( IÍ ) VoitXétouchant cesStricturíc la%emarq. ( E )de P ArticlePUTEANUS.
(17) Prodiitetiam rccen-tijfime durabac fer t ho ,calumnia ea-dem de Socie-tate noflra inlibella quemAuftor ins-cribit , Stric-turas polîti-cas, <ìr inquo imprimésacerbìjjìmeinvehitur inJustum Lip-fmm. Petra.Sansta, Not.in Epistol.MoHnœi a ciBalzacum,pag. 96. LeLivre de Te-tra Sanctafut impriméCan 1634.
< 18 ) Rivet.Castigat.Notarumin Epist. adBalzacum,Cap. XII ,num. 14. Opt-runt Tarn.
535.
( 19 ) Rivet
peu aupara-vant avoitdit , Vide íìplacer Ex-pojhíldtioncmRichardiMontacutiicum tuo'Pofiueido yin Anîìdìa-tribîs : ibiXrìpíii habe-bislatinita-tem ôc eru-ditionemexpenfam ,& de eajjudiciumquod tibinon arri-debit.
(20) Lipfîus,in Rejec-tiuncula,
ad calcem
Virginìs
Alpricollis.
(21) Cest-k-dire vers lasite de St.Michd 1572 .
(22) Eam-(jite profejjìo -nem sacracœna ibidemn f u & com-municationepublice obfig-navit. Dis-sert. de Ido-lo Halleníi',pag. 17 .
(23) Disser-tât. de Idol.Hall,/;. iS.
. ( -4) Ibidem ,?*£• zz irseq.
(zs) Ibidem 317 » 18 .
12 +
L I P S E.
Hollande. Gn lui avoit offert une Profession à Pise, avec promesse qu’il y jou'iroìt de la libertéde conscience (E) ; mais il refusa cette vocation. II se fixa à Louvain, où il enseigna les bellesLettres d’une maniéré qui lui fut glorieuse -, 6 c il y mourut le 2.) de Mars x 606 , dans fa cinquan-te-neuvieme année. II se trouva des Protestans qui ne secondèrent pas la passion de quelques-unsde leurs Confrères, pour diffamer ce savant homme (E). II se maria à Cologne avec une veuve
en-
matiere; car le Jésuite Petra Sancta aiant fait des plaintes l'on publiera contre : mais fi quelcun y decouvre ce que nouscontre l’Auteur des Strictura (16) Politica (17), voici ce n y voions pas , quelque fauffeté dommageable à la patrie,qui lui fut répondu (18): Conquereris de autore notarum quel mal peut faire la correction? Lipfe se retira de Hol-five liricturarum in proditoriam Justi Lipsii Epi/ìolam qui lande peu après, fous prétexte d’aller faire un petit tour
• • rf . rn ni ■iììtef+v. /7?«— _ y\.. J1 /d â Cr-Hr-Y r\/"Vn V I a l-»l .on /d r> 1% -ío T1 n a
aux eaux de Spa pour le bien de fa santé. II ne revint
plus, il rentra dans le Papisme, 6c protesta dans une
Lettre qu’il écrivit de Maience (2.6), qu’il avoittoûjours été ç*
de l’ancienne Religion, quoi qu’il en eût professé une au- pius
tre quand il s’étoit trouvé aux lieux où l’ancienne n’étoit Mctence qu',i
pas reçue. Cela fait croire à bien des gens que c’étoit fi f»»
' • ~ 1 1 ration . Il sou-
haita qui elledemeurât ca-chée pendantquelque tems mVotez, Mi-xxusin Vita
un hypocrite. Quelques-uns crurent que le chagrin quelui causa Koornhert, 6c la crainte que les Hollandois nesuccombassent dans la guerre contre l’Espagnol (27), lefirent changer de Parti. Quoi qu’il en soit, Koornhertdétenu au lit, 6c atteint de la maladie dont il mourut,ne laissa pas de travailler à fa Répliqué, 6c de l’achever. Lipsii”
m. 17,
pag.
