U , s J a û’ e Ìle'm : êst'tombée entre les mains. En voicihher, ou de le communiquer. Mais Dize préoccupé M P e ? J. ^Ugia necefsaria non minus quam aqutjstma An-
„ les cageoleriesdu Président de la Berchere, qui lui taiioit iQ ; ^- T i . »
â. PtfACav J - f- • -
( r 4 l i’HÎSCtoríen deVEdit deNantes nieque -. e qu* onleva evFyanc*montât à/ìxot* ftp censmille liuresgomme Ber-
f T-\ \ . » fr-, . DHld l dJJ'ii'm
\ i->) Monfr. Cregut avoit publie une Apologie dh il iépei- rmt.cenefut igftott ce Ministre avec des couleurs fort wo/res.^J I] n’y 3 C[UC â-r'i, rvttt ck»
-, esperer de son travail de grandes ^compenses |^ loya ,
-> effets, n’en voulut pas croire le Syn ? 5 t “j'du Président„ ge à Paris, chargé des recommandât^ ^ lie u,
„ pour les principaux du Conseil, soes a u com .
„ ayant été avertis de son dessein, tacheren ^ àue„ munication de son Ecrit, asin de le detor ^ a voir„ paioltre. Ils n’y gagnèrent rien : Dize“ “ u Cet>" vou,u montrer, le fit voir à l’Eveque de qua
„ te piece ne pouvoir plaire aux Làhq ^ vautres„ VAuteur leur faisoit trop relâcher, & qu d la
„ expressions il faisoit palier la V
-> doctrine Reformée : de forte qu st ' E les fre--> prohation 8t fans récompense; »7»nt à -
-> res. fans avoir gagné la bienveillance de ^ f*”„ On pensa même lui faire des affaires Cn !" 1 presic i’ en ^fon-> le payer de ses bonnes intentions: niais l5 n - 0 ,
- protecteur l'en mît à couvert. Pour le Synode, unfa l’i'M*»»— J -
tonii Creguti, contra accusationem impr&visam ,inexpeftatamCt" tniquam Frìderici Spanhemii Professons Leydenfis. Elle futimprimée à Amsterdam l’an 1678, & contient 48 pages in8. Monfr. Cregut ( ij ) expose qu’après la mort d’EtienneBlanc, qui avoit été Professeur en Théologie à Die, le Sé-nat Académique chargea Monfr. d’Yse Ministre du lieu deremplir jusques au prochain Synode la place du défunt.Mr. d’Yse le fit. Le Synode de Tannée suivante convoquéà Die choisit Antoine Cregut (18) pour Profesteur en Théo-logie. Ce fut uu choix provisionnel qui devint définitif aubout d’un an par le jugement du Synode de Pragelas. Mr.d’Yse, qui souhaitoit d’autant plus d’avoir cette charge qu’ilen avoit fait les fonctions pendant quelque teins, traver-sa autant qu’il pût sélection d’un autre , 8c n’aiant puréussir, il conçut une extrême jalousie contre Mr. Cregut,8c chercha tous les moiens imaginables de lui nuire quoi
__^ lul _ _ __ _„ _ _ qu’il fit semblant d’être toujours son ami. 11 contribua par
cntrepreiuJs-e fur cette conduite, dans un teins où on ses intrigues à faire arrêter à Geneve l’impreffion d’un JLi-
ai’-HOlt OIIé* O — — . -— >v Cnnn 1«» vri» í ot-in Af* \Tr f trt ù irtnc ni-Pt-íavrp mm 1o Ar\r~.
víct. de
l’Edtt deîtatues,
Time IIÍ,frcondc Pí.y-t:c,Livr.)iV',f *4- 3 S O, «Paon. 1677 .
(u) Ber -nard, î.x-gUcatìoude t’Edit deN ante.
" «aisnoit que h Pni -.- .
