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Tome troisieme. K - P.
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fnj Idem,tbid,

(13) 0-V»

7 {emarqtíeprécédente ,Citation (7).

^ 14 ) i?f«£autan nojseCarneademStYíitonicem 2Notez que ces ilacune,

(íi)Pelliíson,Hift. del’AcadémieFrançoise,pag, m. 2 $6.

(b) VMiSt.deTAcadémieFrançoise.

(c) lAu MotBachet.

(d) Je neprétens pasnier que Me- yziriac rf aitfait des Vola-ges k Paris 5mais feule-ment qu* Usoit revenu

s*y établir 9 cequi est le sensdu Moreri.

(e) PelliiTon,Hift. de

l 1 AcadémieFrançoise,

(1) Guîche-non, Hift.de Breil’e,III Partie ,

S.

(2) Celui- ciétoit P ai né.

(?) Guîche-non , Hift.de Bresse,

III Part.pag, §.

(4) Mezí-riac , Préfa-ce de U

L Editiondes Problè-mes.

(5) U Lion,chez Pierre%igaud ,

1624, in S,

z86

METRODORE. MEZIRIAC

Je croirois qu’il parle plutôt de M e t r o d o r e de Stratonice ( D) , qui abandonna l’Ecôle Epi-»curienne pour s’attacher à Carneade.

Crassiís parla peu après en cette maniéré: Audiyi. ....

ZX Athenis cum effiem doâliffimos viras, zx t» Afia istum ip-fum Scepjium Metrodorum quum da hïs ipjit rébus disputa-ret (ii).

(D) ... Je croirois qu? il parle plutôt de Metrodorede Stratonice.] Nous avons vu (13) q ue f°n Metrodores’étoit attaché à Carneade avec beaucoup duplication. IIdit dans un autre Livre , que Metrodore le Stratonicienpoúvoit bien conoître Carneade (14)- On peut donc s’i-

íetnderus pxtabatur. Cicero, Académie. Qiixst. Liír. II, foi;a 203 ,B,paroles n 9 ont guere de liaison avec les précédentes • On diroit qu'il y a Ik une

magíner que ces deux endroits èpncernciit la même per-sonne. Nous volons d’ailleurs dans Diogene Laërcè unMetrodore de Stratonice qui rompit avec Epicure poursuivre l’Ecole de Carneade. L’Historien s’eít trompé auteins; car la mort d’Epicure a précédé la naissance de Car-neade: mais son erreur ne laisse pas de servir à faire croireque Metrodore, celui dont l’Orateur Crassus faisoit men-tion , est Metrodore de Stratonice. Quant à la méprise deDiogene Laërce, voler Mr. Ménagé (13), & les Piecesinsérées dans le Journal des Savans que j’ai citées en unautre endroit (16).

(ij)Menag'in Diog-Laertium >Lilr. X,nitm. 9’

(lâ) D ms 1 “Ttemerq. (X)de C. Arv.deCarneade.

MEZIRIAC (Claude Gaspar Bachet Seigneur de) a été l’un des plus f iés> in-habiles hommes du XVII Siecle. II étoit de Bresse, d'une Famille noble & ancienne (s) (aí),comme nous l’aprend Mr. Pellisson avec plusieurs autres particularisez bien curieuses, que je ne t ez,V.î- 0 ‘veux pas copier; car elles se trouvent dans un Ouvrage (b), qui est entre les mains de tout lemonde. Je nie contenterai d’en tirer deux choses: la 1 est que Mr. de Meziriac posta enfa jeunessebeaucoup de temps à Paris (F à Rome, U qu'en ce dernier lieu il fit quantité de vers Italiens ài'envy Jsssffjavec Monsieur de Vaugelas qui s'y trouvoit aufiji: la 2, que lors qu'il eftoit encore à Paris, il fie parlade le faire Précepteur du Roi Louis XIII, & que cela fut cause qu'il se hasta.de quitter la Cour, ■& ,il disoit depuis qu'ìl n'avoit jamais esté en fi grande peine, lui semblant -qu'il avoit dêjasurses épau-les le pesant fardeau de tout un Royaume. On assure dans le Dictionairc.de Moreri (c) que depuis im ! st rí -

(b) reliss-son 7 Hift»,

d c l’Acade-

mie Fran"çoife, p a £*262.

