MAGIUS. MAGNI.
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(c) Idem deTintinnab,Cap. XVIII.
(d) Votez, ceejsfil en ditAliscell. Lib.1 > Cap. I.
(e) xAd haeVenttìïs , ubt& Typogra-phie operamnavajjh fertur t&e. Fr.Swertius,
in ElogíoMagii, inìt.Libr . d cTintinnab.
(/) Ant.MariaGrattant ,Guerre deChypre ,íivr. III.
bortel. II sit des progrès considérables en diverses Sciences, 8c donna à conoître de bonneheure qu’il étoit propre aux emplois publics 5 car il fut député à Florence pendant fa jeunesse (c)'.C’étoit un esprit qui ne se bornoit pas à un certain nombre d’études : il donnoit presque danstout; car outre les belles Lettres, & la Jurisprudence, il voulut savoir P Art militaire, ôc com-
Turcs aiant assiégé Famagouste, il y rendit tous les services qu'on pouvoit attendre d’un excel-lent Ingénieur. II trouva l’invention de certains fourneaux 8c de certains feux d’artifice, aveclesquels il ruinoit les travaux des Turcs, 8c en un moment il renversoit des ouvrages qui leuravoient coûté une longue peine (/). Mais ils n’eurent que trop d’oecasions de fe venger du re-tardement qu’il causa a leur entreprise; car la ville étant enfin tombée en leur puissance au moisd’Août 1771, Magius devint leur esclave, 8c en fut traité cruellement. Sa consolation en cetriste état fut le souvenir des choses qu’il avoit autrefois aprifes; Sc comme il avoit beaucoup demémoire, il ne fe crut pas incapable,quoi que destitué de toutes sortes de Livres,d’en composerqui fussent remplis de citations. Ce fut a quoi il emploioit une bonne partie de la nuit (A),etant obligé de travailler pendant le jour comme le plus vil esclave. _ II conjura l’Ambassadeurde l’Empereur, 8c celui de France, de travailler à sa liberté: mais soit qu’ils ne prissent pas as-sez à cœur ses intérêts, soit que leurs bonnes intentions fussent éludées par la barbarie desTurcs (C), il est certain que Magius, bien loin de recouvrer fa liberté, fut étranglé en prisonle Z7 de Mars iyyz ou 1773 (D), comme on l’a su par le Journal d’Arnoul Manlius, Méde-cin de l’Ambassadeur de l’Empereur.d’aller en Chypre (£).
'Empereur. Je donne la Liste des Livres qu’il avoit publiez avant que
(3) pi»*
de raison dedonner le pre-mier rang àcelui-ci y quete Journal«les Savansdt* 4 Janvier1 666 y de ledonner auTraité de
Equuteo.
(4) Swert.in ElogioJvíagii.
(5) Epist.Segheti adJungerm.
& Jungex-mannus,Not. inTractat. dcEquuleo.
{<>) Fuit eafati indc-onentiaatrocitas yut Legati( diíiu pu-dendmn )ejus precibussnrdi fuerint ,ídrbaricjueimmijso incollum lacjueoeum in carcere
flrangulave -rint.
(?) Journ.des Savansdu 4 Janvier .1666 .
page iBr. II auroit pu citer l’en droit des Miscellanées oùMagius nomme la Toscane nostram Hetruriam. C'est auChapitre X X du I Livre.
