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(«) Voùz.Colomiés »G alliaOrient,
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C k) Voitx. '
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( SJ cita-tion ( jp ).
(56) Et nonfAt Aymo-nius, commed : - Placciusde Pfeudo-nymis, pag.
2 19 t <ftiipe(*Après metCornéliusau lieu deCodinus, írapprehcn-dit au lieu dereprelien-dtr.
f57} Voiez,Voslìus, deHistoricisGrxcis,t«i- 36Í.
(38) Voslìus,ib; d.
(ìst^ ïbid .t“i- 2 ' 5 +.
( 40 ) Ibid.
Í4i)Thuan.
Libr
cxxnr,
J:ib ji’ì, ndAnn. 1601,
(+z) Voslìus,in Praf. deHistoricislatin is.
(4}) Ibid.
(44) Thuan.Hist. Libr.LXXXVUl,f “S- - 47 .
(■45) Idem,Libr. C, pag.
4 °í.
(46) Tn Pri-sât. de His-tor. Latinis.
Í47) Volez,le Scalige-xana.
(48) Votez,lu Lettre deVoslìus àGrotius,furmi tellesdes Armi-niens , num.CDXLVIII,?->L- 7 i«.
(49) Voslìus,in eademEpistola.
(50) Ibid.
Í 5 i) Voie zdom U Pre-face de Vos-iius, deHis-roricis Latì-HÌS ,lti VersLutins deScaliger furIa Mort deluuius.
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de lui (O). Les mémoires de Scaliger, qui haissoit Junius, préoccupèrent aparemment cefameux Hiilorien (P ). Junius n’étoit point digne du mépris que Scaliger avoit pour lui; l'i-niquiré ell visible là-dedans; & quand on songe aux éloges qu’une inimité de grans Auteurslui ont donnez ( i ), on se trouve plus dispolé à la pitié qu’a l’indignation par ra port à cetteinjustice. II étoit savant, & honnête homme ; au reste si éloigné d’outrer les chosis, qu’ilcroioit qu’on se peut sauver dans la Communion Romaine ( 11 ne conut jamais mieux
l’étendue de ce qu’íl ne savoit pas, que lors qu’il fut parvenu au plus haut point de ía Scien-ce ( k ). C’étoit un signe de bon esprit.
JUNIUS
cet Ouvrage: la 1 l’an r588, où il mit son nom en He- II y eut de jeunes gens qui versèrent beaucoup d’huile sur
breu, car il s’y nomma Nadabus Agmonius (36). II la dé- ce feu, en raportant dune maniéré maligne ce que Junius
dia aux Magistrats de Francfort. II dédia la i à Marquard disoir de l’autre, ou dans ies Leçons, ou dans ses Conver-
Freher, qui lui avoit procuré des Manuscrits par le moien salions. Scis quale fuerit illud maxtmì Scaligeri ingenium.
desquels il remplir plusieurs lacunes de l’Edition précéden- Non fer ébat dtgentitntem. Laque Jtmptr eo nomìne ojfenfior
te. II en préparoit une 3 , qui auroit été exemte d une j homo fuit, quod i» qmbufdam ad sacrum perti-
partie des fautes qui lui étoient échapées dans les deux pré- nentìbus, ac cred0 in altii etiam nonnullis à fe difereparet.
mieres , 8c qui ont été critiquées par le Jésuite Gretse- Ogeníam tam unus 07 atter dtjcipulorum altbant, maligne m-
rus ( 37 ). Ce que Volììus observe contre ce Critique est terpretantes apud Scaligcrum, qu* vel publice docutget f unités, c
très-judicieux: il ne nie point que l'Ouvrage de Gretserus velprìvaeim dtxtget (j2). Quoi qui! en soit, voua lur quel (HÌ v ?ív’
ne soit docte: mais il trouve qu’on n’a pas assez considéré fondement Voslìus (53) jugea que Mr.de Thou avoit été '
le bon service que Junius avoit rendu à la République des préoccupé, au désavantagé de Junius, par les Lettres de cn -
Lettres : on ne s'est attaché qu’à relever ses défauts ; Ôc Scaliger. , i«-z.
c’est-là, dit-il, la maladie épidémique des Sa vans. Multa Cette pensée le tint d’abord en suspens, s’il feroit l’Apo-
in iis funt, quibus etiam doùlijfimos doceat (Gretserus.) Nec Iogie de lòn beau-pere contre Mr. de Thou, ou non; car vcíii
pauca tamen, qu* pro Junio postim reponere. Sed hic erudito- il prévoioit que le fils de ce grand Historien justifieroit son ya Lettre i
rum morbtts est epidemicus : ut non tam cogitent, quantum P ei e, en produisant les Lettres de Scaliger injurieuses à Ju- Gomarus.
