M A H O M E T.
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tuant tn illitdicìt qui exrc^um Tur-cicartsmignorantia inmédium pro-férant quarifum potinsMahumetanisexcitent, ae
tn more tes
objìinatiìrtsreddant.
(iîS) Pag.m, 202,
(rr?) E-douard.Pocockius,Not. in Spe-cim- Histor.Arabum,pag. 156,187.
(128) Nau-dé, Dialo-gue deïíafcurat,
45 -
(tap) Tho-mas Itttgius,dc Hrereíï-archis «viA^ostolici,apud ActaÈmdîtor.XipC <vn1690 , pag,307, ìo 8 .
ÍUo) AAmsterdamapud *foannemRavestey-nium,in 12 ,
(131) Mr.de Meaux,Préface íurl’Apoca-lypse, num.13 , pag. m.}i, 33 .
(I3l)
204 , 20$ *je me fers dela Traductionde SimonGoulart,
(133) -Ai
ann. 630,num. - írlouent.
impertinens mensonges qu’on ait débitez touchant Mahomet, est de dire qu’il a été Cardinal (Z).
II y a eu, même dans la Communion des Protestans,quelques Docteurs qui l’ont pris pour l’An-téchrist (T). Je ne faurois croire que son cadavre ait été mangé des chiens (Z), comme plu- Lu<1 ; àsieurs le débitent, & le Pere Louis Maracci a raison de remarquer, que les Chrétiens font des Iaccms ’reproches à la Secte de Mahomet, qui témoignent tant d’ignorance des faits véritables, que celafait rire les Infidèles, & les rend plus opiniâtres dans leur infidélité (/). On a publié un Testa-ment de Mahomet {AA), qui a bien la mine d’être une Piece fupofée: c’est un Traité de mu-tuelle
Congrégations
Clericorum
liegularium
Matris Dtì ,in Prodrom®ad Reíura-tionem
Alcorani, apud Acta Eiuditorum Lips i6sr, pag. zrp.
an dénouement, ou une cause de la découverte du pot auxroses. Quant au pigeon dont parle Naudé, je dois direque Pocock, aiant lu ce Conte au VI Livre de Grotius deVeritas e Religìonis ChrifiianA (i 1 ^) > pria Grotius de lui mar-quer d’où il avoit pris une telle chose, qui ne se trouvedans aucun Auteur Arabe. On lui répondit qu’on ne l’a-voit débitée que fur la for-des Auteurs Chrétiens. Grotiusnonnulla recensent columbœ ad Mohammedis aurem aivolaresoliu themïnìt ; cujttt cum nullam apud eos mentionem repere-rìm ; ac darijs. virum ea de re confulerem, se in hoc narrandonon Mohamm.edistarum, Jtd nofirorum hominum fide nixum,dixit, ac frscipue Scaligeri, in cujus ad Manilium nota idemnarratur (127). Voiez la Remarque (L>X>).
(X) Ón a dit . . . qu'il a été Cardinal . ] „ Benevenuto
„ - da Imola le dit expressément en ses Commentaires fur,, Dante (118)”. Ce qui n’est pas moins absurde que cequ’a dit le Glossateur du Droit Canonique, que Mahometa été le chef des Nicolaïtes. Glostatorcm autem Corporis Ca-nonici qui Nicolaum Mahometum fuisse dìcit &que absurduin essenotat ac Benevenutum Imolensem, qui Mahometum Sandre Ro-mani Ecclefia Cardmalem fuisse asterit (12.9).
