ïtaLigá, juba. j V d ex.
6§7
(*) Appiin.**> lbaicis,t a í- m. 464.
(b) Idem jibidem.
U) AulusGellius,Libr. X VI,Ca p. XIII.
(d) Idem ,ibidem.
(1) Sttibo,
Libr. V ,
ftg.m. l«7-
( x) Vain.Sigonius, ial'aftis, ai
AWU 66l.
(?) In EX-cerptis*
Libr.
xxxvu>Apud £ho- j
tiuau
(4) Votez»CaCwxbonin Strab, Libv.I*) Gciardus
ITALíG A, Ville d’Espagne , suc ainsi nommée lors que Scipion l’Africain lui donna laforme de cité (a). Elle devint très-considérable, & fut la patrie de Trajan, & d’Hadrien {b).Elle jouit assez lon^-tems ( c ) de la condition des villes qui s’apelloient mumdpia , Lc puis ellevoulut être dans la°condition de celles que l’on apclloit colonie. Hadrien s’étonnoit qu’elle eutdemandé ce changement (d); car il lui sembloit que les privilèges d’un municìpium étoient pré-férables à ceux d’une colonie. On ne trouve aujourd hui que les masures d Italica (-). Quel-ques Auteurs mettent fa situation proche de Seville dans un lieu qm s apelle présentement SiyillaU Veia (f). T’ai dit ci-dessus (g) qu’iì ne me paroisloit pas qsson puisse prouver qu il y ait euen Italie une ville nommée Italica. Je nc m’en dédis point, quoi que je sache qu on me peutfaire une Objection assez spécieuse (^)-
{A) fat oiùon me peut faire une Objection ajjtz. Jpecieu-fe.] Elle est fondée sur un Paslàge de Strabon , ou Iontrouve que certains peuples d’Italie > s’étant soulevez con-fédéré?, pour faire la guerre aux Romains, firent de çorn-nium leur place d'armes, & la nommèrent Italica. Mex»»»-ft XT-Mrm l'tKMrfr , Italie*. nemen indiderunt ( 1 )■ Notezque Corfinium étoit la ville capitale des Peligniens, ot quela guerre dont il s’agit fut celle que l’on nomma Sectale, ouMarfique , ou italique , 8t qui commença fan de Romeû6z ( a ). II y a beaucoup d’aparence que dans ces parolesde Diodore de Sicile , ocbzn Px«a,«»
x iç (3), il faut lire (4). St non pas ituAju,; 6 c
ainsi voilà deux Auteurs qui témoignent que la ville ae cor-finium fut nommée Italica lors que ces peuples fe liguèrentcontre Rome. Velseïus Paterculus pourra passer pour untroisième témoin, caput imperii fui Corfinium legerant , tut-ti (5 ), qusd appellarent Italicum. II y a des Critiques ço)
- V, pag. m . 94. ( 5 ] veUeius paterculus, Libr. II, Cap. XVI.
Vossius, Not. in Patercul. ibidem.
qûi corrigent quod appèllarùnt Itaíicam. D’autres ( 7 ) s'entiennent à Italicum. Peu m’importe: la Réponse que j’aià faire se peut passer de la leçon qui me seroit la plus fa-vorable; car voici ce que j’ai à dire. Le nom d’Italica queles Alliez donnèrent à la ville de Corfinium ne dura qu’au-tant que la guerre. Ils lui avoient donné ce nouveau nomen la choisissant pour leur commune métropole. Ils y avoientétabli ( 8 ) une police toute semblable à celle de Rome. 11savoient marqué par là non feulement leur émulation pourla capitale du Peuple Romain, mais aussi la résolution qu’ilsavoient prise de fe rendre indépendans. Puis donc que lenouveau nom d 'Italica étoit une fuite 8c un monument deleur complot, il ne faut pas croire que les Romains l’aientlaissé subsister. Corfinium reprit son premier nom dès quela guerre fut finie l’an de Rome 664, 8c nous ne trouvonspoint qu’on l’ait nommée autrement que Corfinium depuisce tems-là. D’où paroît l’erreur de ceux qui prétendentque le Poète Silius Italiens étoit natif de Corfinium; & qu’àcause de cela il fût surnommé Italicus.
(e) VàteiiiudovìctìsNonnius, iiHilpania ,Cap. XVII,pag. m . 64 .(/) Id. ibid»pag. 6 $.
(g) Vtitz.
‘Remarq.{A$
de L'nirticlt
Habrikk
(Publius
Abus;.
( 7 ) Sigo-nius, dc->nr. Jmcltalix,
Libr. III ,Cap. I,félin m. looaBoeder, inPaterc. ibid.
(SI Votez.Sigonius,ubi supra.
