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Tome second. C - I.
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(ï) *A U f Age

232 .

(2) Sagit-tar. Introd.in Hist. Ec-clcspag. 247.

(j) Micril.Hist. Ecoles.p*g. 770Edit, 1699,

(4) Andr.Schoppius,Orat. de Vi-ra Matth.Judicis ,apitdCreuium,Anim. Fhil.& Hist.Parte VI,t“g. 71 .

(k) Schopp.ibid.feig. s8.

(«) Schopp.Oiat. devi-ta Matth.Judicis, 8cc.p“g. 5 *, 59 .

(7) Idem ,ibidem ,pag.J 7,5 8.

(8) Idem,P“g. J*.

(f) Andr.Schoppius,Orat. deVita Matth.Judicis, apttdCreniuraAnim. Fhil.& Hist. Parte

r/.pag. St.

( J o) Idem ,ibidem,

(il) Idem,ibid, (ag, j o.

k'r) E,

155 *.

f 13) Tire'd' AndréSchoppius,«3 ÌTfeq %

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J U D E X.

fuite il y fut Ministre de l’Eglife de St. Ulric jusques à Tannée 1 f f 9. II ne quitta cet emploique pour aller exercer la Profession en Théologie dans l’Académie d’Iëne. II n’exerça cette Pro-fession que dix-huit moisj car on la lui ôta par ordre de "Jean Frideric Duc de Saxe au commen-cement d’Octobre if6i. II s’arrêta encore six moisàlëne, & puis aiant passé à peu-près autantde teins à Magdebourg, il se retira à Wismar. 11 mourut le iy de Mai 1^64 {xi) à Rostoch,où il étoit allé quelques jours auparavant, afin d’affiíter à la promotion des Ecoliers. Ce sucun homme de bonnes mœurs, laborieux, zélé, docte, & qui composa beaucoup de Livres {B).II eut bien des persécutions, Lc bien des chagrins à essuier, pendant le cours de son Mi-nistère (c) ( C ).

JUDITH,

(e) Tiré d’André Schoppius in Oratione de Vita Matihsi Judicis. Elle fe trouve à la fin de U II Partie Enatrationis EpistolarumDominicalium Matthaei judicis, à P Edition d'Istebe, 1578, in 8. Monsr. Crenius a inséré eette Harangue dans la VI Partie de JeeAnimadveisiones Fhil.l. & Histor. pag. 49 & fequentibus.

{A) Il mourut le ij de Mai 1564.] Je ne ferois pointde Remarque fur cela, íì je n’avois à dire que les Auteursfont trop sujets à négliger l’exactitude par raport aux dates■mortuaires, 8c aux calculs. Je trouve dans le Théâtre dePaul Freher ( i ) , que notre Judex mourut l’onzieme deJuin x 564. Cette date est alléguée fur la foi du Nomencla-tor Profejforum Ienenjìum , composé par Hadrien Beyer.Mr. Sagittarius (z), citant le même Nomenclator, met lamort de Judex au même jour que Paul Freher : mais je voidans Mìcraelìus (3) que cette mort est placée à fan 1587 ,qui étoit le soixante 8c dix-neuvieme de la vie du défunt.On met à la marge, 'Ertber, f. 2.02. J] est dificile de com-prendre comment une Citation si peu fidelle a pu se four-rer en cet endroit-là ; 8c notez que Judex n’auroit pas vécusoixante 8c dix-neuf ans, quand même il auroit vécu jus-qu’en 1587 ; car il naquit en i;z8. On assûre dans fa Vie (4)que fa mort fut damant plus regrettée, qu’il n’avoit pointpaífé encore l’âge de trente-fept ans. Le calcul n’eít pasjuste; car puis qu’on avoir mis fa naissance au 22 de Sep-tembre 1528, 8c fa mort au 15 de Mai 1564, il faloit direqu’il n’avoit pas encore trente-six ans.

