J U N I U S.
■ .î'MOg-C,
• ettres,
OH
// dn (ju'ìl ypajst lors que
Quint étoit
devant
Landrtti.
(h) P*r.J8?, 46-,
(f) Vttez. faLettre àVulcaniiu ,
il fe vanted*avoir mé-frisé cettefiétrijpHre.
\ d ) IbU.
fag. il4.
( e ) VeUz, la7(em.ir<j t {E).
(f) Vtia.fi1 Lettres,P*i- 3*J.
(s ) Vossins,<ie Scient.Mathem.
tȒ- *59.Tontus
Hcutcr.
Libr, n de
Vet. Belgio,itp.XXV.
( 6 ) Eoi-hornius,Theatr.Holland.?«L- 373-
(7) Pag.33». 345.34 '-
(8) Il étoìtd§ quatre cens'Rijksdalcrs ,
P a ï- 429.
(9) Ibid.
{t* 1 } Voittr* * t-diffus la
citation (/).
Vil) Vay.179. Vêtez,touchant faMaltrejse ,
1 °S*
a éfé un des plus sevans hommes de son íîecle. 11 étoìt fils d’un Bourgmaître de grand mérite (C),& il étudia prémierémenc à Haerlem, puisa Louvain & à Paris, Le enfin à Boulogne en Italie,où il sc fit recevoir Docteur en Médecine. Etant de retour en son pais, il pafià en Angleterrel’an is 4} (a), &y fut Médecin du Duc de Nortfolk, & puis d’une grande Dame. II y com-posa quelques Livres, Sc entre autres un Dictionaire Grec cc Latin, où il avoit ajoûté plus de6yoo mots. 11 le dédia au jeune Roi Edouard cn if4S; & parce qu’illui donna le titre de Roi,on lui en fit des affaires long tems après à la Cour de Rome. 11 fut fort sensible à cette persécu-tion; car on voit de ses Lettres (b) à Lindanus Evêque de Ruremonde, & au Cardinal de Gran-velle, dans lesquelles il témoigne souhaiter passionnément, qu’on levât la flétrissure dont il sevoioit noté, depuis que les Censeurs avoient mis ses Livres dans le Catalogue des Ouvrages dé-fendus. 11 écrivit pour cela au Pape, parle conseil d'Arias Montanus; êc il prépara une Apolo-gie, où en protestant qu’il avoit été toujours bon Catholique, il faisoit voir qu'il n’avoit pu sedéfendre de donner le titre de Roi à Edouard ( c). Comme il étoit fort bon Poète, il publiaen ifj"4 un Epithalame fur le mariage de Philippe II avec la Reine Marie {d). Cela lui auroitpeut-être valu une fortune considérable, si l’Angleterre fût demeurée en repos. 11 s’cn retiradurant les troubles, Sc s’cn alla confiner à Horn ; mais le Roi de Danemarc l’cn tira bientôt,pour 1 c faire Précepteur du Prince son fils (e). Junius nc pouvant s’accommoder (£) ni du cli-mat, ni du génie des habitans, sc retira d’une maniéré si brusque, qu’il ne* prit pas même congédu Roi. II y a de l’aparence que cc fut en 1/64 (/). II s’établit à Haerlem (Ê); il y pratiquala Médecine; il s’y maria, Sc y fut Principal du College. Les Etats de Hollande lui donnèrentla commission d’écrire l’Histoire de la Province; de quoi il se seroit aquitté dignement, Sc avecplus d’cxactitude qu’il n’a fait, s’il avoit pu mettre la derniere main à l’Ouvragc, qui parut âpresfa mort fous le titre dé Batavia (g). Lors que les Espagnols eurent assiégé la ville dc Haerlem,il trouva le moien d’en sortir, peur aller voir le Prince d’Orangc, qui avoit souhaité de fe servirde ses remedes. La ville aiant été prise en isyz, on pilla fa Bibliothèque, où il avoit laissé plu-sieurs Ouvrages qui lui avoient coûté beaucoup de travaux, Sc par où il efpéroit de s’éterniiër.II auroit pu les mettre bientôt en état de voir le jour, Sc c’est ce qui augmentoit son chagrin,il pasia en Zelande, où la recommandation du Prince lui fit avoir des apointemens publics; pourpratiquer la Médecine dans Middeìbourg ; mais l’air du païs lui fut fort contraire. II y gagnades maladies qui, jointes au regret d’avoir perdu se Bibliothèque, le firent mourir le 16 de Juinìs7s, âgé de soixante Sc quatre ans, moins quelques jours. Son corps fut porté d’Armuiden àMiddeìbourg, où son fils aîné le fit enterrer honorablement, Sc lui compose une Epitaphe (G).On a plusieurs Livres de fa fa§on ( II). J’en dirai quelque chose dans la derniere Remarque.