boni aliquis pr s.fit cri t : quale est hic, quod pr mus eum ferip- nius; ôc en ce cas - la Voslius fe feroit vu engagé à ecrire Cestlul"
torem Junius sud lingud ediderit , Latine verterit, etiam il- contre Scaliger : or il trouvoit plus à propos de couvrir les ,
lustrarit Notts', in quibus humant aliquid fubinde, in tam ar- fautes de ce grand homme, que de les faire conoître. En-
duo negotìo , perpegum fuijje, nec ipfi negamus. Sed, ut dtci fin il prit le parti que Ion peut voir dans la Pretace (54) ' r L
filet, inventis aliquid fuperaddere ; vel quando omnes fumus que j ai citée. Si calamum adverfus Thuanum fringant, pe- ^ano* 5 '
homines, etiam errores obfervare, non ejì ufque adeo dtjfici- riculum video, ne filìus Ihuant, juvenis truditus, cr ut ge- C1S
si (38). Junius avoit traduit les trois Livres de Gelaze de titre, atque opibus pollens, ita multis in Galliis carus, v
Cyzique touchant le Concile de Nicée, & y avoit joint des maxinns honortbus dejlinatus, qu* de impentia Jumt modeste
Notes (39 .Voisins (40) promettoit de faire imprimer cela. Parens fcripfent, ea apertï, v stne circuitione prodtta, osttn-
Je ne dis point que Junius a traduit du Grec en Latin les Li- dat » Magno Scaligtro, Rtip. liter tri* dtcíatore, eut doclier
vres qú’on nomme Apocryphes; & de l'Arabe, les Actes trbis lubens trudittonis fapees fubmtttit. Htncmthintva cu-
des Apôtres, & les Epitres de St. Paul aux Corinthiens. 11 ra, etiam tuendi eum adverjus Scaligeri calumnias, incum-
traduilit de l’Hébreu tous les Livres du Vieux Testament, btt. Qucm ego virurn laudavi Jempcr, ac porro laudare de-
non pas seul, mais avec Tremellius, crevt : non quia ejus tmpotentiam animi, aut maledicentiar»
( O ) Mr. de Thou s’est fort trompé en parlant de lui.] ignorem; aut quast nejciam, quàm multis in locis aliquid hu-Voions ses paroles. Vir defultorio ingenio qui multa conatus , manìtus pauatur : fed quia tant* vìrtutes, praclaraque adeoan adfecutus fit quod moliebatur , doblorum erit judicium. mérita funt , erga hsstorsam, ac bonus literas, ut propterea,
Lugduno Batavorum ubi diu profejfus est, ob rerum novarum qu* peccavit, cenfiam ei condonari ,C 7 * dterna obliviene fipeliri .
fttspìcionem ab Ordmtbus Belgn exailus jicutisuo loco dïximus, oportert (55). II épargné le nom de Scaliger dans cette Préfa-
C7 Altorfii ubi defecit, à Nortmbergenji Rep. honortfico ftipen- ce, mais non pas la personne; il est vrai qu’il lui enfonce le
dio tnvitatus (41). Je n’examine point si l’on a raison de dire poignard avec respect. Voici ses paroles : Acerbe adeo ut sum- ’
que Junius étoit un esprit volage, ôc qu’il se mêla de trop mus vir (Thuanus) pronuntiaret , fecit amicus ejus, vir c&-
de choses. Voflius son gendre l’a justifié solidement là-des- tera egregius ; fed, quod in alìis damnai, prafidens, planeque
fus (41); mais je remarquerai après lui (43), que Mr. de ib soysaixuo, st u aoBtiaxo-toi, J*pe etiam turgens loliginis fttcco,
Thou s’est étrangement abusé, en í'upoíant, 1 , que Ju- ac st quis non per omnia ajfentiret, vehemens alieni nominisnius fut chaste par les Etats de Hollande , pour quelques ebtrcClater: quo vitio non mediocriter fœdabat egregtas, imosoupçons de cabale politique, z. Qu’il fut attiré par les admtrandas animi dotes. Non me ariolari hic, fed certìjstmaMagistrats de Nuremberg, ôc qu’il mourut à Altorf. 3. Que prtmere, multis pojstm indiciis comprobart : fed ea funt viri -ja-
illi Mr. de Thou a parlé de cet exil sous I’année convéiu- illius mérita, ut qu*dam satins fit honorìs causa taceri (5 6 J.ble. Pour commencer par cette derniere faute, je dis que On ne peut rien voir de plus modéré. u a°*' ciS