( B ) ll emploioit à composer des Livres une bonne partiede la nuit.'] II composa dans fa prison un Traité des Clo-ches (3), de T'mtinnabulis , Sc un autre du Chevalet, deEquuleo. Ce qui lui fit choifir ces matières, fut d’un côtéqu’il remarqua que les Turcs ne se servoient point de clo-ches , & de l’autre qu’en roulant dans son esprit diversessortes de tourmens à quoi fa condition l’exposoit, il sesouvint que personne n’avoit bien expliqué encore ce quec’étoit que ì’Equuleus. II dédia le prémier de ces deuxTraitez à Charles Rym, natif de Gand, Ambaiîadeur del’Empereur à Constantinople, & l’autre à l'Ambassadeurde France au même lieu. Jungerman dans ses Notes furle Traité de Equuleo croit que cet Ambassadeur de Franceétoit François de Noailles Evêque d’Acs. Mr. du FresneTrichet le croit aussi. Volez son Eloge de Magius, au com-mencement du Traité de Equuleo à l’Edition d’Amster-dam. Ces deux Traitez de Magius ne font sortis de des-sous la presse que plusieurs années après fa mort. Le Ma-nuscrit de celui de Tintinnabulis fut donné par PhilibertRym aux Jésuites, qui le laissèrent imprimer avec des No-tes de François Swertius à Hanaw l’an 1608 (4). L'annéed'après on imprima au même lieu avec des Notes de Jun-german le Traité de Equuleo, dont le Manuscrit avoit étélaissé à Arnoul Manlius par Magius même (5). Ils ont étéréimprimez à Amsterdam, l’an 1664, & l’an 1689.
( C ) Soit que les Ambajfadeurs de l’Empereur cr de Fran-ce . ne prìjfent pas ajjez. à cœur ses intérêts, soit que
leurs bonnes intentions fussent éludées par la barbarie desTurcs arc.] Je croi qu’on fait tort à ces deux Ambassadeurs,quand on affirme qu'ils ne firent aucun compte des prièresde Magius; 8c je ne saurois comprendre comment Monír.Trichet du Fresne a pu les accuser de surdité à cet égard (6),lui qui immédiatement après cite le Journal du MédecinManlius, par où l’on aprend que ce qui perdit Magius futque par une ostentation imprudente on le fit venir au lo-gis de l'Ambassadeur, & qu’on Je délivra à contretems.
Imprudents ambitione in nostram Carvajfaram dutlus .
Conftantinopoli intempestive lïberatus , strangulari à MahometeBasa in carcere juffus. II n’y a plus lieu de douter aprèsces paroles, que le marché pour la rédemption n’ait étéconclu ; mais voici aparemment ce qui gâta tout. Maho-met Bassa aprit que Magius avoit été chez l’Ambassadeurde l’Empereur: il crut remarquer là trop d’empressement;il se souvint des coups que cet habile Ingénieur avoit sufaire - il n’'en salut pas davantage pour le porter à donnerordre qu’on l’étranglàt la nuit suivante. Mr. Gallois (7)en parle d’un ton encore plus affirmatif dans l’Extrait.duTraité des Cloches. Les Ambassadeurs, dit-il, traitèrentde fa rançon .• mais , en pensant avancer sa lìberte , ils nefirent qu avancer fa mort', car un Bajfa, qui n avoit pas oubliéles maux que Magius avoit fait aux Turcs au fiege de Fama-goufte, ayant apris qu on l’avoit mené au logis de l Amb a fa-deur de l’Empereur, l’envoya reprendre, cp* le fit étrangler lanuit même dans la prison.
Mr. de Thou n’a pas été assez bien instruit fur cet Ar-
ticle. II avoit bien ouï dire que Magius avoit écrit quel- (s) Nouvelleque chose dans fa prison; mais, I, il ignoroit ce que c’é-toit, & ainfi Mr. Moreri ne devoir pas lui faire dire que ^suniéoc’étoit un Traité de Culeo (8), & un autre de Tintinnabu- frmnpàslis. 11. II ignoroit que Magius eût dédié l’un de ces deux Culeo.Livres à l’Ambassadeur de l’Empereur, & l’autre à l’Am-bassadeur de France,.& les eût supliez de travailler à sa (?) Trichetliberté. 111. II ignoroit qu’ils y eussent travaillé. IV. 11ignoroit que celui qui fit étrangler Magius n’étoit point Magii.°son maître : sauteur de cette barbarie étoit Mahomet Baisa;mais le maître de Magius n’étoit qu’un Capitaine de vais- (10) Histor.seau(9). V.H ignoroit la raison pourquoi on fit mourir cet Ll 'ér.xux,illustre prisonnier, puis qu’il croit qu’on fe porta à cette adM «- 1 s 7 s.fureur par avarice, quasi bos, dit-il (10), vetulus ab ingrato Sweît ^aratro fastidìtus , ab immani hero sumptibus parcente stran- Ifiog.gulatus est. VI. Enfin il n’a pas dû dire que Magius fut Konig. EÍ-amené en Asie (ce que bien d’autres ont dit après lui (n)) : Wi°th.il fut amené à Constantinople, & y passa tout le tems de 4S4 ‘fa servitude. Concluez de tout cela hardiment que le Oie- (i 2 ) IJ71tionaire de Moreri avoit bon besoin d’être rectifié sur cet 17 Mann,Article, qui n’y est composé que des paroles de Mr. de mSîí i!li
'PllOU Jovis necdtltt.
