(s) VolezC Article ,DEJOTARUS,Tjemarq, (F),avant U Ià linea.
(28) Valez. lesNouvelleslettrescontre leCalvinismede Maijp-bourg, pag.557 irstùv.
(29) Remar-ques fur laVie delycurgue,M- 28p.
(30) In Pa-12II. Lycur-gièc Numa:,sas yó,selonla Version deMr. Dacier,íáí' 352.
fzi) Dans
f .ArticleHO RTEÎSt-StUS, Ciîcl-
tim (52).
(32) Mut.in Lycurgo,fag. 49 > filon
la Vcrfiott deMr. Dacier,qui dans sesRemarquesfur cet endroitreporte ìtnPassage d'X-ristote tuLivre Vindes Politi-ques , où cettedétestableOrdonnancede Lycurgueest aprouvée.
(}}) C'est-à-dire LycurgueCT Httr/sa.
IIO
L Y C ’U R G U L.
d’aller faire des enfists chez son prochain, d’accord de .partie avec le mari. Gela ne valoit rien;c’étoit autoriser l’adultere, 6c même le maquerelage des maris. De la même source vint leRèglement barbare contre les enfans, qui ne sembloient pas promettre en venant au monde ,qu’ils seroient un jour bien faits 6c bien vigoureux. Lycurgue voulut que l’on s’-en défît ( F) :n’étoit-ce pas une injustice criante? L'impie Vanini n’en tomberoit .pas d’accord (c). II se-roit facile de critiquer en d’autres choses les Loix de Lycurgue (d). Mais il y a un point enquoi il est plus louable que Numa Pompilius ; c’est qu’il ne permettoit point que l’on mariâtles filles dans une trop grande jeunesse (G). Aristote raisonne assez amplement sur cela, 6cil est facile déjuger que ses Remarques font judicieuses, 6c qu’elles ne s’éloignent point des
motifs
7,'tenoientlà captives, afin qu’elles n’eussent des enfans,, que d’eux, quoy qu’ils fussent souvent insensez, dans„ un âge caduque, ou valétudinaires. Comme íi ce n’é-,, toit pas le malheur 8í le dommage des peres & des„ meres, que les enfans naissent ainsi vitieux & defec-,, tueux pour avoir été engendrez de personnes tarées ,„ 8c au contraire leur bonheur 8c leur avantage, quand„ ils naissent bien faits 8c bien conditionnez, pour être„ sortis de parens bien sains 8c bien robustes ”.
Bannir la jalousie est fans doute délivrer d’une grande& affreuse peste les gens mariez: cependant Lycurgueétoit bien blâmable de la chasser par un remede qui étoitpire que le mal. Elle n’est au fond qu’.un mal physiquequi a ses usages dans le monde ( 7-8) 3 car elle contribueplus qu’on ne pense à y conserver la pudeur, 8c à préve-nir mille infamies: mais le maquerelage 8c l’adultere fontun mal moral. Or selon la bonne Morale, il ne faut ja-mais guérir par un crime ce qui n’est qu’un mal physi-que. Mr. Dacier (29) blâme justement Lycurgue á'a-voir sacrifié toute sorte d’honnêteté ey de bienséance à des vueschimériques fur l’uttlité du public, comme fi ce gui est hon-teux pouvoit jamais être utile. On peut même dire quece grand Législateur banissoit toute forte de politesse, endonnant lieu aux femmes de devenir impudentes; car ilest fût que si le beau sexe ne conservoit pas la modestie8c l’honnêteté qu’il conserve parmi tous les peuples civi-lisez , le genre humain tomberoit par tout dans une sale8c brutale grossièreté.
Au reste, Plutarque prétend que Numa Pompilius imi-ta en quelque façon Lycurgue. Par la communauté desfemmes e? des enfans, dit-il (30), ils voulurent l’un erl autre bannir du mariage toute forte de jalouse, mais ils neprirent pas le même chemin ; car le mari Romain, qui avoitajfez d'enfans > & qui rien defiroit pas davantage, donnoitfa Femme à celuy qui rien avoit point, & qui vernit la de-mander, & il dependoit de lui de la laijj'er avec ce secondmari, ou de la reprendre. Au lieu que le Lacedemonien quandquelqu’un lui demandoit fa Femme pour en avoir des/ Enfans,il la prestoìt fans la quitter, ey son mariage subfistoìt toû-jours de même ; encore bien souvent, comme nous lavons dit,s’il voyait un homme bien fait dont on pust efperer une bonne& belle race , il le prioit de luy donner des Enfans, £7 lemenoit d, fa Femme. La Note marginale de Mr. Daciermérite d’être raportée. Cela esi vrai de Lycurgue, dit-il,mais il ne paroît nulle part que Numa ait eu le même des-sein : il ferait même aisé de prouver que cette communauté desfemmes ne commença pas à Rome fous Numa , mais beaucoupplus tard , er quélle n étoit pas générais. Pour en être con-vaincu , il ne faut point recourir à d’autre témoin qu’àPlutarque même. Volez le discours qu’il met en la bou-che d’Hortensius; j’en parle ailleurs (31). Bodin, que j’airéfuté en ce même endroit, ignorç ce que Plutarque im-pute à Numa: s’il s avoit su, sa Critique n’auroìtpastant mérité d’être critiquée. II est difficile qu’un Auteurqui a écrit autant de Livres que Plutarque ne se contre-dise souvent.
