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Tome troisieme. K - P.
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* '-dvertijjh-finent au,LeSleur.

£. Anth.

Manguier ,Théologal de’Riés , en ejiPointeur»

{9) (?est leX L IV duiìl Livre,

(lo) On Pal llédeceqtdiluza d’untrès honestebiaifementde parolespour expri-mer la fian-te des bettesà laine,Voiez. P A-pologie deGarasse >pag. 10I.

LIEBAUT. LIGARIUS. ny

Langues, & réimprimez souvent. II quitta Paris je ne lai pourquoi, & s’en retourna dans fapatrie (C), où il mourut je ne lai quand.

m enta notablement. II fut traduit en Anglois, en Fla-mand , 8c en Allemand ( 8 ).

Notez que la Traduction Françoise des deux Ouvra-ges dont j’ai parlé ci-dessus a été imprimée diverses fois.Je me fers de la 1 Edition qui est celle de Paris 1581/» 8,& j’ai une Edition in iz des trois Livres de VembellissementZ? ornement du corps humain. Elle est de Lion 1594. IIy a beaucoup de détails dans cet Ouvrage, soit à l’égarddes caractères de la beauté de chaque partie du corps ,soit à l’égard des remedes qui peuvent rectifier les acci-dens désagréables. Vous y trouverez un Chapitre (9)de la puanteur des excremens, & premierement des matièresfecales. L’Auteur soutient que c’est une chose importan-te: donc, ajoûte-t-il, pour rendre la Damoiselle aymable ,en tout zsr par tout belle, z? accomplir fa beauté de toutes lesperseRions que l'on pourroit souhaiter en un beau corps , nouschercherons les moyens pour corriger lafoeteur de ses excremens,fi est excessive. On seroit bien ridicule si l’on se plaignoitque les oreilles délicates font offensées par de tels dis-cours; mais les Médecins feroient encore plus ridicules ,s’ils avoient égard à de telles plaintes. Ils font obligezd’écrire de cette maniéré: c’est leur métier; les ménage-mens du P. Coton (10) ne font pas leur réglé.

(C) Ils’en retourna dans fa patrie.] Voici un Passagede Patin. „ Pour ce qui est de Jean Liebaud, c’étoit un„ Médecin Bourguignon, qui ne fit jamais icy fortune.„ II étoit Gendre de Charles Eftienne, qui mourut aca-„ blé de dettes dans le Chatelet. Après cette mort, Lie-„ baud s’en alla mourir à Dijon son pais. Sa femme„ s’apelloit Nicosie Eftienne : elle étoit nièce du grand

„ Robert Eftienne, lequel quitta Paris, après la mort de ( lr ) Pat ‘ n »„ François I, fe voyant privé de son bon maître & per- Jfcxc v 1„ fecuté par les Sorbonistes, pour fe retirera Geneve. p a g. 57 x du’„ Ce Livre de la maladie des femmes , de Liebaud, n’est 11 Tome.

„ qu’une traduction de Marinellus, qui savoir fait enlta- (11) c’efiUz„ lien fous le Titre de la Comara (n) Je ne fai s d ; t "; n:comment accorder cela avec ces paroles de La Croix * Pan s fíì >du Maine, Liebaud fiorist à Paris cette année 1584; car & a pour Ti-s’il demeurait alors à Paris, il n’en étoit point sorti peu tred amieCa-après la mort de Charles Etienne, & c’est pourtant ce /^Jfxratta-que signifient les termes de Guy Patin. Notez que Char- to di tutte ~les Etienne mourut l’an 1566. II n’est pas vrai que le Li- l’infirmitavre de Liebaut fur la maladie des femmes ne soit qu une dclle donne,traàuftion de Marinellus. Je n’ai point la prémìere Edi- debbono™ 1 **tion de l’Ouvrage de cet Italien, je n’ai que celle de Ve- c,ue'°m"linise apprejfo Giovanni Valgrifio 1574 in 8. C’est une Edi- che possonotion augmentée & corrigée (12), 8c qui a pour Titre iciogiere ìlnon pas la Comara, mais le Medecine partenenti aile infer- Lgame delmita delle donne. Je l’ai comparée avec l’Ouvrage de Jean . ™Q tnmo ’Liebaut, 8cje l’en ai trouvée très-dissérente. II est vrai <"13) vainque l’Auteur François dit beaucoup de choses que l’Ita- ?-Articlelien avoìt dites ; mais après tout on ne peut pas l’accuferde n’être qu’un Traducteur (13). Marinello n’eut pointles mêmes scrupules que celui qui mit en François le Li- par exempte 'vre de Jean Liebaut: il expliqua en Langue vulgaire cent 79.