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(D) 11 fut étranglé le 27 de Mars 1572, ou 1573.] Ce uieronymusqui me fait marquer avec si peu de certitude l’année de Magnes.fa mort, est que d’un côté Manlius a écrit dans son Jour-nal, que Magius fut tué en prison la nuit du Jeudi 2 / de Ubritm mihiMars i c72 (iz), & dc Tautre qu il a écrit fur la piemiere reliquit d.page du Livre de Equuleo, que Magius, lui aiant laissé ce M; enmymusLivre, fut étranglé peu de jours après par simple Maho- àF-»,met Bassa à Constantinople 1573 (13). Ce seroit à Man- dìZsAlius, s’il étoit en vie, à ôter l’ambiguité de cette datte. >'mphMtbs-Jungerman y a trouvé assez de clarté , pour pancher à" mtte B ^ acroire que la fin tragique du pauvre Magius arriva fan1573. L’Imprimeur de Mr. Teiffier a mis 27 Mal, pour Ex*'s'eghecí27 Mars. Epist. ad
( E ) fe donne la Liste des Livres qu il avoit publiez avant JunZeuu.que d’aller en Chypre.] Magius avoit fait imprimer de (i 4 ) Swert-Mundì exitio per exustionem libri quinque , Bafileei 1562 fol. in ElogioVites illustrìum virorum', auélore JEmilio Probo, cum Com-mentariis, Basiles, fol. Lambin a été accusé d’avoir pris (15) n, fiabeaucoup de choses dans ces Commentaires, fans en faire dhisn. «honneur à Magius (14). Commentaria ìn quatuor Inftïtu- 1^ Livret,tionum civilium libros, Lugduni, in 8. Mifcellanea (15), f^'Jssstve varia Leôliones, Vcnetìis apud fordanum Zilettum 1564 n J/Voh ^in 8. II avoit publié aussi quelques Livres en Italien, com- fin Thesau'me il le dit expressément dans l’Epitre Dédicatoire de Tm- IU , Stinnabulis ; & néanmoins l’un (16) de ceux qui nous ont dc faBstìfi 0 'donné son Eloge, ne marque qu’un Livre Italien parmi rheque deceux qui ont été publiez, duquel st tapette simpression à Gesoerfan 1584. II a pour Titre délia Fortifications delle Citta. distingue ’ssMagius avoit écrit plusieurs autres Ouvrages qui n’ont ja- Mrscelía‘ ie *mais paru: Swertius,(17) en donne la Liste; quelques-uns des vast®de ceux-là ne laissent point d’êtré tapotiez par Sirnler com- Lectio» sS -me s’ils avoient vu le jour, & nommément celui qui étoit . ^ r» cketintitulé Mioavuyiçíct, Odium p&diconum , Titre bien oposé à Ercs"^'à celui qu’on veut que Jean de la Casa ait mis au devant xîo-
stc sun de ses Poèmes. gio MsS"*
MAGNI (Valérien) Capucin Milanois, s’est rendu célèbre dans le XVII Siecle.II s’apliqua non seulement à la Controverse (- d) ì mais aulsi aux Expériences Physiques. On
prétend
, (/) f 1 st a pl>qua ... à la Controverse.] Son Judiciumde Acatholtcorum régula credendi, publié l’an 1628 , fex-pofa à une longue Dispute » parce qu'st fut obligé de ré-
pliquer à plusieurs Ecrits des Protestans. J’en parle ail-leurs (1).
(0 a U fin ie U Dissertation, fut Janilis Bnjtus, « U fin de cet
OnorW'