(F) Les enfans qui ne sembloient pas promettre . . . qu ilsseroient . . . vigoureux. Lycurgue voulut que l’on s’en défit.j,, Les peres n’étoient pas les maîtres d’élever leurs enfansà leur fantaisie; mais sitôt qu’un enfant étoit né, ilfaloit que le pere le portât luy-même dans un lieu ap-pelle Lefché, où les plus anciens de chaque tribu, quiy étoient assemblez, le vifitoient, 8c s’ils le trouvoientbien formé, vigoureux 8c fort, ils ordonnoient qu’ilfût nourri, 8c luy aísignoient une des neuf mille por-tions pour son heritage; 8c si au contraire ils le trou-„ voient mal sait, délicat 8c foible, ils l’envoyoient jet-„ ter dans un lieu apellé Apothetes, qui étoit une fon-„ driere près du mont Taigete; car ils estimoient qu’il„ n’étoit expédient, ni pour luy, ni pour la République,„ qu’il vécût, puis que dès fa naissance il se trouvoit,, composé de maniéré, que de sa vie il ne pouvoit avoir„ ni force, ni santé. C’est pourquoy aussi les Sages-fem-„ mes ne lavoient pas dans l’eau les enfans nâissans,„ comme par tout ailleurs, mais elles les lavoient avec-, du vin, pour éprouver s’ils étoient de bonne constitu-,, tion 8c de bonne trempe : car on dit que ceux qui font-- épileptiques 8c maladifs, ne pouvant résister à la forceâu vin qisi les pénétré, meurent de langueur; 8c que" c ® Ux . Mi font bien sains, en deviennent d’une com-" P lus dure 8c plus forte (32). ”
\ ' 1 , ne .permettoit point qu on mariât les filles dans unetrop grande jeunefi.-] Ecoutons Plutarque selon la Ver-sion de Mr. Dacier. „ Le tems auquel l’un 8c Vautrei> ( 33 ) voiuoient que l’on mariât les filles répond aulfi à
„ la maniéré dont ils les élevoient. Car Lycurgue ne les„ marioit que lors qu’elles étoient en état d'avoir des en-„ fans, 8c qu’elles souhaittoient d’avoir un mari, afin„ que la compagnie de l’homme leur étant donnée lors,, que la nature la demandoit, fût plutôt pour elles un,, commencement d’amour 8c de plaisir, qu un principe,, de haine 8c de crainte, si on les contraignoit avant le„ temps : 8c encore afin que leurs corps sussent plus forts„ 8c plus robustes pour supporter les grossesses , 8c résister„ aux douleurs de l’enfantement, les enfans étant la seu-„ le fin qu’on se propose dans le mariage (34). Les„ Romains au contraire les marioient à douze ans, 8c„ au dessous, prétendant que par ce moyen la femme„ plus pure 8c plus chaste, non seulement pour le corps,,, mais aussi pour les mœurs, s’accoutume mieux aux„ maniérés de son mary. Ainsi l’un est plus selon la na-„ ture pour avoir des enfans > 8c Vautre plus selon la Mo-„ raie, pour bien vivre ensemble en bonne intelligence,,, 8c dans une parfaite union. ” Le partage que fait iciPlutarque entre ces deux Législateurs ne paroît pas juste,8c n’est gueres obligeant pour le sexe. Cet Auteur trou-ve dans les Réglemens de Lycurgue le bien physique, &.dans ceux de Numa le bien moral. N’est-ce pas direqu’après l’.âge de douze ans un homme a sujet de crain-dre de ne plus trouver dans fa compagne ni la pureté ducoeur, ni celle du corps (35)? N’est-ce point s'ériger enSatirique ? II faloit donner tout l’avantage aux Loix deLacedemone; car celles des Romains étoient d’un côtéfort propres à gâter les mœurs, 8c de Vautre préjudicia-bles à la force des enfans, 8c à la vie des meres. Aristo-te donne fur cela quelques préceptes fort bien raisonnez.II veut (36) que l’on ne marie les filles.qu’à l’âge de tiix-huit ans, 8c les garçons qu’à l’âge de trente-sept. II re-marque que les habitans de toutes les villes, où les ma-riages se contractent entre de trop jeunes gens, font in-firmes 8c petits, 8c que cette hâte de marier fait mouriren couche un plus grand nombre de femmes. 