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LICINIA. LYCOPHRON.
tout de nouveau ce Procès (Aj. C’étoit un Juge rigoureux & infléxibie, comme'je l’ai ditU) Voiez. en parlant de lui. Licinia n’eut garde de lui échaper : comment auroit-elle pu éviter le der-mar^efu) nier luplicc, puis que Martia fa compagne, qui ne s’étoit divertie qu’avec un seul Chevalierhs panUi Romain (L), ne l’évita pas? La sévérité de Cassius à rechercher 8t à punir les complices futrcdìanuíT si grande, qu’on crut qu’elle avoir passé les justes bornes (/).
{A) Hon donna commiffion à Lucìus Caffius d’examinerf i) Volez, tout de nouveau, ct Procès (i).] Áiconius Pedianus nôustí-dejjks l’aprend en cette maniéré : Ob quam feyeritatem quo tem-VxArticle fore Sextus Peduceus Tribunus plebis crtminatus efl L. Metel-Cassius lum Pontif Max. totumque collegium Pontificum malequdi-N u s* ^Lu- ca S e ìncffitt Virgtnum Veflalium, quod unam modo ALmi-cms) liam damnaverat, absolverat autem duas, Martiam es 1 Li-
znarq.' ( 3) an ciniam, populus hune Caffium creavit qui de eijdem virgini-i a luiea. p us q UArent ? ffiq Ue ^ utrafque eas er pr&terea complures aliasnimia etiam, ut existimatìo eft , asperitate usus damnavìt.Au lieu à’alias, je voudrois lire altos; car le nombre desVestales étoit trop petit, pour qu’on puisse dire après lacondamnation de deux qu’on en condamna plusieurs au-tres. II faut donc que ces plusieurs autres d’Asconius soientles galans, les maquerelles, &c, des Vestales. ^ Dion re-njarque que les Vestales criminelles enveloppèrent dansleur malheur quantité de gens r Aí íépeiai rò rtA eïçov etbraìroû re saÉSpov r.ciì r íjç ahrxúìnjq ìíipAov , ffVX v0Ï S, / âè «'4 aAAatu[eeytcAiov xxxùjv otírtat eyévovro. n re ttâAiç asratru ar x'JrôyeÌTafáxfiv. Vtrgtnes Vefiales ïpsa quìdem maximum malt ac de-( 1E cernta decorh partem tulere ,sed tamen altos quoque plurìmos in gra-«xDione, viffima mata conjecere, b universam civìtatemsuoscelereper-p*g. 6z6. turbavere (2).
(B) Martia fa compagne , qui ne s'étoit divertie qu'avecun seul Chevalier Romain.] Si ses compagnes avoient gar-dé les mêmes mesures qu’elle, il 7 a quelque aparencequ’elles auroient violé leur réglé impunément. Peut-êtremême que Martia n’auroit perdu ni fa bonne renomméeni la vie, si l’on n’eút commis pour réparer la mollessedes prémiers Juges le trop rigide Lucius Cassius. tAapxía
fùv rçl re xab’ abrite xai orpòç ëvee riva trrréa x&v hoAa-
ûêv et fi'Ó step b ijv\rytn; ertì ríëv uAAoiv eotì otAeíov ùpòeïna xzìexetvyv otporxareAa^ev . . . hia r euro j cal rxç xoXáretç ou [zóvuvrâiv iAey%Uvruv ùAAa xaì rîhv aAAuyj trávriw râv uìriaSévrm roûtrvuPephtxóroç 1 rroínravro. Marcia quidem JeorJim cum unoéquité Rom. rem habuerat, ac fortaffis latere potuiffiet, nifi la-tins porrebla qtufiio eam quoque involviffet . Itaque odìo
admiffi tanti fieleris non modo de convitlis, fed de omnibusqui delati erant fupplicium sumptum ( 3 ). C’est une choseremarquable, & qui fait bien voir f empire du tempéra-ment, que tant de Vestales aient succombé à l’incontì-nence, malgré le suplice afreux & l’infamie prodigieuseà quoi elles s’exposoient (4), & malgré la punition ac-tuelle de leurs compagnes. Minucius Félix a touché ce-la (;).
