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MAETS. MAGIN. M A G I Ú S.
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tour de France: il retourna chez lui; il se fit recevoir Ministre Tan 162.0, & servît TFglìfe ueScherpenijse dans la Zeelande, jusques à ce qu’il fut appellé à celle de Middelbourg l’an 162.9.Cinq ans après il fut emploie, avec quelques autres íavans Ministres, à la révision de la Traduc-tion Flamande du Nouveau Testament 6c des Livres Apocryphes. En 1636 on lui offrit àUtrecht une place de Ministre, 6c la Profession en Théologie, qu’il ne voulut pas accepter, àcause que les Magistrats & le Consistoire de Middelbourg fouhaitoient passionnément de le rete-nir. Mais la même vocation lui aiant été présentée l’an 1639, il l’accepta. II fut installé Tan-née suivante, 6c il exerça ce double emploi jusques à fa mort, qui arriva en i6fi. II épousatrois femmes (T). II publia quelque chose (b) (A); 6c il fut fort oposé à Monsr. des Car-tes (c).
Biographiecum la mortde Chdrles déMuets au t ód % Aï>ril.
(c) Voiez. Mr d.Baillet,
• Vie de Des
Cartes,
Tons, / /pdjjìm.
{.A) Il épousa trois femmes.] La prémiere à Scìierpenisse,la seconde ( 1 ) à Middelbourg, 8e la troisième à Utrecht.II laissa des enfans des deux prémieres. L’un de ses filsnommé Charles elt devenu Professeur en Médecine &en Chymie dans FUniveríité de Leide, & a publié desExpériences. Voiez les Nouvelles de la République desLettres (z).
(B) Il publia quelque chose.'] Nous avons un Livre in 4de Charles de Maets imprimé-à Utrecht l’an 1650, & in-titulé Sylva Sfudstionum infignium. La principale chose qu’il
y a traitée roule fur une quession qui fit un grand bruit erice tems-là, c’est de savoir s’il est permis aux hommes deporter les cheveux longs. Un Théologien nommé Jaquesde Reves (3) avoir écrit pour Faffirmative : De Maets fit T f” Lat,ndes Thèses contre lui; on lui répliqua dans le Livre qui a Revius-pour Titre Libertas Chrìfiiand árca usum capillitii àesenfa,
& il répliqua à de Reves dans fa Sylva ^ucfiiomm , où paroccasion il traite de plusieurs Cas de Morale. On a rafraî-chi depuis peu le Titre de cet Ouvrage: c’est un signe,qu’il ne s’est pas bien vendu.
MAGIN (Jean Antoine) Professeur en Mathématique dans l’Université de Boulo-gne, étoit de Padoue. 11 publia beaucoup de Livres d’Astronomie (a)-, 6c il s’attacha entiè-rement à faire des Horoscopes. On prétend qu’il réiississoit à merveilles dans ces sortes de pré-dictions (x/), 6c qu’il ne se trompa point sur son píopre Pronostic (À). L’Empereur Rodoìphene pouvant l’attirer à Vienne, ou il lui vouloit donner une Chaire de Professeur, ne laissa pasde l’honorer d’une fort bonne pension. Magin est le premier qui ait fait des Cartes 6c des Com-mentaires (b) fur la Géographie de Ptolomée (c). II étoit si gros 6c replet, qu’il ne faut pass’étonner qu’il soit mort d’apopléxie. Ce fut Ponzieme de Février 1617. II étoit dans fa soixante6c deuxieme année. II eut trois fils 6c une fille : celle-ci fut Religieuse. Deux de ses fils mou-rurent de son vivant : le troisième fut Jacobin (d).
Je viens de trouver une lourde faute dans l’Ouvrage d’un Abbé de la Confession d’Aus-bourg (C).
Elóg. j,Ag.
Z ? 5. Noter,que P ejì uneerreur ; d’au-tres avantlui avaientpublie' Pto-loméc avecdes Cartes &des Commen-
(d) Tiré deson Elogecomposé par
Jaques' Phi-lippe To-mafini..
