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qtCencore qutcette Nationsoit aussi su-jette qtfttneautre à sesoulever > ilrcjic toujoursUn puissantParti quis*attache attgros de Par-bre dans lesGuerres civi-les*
(zs) Châ-tie» (11).
(26) II fíttdécapite àToulouse Can16 32. Volez,son Eloge , fo-les regrets defa Mort, dansles Mémoi-res du Sieurde Pontis,Tom. II,sap 44 forfusv. Edit.d'Amfterd.IÍS 4 -
(27) Van1637.
f 28 ) te La-boureur ,Addit. auxMémoiresde cásteln.Tom. II,
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LOUIS XIII.
de Richelieu, il eût couru risque pour le moins de ía Couronne (D): mais cet habile Mi-nistre, engagé par ses propres intérêts à soutenir l’Autorité de son Maître, s’apliqua avec tantde vigilance à dissiper tous les complots, qu’il les fit aller en fumée. II salut faire fauter quel-ques têtes d’importance ; mais cette sévérité étoit alors absolument nécessaire (E): la clémen-ce, utile en tant d’autres occafions, eût été très-pernicieuse dans celle-ci. II ne faut pointcroire ceux qui osent assûrer, que l’on fit mourir des gens dont toute la faute confistoit dansle malheur de déplaire au premier Ministre (F). On parleroit peut-être plus raisonnablement
Lc
( D ) S’ìl ne. fut tombé fous le pouvoir de . Richelieu,
U eût couru risque pour le moins de fa Couronne, J Ceux quiobsédoienties deux Reines & Monsieur n’espéraient riensous le Ministère du Cardinal de Richelieu, 8c espéraienttout pourvu que S. A. R. montât fur le thrône. II y avoitdeux moiens de lui mettre la couronne fur la tête : l’unétoit de se défaire du Roi, l’autre étoit de le traiter com-me on a traité Don Alfonse Roi de Portugal. Le secondlnoien n’étoit pas facile à executer, dans une Nation quiest jalouse de ses Loix fondamentales (14), 8c sons únMinistre aussi vigilant 8c aussi habile que P étoit le Cardi-nal de Richelieu. Voilà pourquoi on avoit choisi l’autreexpédient, s’il est vrai que Chalais eût eu le dessein quenous avons vu ci-dessus (2.5), dans le Passage de Mr. dela Rochefoucaut. On ne saurait ôter à bien des gens lapensée qu’il se formoit un infâme mystère d’iniquité,pour donner tout à la fois au Duc d’Orleans la couronne8c la femme de son frere. Je ne sai ce qui en est. Volerla Vie du Cardinal de Richelieu imprimée à Amsterdamen 1694, au Tome I, page 304.
(£■) Il salut faire fauter quelques têtes d'importance ; mats
cette sévérité étoit . nécessaire.'] De tous ceux qu’on
décapita pour crime de rébellion fous le Régné de' LouisXIII, il n’y eut personne que l’on regretât autant que-le Duc de Mommorenci (26). Aussi étoìt-ce un Seigneurd’un grand mérite, adoré dans le Languedoc son Gou-vernement , 8e admiré de toute la France, comme il pa-rut par l’empressement avec lequel on sollicita sa grâce.Mais c’étoit cela même, qui en bonne Politique devoirporter le Monarque à ne lui point pardonner le crime defélonnie. II étoit dangereux de laisser vivre une person-ne si généralement admirée, 8c qui pouvoit facilemententraîner dans une seconde rébellion tout le Languedoc.S’il l’avoit fait dans le tems que les Espagnols assiégeoientLeucate (2 7), que ferait devenue la France? Et qu’on neme dise pas que la gratitude l’aurait attaché au service deson Prince, ou que la foiblesse qu’il avoit reconue au Ducd’Orleans l’auroit guéri de l’envie de se soulever pour lui.Ce sont de pauvres raisons. Le Duc de Mommorenciremis en grâce n’auroit jamais pusoufrir le crédit du Car-dinal, 8c il aurait mieux pris ses mesures une secondefois pour le perdre. II se seroit prévalu des témoignagesque les Crans 8c- les Provinces lui avoient donnez de leurestime extraordinaire pendant fa prison, 8cc. II faloit degrands exemples de sévérité, sous un Régné où la No-blesse Françoise s’aprivoisoit de telle sorte aux conspira-tions, aux soulevemens, aux intelligences avec l’Espagne,qu’on aurait dit que Vidée d’infamie, ni même l’idée defaute, n’étoit plus jointe avec ces sortes de crime. Au-tant