(27) Volez.Grotius,Histor.
Libr . V,pag*m. 378.
(28) Tiré de
quum in Belgìo fœderato vixiffet , e? 1 Mustriffmorum Ordi-num stipendiarius fuijfet, postquam insalutatis hostibus benemeritis abiiffet, stylum in eos convertit, zz adverfus Rempu-blicameorum, confilia fubminifiravit. Quis fuerit autor stne-turarum illarum, feu notarum fateor me ignorare : fed quis-quis ille fuerit, patria fuit amantijfimus , e? Lipfii fraudiumcallentiffmus. . . Nefcio an cui Lipfiana tantopere placent ,
ZZ qui verfibus delectari videris, libenter lecturus fis eos quosanno 1579 prafixit ad Zelandos libro adverfus tenebrionemquendam. Editi fuerunt tum Leyda apud Andream Schou-tenum, o 1 quo animo fuerit , aut ejfe finxerit , indicant. Au-di illum,
Duplicia Hesperii rupistis vincla tyranni,
Mattiaci : atque armis asseritis patriam :
Asséritisque fidem, patriam fed turbat Iberus.
■-Ecce iterum, ecce fidem turbat hic ardelio.
1 Verum alii patriam: fed tu Feugrœe, tueriPerge fidem, 6c fidei qui faciunt tenebras,
Scriptis illucere tuis ; sunt vera MinistriHaec munia, ingenio digna tuo 8c genio.
Vides quo loco tum fuerit apud Ltpfium Hispania Rex, quoRomana fides zz Religio : qui pojlea factus efi Religionistransfuga, infide 8c constantiam àxxtmpía-uxxoí > ut loqui-tur Montacutus (19). Ces Vers de Lipfe déshonorentfa mémoire, quand on les compare avec l’aveu qu’il afait, qu’il n’étoit à Leide Protestant qu’en aparence, 6cque son cœur étoit Catholique. Voici cet aveu: Sed al-téra calumnia, in religione mutavi. N ego , in fede vestra,non in fenfu fui , zz ut in peregrinatione corporis non animirequiem illic elegi. In tempore, ut meum ingenium efi , quietemodefieque me habui .- an in sacra aut ritus vefiros tranfivi ?nec impudentia hoc dicet (20). II avoit beau faire 8c beaudire; lui 6c tous ses Apologistes étoient incapables d’élu-der les preuves qu’on alléguoit, pour faire voir que sonstyle avoit répondu à sa profeffion extérieure, pendantqu’il avoit paru Protestant. L’Auteur de Yldolum Hal-lenfe prouve que Lipfe aiant protesté à Iëne devant Ti-lemannus Heshufìus, qui étoit alors (21) Recteur del’Académie, qu’il embrassoit sincèrement la ReligionLuthérienne, communia publiquement (22), 8c que dansune Oraison funebre qui fut imprimée , il déclara queDieu avoir donné à son Eglise la Maison de Saxe, pourruiner la peste de la Papauté. De belle Smalcaliho locutuscausa bonisatem à Saxone, fortunam zz martem ab Impera-tore Jletijje dicìt . . . Saxonicam generofam stirpem ad Delhofies extirpandos , errores evertendos , pesthiì ponti-f í c 1A M excindendam donatam divinìtus ZZ concejfam Ec-
clesi^ ejfe (23). On avoue qu’il ne communia point à Lipfe (31) d’où nous pouvons inférer qu’Acidalius étoit U CemurtcLeide; mais on prouve (24) par plusieurs Extraits de ses bien instruit de ce qu’il difoìt; mais elles ne parlent pas His'Lettres, que pendant qu’il y séjourna il regardoit la de l’offre de la liberté de conscience. ' * -
cause des Espagnols comme le mauvais Parti, dont il ( E ) Il y eut des Protestant qui ne secondèrent pas la pajfion
souhaitoit'la ruine, 6c qu’il lui échapoit plusieurs exprès- de quelques-uns de leurs Confrères, pour diffamer ce savant
homme. ] Un Ministre nommé Lydius, voulant publierles Lettres que son pere avoit reçues de Juste Lipfe, futinstamment suplié par Baudius de ne le pas faire ; parBaudius, dis-je, qui sachant que Lydius perfistoit dansson dessein, se prépara à écrire contre lui en faveur deLipfe. Perstat in incœpto, ut fermonem tuum audío. Sedquia fibi fumit eam licentiam ut faciat qua funt contra mo-
Ses héritiers la firent traduire de Flamand en Latin, 8cla publièrent (28).