LYCOPHRON, fils de Periander Roi de Corinthe, eut une destinée fort singulière. IIétoit âgé de dix-sept ans, lors que Melise sa mere fut tuée par Periander, & il avoit un frère(n) Diogene O) qui avoit dix-huit ans. Procles leur aieul maternel, Roi d’Epidaure, les fit venir auprèaxaerce, in jg j u j. gr j ors q U ’jl l e s renvoia à leur pere il leur dit, qu’il faloit qu’ils se souvinssent qui avoitmndri% tué leur mere. Cette parole toucha tellement Lycophron, qu’étant de retour à Corinthe ilnomme op- S ’ 0 bstina à ne point parler à son pere, ni pour l’interroger, ni pour lui répondre. Periander ,,sí ‘ outré de cette conduite, le chassa de sa maison3 & aiant su de son fils aîné ce que Procles leur
avoit dit, il envoia défendre à ceux qui donnoient retraite à Lycophron, de le garder davan-tage chez eux. Le jeune homme contraint de sortii trouva pour quelques jours d’autres hô-tes: mais dès qu’on í'avoit où il logeoit, on envoioit ordre au maître de la maison de le chasser j& enfin on publia une Ordonnance par laquelle on condamnoit à une amende aplicable à Apol-lon, & telle qu’on jugerait à propos, quiconque le logeroit, ou daigneroit lui parler. Cha-cun aiant obéï à cet ordre, Lycophron fut quatre jours fur le pavé fans manger ni boire. Pe-riander, touché de compassion, se mit alors à lui parler, 6c lui représenta débonnairementqu’il valoit bien mieux succéder à ses richesses, 8c à fa couronne, que de sc rendre misérablepar un ressentiment mal entendu. Toute la réponse qu’il en tira fut un avis de paier l’amen-de, puis qu’il avoit parlé lui-même à son fils. Periander, conoiílant que le mal etoit fans re-mede, envoia Lycophron à Corfou, 6c l’y laissa fans songer à lui, jusques à ce qu’il eût prisgarde que fa vieillesse ne lui permettoit plus de bien remplir les fonctions de la Roiauté. Alorsl’incapacité de son autre fils l’obligea d’envoier offrir à Lycophron le Gouvernement. Cette
I mposition fut tellement méprisée, qu’on dédaigna même de parler au messager. La sœur de.ycophron lui fût dépêchée, & lui représenta vainement tous les avantages de l’Autoritésouveraine. Enfin on lui envoia proposer de venir régner à Corinthe , 8c que son pere iroitv,, Trf . régner à Corfou. II accepta ces conditions} mais les habitans de Corfou le tuèrent, pour pré-Hérodote, venir cet échange qui ne leur revenoit pas. Voilà, ce me semble,comment il faloit faire l’a-cap'l&fiq brégé de la narration d’Herodote (b) (J).
(,) Diog. (A) Voilà. . . comment il faloit faire l’abrégé de la nar- nébreux galimatias. Ce qu’il dit que Lycophron ne voulutLacrt. in ration dlHérodote.] Diogene Laërce (1) a estropié cette jamais retourner à Corinthe, & qu’rl refusa toujours d’y re-Vita Peíian- Mrra tion. Mr. Moreri ne s’.est pas contenté de la nanti- venir , est démenti formellement par Hérodote. Mr.1 er, & de la falsifier ; il l’a de plus embarrassée d’un té- Hofman dit la même fausseté.
