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èc que l'on seía sans doute bieíi aise de trouver icL
fs?) Mr* deSeidel croîtque cette Let-tre fut écriteaux Chanoinesde Magde-bourg ; viequ'^Aibert deBrandebourg«.Archevêquede Maìenceétoit auffi^Archevêquede Magdc- ->
nobis perfuademus, cy ingens nomen apud Vires literatos con-sequetur, zy nobis rem gratiffimam faciet. Datum Roms.apud S. Petrum [ab annula Pifcatoris die XXVI. NovembrisXI, D XVII. Pontificatus nostri anno quinto.
J a. Sadoletus.
C’est la prémiere des deux Lettres en question : voicila seconde : on y verra de quoi pouvoir croire vraisem-blablement que toute l’Histoire de Tite Live subsistoitalors. Mr. de Seidel tient de bon lieu qu’on croit qu’unChanoine de Magdebourg, qui étoit l’un des Ministresd’Etat du Marquis Joachim Frideric Administrateur del’Archevêché, se prévalut de la confusion où étoient leschoses, 8c ôta de la Bibliothèque publique plusieurs Ma-nuscrits & nommément ce Tite Live, pour les transpor-ter dans la sienne. Ses héritiers la conservèrent, mais ilstenoient fort cachez les Manuscrits qui n’y étoient entrezque par des voies illégitimes. Enfin tout cela périt lorsque la ville fut ruinée l’an i6zi.
Venerabil't Tratri nofiro Alberto Archiepiscopo Moguntm. Prin-cipi Eleâlori e?' Germant& Primait,
LEO PP. x.
Dileâlì filii (87), Salutem zy Apoftolicam benediâlìonem.Rettulit nobis dileâlus filins Joannes Heytmers de ZonvelbenClericus Leodienfis dicecefeos qítem nuper pro inquirendis anti-quis librìs, qui defiderantur ad inclitas nationes Germanu ,Danix, Norvegix, Suetix ZV Gothìx nostrum zy Apoftolicx fe-dis fpecialem nunc'mm z? Commijfarium deftinavimus, à quo-dam,quem ipfe ad id substituer at, accepijje literas, quibus eifignificat in vefira Bibliotheca reperijfe Codicem antiquum, inquo omnes Décades Titi Liv'ti [unt deferiptx , ìmpetrajfeque k•nobis Mas poste exscr'tbere cum origtnalem codicem habere sasnon fuerìt. Laudamus profeâlo veftram humdnitatem zy ergafedem Apoftolicam obedientiam. Verum , dileâlì filii , fuit no-bis ab ipfio ufque Pontificatus nostri initia animus , Viras quo-vìs genere exornatos ,prxfiertim literatos, quantum cum DE O.postumus, extollere ac juvare. Ea. de causa hujufmodi anti-ques zy destderatos libros, quotquot. recipere postumus , prius
per viros doâíistìtnos, quorum copia Í)ÈÌ thunefe à tioftràhodie est cpíriâ , corrigi facimus, deinde nostra impenfa adcommunem eruditorum utilitatem dilìgentìffime imprimì cura-mus. Sed fi ipfos originales libros non habearnus, nostrâ ih-tentio non plane adimpletur, quia hì librii víps tàútûrbexemplis , correâli in lucem exire non postant-, Mandavimuiin Caméra nostra Apoftolicú fufficièntem prostate càútìónem dêrestituendis hujufcemodi lìbris integris zy ilUfis eorum Domi-nis, quam prìmum hic erunt exfcripti, zy diâlus Joannes ,quem iterum ad prxmìsta Commijfarium deputavìrhus 3 habitad eandem Cameram fufficiens manâatum, illam obligandìai restitiitionem prxdiâlam , modo & forma quibus et videbi-tur. Tantum ad commodmn zy utilitatem Virorum erudito-rum tindimus ; De quo etiam dileâli filii Abbas a? ConventusMonasterii Corvienfis Ordinis S. Benediâli Padebornenfis dix-cefeos nostri locuplétistìmì postant este testes, èx qMrúin Biblio-theca ium primi quinque lìbri Historia Auguste Còrnelii T-dcittqui