(B) Ce fut un homme de bonnes mœurs . ... or qui com-posa beaucoup de Livres. ] II étoit si sobre qu’il ne mangeoitpas dans une semaine autant que d’autres, qui n’ont qu’unestomac médiocre, mangent en deux jours; 8c jamais sesmeilleurs amis n’qbtinrent de lui la complaisance de boirequ a proportion de sa soif ( ; ). 11 fut si éloigné du faste,8c du luxe, que même le jour de ses noces il ne voulutpas consentir que sa fiancée se parât : il l’obligea à se con-tenter d’un habit fort médiocre (6). Sa chasteté fut fígrande, qu'avant qu’il se mariât quelques-uns jugèrent qu'ily avoir de la froideur , ou de l'inscnsibilité dans fa com-plexion ; 8c il avoua en confidence à ses intimes amis, qu’ilcroioit que l’origine de fa mauvaise santé, ou pour le moinsce qui augmentoit ses infirmitez, étoit qu’il avoir trop at-tendu à prendre une femme. Ante legitimum conjugium adeopudicé vixit , ut à nonnullts frigidus fit judicatus , ac ipft in-timés fie consejfus, fe judicare originem aut certe non leve suaadverse valetudinis incrementum inde exifiere, quod non priusduxijstet uxorem ( 7 ). II se maria néanmoins à î'âge de vingt-fix ans ( 8 ), lors qu’il fut apellé pour être Ministre de I’E-glise de St. Ulric à Magdebourg. II épousa une fille dequinze à seize ans, qui n’étoit point riche. Quelques-unsde ses amis furent fâchez qu’il eut choisi une femme quin’avoit ni assez d'années, ni allez d’argent ; mais il leurrépondit qu’il avoit toujours demandé à Dieu une épousequi n’eût point l’expérience des mauvaises choses; qui fûtdocile ; qui ne fût point orgueilleuse, 8cc. Agnus tulére ami-corum quidam , quod juvenculam or minus dotatam fibi jun-geret virgtnem , fed iis respondìt, fe ab adolefceneìa afftdu'e pe-tiijste à Deo, ut puellam bonis prognatam , honefie educatam,■virtutibus O pietate ornatam, malarum rerum atate adhuc im-peritam , or morìgeram potiùs , quàm natalibus elatam , déli-cat à O blandâ éducations ac converfatione malâ depravatam,ac dotibus or ornamentis fortune, protervam , fibi dare dignare-tur,ac fe voti fui compotem fatlum in Dei providentia adquies-cere ( 9 ). II vécut agréablement & pieusement avec safemme un peu plus de dix années , 8c en eut six en-fans (10). Elle épousa en seconcjps noces André Schop-pius ( 11 ).

Parlons des Livres qu’il composa. 11 traduisit en Latinle Livre Allemand de Luther touchant le sens litéral desparoles Ceci est mon Corps. II dédia cet Ouvrage au Sénatde Ratisbonne , 8c il réfuta dans l’Epitre Dédicatoire lesquinze principaux Argumens des Zuingliens. Voici le Ti-tre d’un Livre qu’il publia l’an 1559, quod arguere peccatafeu concìonari pœnitentiam fit proprìum Legis or non Evangeliiproprie di/sli , Rationes or Argumenta. Son Trait é. de Typo-graphie inventione, or de prdorum légitima instpeElione, futimprimé l’an 1566. Ses Enarrationes Epistolarum Domini-calium parurent l’an 1578. Le public a vu six Ouvrages defa façon en Allemand. Lui 8c Wigandus publièrent conjoin-tement quelques Ecrits, comme ( 12 ) Refponfio ad Confejfio-nem Majoris de Juftìficatione or bonis opcribus. Refponfio adfcurriles OT blafphemos fœtidi Rambocchii Rythmos Witebergaimpreffos. De Adiaphoricis corruptelis in magna libro Atlo-rum Interimisticorum , fub confiílo titulo Profejforum Witteber-genfium edito, reportés, Admonitiones. Corpus Dottrine exLJovo Testamento. De Viélorini Strigelii declaratione feu po-tius occultatione. André Schoppius ajoute ceci: Item cumlllyrico , M.ufs.0 , or Wìgando mifit Epiftolam ad quofdam piosfratres de caujfa Viélorini. Et cum iifdem fe purgavit de fic-tis rationibus demìjjìonis Jenenfìs, quas charta mmvfioc, refe-rebat ( ij)- H donne ensuite le Titre de quelques Livres

Allemans, & celui de quelques Ecrits Latins qui n’ont pasété imprimez. II observe ( 14 ) que Judex entendoit fortbien la Musique, & avoit quelque conoissance des Mathé-matiques. L’Astrologie ne lui étoit pas inconue ; il fit mê-me des Horoscopes, fudicia nativttatum fibi, liberts fuisor Embdenis ( 15 ) nonnullts compostait, atque figuras celi,quas vacant , aliis rébus accommodatas erexit . II avoit étu-dié quelque tems en Droit à Wittemberg : il savoir faire desVers & en Latin & en Grec; & il avoit dessein de composerune Histoire Ecclésiastique de son tems ( 16). La part qu’ileut aux deux prémieres Centuries ( 17 ) de Magdebourg estconue de toute la terre, & chacun sçaitque ce travail futtrès-grand : ainsi, quand on fait que Judex mourut bien jeu-ne , & que fa santé fut très - mauvaise pendant quinze an-nées (18), on ne peut douter qu’il n’ait été bien studieux,& laborieux.

