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Tome troisieme. K - P.
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OhO Vstrz.i«- Défense<ie Monsr.Arnauld,Pan. V,t n Z- 3Si& suivantes.

fi) Deïoët. Lat.

(z) Philipp.Carolus,Animadv.ìn A. Gel-lium ,p. isr.

Í3) C'est UI.oì famptaaì-re de Licinins.

(t) II fa timprimé AP (tri s l*Att1632.

LEUCIPPE. LjEVIUS. leuwentz. licinia;

t°î

ì>I;is nettes ni plus distinctes que celles de la nature & desattributs de l'étendue. C’est là le fondement des Mathé-matiques. Or ces idées nous montrent manifestementque l’étendue est un être qui a des parties les unes horsdes autres, 8c qui est par conséquent divisible.& impéné-trable. Nous concisions par expérience ^impénétrabilitédes corps, 8e si nous en recherchons la source 8c la rai-son à friori, nous la trouvons avec la derniere clartédans Vidée de Vétendue 8c de la distinction des parties del'être étendu, 3 e nous n’en saurions imaginer aucun au-tre fondement. Nous concevons l’étendue , non pascomme un genre qui contient fous foi deux especes, maiscomme une espece qui n’a que des individus au dessousde foi (44). D’où nous concluons que les attributs, quife trouvent dans une étendue, fe trouvent aussi dans tou-te autre. Cependant voici des Mathématiciens qui dé-montrent qu’il y a du vuide, c’est-à-dire une étendue in-divisible 8c pénétrable, enforte qu’un globe de quatrepieds 8c Vespace qu’il remplit qui est aussi de quatre pieds,ne font que quatre pieds d’étendue. II n’y a donc plusd’idée claire 8c distincte fur quoi notre esprit puisse fairefond, puis qu’il fe trouve que celle de l’étendue nous atrompez misérablement. Elle nous avoit persuadez quetout ce qui est étendu a des parties qui ne peuvent être

pénétrées; 8c voici Vexistence d’un espace démontréemathématiquement, d’un espace, dis-je, qui a les trois •dimensions, qui est immobile, 8c qui laisse passer 8c re-passer d’autres dimensions fans fe remuer, fans s’entr'ou- 'vrir. La seconde chose que j’ai à dire est que le Systèmede Spinoza s’accommoderoit très-mal de cette doubleétendue de VUnivers, l’une pénétrable, continue, 8c im-mobile; Vautre impénétrable, 8c séparée en morceauxqui sont quelquefois à cent lieues l’un de Vautre. Je croìque les Spinoziftes se trouveroient bien embarrassez sion les forçoit d’admettre les Démonstrations de Mr.

Newton.

J’ai «porté ci-dessus (45) une Remarque des Philoso- (-5) cita-phes de la Secte des Parlahs. Le Rabin Maimonides la tímréfute de cette façon (46): Heine rationem fi considéra- / Mosesverts, inventes illam fuperstruéîam ejfe propofitioni ipforum Maiemonî-prima zy quintet, ac proinde ntdlius ejfe ponderis. Potest enim à, Moreillis dici, Corpus Hei non est, ut dicitis vos , coTnposttum ex Nevocllil uconjunélione particularum ejafinodì individuarum , quales l ' 6 ‘Ipfe creavit ; sied est corpus unum continuum , nullam nifi mCogitatione admìttens divisiionem. La Réponse que ce Ra-bin supose qu'on pourroit faire ne s’éloigne pas de la pré-tention de ceux qui admettent un espace positif qui soitla Divinité elle-même.

L JE, VIUS, Poëte Latin. On ne fait pas bien quand il a vécu; mais il y a beaucoup d’apa-rence que ç’a été avant Cicéron. II avoit fait un Poème intitulé Erotofœgnia , c’est-à-direJeux d'Amour. Aulugelle (a) en cite deux Vers. Apulée (b) raporte six Vers de ce mêmePoète; mais il ne dit pas de quel Ouvrage il les emprunte. L revins avoit fait un Poème inti-tulé les Centaures. Feitus le cite au mot Petrarum. Je remarquerai quelques fautes ( A).

(A) Je remarquerai quelques fautes.] Puis que Voisins(O a reconu les deux dernieres Citations que je mar-que, il est bien étrange qu’il ait mis Lœvius parmi lesPoètes dont on fait seulement qu’ils ont vécu avant Char-lemagne. Mais cette méprise est légere en comparaisonde la faute d’un Auteur (z), qui a corrigé dans Aulugel-le Livius , au lieu de Lavius , 8c prétendu qu’Aulugelle acité Livius Andronicus. Comment auroit-on cité de ceLivius un Passage où il s’agit d’une Loi ( 3 ) faite Van deRome.656; comment, dis-je, auroit-on pu citer fur

cela Livius Andronicus, qui étoit dejá homme fait Vande Rome 514? car on joua l’une de ses Comédies cetteannée-là (4). L’Auteur que je réfute prétend que Naevius8c Pacuvius ont fleuri après Livius Andronicus : mais n’a-voit-il point vu dans Aulugelle une chose qui prouve ma-nifestement, que ce Livius n’a pu avoir conoissance dela Loi Licinia ? Aulugelle nous aprend ( 5 ) que Naeviusfit jouer des Comédies Van 319 de Rome, 8c qu’il avoitporté les armes à la prémiere Guerre Punique.