On
Vannée soixante - troisième de son âge. D’autre côte ,lors qu’un homme a soixante - quatre ans accomplis áquinze jours près, c’est une grande négligence que de di-re qu’il a soixante - trois ans, ou qu'il a passé fa soixan-te-troifìeme année. Mais qa’il y ait là ou peu ou beau-coup de négligence , toujours eit-il bien certain qu’on ytrouve la réfutation de Moreri, de Freherus, dc Mel-chior Adam , dc Pope Blount, & de ceux qui mettentla naissance de Junius à Vannée 151-3. L’Edition de sesLettres n’est pas fort correcte ; 8c d’ailleurs on ne les apoint rangées selon le tems quelles ont été écrites, Scl'on n’a pris aucun foin d’en déterrer Sc d’y supléer la da-te quand elle y manque, ce qui arrive tres - souvent.Ces deux défauts nc font que trop ordinaires dans de sem-blables Recueils. ^
{C) Il étoit fils d-'un Bourgmaître de grand mérite. Le pe-re de notre Junius avoit été non seulement Sécrétaìre, Scpuis cinq fois Bourgmaître de Hom, mais aussi deux foisDéputé à la Cour de Dannemarc, Sc une fois en Suede Scen autres lieux. II etoit homme dc Lettres, Sc il compo-sa un Livre Latin qui n’a point été imprimé, contenantl’origìne Sc l’accroissement de Hom (6).
(Z>) Il s’en'retira durant les troubles.] Faute de meilleurguide j’ai suivi la Vie de Junius qui est au devant de sesLettres > quoi que je n’ignorasse pas que Vexactitude nepeut point louftrir qu’on fasse vivre cet Auteur en An-gleterre, depuis la prémiere fois qu’il y passa, jusqu’à destroubles postérieurs au mariage de Marie avec Philippe 11 ;car je vois quelques-unes de ses Lettres ( 7 ) datées deHaerlem, ou de Horn, en Vannée 1552, Sc au commen-cement dc I5S4» qui sentent un homme assez sédentaire.Plusieurs de ceux qui ont composé des Vies avoient bonbesoin d’avis.
(E) Ne pouvant s accommoder.] C’est ce qui paroît parla page 38; de ses Lettres où il parie ainsi à Sambucus:Liberet mihi Polydori exemplo erumpere in hic verba , edfumprofeëíus Danica « caligwe, nifi longinqui ac moltstï ttinerìsceu partus recordaûonem obliterajfet jucundus amicorum reduciquotidie gratulantium .... occurfus. II ajoûte diverses rai-sons pourquoi il renonce à Vapointement, d’aillcurs forthonnête ( 8 ) , duquel il pouvoit jouir à Coppenhagen.Dans une autre Lettre ( 9 ) il dit que lui 8c fa femme ab-horroient ce païs-là. Dans un autre il demande augmen-tation de gages. Je voi bien là qu’il avoit été apellé pourêtre Médecin du Roi, mais non pas pour être Précepteurdu jeune Prince.
(F 1 II s’établit à Haerlem.] L'Auteur de fa Vie n’a pasbien distingué les tems. II nc le fixe à Haerlem, 8c ne lemarie, qu’après son retour de Coppenhagen. Or j’ai prou-vé (10) qu’il en revint en 1564; 8c l'on voit par une Let-tre (n ) q U ’ii écrivit Van 1559, qu’il avoit déjà planté lepiquet à Haerlem depuis assez long tems, 8c qu’il s’y étoitmarié avec une belle fille qui lui avoit aporté du bien. L’E-pitre Dédicatoire de son Traité de Anno-, celle du Traitéde Coma , celle des Anmadvtrfiorum , sont datées de cetteville cn 1556.