vaudroit-il changer le Gouvernement monarchiqueen anarchie, que de laisser prendre cours à de tels abus.Mr. le Laboureur raconte une chose qui est très-curieuse;c’est que le Roi ne consentit à la mort de Mr. de Mom-morenci , que par un esprit de servitude. Je raporteraitout le Passage : il fait voir que Louis XIII, le sceptreen main, 8c la couronne sur la tête, étoit plus gêné 8cplus malheureux , que s’il avoit eu les fers aux pieds.Cette réflexion doit éternellement renouveller les larmes de la.Transe, fur le destin de Henry Duc de Montmorency cr deDamville , Admirai es- Marefchal de France, fils unique dece Connestable, qui fe précipita plûtofl par malheur que parinclination dans une moindre faute, C? qui fut accablée detoute la rigueur des loix ; quoy quelle fût fans aucune péril-leuse conséquence, & sans danger d'aucune fuite : je diray en-core quoy que le Roy y dent perdre ïornement & la gloire defa Cour, ï honneur de fa noblesse, les delices de son Royaume,e? ce qui doit estre encore plus cher à un grand Prince, le plusauguste & le plus digne sujet de clemence qui se presentera ja-mais. Je tiens de la bouche de feu M. le Prince, que LouisXIII luy en témoigna ses regrets au lit de la mort, non pasavec des pleurs, mats avec des sanglots, cf qu il le conjurade croire qu on luy avoit fait violence en ce malheureux voya-ge de Toulouse, qu il fit contre son cœur, & ou malgré sa ré-solution il se laissa emporter à une foule de prétextés, ou plû -t ost de prestiges d'Estât, qui disparurent aprés cette funeste tra-gédie, or luy laijferent un déplaisir cuisant qu il avoit jusques-ià tenu caché dans son sein. Ah ! mon Coufìn, luy dit-il ensuite, ce n est pas regner, c est plùtost estre esclave de la tyran-nie , ou du moins est~ce en sentir toutes les peines dans uneRoyauté légitimé, que de »’entendre que des sinistres rapports,©■ d'estre tousjours en défiance de nos plus proches, de nos prin-cipaux Officiers, esc de ceux que nous affectionnons, esr de sou-mettre de regler toute nostre conduite sur des phantos-Truy ’ ^ Ut m ^ 0nt ^ Kn s ouvent l’ mtere ft d’au-
II y a plusieurs véritez dans ce Discours, je n’en doutepoint. Je fuis persuadé que le Cardinal de Richelieu re-
présenta plus d’une fois auRoi son maître les desseins dessujets rebelles avec beaucoup d’exagération ; car dans legrand nombre de complots qui se formèrent sous ce Ré-gné , il y en eut plusieurs qui n’eurent pour but que laruine du Cardinal : on n’cn vouloit, ni à la personne, nià l’autorìté du Prince ; 8c néanmoins cette Eminenceavoit l’adreffe d’insinuer (29), 8c même de persuader,qu’on machinoit une translation de la Couronne en fa-veur du Duc d’Orleans. C’est par là qu’on sit consentirle Prince à faire sauter tant de têtes. II connoissoit dansla fuite ces illusions, 8c en gémissoit secrètement. 11 étoità plaindre; mais il y a beaucoup d’aparence qu’il sentoitbien qu’il ne pouvoit sortir de sa servitude, qu’en passantsous un autre joug encore plus incommode, 8c que cefut la raison qui l’empêcha de chasser le Cardinal, quoiqu’il le haït. L’éloignenrent de ce Ministre eût mis LouisXIIJ pieds 8c poings liez fous la puissance du Duc d’Or-leans. On lui eût peut-être laissé le titre de Roi, on eûtgouverné fous son nom; mais toutes les affaires se fe-raient passées selon le caprice des Favoris de ce Duc.On aurait vu un étrange Régné. Les deux Reines 8c leurscréatures, le Duc d’Orleans 8c les siennes, auraient toutbrouillé 8c tout confondu , 8c l’on n’eût formé aucungrand dessein pour la gloire de la Monarchie, 8c contreles intérêts de l’Espagne: 8c si quelques êvénemens avoientété glorieux, le Roi aurait vu que le Duc son frere eneût remporté la louange; cruel sujet de jalousie, millefois plus dur que ne l’étoit l’ascendant du Cardinal. Onn’ignore pas combien de fois la jalousie d’autorité mîtmartel en tête à Louis XIII. II tomba malade lors qu'oneut apris que les Anglois étoient descendus dans l’Ile