" dvpoier donc ón f Us ne trouvât mauvais. Sans lebisse,st sos ga L. ", sit _ u ri traité avec lui, par lequel on luicharge on Professeur, mais par forme de de-
»> teins après x/" oto ' t bs fonctions. 11 mourut quelque» occasion* ’n le P ara b faute qu’il avoir faire dans cetre» trouva fn’rr Une déclaration de ses iéntimens qu’on
(cd L » ? fian . f . e (i°) ”•
roces a u il eut . . . tfeut point les fuites fâcheu-
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\ % florissantes qu’m Ecrivain Catholique a pubtiees. J
J-e Sieur Bernard ( u ) assura que dans le teins de la guerre?j' e b Duc de Savoy e avoit faite à ses sujets des Vallees dePiémont , les Reformez avoient levé fur eux une somme deJj x À sept-cens-mille livres, dont Dize avoit fan la recette <&w distribution ; qu il saquita mal de cette administration-, qu tlfut poursuivi à ta Chambre de Grenoble pour en rendre comp-te \ que le Consistoire, pour appaifer le bruit que cette affaire. ’.r, ...’.i l e crea principal du
«'«"Tn’ìst" faisoit , fut contraint de le deposer; qutl .
C.fiìì»** j _ r»■ . .- Mini,
^pl’EditdeNantes,
Tom. 7//jLtvr, Xt,
if - «°, à
l'on n.
I66f.
°Hege de Die, ex nomma quatre ^Ministres pour revoir sescomptes, il riy a rien de vrai en tout cela que ce seul article ,1 Ue Dize avoit fait la recette des deniers destinez au soulage-ment des habitans des Vallées, <X qu on chercha en cela uneoccafion de lui faire une affaire, par des motifs de ressentimentde vengeance. Vous trouverez la fuite de cette affaire
vre Latin de Mr. Cregut (19), sous prétexte que la doc-trine en étoit mauvaise 8c fort dangereuse. L’Auteur de-manda que l’examen de son Ouvrage fût fait seulement parles Professeurs de Geneve , asin que tout se passât avecmoins de bruit, 8c avec plus de' solidité, & de prompti-tude; mais fa demande fut rejettée, on examina son Ecritdans T Assemblée de tous les Ministres. Il n’en augura riende bon, 8c se souvint de la complainte de T Empereur Ha-drien , la multitude de Médecins ma perdu, turba medicorumme perdïdu. On condamna deux ou trois de ses doctrines :cette condamnation fut communiquée par son Adversaireaux Ministres du Greíìvaudan (2.0) assemblez en corps; 8cdès ce tems-ià les préjugez devinrent si vìolens contre T Au-teur, qu’on le menaçoit de le déposer au prochain Synodequi devoir se tenir à Die. Mr. d’Yse, ne doutant pas quela qualité de Modérateur de ce 'Synode ne lui fournît degrans moiens d exécuter ses résolutions, souhaita de V'être ;8c le fut effectivement. La prémiere Accusation regardales Thèses de la Grâce que Mr. Cregut avoit publiées. IIallégua ses raisons, 8c crut n’avoir rien à craindre dès qu’ilvit la fin de cette prémiere procédure: mais if se trompa;car au bout de quelques jours Mr. d’Yse aiant déclaré auSynode que les Ministres de Geneve avoient censuré quel-
de
{’Edit deN antes,
7 ain. II t >Livr, XI)
t*t- 6 U
de Vannée 1656. Le Président de Períssol l’entrcprit en justi-ce Tan r665. Cette affaire fut portée de degré en dégré à laChambre impartie. Dize fit plaider cette question à Vaudien-ce , 8c gagna la cause. Le Président outré de cet affront enpoursuivit l’affaire encore plus violemment ; X ses menaces queni les prières de ses collègues, ni les remontrances du Consis-toire , ni les sollicitations de toute VEglise , ne purent fairecesser, obligèrent le Consistoire non pas à deposer Dize, maisà Venvoier à Die en qualité de Professeur en Théologie, ll enavoit fait déja les fonlîions , pendant que Cregut avoit étécontraint, par la persécution que VEvêque lui faisoit, de lesabandonner. Cependant la cause fut évoquée à la Chambrede Castres; & le Président pouffa tant qu il put les habitansdes Vallées à faire faire le procès à Dize. Le Consistoire luifit rendre un nouveau compte, pour appaifer le scandale de ceprocès ; & il se trouva seulement un article, revenant à pei-” e à un denier peur livre de la somme totale, dont il ne putPf-s bien rendre raison. Mais fa bonne foi parut, crc (12).
