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LEON X;
fc) Volez»t ^Article dtJUtES II,%em. (G).
(, d) U»commence-tnent de Ds-embrelstl,
lc Concile de Latran ; car il obtint de Louis XII tout autant de soumissions qu’il en pouvoitsouhaiter (c). II obtint de François I un avantage beaucoup plus solide, par le Concordatqu’ils conclurent l’an ifif. Cela ne le rendit point mieux intentionné pour la France. II fitdes ligues contre elle; êc il prit tellement à cœur cette affaire-là, qu’aiant reçu les nouvellesde la mauvaise fortune des François, il en mourut de plaisir, dit-on (d) (K). Ce n’est pas qu’iln’y ait des Ecrivains qui assûrent qu’on l’empoisonna. II ne tint pas toujours une conduiteagréable à l’Empereur Maximilien (L). Le trafic sordide où il réduisit la distribution des In-dulgences (Af), donna lieu à la Réformation de Luther,comme tout le monde fait. Quelques-uns disent qu’au commencement il parla avec éloge de ce grand Réformateur (N). Je n’aîpoint trouvé que Guicciardin ait maltraité ce Pontife autant que Mr- Varillas l’insinue (O);
mais
(4S> nuïlessis,Mystèred’Iniquité,sso.
( 4 «) Jean
Creípin,Etat dePE-glife, àVann. 1521,pag. m. 516,
( 47 ) Sacrafub extremaJi forte recjuî-titis boraCur Léo nonfoterat fume-re ? vendìde-
(48) Volez.Paul Jove,in VitaXeonis X,
20%
{49) Prolus.Académie.
JI Libr. 1 7,m. 247,
à-fii-
0°) Ho-modey,Traduction deGuicciard.
Livr. XIV ,Chap. XIV ,
. folio 143 » dPann. i$zz.
(fl) Maridi morte inaf-pettata.Guicc. Libr.XIV folio m.41 j verso.
(52) T{icevu-tone tncredi-bile piacereyfopraprefo lasotte medejì-tna di picciolafebbre , e fat-tosi il giornoftcpuenXt por-tare à T{oma 3&c. Idem,ibid.
(53) Nifime hicquoquePapa fefel-liftet , illeunicus estercujus bo-nam fidemlaudareposlém.Votez. Sec-kendorf,Histor.Lutheran.Libr. I, pets.43 , col. I.Volez, tittfflHeidegger,Histor.Papatus,/<*• roi.
(X) Aiant repu les nouvelles de la mauvaise fortune desFrançois, il en mourut de plaisir , dit-on.] „ Ayant r’allu-„ mé la guerre entre l’Empereur Charles 8c le Roi de„ France pour chasser les François d’ïtalie, on luira-,, porte en un íién lieu de plaisir nommé Maliagno les„ nouvelles de la prise de Milan Lc-de Parme sur iceux ,„ dont il entra en tel excés de joye, que la nuict mes-„ mes il lui survint une petite fiebvre dont peu de jours,, âpres il mourut (45) C’est de Mr. Du Pleffis quej’emprunte ces paroles. Tous les Historiens convien-nent que Léon dix reçut ces bonnes nouvelles avec unemerveilleuse satisfaction; mais je n’en trouve pas beau-coup qui disent que cette joie lui causa la mort :& quandmême plusieurs le diroient je n’en croirois rien; câr ceuxqui meurent de joie, meurent tout à coup, oprimez se-lon toutes les aparences par une trop grande effusion desang dans les ventricules du cœur. Si l’on résiste auxprémieres impressions d’une grande joie, comme fit cePape, on s’en porte mieux dans la fuite , bien loin qu’onse trouve saisi quelque tems après d’une fievre dangereu-se, lors que d’autres raisons ne la causent pas. La Narrationde Jean Crespin seroit beaucoup plus vraisemblable ; caril supose que la mort de Léon dixieme fut subite :mais au fond il ne la fait point subite de la maniéré qu’unexcès de joie produit cet effet. Ayant entendu que lesFranpoìs avoient esté vaincus a, Milan par les gens de l’Em-pereur , cr chassez hors de toute l’Italie: ce qui aussi ne s’es-toìt point fait fans son moyen: comme en beuvant e? faisantgrand chere, il se resjouiffoit merveilleusement de telles nou-velles, en dit qu il rendit subitement l’esprit : Iuy qui n avoitjamais creu qu il y etift enfer ne paradis âpres cefte vie presen-t‘ (46). Le Distique de Sannazar (47) allégué par cetAuteur favorise la suposition dc la mort subite; maisnéanmoins il est certain que la maladie dont Léon dixie-me mourut dura quelques jours (48). Famien Stradaa fait deux récits de la mort de ce Pontife (49), l’unselon le style de Tite Live, l’autre selon les maniérés deTacite. Ils font beaux 8c bien travaillez.