(A) On prétend qu'il reûjfiflbit à merveilles dans les Ho-roscopes. ] II ne flatoit point les gens ; car s’il prédisentaux uns le Cardinalat, & de belles Charges, il avertissoitles autres qu’ils seroient blessez, banis, ou affligez en d'au-tres maniérés: il annonçoît ingénûment tout ce que sesconjectures lui faisoient lire dans les astres, à quoi, difoit-il, toutes choses font soumises. Urbis proceribus ex natali-tia illorum figura multa féliciter divinabat : Equitibus tiaram,purpuras as togas, h créditâtes , c? accejfus ad magistratus e?aulas princìpum : aliis vaincra , odia , exilia, dómefiica dijjì-t a J ' re í a ^ ver f as omnes quoad ejus conjeâlura confequi potuit ,rertìus r*' 1 d em - a firologiam alìorum nugis & inanìbus acsu-a aU -fb. ,CUS . °b te nebratam mirïs conatibus illufiravit, &s c msctc p e t cunSla ccelo subjtci, d cœlo cunéía moveriItqutdo dtmonstravit (1).
{B) qu il ne se trompa point sur son propre Pronostic.]Tomafínì observe que Magin aiant atteint son année soi-xante & unieme fut frapé d’une apopléxie qui l’envoiadans Fautre monde,& qu’il y avoit long-tems qu’il avoit ditr’ & 3 â'auttes qu’il craignoit cette année-là.
rmi> í-°í, le A se réf f te P eu par l’Epitaphe qu’il pro-
& un ans sein tém “f nc Me Magin vécut soixante, ur î ans ’ lc P r n j? ls ’ ymgt-huit jours, & une heure. Onn a donc point du alléguer, comme une marque de l’ha-bileté astrologique de Magin , les malignitez qu’il avoittrouvées dans son Horoscope par raport à sa soixante &unieme année; car il vécut près de huit mois au delà decette terrible année. Son Disciple Jean Antoine RoffenusProfesseur en Philosophie ménagea mieux l’honneur de sonMaître ; car sans faire aucune mention de l’année soixante& unieme, il se contenta de dire que Magin mourut sousun aspect des planètes, qui selon ses Prédictions lui devoirêtre funeste. Infestts' astrorum softs ad corpus Martis quos fibiprmoverat obtutibus, concedens. Roffenus in epitaphio Ma-gini. Obiit . . . file currenteprope diametrum Martis, & árcaexagonum Saturni (z). Le Sieur Jean Goad (3) n’a pasmanqué de citer cette Epitaphe , pour prouver par unexemple de grand poids la certitude de F Astrologie judi-ciaire. Roffenus, ajoûte-t-il, conut aulïi par son Horos-cope le teins de fa mort; car pendant la maladie dont il
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mourut il assûra qu’il n’en échaperoit pas, & que la figurede fa nativité , 8c son année climactérique le condam-noient à cela. Sic enim genefim suam cr climafíericum an -num requirere. Ricciolus qui le raporte le lui avoit ouïdire.
