L Y C U R G U E.
(42) Varil-ìas, Hist. deïiançois I,Livr.'x III,m . 387.
Da Bois.
(43) Vatil-las, Hist. detiançois I,Livr.'x III,t<%> 387.
(44) Suitedu Mena-giana, p a g.Ï97 Edit, deHollande.
(4s) Sam-taarth.Elog.JLib. III) p, 10Edit. I6§6.'il U nommeEugius.
(46) Vous Utrouverez*dans la, T{e-marque (È)de C .Article
loyer.
(47) Mure-tus, Vaiiar.lest. Libr.Vil , Cap. II1fag. m. 990.
(48) ' Terent.Eunuch.
^íS. IV,
Sc. I.
(49) Cicero,in Verrem,Libr. 1 , Cap.XXVI, Tons.I.Edit. Grau/.
(s°) NomméIsieus.
(si ) ArticleHippar-
C HIA, Ci-’tation ( 6 ).
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motifs qui avoiênt porté les Grées à ne pas permettre que les femmes affiliassent aux Assem-blées où la conversation étoit trop libre. J’ai quelque chose à observer contre l’Auteur deLa-cedemone ancienne 6c nouvelle’(//). II est trop galant homme pour s’en fâcher.
Les raisons d’Etat obligent les Princes à négliger cetteloi; témoin la conduite de Chàrles-Quint envers Margue-rite fa fille naturelle. Elle ri avoit que dix ans lors quil làpromit à Alexandre de Medicis , afin de détacher le PapeClément VII des intérêts des François ; C T le mariage futachevé avant quelle en eût douze (41 ). Pour le dire icien passant, cet Empereur violenta la nature d’une ma-niéré toute oposée dans le second mariage de Marguerite.
„ La jeune veuve ne fut de long-temps remariée, parcej,, que Charles qui avoit trouvé son conte dans les pre-„ mieres noces de cette Princesse, le cherchoit encore,, dans les secondes. Elle souhaita en vain qu’on la don-,, nât pour femme à Cosme de Medicis successeur d’A-„ lexandre, qui la demandoit avec d’autant plus d’instan-„ ce, qu’il 11’auroit eu par ce moyen pi douaire à paier,„ ni dot à restituer. Le parti étoit convenable; mais„ Charles prétendoit acheter par les secondes noces de„ fa fille l’amitié du Pape Paul III, comme il avoit,, acheté par les premières celle de Clément VII. Et de„ fait, il l’accorda à Octavien Farnese qui n’avoit que„ douze ans, ce qui donna lieu à un Poëte Angevin (*)„ de faire une des plus belles Epigrammes qui parurent„ dans le fiecle passé (43) II ne faudroit pas faire granschangemens à l’Epigramme du Menagiana , pour fairecroire que c’est celle dont Mr. Varillas a voulu parler.„ J e ne sai de qui est cette belle Epigramme ; mais elle„ est très-nette, Lc le sujet en est bien traité ;
„ Impubes mpfi valida, nunc firmior annis,
„ Èxfutco zv molli sum satiata viro.
Ille fatigavit teneram, hic &tate valentem„ lntaílam tota noêîe jacere finit.
», Dum licuit , nolui ; nunc dum vola nan licet utï.j, O Hymen I aut anms , aut mihi redde virum (44) ".
Notez que Monsr. Ménagé avoit pu lire dans SainteMarthe (45) que Jaques Bouju, Président des Enquêtesau Parlement de Bretagne, & natif de Chateauneuf enAnjou , est l'Auteur de cette Epigramme ; mais il fautcorriger au z Vers satiata & mettre sociata, & il faut lireau y Vers, dum nollem, licuit. Monsr. Varillas se trom-pe en nommant du Bois celui qui la composa. On enfit une semblable en François (46). Ce petit Suplémentn’est pas le seul que j’aie à donner à la Remarque (G) decet Article dans la seconde Edition. En voici un autrequi sera plus étendu, & qui se raporte à l’Observationfaite sur le mauvais effet des discours libres.