Mr. de Thou n’a point parlé de Junius, mais de Donellus, (J.) A croioit qu on fi peut sauver dant la Communion R 0- j^ n0 js.lors qu’il a décrit la cabale qui fut découverte l’an 1587 (44). marne.] II ne laissoit pas de l’apeller avec les autres Minis- Vo „z.s«stí >Junius étoit alors au Palatinat, ôc ne vint à Leide que cinq tres la paillarde de l’Apocalypse ; mais il disoit quelle étoit Lt« ie2 s .ans après. Personne n’ignore que depuis l’an 1592, jusques toûjours l’épouse du fils de Dieu, une épouse dont Jésus- xf-
à fa mort il exerça a Leide la Profession en Théologie. Ce Christ luporte l’infidélité, ôc qu’il n’a point répudiée. Cela •'*fut Donellus qui fe retira à Altorf, ôc qui y mourut (45). ne plaisoit point à Théodore de Beze, grand partisan de la
(P) Les mémoires de Scaliger .... préoccupèrent .... Monarchie des Solipfis. Qu’il me soit permis d’apeller ainsi l* deMr. de Thon.] C’est la conjecture de Voffius (46), ôc les Communions qui sc croient seules dans la voie du salut. 7 j e deelle est très - vraisemblable. La haine 8c l’emportement de Junius donnoit allez d’étendue à la vraie Eglise. Mr. Ni- j-cglise. ,Scaliger contre Junius éclatoient 8c dans ses. Conversa- cole ne le lavoit pas peut-être ( 57 ). Deêlìjfimus ficer Ju- ,ì ' íp>rl ‘tíïtions (47), ôc dans ses Lettres. Celan’est pas fi visible à nias cum nollet ab iis difeedere, qui Romanam Ecclesiam cen- •
tout le monde Ams ses Lettres, parce qu’Heinsius (48 ), qui sent este meretricem Babylonicam , cr tamen ftatueret filvariles publia l’an 1627 , mit des étoiles aux endroits où Junius in ea innumera milita, ajebat ege vivum corpus, fed ulceribus ^ vrd ie£stì'étoit maltraité, ôc en retrancha les noms propres; mais les obsttum: meretricem esté, fid adhuc fponfam Chrifli, vel con- f, ijt'‘/"‘g,injures n’en sont pas moins réelles. Hocce anno Heìnstus nos- jugem , quia Christus needum et miferit libellum repudii. Sed ^ter in lucem edidit Epiftolas Scaligeri,in quibus non urbanatim non eo satisfecit Gcncvcnfíbus : qui illam dicerent idololatricam,fed rufticatim Junium tanquam Cumanum astnum tangit ho- ac proinde nemmtm in ea falvari. Narravit miht aliquando """"mo c*ura magnus, fed nimis malignus{ 49). C'est Voffius doíl. Anthonius Thysius, cum primum Gerievam veniget, &qui parle ainsi: il venoit de dire qu’on avoit trouvé fur des ficeri mei nomine multamsalutem diceret D. Bez.t illur.n con-Livres faits par Juniqs beaucoup d’injures grossières écrites tinuosubjecige ; Et quomodo valet carislimus frater Junius.de la propre main de Scaliger. Quand on en vient là , de vir est egrçgie de Ecdefiis nostris meritus : quanquam in uno ^ itquoi n’est-on pas capable ? Memor eram qualia superstet capite dilîentiat à nobis. id caput erat de Ecclefia: quar» p L-** 'evomuerit adverfus Junium , cum totus in fermente jaceret. Junius negabat tam ariïis hmitibus concludi, ut multi vo- í /.<»-^ í g £ ..
Et meministe ipfi potes. Adhuc in nostris , <cr aliorum lunt (j8). _ vy, te
manibus verfantur codices Juniani, Scaligeri manu opplttï bel- Voilà ce que Voisins raconte. II dit en un autre cn T(ie olog.lis illts elogiis, fimia, ajinus, cojone, cr alìis id genus convi- droit que Junius,beaucoup plus exempt de prévention st u ° 4-
t iis , /}a/j.oÀcyùi ( fourra ) non Scaliger 0 dignis ( 50). Notez en ne l’est pour l’ordinaire , disoit fort souvent sur ses vie» jn f a i„, f ipassant que Scaliger ne laissa pas de semer de très-grandes jours, plus je vis , plus je reconois mon ignorance. * 1 ®*louanges fur le tombeau de Junius (si). Tant il est vrai cer meus Br. Junius, tantì cum à multis rctroanntt ( s!l ^ rXt-que les Vers , qu’on fait fur la mort des gens, sont un mor- minis foret , postremis tamen annis crebro illui in ore » " “P'ífst,ceau de la grande Comédie qui fe joue dans le monde ! b ébat, magis v magis fi in dies yideri, quar» rnu * j _
Notez aussi en passant que Junius s’étoit attiré la haine de fugerent. lta ìlle, qui cum novellis qcicp^-
ce grand homme, par la liberté qu’il s’étoit donnée de le tiques ; qui etiam partium studio non patois tntnus jí«
contredire quelquefois fur des points de Chronologie, Ôcc. bat quam vulgo fitri filet (59).