defìderabantur, furto stubtraâli fuistent, illique per multasmanus ad noflras tandem pervenistent. Nos recogmtos priuseosdem quinque libros cr correâlos k Viris prxdiâlis literatis innostra Curia exfistentibus , cum aliis Còrnelii prxdiíli operibus-,qua extabant noftro fumptu imprimi fecimus. Deinde vero „re comperta, unum ex volutninibus diâii Còrnelii, vt pramit-titur, correâlum & imprestum, ac etiam non inordinate liga-tum , ad diâlos Abbatem zv Conventum Monasterii Corwien-fis remistmus, quoi in eorum Ribliotheca loco stubtraâli repo-nere postent. Et ut cognostcerent ex ea stubtraâlione potius eiscommodum quam incommodum Ortum, mifìmus eistdem proEcclesta Monasterii eorum indulgentiam perpetuam. filuocircAvos ZV veftrum quemlibet , ea demum qua postumus asteâíionein virtute stanâlx obedientix monemus, hortamur , ev fincerain Domino cantate requirimus, ut fi nobis rem gratam f acèreuitquam anìmo proponitis, eundem Joannem in dìâlam ves-tram Ribliothecam intromittatis, z? exinde tam dtâlum codi-cem Livii, quàm alios qui ei videbuntur per eutn ad nostranstmitti pérmìttatis, illos eostdem omninò recepturi, reporta-turique k Nobis prœmia non vulgaria. Datum Rome apud-S._Petrum ,stub annula Pifcatoris, die prima Dccembris MDXVII,Pontificatus Nostri anno quinto.
J a. S a d o t e t u s.
LEON (Aloi sx o, ou L ouï s de) en Latin Legiomnfis , Professeur en Théologiedans l’Université de Salamanque (a), fils d’un Gentilhomme Castillan, entra dans l’Ordre desErmites de Saint Augustin le 19 de Janvier 15*49 (b). II entendoit bien le Grec & l’Hé-breu, & il fit paroitre beaucoup de dextérité à expliquer dans fes Leçons l’Ecriture Sainte. IIfit en iy88 les Réglés des Moines déchaussez qui commenceoiént à se produire fous le nom deRecollectrs. On le fit Vicaire Général de l’Ordre & Provincial, le 21 d’Août If91, & il(ASchottus, Mourut le lendemain (yf), à Madrid, à Page de soixantè-quatre ans. II avoit eu Une très-fa-Bibiioth. ’ cheuse araire au Tribunal de l’Inquifítion ; mais il s’en étoit tiré honorablement après quel-Hispau.^ ques années de captivité (c) {B). Je ne doute point que cela n’ait été cause d’une Explica-tion qu’il a faite d’un Verset du Cantique des Cantiques (< 7 ). Son Commentaire Latin fur ceLivre de l’Ecriture fut imprimé à Salamanque l’an 15*89 (^).Il le publia aussi en Espagnol (e).
On
(1) rhilip-
pus Elflïus,j» Enco-miast. Au-gustin. pag.<H 3 .
(i) Avissiuceres auxCatholiquesdes Provin-cés-Unies,lurleDe’cretde l’Inqui-fition deHome con-tre Mr.l’Archevê-que de Se-baste, pag.az, 23, E-dit. de 1704.
(l) Elffius ,r"« Enco-miast. Aú-£ustin, pag.443 .
(.íÍ) On le fit Vicaire Général & Provincial le zi Aoûtaulí ’srnf mou j ut le lendemain.'] On ne laisse pas de dire
LLMWLtzîE î« - “T
officia , cr Provmcialis munere 1.591. 7.2.
Provinciam laudabiliter rexit , arâlioristque vite iniiium fuit !
. . . . Obiit . altéra ab eleâlionis die in Provincialem
(1). Qui pourroit s’imaginer qu’un Auteur seroit capabled’un récit tel que celui-là ? Je ne fai si Elffius n’a pas en-tendu que Louis de Léon avoit été quelques années leVicaire Général de l’Ordre, mais qn’on ne le íit Provincialque la veille de fa mort ? On comprendroit par là que cetAugustin auroit exercé une Charge très-dignement ; maisla narration d’Elffius seroit toujours très - défectueuse.