II faut que je marque ici une bévue du Traducteur deGuicciardin. Les nouvelles vindrent , dit-il, comme le Pa-pe Léon estait mort le premier jour de Decembre de múrt sou-daine. Car lui ayant receu au village de Magliane, où ilalloit souvent se recréer, les nouvelles de la prise de Milan -,U entra en tel excés de joye, que la nuiél mefme lui survintune petite fievre, pour raison de laquelle s’estant faiól le jourd âpres porter k Rome , encores que les médecins du commen-cement ne fissent pas cas de fa maladie, il mourut dans tre 's-peu de jours, non fans un grand soupçon d’avoir esté empoi-sonné (ainsi qu'on disoit ) par Barnabé Malespineson Cham-brier , qu on avoit député pour lui donner à boire ( yo ).Quelle absurdité de dire presque dans la même périodequ’un homme meurt de mort soudaine , 8c qu’il meurt d’u-ne petite fievre méprisée par les Médecins au commen-cement. Guicciardin n’étoit point capable de cette bé-vue, il n'a point dit que cette mort fut subite (yi ), 8cil n’a point lié la grande joie du Pape avec la fievre (y z),comme la cause avec son effet. Cette liaison est une li-cence plus que poétique du Traducteur. Notez en pas-sant combien il faut prendre garde de près aux termes del’Original, quand on veut traduire fidèlement.
(L) Il ne tintp as toujours me conduite agréable à l’Em-pereur Maximilien.'] il avoit conçu bonne- espérance deLéon X, mais quand il eut su les liaisons que ce Papeprit avec les François, il s’écria, Si ce Pape ne tri eût pastrompé lui aussi, il auroit été le seul Pape dont j’aurois eu lieude louer la bonne foi ( 53 )•
(M) Le trafic sordide ou il réduisit la distribution des In-dulgences.] On faisoit de cela une espece de monopole ,on mettoít en parti les Indulgences; les Commissairespréposez au recouvrement des sommes achetoient du Pa-pe leur commission, ensuite de quoi ils se servoient d’u-ne exaction rigoureuse, 8c gardoient si peu le décorum ,qu’ils jouoient dans les cabarets la faculté de tirer lesaines du Purgatoire. C’eft Guicciardin qui l’affûre. Ha-veva sparfo ptr tutto il mondo , senza distintione di tempi tdi luoghi, indulgentie ampltjfime , non solo per poter giovareconejjé quelli, che ancora Jono nella vita présenté, ma confa-cultà di potere oltra quefto liberare l’antme de désunit dallepene del Purgatorio : lequali, perche era notorio che fi conte-devano soiamente per ejtorquere danari da gli huomtni ; CT" es-fendo ejfircitate imprudentemente da Commisiarii deputati aquefta esattione, la ptù parte de quali tomperava dalla CortelafacultÀ di essercitare ; haveva concisat» in molti luoghi in-
dignationt, e scandalo ajsai , e specialmente nella Germania ,âove a molti de’ m'mistri era veduto ,venâere per poco prenzo,0 giocarfisu le taverne la facultà del liberare ianime de’ mor-ti dal Purgatorio ( 54). Le mécontentement des peuplesdevint plus grand, lors qu'on fut l’usage à quoi ces som-mes étoient destinées: presque tout l’argent qui se levoiten Allemagne tournoit au profit de la sœur du Pape.
(N) Sjuelques-uns disent qu’au commencement il parlaavec éloge de ce grand Réformateur.] Cette particulariténe seroit guere conue, si Colomiés n’en eût fait mention :c’est de lui que Mr. de Seckendorf (55) l’a sue, aiantété averti par un Conseiller de Spire qu’elle se trouvoitdans les Opuscules de Colomiés. Voici ce que c’est.„ M. Voisins m’ayant dit qu’il se sonvenoit d’avoir lu ,„ dans les Histoires Tragiques du Bandel, un éloge don-„ né à Luther par le Pape Léon dixième,-j’allay auísi-„ tost dans fa Bibliothèque » où feuilletant les Histoires„ de cet Autheur, voici ce que je trouvay dans la Pre-,, face fur la vingt-cinquiéme Nouvelle de la troisième,„ Partie: Nel principio che la Setta Lutherana comincio k„ germogliare, efiendo di brigata molti Gentilhuomini, nt„ l’hora del meriggio, in casa del nostro virtuoso Signor L,,, Scipìone Attellano, « di varie cose raggionandofi, sur ont,, alcuni che non poco bìasimarono Leone X Fontesice, che nt„ i principii non si mettejse remedio , à l’hora che Frate Sil-„ vestro Prierio , Maestro del siacro Palazzo, gli mostrb al-„ cuni punSlì d’herepa che Fr a Martino Lutero haveva spar-,, st, per i opéra, la quale de le Indulgentie haveva intïtola-„ ta; percioche imprudentemente rispose, che Fr a Martino„ haveva un bellijsimo ingegno, e che cot este erano invidie,, Fratesche. Paroles que Sleidan n’auroit pas manqué de„ mettre à la teste de son Histoire, s’il les avoit feues
” (56). , ..... , - .