II faut noter que Lipfe avoit fait couler quelque petitmot contre l’Inquisition Espagnole aux prémieres Edi-tions , mais il l’ôta des suivantes. Boeclerus lui a dit là-dessus ses véritez dans le Chapitre de navis Lipstani operis,qui est le V de son Traité de Polithis Justi Lipfii. Lisezces paroles (29) : Illud non omittendum est , quo feipfumprodit damnatque Lìpstus ; etterno cum dedecore fama, quam IraitPLtínsunam vïdetur in omnì vita quafiviffe. Cum enim in priori- q Ke p m m ' Abus Politicorum suorum editionibus lib. 4. cap. 4. pro lì- communiquez,bertate religionis, adverfus Pontificiam crudelìtatem 8c ^ ^HistoireHispanicam inquisitionem ( quam nemo bonus unquam pro- delaRiforbavit) quidam fcripfiffet: in posteriorìbus editionibus , tan- matlon de"quam non à religione modo fed k fana fimul mente defeciffet, Gerhardpartim omifít ea ( fcilicet qua in Freinshemiana editionereponuntur n. 7, 9, 12) partim fimpliciter 8c ingénue dictamutavit. Boeclerus raporte quelques autres change mensdes expressions de cet homme.
(D) On lui avoit offert une Profeffion à Pise, ávec pro-meffe qu il y jouiroit de la liberté de conscience .] Acidaliusraconte (30), que Mercurial, négociateur de salaire, lui Ll Pf u > P a s-avoit dit que le grand Duc avoit fait offrir à Lipfe une ss ’ s ‘Chaire de Professeur dans l’Académie de Pise, avec leprivilège de croire tout ce qu’il voudroit sur la Religion,
6c que ce Prince avoir obtenu à Rome cette tolérancepour ce savant homme. En même tems Acidalius ajoû-te que le bruit couroit que ce Professeur avoit embrasséla foi Romaine en Allemagne; 6c il assure que Lipfe,enrefusant la Chaire de Pise, n’avoit allégué pour raisonque 1 infirmité de sa santé, 6c la distance des lieux, vialonginquitatem , zz valetudinis ïmbecïllitatem. II n’avoitgarde d’alléguer son Protestantisme ; car il étoit assez dis-posé à la profession publique de la Religion Romaine.
Mais néanmoins nous voions ici qu’on le prenoit en Ita-lie pour un très-bon Calviniste, puis qu’on lui négocia àRome la liberté de conscience. II y a deux Lettres de fsi) La 1 fa
Biandtpag. 7s; irfeq. ad ann *i 5 S>o.
(29) Boecle-rus, de Polit,
(30) Dans f íÌI Lettre,cerîte de Bou-logne le motsde Jaìvuicr1592 ,
fions qui sentoient le Protestant (25).