choses, qu’il auroit mieux fait, ou de fuprimer, ou de ne -/

décrire qu’en Latin ( 14). Mercklinus ne conoissoitpoint ^"""cet Ouvrage de Jean Marinello, ni celui de gli ornamenti mari qui n’adelle donne, publié pour la seconde fois par le même Au- pointdienfans,,teur l’an 1,574. & qui souhaite:

d?en avoir,,

LIGARIUS ( Qu 1 n t u s ) Lieutenant de Caïus Considius qui commandoit dans T Afri-que en qualité de Proconsul, s’aquita íì bien de fa charge, que les habitans du païs souhaitè-rent passionnément de n’avoir point d’autre Gouverneur que lui, lors que Considius fe retira. *

Ils obtinrent ce qu'ils demandoient, & continuèrent de fe bien trouver de la conduite deLiga-rius. Ils voulurent le mettre à leur tête lors qu’ils prirent les armes au commencement de la '

Guerre Civile de Ceíar & de Pompée j mais comme il souhaitoit de s’en retourner à Rome, ilrefusa de s'engager dans les afaires publiques. On le laissa un peu en repos après que PubliusAccius Varus eut accepté le commandement (a). Voilà ce que Cicéron expose dans le Plai- („) Tiré dedoié qu’il fit pour Ligarius. II passe sous silence les autres choses, & avoue seulement en gé- oí-mone’itérai que sa partie avoit embrassé les intérêts de Pompée. II y a beaucoup d’aparence que Li- p/oq^lì-garius s’étoit montré fort contraire à Jules César, qui néanmoins lui fit grâce de la vie (A), ga “°-après la défaite de Scipion, & des autres Chefs qui avoient renouvelle la guerre en Afrique (q Hîttîuspour la pause que Pompée avoit soutenue. Cette grâce n’empêcha point que Ligarius ne fe de ? ell °tînt caché hors de l’Italie. Ses frétés & ses amis, & nommément Cicéron (c), n’oublioientrien pour lui obtenir de César la permission de rentrer dans Rome, & ils espéroient d’en venirà boutj mais fur ces entrefaites Tuberon fe déclara dans les formes l’Accusateur de Ligarius. Epist xTvCe fut alors que Cicéron prononça pour l’Accusé cette admirable Harangue qui changea d’une Libri VI êfaçon toute singulière les intentions de Jules César (A), Notre Ligarius fut absous à pur & à ïamiliar -

plein.

( 1 ) Cicero,ïpist. XIIad Atticum,Libr. XIII.

(2) Id. Epist.XIX ejusdemLibri.

( 3 ) Pompo-jiias, deOiig. Juris,'Libr. III,Cap.XII,p.m.0,21.

(4) Voice. lesNotes deRupert inïompon. ib.

(s) Pompo-nius, deOrig. Juris,Libr. III,Cap. XII,f“g. 4-1.

(5) A Upag t7 í de la IPartie Edit.de Hollandesniais notez.

?«- le Tait s'jtrouve avecquelques peti-tes altéra-tions,

si) Plutarch,

,n Cicéron,

(aï) Cicéron prononça pour Ligarius cétte admirable Ha-rangue qui changea . ... les intentions de Jules César.) Onne peut rien voir de plus beau que cette Harangue. Pom-? n fut charmé (1): Cornélius Balhus, &Oppius 1 admirèrent, & en envolèrent un Exemplaire àJules Celar (2). On ne peut comprendre pourquoi leJurisconsulte Pomponius l’a louée st maigrement; ExtatCiceronis Oratio, dit-il ( 3 ), satis pulcherrima, qui infcri-liturpro ct. Ligario. Budé trouve le mot faits mal placédevant un superlatif: on lui répond (4) qu’en plusieursrencontres semblables le positif se met au lieu du superla-tif. A la bonne heure : Pomponius aura donc dit quel’O raison de Cicéron pour Ligarius est assez belle. Orc est un éloge difproportionné, 8c trop sec. Cicéron fesurpassa lui-même 8c dans la composition, & dans Fac-tion» & jamais peut-être le succès de ses Harangues nefut plus insigne. César n’avoit pas dessein d’absoudre Li-garius , 8c néanmoins il le fit, n’aiant pu être à l’épreuvedes émotions qui s’élevèrent dans son ame pendant queCicéron haranguoit. L’Accusateur sot fi fâché de l’issuede sa cause, qu’il renonça au barreau ( j ), & s’attacha àla profession du Droit Civil. Volons le narré qu’on trou-ve dans l’Ouvrage d’un Jésuite sur la Comparaison deDe-mosthene 8c de Cicéron. Consultez aussi _le Chevrœa-na (6 ).