(O) j}e n’ai point trouve que Gutcctardtn ait maltraite cePontife autant que Mr. Varillas l’insinue.] Cet Auteur acomposé quantité de Livres contre la Maison d’Autriche,qui auroient été imprimez peut-être, fi Mr. Colbertn’eûtreprésenté après la paix des Pyrénées, qu’il seroit demauvaise grâce de mécontenter les Espagnols par l’im-preísion de tant de Volumes injurieux. On a vu le Plande ce gros Ouvrage dans un Ecrit intitulé, La Politiquede la Maison d'Autriche. L’Auteur y prend les de vans ,par raport à la liberté qu’il s’est donnée de toucher auxvices des Princes. Je ne fais, dit-il ( 57 ), qtt’ìmiter ìe fi-le LL copier Venvers du tableau que Tite Live a fait d’Hanni-bal (f), erre me fuis même retranché si fort au deça, qu'onne verra personne de quelque condition quelle puijfe être, simaltraitée dans mon Livre que le Pape Léon X l’est dansl’Eloge que Guichardin lui dresie (J), fjr dont je n’ai lûnulle part qu’il ait été repris (j). Visiblement on nousdonne là cet Eloge de LeonXcomme une Piece bien sa-tirique ; car autrement il seroit absurde de proposer cetexemple. Or il est certain qu’on ne trouve pas dansGuicciardin de quoi remplir cette idée. Le XII Livrecité par Mr. Varillas est moins propre que les deux sui-vans à être cité. C’est dans le XIII Livre que se trou-ve la description du trafic des Indulgences, comme on l’avu ci-deffus. On trouve dans le XIV la censure desgrandes dépenses du Pape, 8c de son inclination auxplaisirs de la Musique, Lc des Farces (58). Egliper na-tura dedito ail’ ocio , e? d piaceri, esr hora per la troppa li-cenza, e grandezza alieno sopra moào dalle facende, ïmmer-soad udire tutto’l giorno mufiche, facetie,e bujsoni (*), in-clinato ancora troppo più che l’honesta a piaceri ; pareva do-vesse efsere totalmente alieno dalle guerre. Enfin on voirdans le même Livre un jugement général fur la conduitede ce Pape : cela est mêlé de louanges 8c de blâmes, 8cne peut nullement passer pour une Satire, ni mêmepour quelque chose de trop peu respectueux. Voici lesparoles de Guicciardin. Principe nel quale erano degne dilaude , e di vituperio moite cose, e che itiganno ajsai l'espetta-tione, che quando fu ajfunto al Ponteficato s’haveva di luiconciofia ch’ e'riuscijfe di maggior prudenza, ma di moltominore borna di quello ch’era giudicato da tutti (59). Lorsque cet Historien parle de sélection de Léon dix, il Jefait d’une maniéré très-glorieuse à ce Pape. Ii avouequ’elle fut exemte de simonie, 8c de tout autre mauvaissoupçon, & que la réputation du Cardinal qui avoit étéchoisi étoit ttès-belle du côté des mœurs. Senti di qmstaelettione quasi tutta la Christianità, grandijsimo piacere,per-
• suadendoji univerjalmente gli huomtni che havejse a ejfere ra-rifsimo Pontefice, per la chiara memoria del valore paterno ,t per la fama che rismava per tutto délia sua liberalita , e
btnig-
(54) Guicc.Libr. XIII,folio 39Sverso. VoitZc
aujfi Fra»Paolo,
Libr. I.
(jj)HistoiuLuthetan.Libr. I, peg.40 > col. t,littrra t.
(;íj Colo-mie's, Re-cueil dePaiticula-litez, pagym. III.
( 57 )las ,
Vatíl-as , Politi-que de laMaisond’Autriche *p*& 73» 74»Edit. de la,Haïe I63S.
(î) Dans U21 Livre.
(J) Dans U12 Livre deson Histoire ,
(tf Non pasmeme par leBcny.
(58) Libr,.
XIV } folîm398 verso.
(*) as#
forte di bus-fonerie , e difacetie piaeef-sero a PapaLeone z Ji pu»raccogtier dallìb. 4. deltaVita di luidel Giovio îdovt ponc yehe furon ré-cit ate Corne -.die , fi feceprofejston dif are impaz.zJre huominitdr altre pîa-cevolexjzjí ta-is : onde ilTarafcone fipersuase dif-féré granMufìco , ilR araboli f hlaureaio Poe -ta y e manda-te s* l'Ele-fante y dr iParafiti furottfomrnamenttfavoriti.
(59) Guicc.
Libr. Xlìs)
folie 416.