(G) Son fils aine ... . . lui tompofia unt Epitaphe.] Box*liornius aiant ajoûte un Appendix à íòn Théâtre de Hollan-de , pour les omissions qu’il crut devoir supléer ; y mit en-tre aurres choses cette Epitaphe en grans caractères; maisil y laissa glisser trois fautes, velint au lieu dc mtruit ; 67 aulieu de 63, ôc 15 au lieu dc 16; Vixit ann. LXIIIX. obiitdie XV. c rc.
(H) On 11 plusieurs Livres de fa façon.] Ses principauxOuvrages outre ceux dont j’ai déjà parlé ( iz) font, Ani-madverforum librt sex. Commentarius de Coma. Adagiorumab Erafimo emijjorum Centurie, ofío c:im dimidia (13). Ap~pendix ad Epitheta Textoris. Copie cornu , five OceanusEnarratienum Homerìcarum ex Euítathiï Commentants collée -tus in unum velumen. Un Nomtnclator. Commentarius daAnno «r Menfibus. Plusieurs fortes de Vers Latins. LaTraduction d’Eunapius de Vitis Sophifiarum. Celle d’Hesy-chius Milesius, celle des Propos de table de Plutarque (14),celle des Questions Medecinales de Cassius Iatrofophista , fai-te 8c imprimée à Paris en 1541; (c’est, jecroi, le premierde ses Ouvrages.) Jc ne parie point d’un fort grand nombred’Auteurs qu’il a illustrez de Notes, comme Nonius Mar-cellus, Plaute, Scnequc , Pline ( 15 ) , Virgile , Hora-ce ( 16). I] avoit fort travaillé fur Suidas, 8c il avoit mê-me dessein de le dédier au fils du Prince d’Orangc, com-me il le témoigne à un Seigneur Anglois ( 17 ) , dontil implore les bons offices auprès du Prince , afin d’enêtre gratifié par avance dc quelque présent ; car il s’en-tendoit aussi bien qu’un autre à profiter dune Epître Dé-dicatoire.
J’ai quelque chose à remarquer touchant trois de ses Ou-vrages. I. L’Auteur dc fa Vie dit que les Animadversirumlìbri sex périrent lors que Haerlem fut pris : on n’entendpas trop ce qu’il veut dire, ils furent publiez par l’Auteurmême, 8c dédiez à Antoine Pcrenot Evêque d’Arras enVannée mil cinq cens cinquante six. Grutcrus les a inférezdans le IV Volume de son Thrésor Critique. II. Quantà l'Appendix ad Epitheta Textoris , on peut dire que Juniusmanioit cette matière avec une toute autre érudition queTextor , qui y faisoit des fautes tout - à - fait grossières.Volez-en quelques-unes dans les Lettres de Junius ( 18 )-II regardoit ce travail comme très-utile 8c très-pénible ( >9)-III. Son Nomenclator est en son genre un Livre excellent.Le choix des termes cn huit Langues n’y est pas moins unepreuve de Vérudition, que de la patience infatigable deJunius. On dit (10) qu'il entendoit bien huit Langp cs »la Greque , la Latine, V Italienne , la Françosse , J’Eípa-gnole, l’AIlemande. l’Angloise. 8c la Flamande. Ses voia-ges lui avoient rendu beaucoup de services pour cela ; jetrouve qu’il avoit été en France, en Italie, en Allemagne,8c en Angleterre ; mais non pas en Espagne, com Tj c *_ lS *sûrent Valerc André (z> ), Moreri, & F r eherus. Mr. Co-lomiés a pubié (zz) un petit Conte qu il tenoit dllac Vos-fius, qui prouveroit que Junius ne négligeott rien pour per-fectionner son Nomenclator , 8c qu il » abaissoit a boire avedes chartiers pour aprendre les termes propres de leur mé-tier. II me semble d’aillcurs qu ost remarque dans quelcun •
(fi)
v tU “•
(n 1 £ ' eCatalogJ®
t tri» ‘ “f
Franf olS
Sfo-
1hétl*i te
Ltid*‘
(m>ȣ
pjetibus,
Lrl‘ tv “j,
tsttpt* **
yrtjioflt*
{if
ze iac .ï d -
d»»i
chiot
f.s) fr# ' v ?
w?.’
çtg.sO
(«r )*f‘K’
e* íl6 ’
( ,t) w
(t») li;d ’
t“T
llí.
(ta)
( siu7, Atb«-B atav.
B-Ig- f eí '
(a*) °?rcul 01, K*U 1 ’