- (T) Il y a eu ... quelques Doèïeurs qui l'ont pris pour V An-téchrist.'] Voiez la Dissertation intitulée Anti-Christus Ma-,hotnetes, ubi non solum per S. Scripturam , ac Reformatorumtestimonial verum etïam fer omnes altos probandi modos gé-néra, plene, fuse, tnviâìe, folideque demonstratur M A HO-MERE M este Unum illum verum, Magnum, de quo in ja-cris fit mentio, Anti-Chriftum. Elle fut imprimée (130) l'an1666. Corneille Uythagius, Docteur en Théologie, quien est l’Auteur, 8í qui témoigne beaucoup de zèle contrele Papisme, assure dans fa Préface, qu’il ne fait que déve-loper, & que prouver les sentimens de quelques Réforma-teurs. Sunt, jemperque fuerunt , dit-il, qui Mahometem froAnti-Chrìsto illo magno aghoverunt, £7 per Babylonem civìta-tem illam magnam Apoc. cap. 17. nobis deferiptam, Constan-tinopolim , Romam Novam intellexerunt, inter quos sunt, an-tiquistimus Theologorum Arethas Cnfarert Cappadocia Episcopus :Angélus Crscus, qui Constantinopoli vìxit : Crtlìus SecundusGurio ; Wenceflaus BudowescCusaris Confiliarìus , qui aliquam-diu Constantinopoli degit : Boskhterus ; est 1 inter nostros Reforma-tes magnus ille Melanthon , Bucerus , Mustulus , Zanchius : U 1fi qui cum recentïores , tum antiqui cum illis. Mr. de MeatlXnomme d’autres Ecrivains qui font de ce sentiment. Voicises paroles: „ S’il falloit tout réserver à la fin du monde,„ & au temps de l’Antéchrist, auroit-on permis à tant de„ sçavans hommes du fiecle passé, à Jean Annius de Vi-„ terbe, à Jean Hantenius de Malines, à nos Docteurs„ Josse Clitou, Génébrard, & Feuardent qui loue & qui„ fuit ces graves Auteurs, de reconnoistre la Leste 8c l’An-„ techrist dans Mahomet,8c autre chose qu’Enoch 8c Elie„ dans les deux témoins de Saint Jean ( 131 )-
(2) Je m faurois croire que son cadavre att été mangé deschiens.] Camerarius a inféré ce Conte dans le I Chapitredu Livre 111 du prémier Tome de ses Méditations Histo-riques (132). II nous citera son Auteur. Mahomet „ avoit„ prédit à ses disciples qu’il deslogeroit du monde l’an di-„ xiesme de son régné, mais qu’au troistesme jour il res-„ susciteroit. Sur ce un sien disciple, voulant essayer s’il,, disoit vray, luy empoisonna son bruvage: l'ayant avalé,„ & se sentant près de la fin, il dit à ceux qui estoient au-„ tour de lui,par l’eau vous recevrez rémission des pechez;
* puis tout soudain mourut. Ses disciples gardoient le corps,attendans l’issue de fa prédiction : mais son corps puoit” si fort, que ne pouvans supporter celte ordure, ils se ti-" rere nt arriéré, 8c revenans dix jours après trouvèrent" qu’íi avoit esté mangé des chiens. J'ai bien voulu trans-" crire ceste Histoire de la Chronique d’Espagne dressée par” j ean Vaíteus, qui dit avoir suivi un Auteur nommé Lu-” cas de Tude:' pour ce qu’il ne me souvient point savoir" i eU ç ailleurs J’ai vérifié que Vaseus raporte cela fousî’an 6z8,8c qu’ií cite Lucas Tudensis avec quelque restric-tion, hsc fere Lucas Tudenfis r Baionius a inféré dans