(“) N o ct.Allie.íibr. II,Cap. XXIV.

(b) In Apo»logia.

( 4 ) C*tst tapremìert quiait été jouéeà TtfWie.

Votez. Cice~ron/»Biuto.

(s) Lilir.XVII,

Cap. XXI,

LEUWENTZ, Ville de Hongrie. Je n’en parle que pour relever deux groíTes fautesdu Suplément de Moreri {A).

(A) Je rien parle que pour relever deux greffes fautes duSuplément de Moreri.] I. Assurer que cette ville depend dtl Archiduc d' Autriche, c’est tromper son Lecteur; car c’esidéclarer, ou que cette ville est annexée à l’Arcbiditchcfl Autriche, ou quelle apartient à un Prince distinct defa Majesté Impériale, 8c conu fous le titre d’Archiducd’Autriche. L’une 8c Vautre de ces deux choses í'onifausses. II n’y avoit rien de plus facile que de bien en-tendre cette Phrase de Monsr. Baudrand que l’on n’a pa:entendue, fub dominio Aufiriacorum etlammm. Mr. Bau-drand écrivoit son Dictionaire (1) avant que les Turceussent fait des pertes dans la Hongrie, 8c pendant qu’illj eurs dernieres conquêtes, 8c nommémende Neuhausel dont il venoit de parler. C’est pour cel;quil crut devoir dire que la Maison d' Autriche possédoi

encore Leuwentz; car aiant dit que cette ville dépen-doit du Gouvernement de Neuhausel il portoit tous lesLecteurs à juger qu’elle apartenoit aux Turcs, puisqu’on leur avoit cédé la possession de Neuhausel par leTraité de Van 1664. La II faute est très-absurde. Mr.de Souches, qui bâtit les Turcs à Leuwentz Van 1664 ,n’étoit point Général des François , quoi qu’il fût Françoisde nation. II faloit distinguer ici ces deux choses d’au-tant plus soigneusement, qu’il étoit facile de faire illusionau Lecteur, à cause que les François ont extrêmementprôné la part qu’ils eurent Van 1664 à la défaite desTurcs au passage du Raab. Mr. Baudrand est à couvertde cette Critique, quoi que fa Phrase grandi clade asifetlifuere 'k.Souchio Duce Gallo , soit un peu trop équivoque.

LICINIA* Vierge Vestale, punie pour ses impudicitez environ Tan 640 de Rome. IIy eut tout à la fois trois Vestales qui fe gouvernèrent mal. Lucius Metellus grand Pontife ,n’aiant point puni assez rigoureusement ce désordre, fut tiré en cause là-dessus à la requête deSextus Peduceus Tribun du peuple. Le grand Pontife n’avoit condamné que Pune {a) destrois Vestales, St avoit absous les deux autres {b). Licinia étoit Pune de ces deux dernieres;cependant elle n’étoit pas moins coupable que celle qui fut condamnée. Elles étoient toutesdeux fort décriées, à cause de la multitude de leurs galans, & elles se déchiroient Pune l’au-tre. D’abord elles n’avoient eu à faire qu’à un petit nombre de bons amis, Sc cela fous levoile d’un grand secret, St en déclarant à chacun qu’il étoit le seul à qui l’on fit cette grâce :mais ensuite le nombre des participans multiplia d’une étrange forte, parce qûe plus elles per-féveroient dans le désordre, plus étoit-il facile de les en convaincre. Elles avoient donc àcraindre les délateurs ; & ne trouvèrent point de meilleur moien de les obliger au silence ,que de les admettre a la derniere faveur. Cela ne plaisoit guere aux premiers galans : mais ilsn’ofoient en faire de bruit ; car ils fe seroient découverts par des plaintes éclatantes. Le malalla si avant, que les deux Vestales ne firent plus difficulté de fe livrer à plusieurs galans, ausu St au vu les uns de autres (r). Je croi qu’elles furent quelque tems en fort bonne intelli-gence, St qu’alors Emilia fut l’introductrice de son frere auprès de Licinia, St celle-ci l’in-troductrìce de son frere auprès d’Emilia. Quoi qu’il en soit, il est sûr que chacune d’ellesavoit pour galant le frere de l’autre ( d ). Plusieurs personnes de Pu» 6c de P autre sexe, libres,esclaves, favoient la mauvaise vie de ces Vestales; Sc néanmoins leur crime demeura cachépendant fort long-tems, eu égard à ce qu’on apelle le public. Enfin un certain Manius, quiavoit été le premier instrument, ou l e premier maquereau de cette débauche, fe porta pourdélateur. II n’avoit point été affranchi, ni récompensé selon l’étendue de ses espérances, Std’ailleurs c’étoit un homme qui fe plaisoit à faire du mal (-?)- J’ a i deja dit que le grand Pon-tife, Juge né de ces sortes de péchez, n’eut point la sévérité nécessaire. Le mécontentementque l’on eut de sa mollesse fut cause que l’on donna commiffion à Lucius Caíîìus d’examiner

tout

( 4 ) File s’a-pelloit Emilia t

(b) AseoniusPedianus,in Oral. p 10Milone.

(r) Votez, les

Excerptade Dion,traduits parHenri Va-lois,

627 , 6z%.

(d) Dio,ibidem.

(f) Ibidem »