J U B A. L’Histoire fait mention de deux Princes qui ont eu ce nom , & dont l’un étoit lépere de l’autre. Mr. Moreri en a parlé} mais il a fait quelques fautes (A) qu’il est bon de re-marquer. Nous ne relèverons que très- peu de fautes des autres Auteurs (B ).
Preuve; defut ceci dantie Perelis, Ceno-
taph. îife-Libr.
LllUad Anna.72.9*
(■SÌ Libr.XVII, paj.SK>.
f 41 Vaìaz. lePírettoris,
■Cenotapb.
■pUana,
k»L- a,5.
is) ïlin.-Libr. XXV ,Cap. VII ,pag. m. 400 .
oui Tnk^f' Moreri ; . ; a sait quelques sautes.'] I. II ditDu tern j 6 P ere étoit Roi de Mauritanie. Cela est faux.Bocchuf î i Ce ^ ul3a ^ Mauritanie Césarienne apartenoit àc'est-à.ru’v i> rin gitane à Bogud. Quelque sems après,Après s a Ire an ’ ?l6 > Bocchus s’empara de la Tingitane.com m « son Roiaume fut réduit en Province l’an 711 »dit qup i J^ìttnidse l’avoit été fous Jules César ( 1 ). II. IIde son rT U ° a e à fut rétabli par Auguste dans le Roiaumeavec j-.P ere > c est-à-dire dans la Numìdie. II saloir direla <3 e í:ì? n qu’Auguste lui donna quelques parties dc
parti» 4 P rî lcs deux Mauritanies ; & que la meilleureRom,- * a Numidie fut laissée dans son état de Province
rétablir"r x " ?ss vrai que Strabon assûre (3) qu’Augusteil 1 là dans le Roiaume de son pere, & que de plusGéom- aC u a la Mauritanie ; mais de la maniéré que ceRoìai - 6 ^ofc les limites de la Province Romaine, & dutennir £ de ce luba, il paroît (4) que la Numidie apar-dit o aU T X domains. III. Moreri impute à Pline d’avoirPh i ^ le fils trouva une herbe 9 que fan Médecin Eu-Plìn e fJ >elía de fi» nom Euphorbie. Ce n'est point ce quet C tílt- ^oions ses paroles (5): Invenit er patrum nos-rum state R ex Jxba , quam appellavit Ëuphorbtam Medìcìbp* noì fi‘ ne («). Cela veut dire que Juba découvrit une her-Un " a P e '‘ a Euphorbie du nom de son Médecin. II seroitétrange que le Médecin d’un Monarque eût été assezle ìj Vais s court 'fan, pour donner son nom à une herbe quePlin 01 - ^astre auroit trouvée. C’est néanmoins ce que
ro i e , aur °it assuré, si l’on s’en raportoit à Moreri. II sc-herb bCaUCO , ll P moins étrange qu’un Roi inventeur d’unecin 6 ' a ' r P at mieux lui faire porter le nom de son Méde-Jìous C ' Ue e ^ en propre. C’est ce que Juba auroit fait, sicité- "°" S en ra portions au témoignage de Pline que j’aiSact’itu4* 1S a ^ eu cie croire, que Pline n’a pas eu ici l’e-autre p devoir avoir. Ce qu’il avoir dit dans unété ai V VIC P^ us eroiable: c’est que l'Euphorbie avoit
Méd ' gommée à cause de son inventeur , qui étoit lebien e r ? m x ^oi Juba. II ajoûte une chose qui méritoitDarri r r Moreri la raportât. C’est que Juba fit un Traitég 1CU ler cette herbe , où il donna beaucoup de loûan-^f„/ aUX - VertUS tr ès-singulieres dont elle étoit doiiée. Jubadio tm&t P at f r 1 qui prius utrique Maurhanïa imperavit , stu-did' tr> d c ^ arttate memorabilior etiam ,quam regno, fimilta pro-tni 1 l ~fi t ^ ante •' pr&terque gìgni ibi herbam Eupborbiam no-ue ab inventore medico fuo appellatam. Cujus laUeum fuc-
cum miris laudibm célébrât in claritate vifus , contraque ser-pentes , cr* venena omnia , privatim dicato volumine ( 6 ).IV. Je pourrois marquer pour une faute les mauvaises Cita-tions de Moreri ( 7 ).