ses Annales (133) un Fragment de 1 Apologie d EulogiusAuteur du VIII Siecle. On trouve bien de petits Con-tes dans ce Fragment,8c entre autres celui que je viens deraporter. II y est même avec une circonstance qui mented’être sue. C’est que Mahomet avoit assûré ies Disciples,qu; f Ange Gabriel le viendrait ressusciter le troisième jour.lis ic tinrent tout ce tems-là autour du cadavre, après quoiils se retirèrent, s’imaginant que leur présence faisoit peuraux Anges; mais personne ne gardant le corps les chiensl’allèrent manger: ils n’en laissèrent que peu de chose quifut enterré par les Disciples de f Imposteur, bien résolus dese venger de cette injure, en faisant mourir tous les ansbeaucoup de chiens. Baronius nous renvoie à plusieurs vo-lâmes qui ont été composez sur la Vie de Mahomet, 8c
il avoue qu’il s’est abstenu d’autant plus facilement de s’enservir, qu’il y avoit trouvé beaucoup de mensonges. Ab-ftinuimus libentius quod multa fabulosa in eis pofita inventrì-mus (134). Un Auteur Luthérien (135), que j’ai cité deuxou trois fois, 8c qui raporte ce Conte fans le croire, nousva nommer divers Auteurs qui en font mention. Prenezgarde à ses Citations, (f) Cadaver alìquot diebus manfiste insepul-tum, quod tertio die se resurredurum dtxijset , pofleà ver'o kcanibus arrosum (cribunt Eulogius 8c Vincentius (J). Sed cumparcum femper fuisse Muhammedem in jadandis miraculis , esrferro , non prodigiosâ virtute suam propagandam esse scripseriisedam , hanc narrationem suis potïus relinquimus autoribus.Le Pere Maracci n’a pas été fi incrédule: il ne rejette pointceux qui ont dit que les Disciples de Mahomet négligèrenttellement son corps, à cause qu’ils étoient en diférent furla primauté, que les chiens le déchirèrent. Il se fonde surce qu’il y a des Relations qui portent, que le sépulchre dece faux Prophète ne contient qu’une petite portion de soncadavre. Exiguam corporis portionem in illo inveniri, colligitAudor ttoster, non abfimile vero este, quod graves script oresprodiderunt, quum pofi mortem Mahumeti de imperio procerescertarent, cadaver ejus, nemìne in tumultu custodiente, à ca-nibus dilaceraium fuiste (136).
(A A) On a publié un Testament de Mahomet. ] On im-prima à Paris en Latin 8c en Arabe l’an 1630 un Livre in-titulé, Testamentum es 1 Padìones mit n inter MuhammedumV Chrìstiana fidei cultores. Le Pere Pacifique Scaliger Ca-pucin en avoit aporté le Manuscrit de l’Orient. GabrielSionita est s Auteur de la Traduction Latine. Jean Fabricepublia ce Testament en Latin à Rostoch l’an 1638. Mr.Hinkelman, Pasteur de Hambourg, l’a publié en Latin 8cen Arabe l’an 1690(137). Les sentimens des Critiques font
(134) id- .
dem,num, W*
(lis) Sa-mueí Schul*têtus, inEccleCMahumed>r 7 -
Ct) Hott.Btst. Or. L.2. c. 4.e»s- 27 3.
(0 ApudBaron . ^ 4 m6zo. n. 9.
I- 23. c. 47.ap. Magdeb. .Cent. 7. y. $ t/- n. z 64.Confer . aftA ■MahometisFrancofurti ■cum icombused/ta ^Anmr 597 » pag.261.
(13«) Lu»dov. Ma-laccius , <»Prodromoad Résiliât.Alcorani,opud ActaEruditor.