L Y COPHRON, Poète Grec. Vous trouverez dans Moreri d’où il étoit, 8c quand i]vivoit. Le Poème que nous avons de lui est un Ouvrage très-obscur ( J) : niais il me semble
qu’il
(A) Le Poème que nous avons de lut efl un Ouvrage trìs-cbscur ] II est intitulé Alexandra, êí contient Une lon-gue suite de prédictions. L'Auteur supose que Cassandrefille de Priam est l’Oracle qui prédit toutes ces choses : cen’est pas néanmoins elle qui parle - celui qui porte la pa-rfil Volez. rôle est un homme qui rend un fidele compte à PriamCanterus , de ce que Cassandre prophétisent (r). Dection, Orus ,N ot. in Ly- & Theon, avoient fait des Notes fur ce Poème qui secopluon. sont perdues ( 2 ). Le Commentaire de Txetzes subsiste
'à encore. Entre les Critiques modernes Guillaume Can-
n-, terus, & Jean Meurfius se sont doctement exercez surVo'ffiu^ de l’Alexandra de Lycophron. L’Edition de Meurfius estroët. Gras- accompagnée d’une Traduction Latine composée parjo-64. p^ph Scaliger, 8c accommodée au caractère de 1 Origi-nal; car elle est fort dificile à entendre, Lc toute hérisséede termes barbares.
La meilleure Edition de ce Poète est celle qui a paru« Oxford l’an 1697 in folio. Mr. Potier qui l’a procuréen’a rien oublié de tout ce qui étoit propre à la rendre re-commandable. II a corrigé le Texte Grec ; il a mis àcote de chaque Vers de Lycophron la Version Latinede Guillaume Canterus: elle est en.prose. 11 a mis audessous du Texte le Commentaire d’Isaac Tzetzes ac-compagné de Corrections, & de Varia Letíwms. 11 a
donné à part la Version de Scaliger qui est en Vers ïam-biques; 8c puis les Notes de Canterus, le Commentairede Meurfîus, 8c le sien propre qui est très-savant. Toutcela est soutenu de plusieurs Indices exacts 8c commodes.Notez que Monsr. de BoiíSeu assure (3) que son pere quientendoit bien plusieurs Langues, 8c qui s’étoit renduillustre autant par les lettres, que par les armes, avoitfait un Commentaire fur Lycophron ; mais il ne marquepas si c’est un Ouvrage qui eût été imprimé. Au reste,il ne faut pas que j’oublie que Bernard Bertrand natif deRiez en Provence est le premier qui ait traduit en Latince Poème de Lycophron. II traduisit aussi le Commen-taire de Tzetzes. L’une 8c l’autre de ces deux Versionsfurent imprimées ensemble à Bâle l’an 1558. Canterus(4) a parié de ce travail avec assez de mépris. On n’ena rien dit dans l’Epitome de la Bibliothèque de Gesner àZurich l’an 1583. On n’y parle de Lycophron que surle pied d’un Auteur dont quelques Ouvrages se trou-voient en manuscrit dans la Bibliothèque de Vienne (j);8c lors qu’on parle de Bernard Bertrand on ne marqueque fa Traduction d’Eustathius fur Dionysius Afer de SituOrbis imprimée à Bâle- chez Oporin, 8c fa Version duLivre de Galien de Humoribus imprimée à Strasbourg l’an1558. Je voudrois que l’on imprimât la Glose intérimaire
(V,
9
( 3 ) Excerp-ta ex Dione,pag. 6z6.
.(4) Votez, lesPensées di-verses lui lesC orner es,pag. 508.
( 5 ) Cumpane in pluri-ùus virgìni -bus , <£r c/ureinconfu/tius fe,virh mifeuis*f , Vestnfane nescientc -Jit incejiumvindìcatum íin residutsimpnnitatemfccerit , non.caftitas îuiior 9fed irnpudki «U à felidor .Minutius' Félix > pag.nt. rzS.
(ì) Diony-sius Salva-gnius Boes-iuis, Not. adOvidium iaIbin, Vers.339, p*g. 7 1Edit. I 6 iìin 4.
( 4 ) Canter.Ères in Ly->cophr.
(;) Notez queces paroles dei’Epitomedé Gefueran mot Ly-cophron, _pot. ss*« riBibliothecaImpreísiViennx fintfautives, carau limd’lm-prefl! il fautImpeiat,