deRhé, 8c ne put aller en personne sur les côtes du Poitou.Il fut conseillé d'y envoyer Monsieur pour son Lieutenant Gé-nèral( 30).La prémiere entreprise de Monsieur n’aiantpastrop bien réussi, le Roi lui en écrivit une lettre pleine dereffentiment, de ce qu il avoit p legerement exposé les troupes ,fans qu il en fût besoin, er contre les ordres exprès de Sa Ma-jesté, qui étoient de tenir seulement les choses en état, <for dene rien hasarder jusqu à son arrivée. Peut-être auroit-ontrouvé encore plus mauvais que Monsieur eût reïtffi k ses pre-mières armes-, <& l’on crois que cette crainte fut ce qui fit de-vancer au Roi le temps de fa parfaite convalescence, astn d»pouvoir au plûtôt se rendre à son Camp (31 ). Voici uneffet encore plus grand de la même jalousie. Le Roi ayantdéclaré le Duc d’Orleans Général de ïarmée d’italie (f),à la sollicitation de la Reine sa mere, se, repentit ensuite de luiavoir donné cet emploi , dans la pensée que fin frere alloitaquerir beaucoup de gloire en Italie , fi que cela ternirait lafienne. il fe mit st violemment 'cette opinion dans la tête, quefi chagrin l'empêchoit de dormir. Etant allé ( j) à Chabotoû étoit le Cardinal, il lui dit qu’il ne pouvoit souffrir queMonsieur allât commander en Chef ï armée d’Italie, & qu’ilfit en forte qu’on lui pût ôter cet emploi. Le Cardinal répon-dit, „ qu’il ne fi avoit qu un seul moyen d’ôter cet emploi au,, Duc d’Orleans, qui étoit que le Roi allât lui-même en Ita-„ lie-, mais que s’ìl prenoit cette résolution, U f alloit qu’il par-,, tìt dans huit jours au plus tard". Le Roi dit qu il le seroit,ev se disposa des-lors à cela (32). 11 faut peu connoitre lesPrinces, pour nier que la jalousie qu’ils conçoivent con-tre leurs fils ou contre leurs freres, 8c en général contreceux qui leur doivent succéder, ne soit un mal beaucoupplus fâcheux, que le chagrin de trop dépendre d’un pre-mier Ministre. Voiez dans Brantôme (33) la furieusejalousie de Charles IX contre son frere le Duc d'Anjou,Général des troupes qui batoient les Protestans à Jarnac8c à Montcontour. Ne doutez point que ce ne fût unmoindre mal pour Louis XIII d’être dominé par le Car-dinal de Richelieu, que ne l’eût été de voir son frere,fa mere, sa femme, trop acréditez à la Cour. Les créa-tures de ces trois têtes n’étoient capables que de petitesintrigues de Cour, qui eussent ruiné les affaires généra-les. Ainsi le bien du Roiaume demandoit que l’on usâtde sévérité contre les Chefs des rebelles, qui vouloientmettre le Gouvernement en de telles mains trop Espa-gnoles (34).
(F) II ne faut pas croire ceux qui osent assurer que l’on fitmourir des gens dont toute la faute confistoit dans le malheurde déplaire au premier Ministre.] L'Auteur des Mémoiresde Moisir. d’Artagnan afirme, que le Maréchal de Ma-rillac 8c plusieurs autres furent jugez 8c condamnez pardes Commissaires, quoi qu'on ne leur pût imputer d’autrecrime que d’avoir osé déplaire.au Cardinal (j fi. H raporteensuite ce que l’on a vu -cí-dessus (36), touchant le Prê-tre Grandies, 8c puis il dit que „ St. Preuil ressembla i» ce malheureux Prêtre : on'fit venir mille 8c mille té-„ moins contre lui, tant du Gouvernement de Dourlens„ qu’il avoit eu avant que d’avoir celui d’Arras, que de
„ Pso-
(29) Le Carnetable deLaines .s 9 étotfdéjà servi 4 ecette ruse: Uavoit mis danti 9 esprit daTtfri) que Mai-rie de Media Sle vouloittraiter commeCatherine deMedicis avoittraité CharlesIX. Voies*
/’Histoirede l*Editde Nantes,'Tom, //,Livn VL
(30) Mí*mûìres do,î>uc d’Or-leans, im»frìmèx* CantSihpag.n,
( 33 ) La-mS-83.
(t ) Bajsomp,Mém.T.Il ,P“$f Si r,
(1) te j deJanvier^
(32) His-toire duCardinal deRichelieu,imprimée ùAmsterdam1694, Tom. J\
pag. 436 àCom. 1619.
(33) Mé-moires ,Tom. IV,pdg. m. 3-dms /'Elo-ge de Chatrles IX.
(H) Foiesdam la Re-marque (riles paroles dtCostar.
(35) Me'-moires dsMr. d’Ai-taguan*
pag* 160.
(z 6 ) Cita-tion (?) dsr^inicU
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