Muret remarque que les anciens Grecs établirent fortsagement que les femmes ii’afíistasseht point aux festins ;car les hommes étant accoutumez à y parler plus libre-ment, il étoit bien difficile qu’il ne leur échapât des plai-santeries oposées à la pudeur. Ils auroient donc ofenséles chastes oreilles du sexe ; Lc s’ils eussent voulu les mé-nager, ils eussent perdu une très-bonne partie de la gaie-té qu ils cherchoient à table. Voilà les raisons qui firentque cette Nation établit cette coutume. Si quelque fem-me fe trouvoit à un festin, c’étoit une femme à tout* a E e ’ . t C àlaroit par là que non seulement il n’y a-volt nen que 1 on ne pût dire en sa présence, mais aussiquelle etoit fort résignée à souffrir tout patiemment!Neque úlla in virorum fympofiis accumbelat mulier, nist qu&quidvis non audire modo , verufn etiarti perpeti pojfiet (47 ).Muret cite deux ou trois Passages. II allégué la Réponseque fait Thaïs dans Terence au Cavalier qui deman-doit que la jeune Pamphila fût du festin (48). II alléguéce que Cicéron raporte de l’impudence de Rubrius queVerres avoit logé chez Phìlodamus bourgeois de Lampsa-que, pour un dessein impudique. Ce bourgeois l’un desprincipaux du lieu ne voulut jamais soufrir que sa fillefut amenee a la chambre du feítin., comme Rubriusle fouhaitoit. Posteaquam satìs calere res Rubrio visa est:Quaso ,' inquit , Philodame, cur ad nos filiam tuam non intravocari jubés? homo, qui z? summa gravit ate, & jam id tta-tìs, & parens ’ efet, obstupuit hominis imfrobi diâlo , instareRubrius, tim tilt, ut altquid responderet , negavit moris elfeGruorum , ut in convivio virorum accumberent mulieres (40)Vous voiez là que Philodamus allégué pour ses raisonsque ce n’étoit pas la coutume parmi les Grecs. Quel-ques Savans ont cru que cette excuse fut inventée. MaisMuret leur opose le témoignage d’un grand Orateur (50)& il eût pu le confirmer par les paroles de Cornélius Ne!pos qu’on a pu lire ci-dessus (51), & par celles qu’onpeut voir au Chapitre dix du sixième Livre de Vitruve,11 eût pu alléguer qu’à la Cour même de Macedoine onn’admettoit point les Princesses aux festins que l’on don-noit à des étrangers, & que la complaisance que l’on eutpour les Députez du Roi de Perse eut des fuites quiprouvèrent que l’on eût bien fait de leur refuser ce qu’ii Sdemandèrent; car dès qu’à leur prière on eut fait entrerles Dames, ils fe donnèrent des libertez qu’il salut punirà coups de poignard. Légati bemgne excepti , inter epulasebrietate crescente, rogant Amyntam, ut apparatui epularumadjieiat jus familiaritatis , adhìbith in conv'tvium fuis ac filii
uxoribus , id apud Perfas haberi pignus ac fœdus hofpitiì. QuaUt venerunt , petulantius Persis eas contreèlantibus , filmsAmynta Alexander rogat pairem , refpeêlu atatìs ac gravita-lis sua abiret convivio , pollicittts se hospitum temperaturum jo-C0S zvc (;Z). Enfin Muret observe que les Romains se (sz) Justíitìcontentèrent d’interdire aux filles la liberté de se trouveraux festins. J’ai raporté ailleurs (53) a vec quelle sévé- p a s m . I7 Í,rite ils défendirent aux femmes Tissage du vin; mais au 173.tems de Seneque cette coutume ne _ fubíistoit plus : lacorruption étoit si grande qu’elles s’enivroient autant que bO c ‘f‘ !es ?les hommes. Hon mutata fxminarum natura, dit-il (54) ,fed vit a est. Nam cum virorum licentiam aquayerint, cor- citai. (49)/porum quoque virìlium vitia aquaverunt. No» minus pervìgi-lant , non minus potant , & oleo <CT mero viras provocant ; (54) Seneca,aque invitìs ingesta visceribus per os reddunt, & vinum omne Epiû- XG ^ svomitu remetìuntur : aque nïvem rodunt, folatium stomachiastuantis. On peut presque remarquer én France unepareille métamorphose, s’il en faut croire ceux qui yvòiagent. II n’y avoit point dé Loi qui défendit auxfemmes de boire du vin: cependant elles ne buvoientpresque que de l’eau au tems de nos peres; mais on as-sure que depuis un certain tems, elles se plaisent furieu-sement aux meilleurs vins, & àúx liqueurs les plus for-tes; & il est à craindre qu’elles lie tombent peu-à-peu ou .même rapidement dans les excès du pais conquis (<<). ! s , S r Vc "s c, pLisez ces paroles. _ „ Qui auroit dit qhe les femmes . . c/^ermite '» - - auroient ajoûté le Tabac & l’eau de Vie à tant citation (5/),„ d’autres débauches dont elles font vanité depuis plus de„ trente ans ? Elles ne portent encore que des barillets»» d’eau de vie à leur côté, qui fait fi avec le tems elles„ n’y porteront point de barils ”? Voilà ce qu’un Mé-decin de Paris (;6) a publié dans un Ouvrage imprimé ss«) Monfsl’an x696 (57). Si Ovide le plus commode Casuïste dela terre est le Direéìeur que ces buveuses ont choifi, el- U ‘les devroient pour le moins se contenir dans les bornes („\ iu pomqu’il a marquées: il veut bien que les femmes boivent , Titre, Reflé-mais non pas qu’elles boivent trop. II les en détourne x , ions > feu-par la menace d’une peine qui devoir être pire que le sees ' &simple déshonneur; car autrement les personnes à qui anecdotes*il parle n’eussettt point considéré comme un grand mal ce par le sieurqu’il leur annonce. repincou».