Raportons ici par occasion une chose qui pourra servir deSuplément à ce qu’on a vu ci-dessus (19) touchant l’Histoirede ces Centuries. Les trois dernieres n’ont jamais paru, quoique les Centuriateurs les eussent fort avancées, & que leMarquis de Brandebourg, Duc de Prusse, eût donné ordreà André Stangewald d’y mettre la derniere main afin qu’onles publiât. Andréas Stangewaldus .. .fibi ab inclyto Marchto-ne Brandenburgenfi, Duce Boruffie t 'um temports negotium da-tum ejste confirmabat, ut reliques tres centuries EcclefiasticeHistorie Magdeburgenf. ab autoribus affeílas jam penéque per-feétas, perpoliret, atque ad tdttionern accuratè prapararet. Mr.Crenius (20) raporte la Lettre d’où j’ai tiré ce Passage. II l’atrouvée dans un Ouvrage posthume de Conrad ScHuffelbur-gius imprimé à Rostock l’an 1624. 11 s’étonne que Mr. Sa-

gittarius ait oublié cette particularité; & il en publie une au-tre qu’il a hie dans un Ouvrage du Jurisconsulte FrançoisBaudouin (21). C’est que l’on fit à Geneve une Traduc-tion Françoise des Centuries de Magdebourg, avec la mêmemauvaise foi qui avoit paru dans la Traduction Françoise duCommentaire de Luther sur l’Epitre de St. Paul aux Gala-tes (22).

(C) il eut bien des persécutions or bien des chagrins à es-fuìer. J II fut un de ceux qui dressèrent la Discipline de l’E-glise de Magdebourg, qui fut imprimée l’an 1554. II se mon-tra fort exact à la faire pratiquer, & il éloigna de la parti-cipation aux Sacremens quelques personnes impénitentes.Cela fit qu’on le menaça de le batte, & de le fouler auxpieds (23). II fut fort maltraité dans les Satires qui furent fai-tes à Wittemberg contre les Centuriateurs. Scurriles Neminifi‘or Acolafti Witebergenfes in famosta illìus laboris reprehenfioncor acerba inveíliva D. Judicem vocabant Judam or pullut»filium afine fubjugalis (24). II s’oposa fortement aux Syner-gistes pendant qu'il fut Professeur en Théologie à Iëne. Le urParti étoit puissant, & emploia les Pasquinades contre lui d’u-ne maniéré insolente & calomnieuse. On emploia aussi lespierres; car il y eut une troupe de garnemens, qui pendanttoute une nuit commirent beaucoup de désordres autour “ efa maison, & jetterent des pierres à ses fenêtres. II fur n e "pouillé de fa charge après l’avoir exercée parmi bien des trou-bles dix-huit mois. Le prétexte que l’on allégua fut la publi-cation d’un Livre Allemand defuga Papatus, de la fuite duPapisme (25 ); mais l une des véritables causes fut son opon-tion au Parti que la Cour (26) favorisent. Ce Parti étoit cejudu Professeur Strigelius l’un des chefs des Synergistes, ou àtfauteurs de la Liberté humaine. On ne manqua point de 1pandre plusieurs raisons, ou plusieurs prétextes de la depp 1 ~tion de Matthieu Judex, qui furent toutes réfutées. On I aeufa entre autres choses d’avoir répandu des Exemplaire?la Vie de Balthasar Winter, & l’on exigea de lui qu n ir Lquât l’Auteur de cette Satire, & qu’il recouvrât tous RS ^xemplaires, & les remît à la Cour. II répondit que cet ^vrage n’étoit nullement un Libelle; que ce n’étoit quenarration véritable de la Vie 8c de la Mort d'un fidelleviteur de Dieu ; qu’il avoit été nécessaire de l’oposer aux ^lomnies que les ennemis de ce pieux personnage avoien ^mées, 8c de la communiquer à la veuve, 8c à quelque ettres pour les consoler. II ne fe crut point obligé à no gl’Auteur; mais il s'ofroit de répondre touchant ce jí, e liers ,devant des Juges non suspects, qui seroient les uns iec8c les autres Ecclésiastiques. Ses adversaires ne dem ^point un semblable Tribunal ( 27 ). En sortant _ ^

retira à Magdebourg avec son ami Wigandu®’. stpas long-tems de la permission que le ^j? a fit

s’y arrêter. On mit en arrêt quelques Minàs on en^sortir quelques autres nuitamment hors d • ^4j.

va point cette conduite »

nistres afligez à prendre patience. II s e po p ordre

une grêle d’injures; 8c il y eut un oourgeots qui eç fig

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