partagez fur la question, si cet Ouvrage est une Piece légiti- paf]}] 6 / 1 *me.Grotius le croit í\Tpo{é.EdiditGabndSionita,i\\-\\[i^%) }his diebus testamentum Muhammedìs toû ■pevhvfop.tjroo , aut (137) Voìetc.indultum potins ejus in gratiam Chrifiianorum , haud dubié à ^'HistoireChriftianis sufpositum,utsub obtentu tanti nomìnis Musulman- dcî Ouvra-nis Aquioribus uterentur. Ille tamen genuinum este affirmas, cy vana oâtripersuades ìis qui nasum non habent. Voetìus (139), Hoorn- IS0°' tsJ. .b eek(i 4 o), Bespier (141), & plusieurs autres Ministresembraflent ce sentiment. Hottinger (r 4 z), qui n’avoitpoint vu 1 Arabe, n’ose décider. Saumaise décide que l’Ou- '
Vtage est légitime. Vidt nuper Testamentum Muhammedìs. ad Gallas,De veritate ejus nul lu s dubito. Sed nollem ita reddidistet pag. rzz,interpres. Nihil enim minus quam Testamentum. Fœdus est Hot-esr padio, qua fecuritatem Chriftianis dédit ; cujus esr mentio-nem facere videtur Almachinus in Vita Muhammedìs: ubi nar-rât ex hifioriis Christianorum, addidum fuisse Chriftianis illumimpostorem z? benevolum ; cy cum ad Ipsum quidam Chrìstianivenissent petentes fecuritatem, imfosuiste eis tribut um, atqueinstdem eossuscepiffe (143). Mr. Hinkelman (144) est du scn- nj ,_riment de Saumaise. Monsr. Ricaut s est aussi ; car voulant Theólog.prouver que Mahomet usa de ruse au commencemerit,par T,m. 11,de faufles aparences d’une intention fincere de vivre en P a S- íSS *paix avec les Chrétiens, il dit (143) que ce faux Prophètefit un traité avec eux, dont l’Original a été trouvé dans le ÍU°)Monastère des Religieux du Mont-Carmel. II ajoûte ces pa-roles (146) : On dit que cet Original (147) a été transporté dece lieu-là tn France,a 1 mis dans la Bibliothèque du Roy. Com-me il est ancien e? curieux, je eroy qu il n est pas hors dé proposd’en, mettre ici /’ interprétation. Aiant raporté toute la teneurde 1 Acte,il continue de cette maniéré Ciu8): 6)uov aue Us
ring. Hist>Orient,
L.tr, //,Cap. II,pag. 237 -
( 139 ) V0-'Dis?*
Hoornbetk»SuinmaConcrove 1 "pag, 38 .
(* 4 «) B fí *pier, Re-marques
fur Ricauk'1U
: cette maniéré (148) : §jtoy que lesTurcs nient que ce Traité soit de Mahomet, néanmoins il y ade tres-bons Auteurs qui croyent qu tl est légitimé, ezqu'ila Tomeété fait au temps qui est marqué à la fin, c est à sçavoir lors ízî ’que Empire de Mahomet étoit encore foible zz dans son ensan- . , jjot-
ce, car en ce temps-là il faisoit la guerre aux Arabes, ey oral- ting.B'®'gnoit que les Chrétiens ne se déclarassent contre luy. C’est pour- Orient.quoy pour n’êtríe point attacqué de deux ennemis à la fois, il fit pag.ce Traité avec eux dans le Monastère des Moynes du Mont- (143) SaFCarmel (149), d’où ces austères Religieux tirent leur nom. Ce mas.stu il y a de bien sûr est que dans le tems (150) où l’on su- " k, ‘pose que Mahomet fit ces conventions avec les Chrétiens,il étoit de la bonne Politique de ne les pas irriter. II y aun Passage dans l’Alcoran qui promet aux Infidèles la li-
XX ‘pag. 41 -
fíi'*'
ie s
(144)
/’Hist-
berté de conscience: Mr. Ricaut le cite (1 yi). II auroit pu A.^zavan§>
citer un Passage d’Elmacin, qui nous aprend que Mahomet
traita
03ob
s 69 °>
( r 4 î) Ricaut, Etat de l’Empire Ottoman, Uvr. II, Chap. II, pag. 3°7- . , trUm Mi, p a „, jog_ ( 147 ) u »’« point su quo cet Ouvrage eût v’s ; re 0 e "Paru Pan 1630, ér a Rostoch Pan i6;î. ( 148 j Ricaut, Etat de i’E fsRcmaÇ
corom‘ ‘Sjtbl 1
tomau, Livr, II, Chap. II, pag. ZI6, ZI7. (149) Bespier fait i<*yue. II fPy a uullt apparence à cela & mime ce Traité eji fgn ? 4 Medine .vott ici. Il ne peut donc. avoir été fait dans U Monajìcre du Mtmt- CiinTCl -pins de deux cens heuës de Medine, (l;o) C*e/l fan 4 de PHéçire. , (l’Emp. Octom, Livr. XI> Chap. //, pag. 307. Voiez, les Pensées fur les ^nnm. 2^.