Votez, y it*
. . ^ page 8Z^
Aípttus est f deceatque fnagis pòîare paellas]
Cum Venerìs puera non maie , Bacche, facìs.
Hoc quoque , qua patiens caput estanimusque pedesqueConfient: nec, qua fiat fingula, bina vide.
Turpejacens mulier multo madefaêla Lyao :
Vìgna est concubitus quofiibet illa pati.
Nec somnis pofità tutum succumbere mensâ :
Per somnot fieri mttlta pudendasoient (58),' de*Ar? Vl ^”
Me voila assez lom de mon sujet, je m en raproche par Libr. 111,le secours d’une Citation qui prouvera ce que j’ai dittou- f- 7<*i.chant la diminution de respect à l’égard des mariées. Le
Chevalier d’Her.. écrivant à une de ses cousines
qui faisoit scrupule dé se marier clandestinement, lui éta-le les commoditez qu’elle trouvera dans un état où ellefera femme, Sc passera encore pour fisse. Vous ferez. , ^ lettreslui dit-il (59), Madame de la F . ., eV on vous appellera à, Cheval.Mademoiselle de lier. . . Vous ferez encore de Vaimable trou- d’Her. . . „pe des filles, qui paroistront vos pareilles, & le feront peut- 11 Ptirt.eftre. Vous pourrez n"entendre point certaines choses que des LettnXLI fiindiscrets disent quelquefois, O 1 il vous fera permis d'en rou-gir, aulïett' que fi vostre Mariage estait déclaré, il faudroit ‘ ' 'que vous prijfiez, un air un peu moins innocent, & plus capa-ble-, enfin nous conserverez toutes les minauderies de Fillecela fera délicieux pour vous ; car naturellement la pudeur ai-me beaucoup les petites façons, O* comment ne les aimeroit-el-lepasì On dit qu'ajfez souvent elle leur doit tout ce quelleest. Vous pourrez les mettre en usage à l’égard de Monsieurde la F. . . . même , vous ferez un\ demy-Fille pour luy ; &tant que vous ne porterez pas fin nom , il vous restera quel-que forte de droit d’estre un peu plus composée, <2? fà réser-vée a fin égard. Notez qu’il la raille (60) de ce qu’esse ( So ) Là-ml-voudroit quil y eut trois Bans prononcez haut C? clair , en me ’ P a S- 113 -fuite des fiançailles dans les formes, z? puis des noces ou tous , Con j- críZ .les parens vinssent dire des sottises (61 ). _ a <j ue dcjsxs,
( H) y ai quelque chose à observer contre l Auteur de La- citation (17)cedemone ancienne a 1 nouvelle .'] Je n’ai que trois choses à fi
M t . r> J til/AisiNÍ#
objecter. ^ ,
En I lieu, je voudrois qu’il n’eût point tâché de faireT Apologie de la nudité des filles de Lacedemone. Monsr.
Dacier a eu le goût bien meilleur: il s est hautement dé-claré pour le bon parti; il a trouvé que Lycurgue sacri-fia les Loix de la bienséance, & les impressions de la pu-deur, à de fausses vues de la Politique.
En II lieu, je ne vol pas que l’Apologie soit fondéefur d’assez bonnes raisons. C’est ce qu’on va examiner ; ,,,, Tîl „voici les paroles de, Mr. Guillet (62, ) : Les filles de Sparte demoneâansoìent toutes ^ues en public; L? peu de gens font persuadez* ancienne Scqu il y eût de la modestie a, ce speêíacle. fe m imagine que nouvelle,les Lacedemoniens avoient pourtant leur raison , e? que la F ^ d ' ;t b^ dachose étant toute commune parmy eux, elle ne faisoit pas dans nòlí!tác"
leur