„ Cicéron ..... entreprit la défence de Q. Ligarius„ son amy, accusé d’avoir porté les armes contre César,,, quoy qu’il fût obligé par bien des raisons d’estre dans„ ses interdis. Ceíar quil’avoit déjà condamné dans son„ cœur, ayant toutefois une fort grande curiosité d’en-,, tendre Cicéron, qu’il n avoit point entendu depuis„ long-temps, à cause de son engagement dans la guer-„ re qu’il venoit de finir, dit à quelques-uns de ses amis„ qui vouloient l’en détourner, §u importe ? entendons-le,„ la résolution est prise, il n en sera ny plus ny moins (f).„ Mais cet Orateur parla si fortement pour la défence de„ son amy, qu’il toucha le cœur de César, malgré l a re-,, sistence qu’il fit pour ne pas le laisser fléchir : 8c Cice-„ ron ayant dit quelque chose de ce qui se palsa dans laJ O M, 111 .

ïï bataille de Phatsale, à la louange de César, ce Prince„ en sentit de l’émotion dans toute fa personne : 8c com-„ me s’U eust esté enchanté du discours de Cicéron, il„ laissa tomber des papiers qu’il avoit entre les mains. II„ ne put enfin résister à tant de charmes, ny à cette ma-„ niere fine & délicate dont il le loua (4) ; & quelque„ résolution qu’il eust prise de se défendre contre la Rhe-„ torique d’un Orateur si puissant, il fut contraint de

pardonner à Ligarius. Je ne dis rien d’une pareille„ grâce que Cicéron obtint pour le Roy Dejotarus, Sc„ pour son amy Marcellus, qu’il obtint de cet Empereur„ qui estoit si maistre de ses résolutions, 8c si difficile à„ se laisser persuader (7).

Le Pere Rapin n’est ici nullement coupable de la fautequi étoit si ordinaire au Sieur Varillas, Historien qui neraportoit jamais uneAvanture toute telle qu’il la trouvoitdans les Auteurs; car il la brodoit à fa mode, 8c lui ajus-toit une garniture de ruban. II est certain que Plutarques’est exprimé auffi fortement que ce Jésuite : on én pour-ra juger par ces paroles de la Traduction d’Amiot (8) :„ Et dit-on davantage que Quintus Ligarius estant accu-„ fé d’avoir porté les armes contre César, Cicéron le,, prist à deffendre, 8c que César dit à ses amis qui es-„ toient autour de luy, Que nous nuira d’ouir Cicéron„ qu’il y a long-temps ( 9 ) que nous n’ouismes : car au„ demeurant Ligarius est quant à ma résolution pieça„ tout condamné, pource que je le tiens pour un mau-,, vais homme, 8c pour mon ennemy. Mais Cicéron,, n’eust pluítost commencé à entrer en propos , qu il„ l’esmeut merveilleusement, estant son parler si plein,, de bonne grâce, 8c si vehement en affection qu on dit„ que César changea sur l’heure de plusieurs couleurs ,„ monstrant évidemment à fa face qu’il sentoit toutes„ fortes de mouvements en son cœur, jusques à ce que„ finalement l’Orateur vint à toucher la bataille de Phar-„ sale: car alors César transporté hors de soy tressaillit„ de toute fa personne, de sorte que quelques papiers„ qu’il tenoit luy tomberent des mains, 8c sot contraint„ malgré luy, contre son préjudice, d’absoudre Liga-P 1 „ lius”.

(I) Nîhirsoles oblsovilci > nìfiínjuiia. s.prvLìg.

(7) Rapin,Compar. deDemosthe-ne & de Ci-céron., Chap.X VI,pag. 6 }Edition deHollande .

(8) Hutar-chus, in VitaCicéron,pag. 880 .

(9) Ce n’estpas le sens dc

plutarque >pMt-êìre,

Votez, cì-des -*■fous Citation-(»)•

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