Voici des circonstances plus précises de son Démêléavec Théodore Koornhert. Dès que son Traité de Poli-tique , où il aprouvoit les persécutions de Religion, eutparu í’an 1589, Koornhert grand zélateur de la tolérancelui écrivit son sentiment sur ce Livre-là , 8c ne laissa
point sans répliqué les Reponses qu’il reçut, 8c enfin il ^ ^ ..
publia un Ouvrage fous le Titre de Proceffus contra hare - rem bonorum , contra sas gentium, contra jus humanïtafis :ticidium CZ foaéíionem confcientiarum . II le dédia aux Ma- saxo dicatfe nactum, qui hac in parte caufam amieizz quon-
gistrats de Leide, 6c en envoia des Exemplaires auxMagistrats des autres villes, 8c les exhorta à se donnerbien de garde des sentimens de cet Ecrivain. La publi-cation de cet Ouvrage chagrina Lipfe; mais comme ilétoit un grand ornement de 1 Académie de Leide, il ob-tint des Magistrats un acte de complaisance qui pouvoit
ad italos Scanos,
& U III dela III Centu-rie ad Bel-gas. Danscelle-ci il diSque le PapeP exhortait dûvenir k 7 \p-me: IpsePontifexcaput nos-trum reeen»ter nunc meRomaininvitavit.
(32) Bau-dius, Epist.L VI Centur .léy pag.m .24T.
(33) Idem,ibidem .
(34) Idem ,
ibidem y page.
242.
dam doctoris indefensam este non patiatur (32). Ce n’estpas que Baudius aprouvât les deux Ouvrages de Lipfefur les miracles de la Sainte Vierge: au contraire, il enparloir avec le dernier mépris ; mais il croioit que lesLettres que les Amis s’entr’écrivent doivent être un fe-
_ „ , . . , ; cret inviolable. (33). Non qwd ejus Divas ullo colore de-
le consoler. 11s publièrent à la Maison de ville qu’ils n’ad- fendi poffe cenfeam, fed intérim non est tollenda e vita vitamettoient point l’Epitre Dédicatoire de Koornhert, 8c focietas, quod faciunt qui literas, hoc est amicorum colloquia
que cet Auteur, en leur dédiant son Livre, ne leur avoit abfentium, foras éliminant .(34) Deest fcilicet hostis,
fait ni service, ni honneur, ni amitié : qu’ils n’interdi- zz feges ac materies metenda gloria non suppetit, nifi ex labesoient pas pourtant son Ouvrage; qu’ils en permettoient zz ruina celebratijfimi in literis viri, er honorifice à bonis no-la lecture aux habitans; mais qu’ils les exhortoient aussi minandi , tametfi famam fuam mifere decoxerit duplici Ulade lire Fexcellente Réponse de Juste Lipfe. Us déclaré- publicatione Virginum , quibus sape incolumi authore lumbi- (is) Vmcz,rent qu’ils estimoient très-particuliérement ce Professeur, fragìum exoptavi (35). Encore que Lydius fût un grand ratin > Let "Cer acte ne le contenta pas pleinement, 8c il ne fut pas Prédicateur, Baudius ne laissoit pas d'espérer d’en avoir ss. ^ Xv ^’bien aise d’aprendre que Koornhert relevé d’une longue fort hon marché. Etiamfi multum in concionibus valeat, ivoitù hmaladie travailloit a répliquer. On dit que par la faveur vereor tamen ut hic stare pofjìt. Fervida ingénia plerttmque cite auffì Dxide quelques villes il tâcha d’obtenir que les Etats deHol- wolentiam natura zz profundam ambitionem velare filent Moulin érlande défendissent de réfuter ses Ecrits de Politique; prularo fihemate zeli, quod est everriculum zz mantile mul- • Keckcmv ‘ ul -mars que Gerhard de Lange Bourgmaître de Tergou t arum fraudum. Sed non défunt nobis rationes quibus saculo / , sl \ Bau _s y oposa, en s e servant de ce discours: Si ce que Lipfe a planum zzperspicuum fiet, Quid solidum crepet 8c pictœ dius/ Epist.écrit est vrai, on ne pourra le combatre que soiblement, ZZ tectoria linguœ (36). II nous aprend dans la même L et- LVI centur.nous y ferons confirmez,par cette foibkffe même des Ecrits que tre, que Scaliger avoit trouvé fort mauvais, queThom- n >P a c.. -4 1 -
son