paroles que je foprime nous aprenent qu’il n’étoit coupa-ble que d’ un peu je négligence. Tant mieux pour lui, 8con e doit estimer heureux de n’avoir manqué que par là ;
car le manîment de ces collectes publiques est une occasion, j? éc j 1er . 6. dangereuse, que pour agir prudemment il nes_y audroit jantais engager avant que d’avoir éprouvé plu-
- , ,,4,y. n ' ,-iVn nrendrai que ques Articles du lievelator Arcanorum de Mr. Cregut, inter-
dansTHistoricn de lEdit de Nantes. Je P ; roge â TAuteur fur le dogme de Timputation du péché d’A-ces trois ou quatre_faits. Dize rendu s fjmptcsjers^ ^ ^ se préparoit a éclaircir cette matière;
mais on Tinterrompit d'abord , sous prétexte qu’ìl y avoitdes afaires fur le tapis qui ne pouv oient pas être renvoiéesà une autre fois. II ayendit une autre occasion de s’ex-
- J -1— r' - ^ •
dit-il, tout auplus que Utiers de toutesUs sommes ,
& foutes lessommes nerevenoientpASà 530 milleLivres. Mr «Letí, Cri-tiq des Lo-teries ,
Part. iìypag ,,II o, les faisfnentt r à jmilliens ,n celle: deFrah*ceÀj$omilU
(u) Mbsti-nmJ dacentisai se cun 3 aptcunìte.Horat. Od.IX L: tri IV.
(t fi) Idem.Ode IILit ri II.
(17) Cregu-tus, Apol.neceffar.
P‘g. 11 &seq.
08 ) U í-.eiiiMinistre 4Montelli *mart .
T T 9 IntituléRevetatotArcano-rum.
(20Ï P aïs au*pris de Gre-noble , iár Pursdes CoLoquesde laProvincoSynodale deDauphine Xregard deceux de Id
pliquer dans les séances suivantes en cas que Ton reparlâtde cette Dispute , 8c il attendit en vain. Mr. d’Yse jouasi malignement son rôle qu’il fit condamner son Adversairesans lui laisser l’occasion de plaider fa cause. II y eut unecélèbre Dispute dans l’Auditoire de Philosophie. Les Jé-suites du lieu, 8c plusieurs autres personnes du Clergé Ro-main y assistèrent, 8c il fut fort nécessaire que Mr. Creguten qualité de Recteur de T Académie y assistât. Mr. d’Yseprofita de ce tems-là, il dressa l’Acte de condamnation, 8cle fit passer à la faveur des circonstances qu’un Synode m-êt-à expirer lui fournissoit.
qu'un Synode prêtUne partie des Ministres s’étoìtdéìa retirée , Vautre n’aspiroit qu’à se retirer bientôt. Si"absence des uns est favorable au-and ™ a dessein de faire
en
favorable quand oh <> uenem de fajquelque mauvais coup, l’envie que les autres ont de ssouretourner Test aussi ; car ils fe pressent d’achever ce qui resteà faire , tout fe passe alors en tumulte. Voilà commentl’innocence fut oprimée, à ce que prétend Mr Cre»nt il'otempore (xi)meabsente, maudit o, juffo dtputatis filentiojúbstnem Synodt, dum omnia tumultuar'ìb fmnt ~ ’
. . , , , t r .‘L i .10 punt, Pafloribus tune
S y lauuroir jantais engager avant que d avoir éprouvé plu- vel absenttbus, yel abiturtentibus Di zius ït>s e hélium illum ar -
fleurs fois ses forces. La garde de ces deniers est peat-etre tmhm non trnhi , fid fibi luàibmm pminam . fabricavìt ,
tome u. Rxrrr -
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(21) £*efl-àidire oendantqtt’l nfsìstoita la DispweptibliqueyCom~me%eEhur dgP sAiadémiCi