il revint à Paris & fut de VAcadémie Françoise. Le dernier de ces deux faits est véritable, l’autreest faux (d): ce savant homme fut choisi pour occuper l’une des places de l’Académie naissantequoi qu’il fût absent; ôc lors que son tour fut venu d’y faire un Discours,il en envola un,qui futlu dans l’Assemblée par Mr. de Vaugelas ( e ). On volt dans un Livre du Sieur Coíomiés une par-ticularité dont Mr. Pellisson ne parle pas: c’est que Mr.de Meziriac avoit esté Jésuite à l’âge de vingtans, b qu'il avoit fait fa premier e Classe à Milan, ou estant tombé malade, il se fit derechef Sécu-lier (/). II mourut à Bourg en Bresse (g), le 26 de Février 1638 (h), & laissa plusieurs enfuisde son mariage avec Philiberte de Chabeu (i). On conoîtra par la Remarque, que l’on verra ci-dessous touchant ses Ecrits {B), que ce fut un homme d’un si grand fond de génie qu’il y put sj js'

placer ?

(,') Guiche'non,de Bresse»

(A) ll étoit Iune Famille noble zx ancienne.] Elle doitaux Lettres fa Noblesse. „ Pierre Bachet Seigneur de,, Meyséria, de Vauluysant, & de Lyonnieres qui est„ celuy que la famille des Bachets reconnoit pour tronc,„ fut Conseiller, fk Lieutenant General au Balliage de,, Bresse sous le Roy Henry II, puis Juge Maje âpres la„ restitution faicte au Duc Emanuel-Philibert de ses„ Estais: il fit hommage à ce Prince en l’an 1363 des Sei-„ gneuries de Mey séria, de Vauluysant, & de Lyonnie-„ res; son testament est du 5 Septembre 1565. Ce fut un.„ des grands personnages de son temps, admiré pour fa,, probité, & pour son érudition, insigne Jurisconsulte,,, qu’on venoit consulter de tous les pays circonvoyfins,„ & grand Poète Latin: on void encor de luy deux To-,, mes manuscripts de ses Consultations, un Recueil de,, ses Poésies Ladites, k un Livre d'Epistres qu’il escri-„ vit aux plus. doctes hommes de son siecle, avec les,, responces qui luy furent faites, dont la publication se-„ roit garent du tesmoignage que je rends à fa mémoi-„ re (1) ". II épousa le 10 de Décembre 1540 Françoisede Soria fille d’Antoine de Soria Gentilhomme Portugais,& premier Médecin de Béatrice de Portugal Duchesse deSavoie. De ce mariage sortit Jean Bachet, qui fut Con-seiller du Duc de Savoie, & Juge des appellations de Brejfe,qui eftoit le premier Office de Magistrature en ce pays pendantla domination de Savoy e : il rieust pas moins de doôîrine, zxd’integrité, que son pere ; son testament est du 5 Juillet 1586.11 laissa entre autres enfans notre Mr. de Meziriac , &Guillaume Bachet (1) , Seigneur de Vauluysant , Conseiller duRoy , Président en l’EfleCtion de Brejfe , qui testa le 22. d’A-vril 1631, e?" mourut sans enfans: entre autres bonnes qua-lités qui le rendoìent recommandable, il eftoit tres bon PoeteLatin, V François, dont il nous a laijjé beaucoup de mar-ques, nommément en cette excellente zx naifve tradutTion dequelques unes des Epistres d’Ovide, qui ont esté imprimées aveccelles de Claude-Gajpard Bachet Seigneur de Meyjena son frere(3). .Vous remarquerez que Guichenon Historiographe dece païs-là nomme toujours Meyseria la Seigneurie, quel’Auteur dont je donnejci l’Article a toujours nommée

(6) uesriac, P r, 'Pce de U 1Edition d (f ■

PioblìP 4 *'

pag. 773.

face entre autres réponses celle-ci (6) : Que les Livres fontles enfans de nos esprits, ZX quoutre Vintimation naturelle,qu ont tous les feres d’aymer leurs enfans généralement , ilsportent encore une asteélion particulière à leurs premiers nez.

C’est pourquoy ce livre estant le premier qui soit parti de mamain, ZX comme Venfant premier né de mon esprit, c est avecjuste raison , que je le chéris particulièrement, ZX que je neme contente pas de V avoir mis au monde, mais je veux encorprendre le seing de s a conservation , ZX de son accreiffiance.