11 raporteVoracle célébré qui fut donné aux Trezeniens, dont le sensétoit qu Us mouroient parce qu’ils mangeaient leurs fruits tropverts , 8c qui fut expliqué comme fi l’oracle eût dit, qu ilsmouroient parce qu’ils prenoient des femmes trop jeunes, &non pas parce qu’ils cueilloient leurs fruits avant qu ils fussentmeurs (3 7). Aristote observe que les enfans, qui ne iontguere plus jeunes que ceux à qui ils doivent la vie, n’ontpas de respect pour eux, 8c que de là naissent cent dés-ordres domestiques. Voilà un inconvénient de Morale ;il en touche un autre de même espece, puis qu’il con-cerne la chasteté. Ë'tí Sì xuì orpòç ffucppoo úvttii trviupépei r à; sx-Sóa-eiç oroiéierHai orpeir( 2 vrépceiç. àxoAccçÓTepoii ycip sìtisei bcmvtti vêatXPxpáiisoxi talc ttwoueícup. Pr&terea vero CA ad temperantiamadjuvat elocare paulo Atate grandìores, vìàentur eriim este in-temperantiores ac libidinofiores e*e qui valde puellœ rébus ve-nereis uf& funt. C’est aux Médecins à raisonner sur cesparoles ; mais il n’y a personne qui sans aller si avant, 8cfans sortir de ce qui paroît aux conversations, ne soit endroit d’assûrer qu’un mariage précoce ne permet point àla pudeur de prendre d’assez profondes racines. Le res-pect qu’on a pour le sexe, 8c le soin qu’on prend de nepoint tenir de discours trop libres en fa présence dimi-nue de la moine envers celles qui ont, on qui ont eu unman. On les regarde comme des personnes initiées, àqui I on ne doit point cacher les mystères ; del'orte queles filles, qm se marient fort jeunes, n’ont pas le tems^ CQ f, tumer a „ un extérieur sévére, qui a plus d’in-sur intérieur Les Romains... J s ua dez du mauvais effet des discours libres,qu ils ne souffroient pas que les jeunes filles (38) asiistas-sen a des festins ^9). i] s s upos( j ient qu’elles avoient l’o-reille bouchee aux mots sales, jusques à ce que de petitsgarçons la leur débouchassent à cet égard le jour des no-ces. Puert obscœnìs verbìs nov& nup& aures returant (40).lue coníeil d Horace devroit être une loi par tout, com-me dans Lacedemone. Voici ce conseil.
Nondum subaâía serre jugiitft valetÇervice; nondum munm comparisJEquare , nec tauri ruentis’ venerem tolerare pondus.
Toile cupidinemItnmìtis uva * jam tïbi lïvidosDìfiinguet mtumnus rcicetnosPurpureo varìus colore (41).
Les
( 39 ) Confetez. ce que dît St, Cybrien c î-dessus , Article G UA RI H î }
(40) Varro in Agathone , 4/W'Noiiiiun Mycélium, Voce Retuiare
(41) Horat. 0à. V. Liki //.
(d) Votez, lesRemarquesde Mr. Da-cier íur laVie deLycurgue,qvdil a ira -duite du.
Grec de
Plutarque.
(Z4) T ov (ûvA vy.ovç.yovTreTrsípcvç kuìopyeÍHreeçvvficpevcv-toç , 'onaçíjrs èfiuÁicebsofxé
%ápiToç tzksù (piÂÍaçàpx^i pZMov
H pifoovç xoeì<pÓ@OV 7T£tpC6ÒìVcríV t fìtxty-liévctìV %cà
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TÎfÇ TEKVÙJ-.(rsftìç 'épyov.Lycurgus rna-turas dy viriappetentes elo -i ap , quo ea,confoaatto im-pellentcjamnafiura , i/enc-volentiœ A-ítmurìs potìus
umoris contranaturamcoaSbaruTn es -set ingresfio ,corpe raquefìrmiorasent ad utc-rum stren-dum atqueenitendum ,uelut ad nibilaliad nube-rent,qukm ad
parimdum.Mutarch. inNuma , sag.77, c.
(37) O£ír»yàp un n&-xceì rà<rdj(À.x , yaìto f )Óoç tex-ôapòu yceìMiktov giriTVp yxpcoVvríysvétrôxí.ìta potîjjimuìncorptt & r*o»res pures ìltì-bû.tofjue inmanum viricmfinus per-'venturos .
Plut. ibiiU'
(36) Aristot.Lihr. VII\de Republi-ca, Cap. XVI .
(37) Je mefers des paro-les de Monfr .Dacier, Re-marques furNuma, pag.411.
(38) Virgo deconvivio abdi-catur ideoquod majoresnoftri viryinîsaccrba auresvenereis voca «bulis imiminoluemnf.Varro inAgathoiîe,apud No-nium Mar-cellmn, VonAcerbum,
paq. m. 247.Citation (17).t pàg s m. 167 .