(B) Il avoit eu une trìs-stacheufe afa'tre au Tribunal de l’In-quifition ; mais il s en etoit tiré honorablement âpres quelquesannées de captivité.] Citons un Apologiste de Mr. l’Arche-vêque de Sebaste (z). „ Le Pere Aloysio de Léon Au-„ gustin, . . . Professeur de 1 Ecriture à Salamanque, fut„ prés de cinq ans prisonnier dans l’Inquifìtion d'Espa-„ gne. Mais aiant enfin trouvé un Juge équitable, il en„ sortit innocent, fut rétabli dans fa chargé, & on lui fit„ à Salamanque une entrée triomphante qui couvrit de„ confusion fes injustes Censeurs Elffius ne fait durerque deux ans la prison de ce Professeur de Salamanque -,& il se plaît à décrire les circonstances de son glorieuxrétablissement. Edidit Heroicum fpecimen pr&clarx patientix ,cv magni animi indicium. Còm enim aliquorum invidiâ S,Inquifitioni delatus fimúlque conftriâlus , ejufidem carceribusbienn'mm integrum detentus fuistet , tandem infraâli animivìr, publico triumpho , cum palma zv laurea educitur, acveste candidù , in stgnum innocentix amiâîtts , prxcone précari-té , deducitur , pristinistque honoribus , titulis , ac ProfeffionïTheologicx reflituitur. Primam vero leâlionem , post tenebras ,- ut aufpicabatur, pleno concestu ad novitatem evocato inquii:Dicebamus hesterna die (z).
(C) Sa detention a été cause d'une Explication qu il a faited'un Verset du Cantique des Cantiques .] Je parle du Verset
où l’Epouse dit, Je fuis tombée entre les mains de ceux quiveillent pour la garde de la ville, ZV ils m'ont dépouillée ;ceux qui en défendent les murailles m’ont blestée. Aloysiode Léon prétend que l’Epouse parle ainsi en la personnedes bons Chrétiens persécutez de la. part des putffances Ec-clésiastiques (4). 11 observe que ces sortes de vexations font
les eprèuves les plus dures & les plus difficiles k supporter, ZVque Dieu réserve souvent aux plus parfaits. On sera peut-„ être étonné , ajoûte-t-il, de ce que l’Epouse trouve„ toujours en son chemin les gardes de la ville,dont non„ seulement elle ne reçoit aucun secours, mais même en„ reçoit des injures & des mauvais traitemens. Est-il„ eroiable que cèux qui font établis Supérieurs des fideles„ & qui gouvernent les Eglises de Dieu (car c’est à eux„ que la garde de la ville & de ses murailles est confiée),, loin de leur donner le moindre secours affligent &pet-„ sècutent souvent les gens de bien 8c ceux qui aiment„ plus Dieu. Cependant c’est ce que nous oblige de croire„ véritable toute la fuite de ce divin Cantique. Et cer-„ tes, comme il n’y a rien de meilleur, rien de plus uti-,, le au salut que de bons Eveques qui fout fideles aux„ devoirs de leur sacré Ministère, au contraire les injus-„ tes 8c mechans Pasteurs qui font servir a leurs desseins„ 8c à leurs interets l’aiitorité qu’ils ont reçue pour gou-„ verne r le peuple de Dieu, font pernicieux à tous ea„ général, 8c principalement aux plus gens de bien 8c„ aux plus grans Saincts, 8c ne font bons qu’à les perdre,„ II y a toujours eu un grand nombre de ces fortes de„ Pasteurs dans l'Eglise, Sc c’est d’eux proprement qu’il„ est parlé dans ce verset du Cantique que j’explique ",II dit plusieurs autres choses fur ce ton-là, 8c encore plusmarquées : on les pourra voir en François dans 1 Ouvrageque je cite (;). Je voudrois savoir si quelque Commen-tateur très-content de son Evêque, 8c qui ait toujoursété du plus fort Parti, a expliqué de cette maniéré lesparoles du Cantique des Cantiques. Les persécutions ai-guisent l’esprit, 8t donnent d’admirables ouvertures fur lesens mystiques
(i) Phíím-pi |s Elffius,'Encomiast.Augustin.443 -
(c) Tiréd’Elffius j.ubi fitprè,
(d) llìi.
(e) SchottUSjBiblioth.Hispan.pag. £66.
(4 )_.Voìez, lelAvis sincèresaux Catho-liques desProvincesUnies, pag,6 , 7 ,
(5 ) ïji-mlmt)
b, 9 .