Mr. Pellisson remarque (7), I, Que le Livre des Récréa-tìons Arithmétiques est un Ouvrage où Mr. de Meziriac Hist. ieenseigne toutes les subtilisez qu'on peut faire dans les jeux parles nombres, ZX d?ou on a pris une partie des RécréationsMathématiques ( 8 ) : II, Que son Diophante traduit deGrec en Latin avec des Commentaires, est un Ouvragedont Mr. de Fermât ZX tous ceux qui entendent l’Algèbre,font tres-grande estime, & que Mr. de Meziriac disoit luy- . , . „mesrhe qu’H détonnait comment il avoit pu venir à bout de cét í'j ’ouvrage, zx qu il ne ïauroit jamais achevefans la melancholte Jzx l’opìniaftreté que luy donnoit une fievre quarte qu'tl avoit l ’ E ‘ l, st l> l s oalors. Voffius (9) ne marque pas bien Tannée de cetteEdition de Diophante. II la met à Tan 1623, & il faloitla mettre à l’an 1621. L’Historiographe de Bresse n’a pointcommis- cette faute, mais il a trop multiplié les Editionsde ce Livre. Les Ouvrages que Mr. de Meziriac a fait im-primer,'dit-il (ro), font ,, Diophanti Alexandrin! Arithme-„ ticorum libri sex , zx de numeris multangtdìs liber unus,

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Livre rare qu’il avoit restitué pour la plus grande par- de sj c stj

j, tie, & enric-hy de tres doctes Commentaires. II fut im-„ primé premierement à Paris en Tan 1621, & dedie à„ ce grand Oracle Anthoine Faure premier Président de„ Savoye : depuis il a esté réimprimé plusieurs fois en Al-„ lemagne. Problemes d Arithmétique , zx de Mathemati-„ que. Traduólìon de quelques Epistres d’Ovide en vers Frsn-,, pois , avec des Commentaires tres curieux. Traité de la„ Tribulation, traduit de l’Italien de Cacciaguerra. EpistoU, f:

ZX Pdémata Varia. Vie d'Alexandre Lujague. Vie d’Esope,

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en laquelle, au Jugement de tous les doctes, il y a detres riches. & belles remarques ”, Mr. Pellisson déve-

Mezihac a la tête de ses Ouvrages. 11 se donna sans doute lope ce que nous volons là confusément à T égard des

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la liberté d’en changer le nom, afin de le rendre plus cou-lant, & moins farouche aux oreilles des François, & pluscapable d’entrer dans des Poésies.

(B) On connoìtra par la Remarque .... touchant sesEcrits.] Le premier Ouvrage qu’il publia fut imprimé en1613, fous le Titre de Problemes plaisans zx deleblables quise font par les nombres. II le fit sortir en lumière tant pourfaire un effiay de ses forces, que pour sonder quel jugement onferoit de ses œuvres, ZX d fin qu ilservìst comme d’a.van-cou-reur à son Diophante (4). Onze ans après, il en fit une se-conde Edition (3) corrigée zx augmentée de plusieurs Propoji-tions zx de plusieurs Problemes. Et comme il craignit queson Diophante aiant déjà vu Ie jour, on ne s’étonnât dece qu'âpres avoir fait une œuvre fi serieuse & remplie de siprofondes spéculations comme est le Diophante, il s’estoitamusé à retoucher ses Problèmes, il prépara dans fa Pré-

Pôësies dê .notre Auteur. On void de luy un petit livre dePoéjìes Italiennes , où il y a des imitations des plus bellescomparaisons , qui font dans les huit premiers livres de i'£-néide. Un autre de Poésies Latines. Plusieurs Poésies en Fran-çois'. Il y en a dans le Recueil de 1621 appelle Delices de se ftJ j jepst"Poésie Françoise, zsr dans celuy de l’an 1627 (n). Notez ç 0 a,sfsié-que Diophante n’avoit jamais paru qu’en Latin. Xylander d«l’avoit publié en cette Langue Tan 1373. Ces paroles deMr. Konig, Casp. quoque Bachetus An. 1613. pro/undiffiist> fS r .fpeculationibus eum (Diophantum) ìllustravìt (12), serosent ç tî ) ”très-justes, fi au lieu de 1613 on y voioit 1621. Je croi BÌb !io^-que.ses Imprimeurs ont mis 1613 au lieu de 1623; calVoffius a été fans doute l’Original de Mr. Konig: fifs.le persuade d’autant plus facilement que je vois ceciVoffius : Anno cn cxxm. Gaspar Eachet'A *phantum illufiravit , Imô projnndis in eum spécula 110 ® ^