(C) je viens de trouver une lourde faute dans VOuvragedé un Abbé de la Confijfion d’Ausbourg.] J’y trouve que JeanAntoine Magin, premier Professeur en Mathématique dansl’Université de Boulogne,, mourut Fan i6zq, 8c qu’il fautcompter entre les services qu’il a rendus au public le foinqu’il eut en mourant de remettre entre les mains de CésarMarsille son Ami quelques Traitez de Bonaventure Ca-valier! Mathématicien très-célèbre, qui n avoient pas étéencore imprimez, ou qui n’étoientpas encore assez conusdans la République des Lettres. 11 lui en recommandaTimpreffion, & fut cause que par ce moien son Ami Mar-sille obtint la Chaire de Professeur. On cite le Journal deLeipsic, mois de Décembre 1691 page 557 (4). II n’y apoint de faute dans la Citation ; mais on trouve tout autrechose dans cette page du Journal, on y voit que Bonaven-ture Cavalier! aiant apris que Jean Antoine Magin étoitmort l’an i6zy, se proposa de lui succéder dans la Profes-sion des Mathématiques à Boulogne, 8c que pour cet essetil donna à César Marsille son Ami deux Traitez qu il avoitfaits, l’un fur les Sections coniques, l'autre fur la Géométriedes indivisibles. Marsille les communiqua aux Géomètresde l’Académie de Boulogne, qui les aiant admirez en par-lèrent aux Sénateurs : ceux-ci agirent si bien en faveur deCavalleri qu’au mois de Novembre 162.9 il obtint la Chairequ’il souhaitoit. Voilà ce que disent les Journalistes deLeipsic en donnant un Abrégé de la Vie de Cavalleri miseau devant de fa Sfira Astronomica (5) par Urbano d’Aviso.II est étonnant qu’on dise là que notre Magin mourut l’ani6zq; car son Epitaphe raportée par le Thomasini (6) metfa mort à F onzième de Février 1617. II est encore plusétonnant que l’on ait si peu compris le Latin de ces Jour-nalistes qui est le plus clair du monde. Et d’ailleurs unetelle choie répond-elle au Titre de l’Ouvrage où elle a étéfourrée? Ce Titre ne nous promet que les Evénemens mé-morables de l’Eglise.
MAGIUS (a) (Jerome) a été un des favans hommes du XVI fieele. 11 . étoit né aAnghiari dans la Toscane (-T), 6c aiant étudié les Humanitez, & les prémiers élémens du DroitCivil sous Pierre Antoine Gheti (A) , il s ’en alla à Boulogne pour y profiter des Leçons de Ro-
bortel.
de Thon, ont traduit par Maggi, 'quelques autres par Maggio, comme Mr. le Pelletier dans la Version de Gratiani de la Guerre de Chypre,
(4) Tiré
(Fun Livreimprimé àTttbinge Pan1697, com-posé par An-dréas Caro-lus » <Abbéde SaintGeorge ditP aïs de Wir-temberg , A-
tntitulé Me-morabiliaEccleíìafti~c a.
(s) sA la2. Edition vest de
%pme 1690in 12, drposthume «,
( 6,) Jac.
Philipp.
Tomalìnus ,
Elog, Parre2 > 2S7 a
288 .
(b) JVÎag'us,•Milcell. Lib,IV, Cap. /.
(A) U étoit né d Anghiari dans la Toscane.] En Latinon nomme cette ville Anglara , & il ne faut pas la con-fondre avec celle qu’on nomme en Latin Anglerìa ou An-Sjaria , ou en Italien Angiera , 8c qui est dans le Milanezw le Lac Majour. C’est à tort que Mr. de Thou (1 ),Mvert, Aubert le Mire, Quenstedt, & plusieurs autres ontdonné cette derniere ville pour patrie à Magies; car iln °us aprend lui-même qu’il étoit d 'Anghiari dans la Tos-cane, Mr. Tricher du Freine a raporté deux Passages qui
font si formels fur cela, que Mr. Teiíîìer (z) qui le citene devoit p2S, ce rne semble, lalíler les Ledleurs dâns1 incertitude 011 il les laisse par ces pat oies : Hïerome Magginaquit d Anglaria dans le Duché de Milan, ou a Anghiaridans la Toscane suivant quelques-uns. L’un des deux Passagesalléguez par Mr. Tricher du Frefne est tiré du Chapitre 1 1du I Livre de muniendis civitatìbus ; & Fautre du ChapitreIX du IV Livre des Mifcellanées. II cite aussi le témoi-gnage de Gratiani qu’il a trouvé aulll Livre de Bello CyprioH 3 ' page
(2) Addìt.aux Elogestirez de Mr,de Thou,Tarn. /,pag, zîi.