§ («) Rabelais, 1. 3. ch. 48, s’en est tenu à cette dernie-re opinion de Pline. Rem. Cb.it,
(£) Nous ne relèverons que trìs-feu de sautes des autresAuteurs.] 11 semble que Josephe ait assuré que Juba le filseut pour femme Glaphyra , veuve d’un des fils d’Herode.Volez P Article de cette femme (8) où nous réfutons cela.Le Pere Salian a cru que Juba mourut l’an 759 de Rome.Le Pere Noris ( 9 ) l’a réfuté invinciblement par cette Re-marque: Strabon écrivoit son XIII Livre peu après Pan 77r.Or dans son XVII Livre il parle de Juba comme d’unPrince mort depuis peu ; il faut donc que Juba ne soit pointmort avant Pan 772 , ou environ. Le même Strabon ditailleurs (10) que Juba vivoit sous l’Empire de Tibere. OrTibere n’a commencé de régner qu’en Vannée 767. Ilsemble qu’on peut recueillir d’un Passage de Tacite, quèJuba vivoit encore fan 776 (n). Noldius fe trompe, lorsqu’il fupofe que Dion assûre qu’Auguste donna l’Egypte àJuba outre le Roiaume de son pere (iz). II n’y a riendans les paroles de Dion qui nous engage à raporter t«ótdv àl’Egypte, 8c il est sûr qu’il faut raporter ce mot à Cléopâtre.Le Traducteur de Dion a bronché là pitoiabíement. h v «
ÍOieozráTfeí zcù t 5 1’»/2k rratêi trmúiLWi. tstçu yàf «
Kuïo-ug Tçeítphn te ir IrxAix , xui fvvç cCTívtretftéi/u oi zezí-tct te xai tis* jbu<ri>ieíoev T<ï ircergáccii e ìeaxs. CÎeopatra autemJuba Juba filio in matrimonium tradita efi. Hune JubamC&sar in Italia educatum , ac suam militiam secutum , hoeregno ( lijez. ea, CIeopatra fcilicet ) cr paterno etiam dona-vit ( 13 ). Noldius aiant cité le Passage où Dion assûre (14)que Juba, au lieu du Roiaume de son pere, reçut d’Augustequelques parties de la Getulie, les Etats de Bocchus & ceuxde Bogud , observe que Pline a justement substitué à cesEtats f une & l’autre Mauritanie. Pro quibus recle Pliniushist. nat. V. c. I . utramque Mauritaniam substituit , hoc estC&sariensem er Tingitanam. C’est insinuer clairement cettefausseté, que ces deux Mauritanies, 8c les Etats dont parleDion, n’étoient pas la même chose.
( 11 7 Voler, l’Article Gtimn, petite fille, ire.Gestis Herodum, pag. ni. (u) Dio, Libr. LI, pag.Edition de Dion * remarqué eette faute de XyUnder,j$S>, tut tmmtm 729-
( 6 ) 1Libr. V %
Cap. /, fub\fin. pag. mì527.
( 7 ) Il citeDion a» Li -1 ire 41 &
st q : il faloitciter nommé•
X LUI.
H cite PJinca u. Chap. idu 2 s Livre zil saloit citerte Chap. Vil „11 .cite U SLivre d' A-thenée, oùil r?est parlé<jfte (CurieEpigrammeGrtyut deju-ba : il salonciter le 111& IV Livre mll faUit citerle LivreXV 11 deStrabon , irle J l Livrede Vossius.
( 8 ) Dans laXemarcp. (B).
( 9 ) Norïs,Cenotaph.Piíana,pag. 2 j S.
(io )Ltbr.VIïcirca finem.
(il) ííoîdïus, dcVira íc$zo. LeusiclaVius dans fit*.(.H) Idem , Libr . LIVj
Li Ce,
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A JU D EX (Matthieu) l'un des principaux Ecrivains des Centuries de Maedebòtirtfnaquit à Tippolswalde ( a ) dans la Mísnie le zz (l>) de Septembre iyz8. 11 fit paraître unegrande inclination pour les Lettres} c’est pourquoi son pere lui permit d’aller étudier à DresdeB ne s’y arrêta pas long-rems, il aima mieux faire ses études dans le College de Wittemberg gJpujs dans celui de Magdebourg. II étoit en mauvais état lors qu’il arriva dans cette dernietout couvert de gale, & fans argent. La maniéré dont il amassa dequoi vivre fut d’if 6demander l'aumône cn chantant de porte en porte} mais enfin après que l’on eut conu qu’il '■de bonne espérance, on lui procura une place de Précepteur chez un Avocat, oui et01t
son fils a W ittemberg l’an ifq/L 11 y reçut le dégré de Maître és Arts au moisd’Oct- u ^ aVCCA SrA H «—5 à MakW. L y régenta la seconde « Pe^Oâà^,'
R " rt * suite
(b) AndréSchoppftiy»'
ubi infràCitation
que ce fit hjattr de SaintMatthieull dtvoit doncdire /f 2 r, árnon pas U 22 ,