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Tome troisieme. K - P.
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388
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(m) Dîverfl-tez curieu-ses, Tom, VIT,pag. 121,m, Edit *de tìoll.

(as) Ber-nard, Nou-velles de laReput), desLettres,

Nov. 1700,pA9, 586 ,

JS 7.

(26) Là~mè’vu, Nou-velles d»Mois d'OQo-bre 1700,P *&3 8J*

(4) Moreri

dit Moltz^el ,Mr. Teiíïïer,dam fcs Ad-ditions àMr. deTliou , Mâ-cher ; Ko-nig, dansfa Biblio-thèque,Motz.lcrus .

(b) Celui quia pour TitreSomnium ,feu Gallus.

(O c'efl-k-

dirc Can1546: exSleidano,Libr. X VI.

( d ) Tiré deMelchiorAdam, mVitís Philo-fophor.

(1) Libr. ZSylvarum.

(1) Obser-vât. sur laLangueFrançoise,Z Vol. gag.Z46.

(3) Voffius,de Scient.Aíathem.

t a g- 7 S.

TeiffierAddit. Tom.

Z> pn<y. 139.

IConig, B i.bliothec.pag. 540.

388 M E Z ì R I A C. MICYLLUS.

guere que quarante-cinq ans , lors qu’il mourut (A): mais je ne saurois marquer bien précisémentle nombre de ses années. On dit (m) „ que Monsieur D. S. qui est .... de la Famille de cet„ illustre Académicien, a ce semble hérité de sa connoissance de la Fable: il travaille à en faireune Histoire,dont il n’y aura aucune circonstance qui ne soit apuyée ou ornée de quelque trait,, d’un Poëte Grec ou Latin ”. ^ _ Galant*

L’un de ses fils a été Président du Présidial de Bourg en Bresse. II se fit admirer de toute laCour, lors qu’en xódo il fut complimenter fa Majesté à Lion (»). II vivoit encore l’an 1704. s«- I3Z-

qu’il avoit fait des Recueils: on s’est moqué des Costars,8c des Lettres mêmes de Voiture qui étoient parsemées deLatin. L’effet de cette Censure a été d’autant plus grand,qu’elle se pouvoit couvrir d’un très-beau prétexte, c’étoitde dire qu’il faut travailler à polir l’esprit, & à former lejugement, 8c non pas à entasser dans fa mémoire ce queles autres ont dit. Plus cette Maxime est véritable , plusa-t-elle flaté les Esprits superficiels, 8c paresseux, & les apousser, à tourner en ridicule l’étalagé d’Erudition. Leurprincipal motif, peut-etre, étoit d avilir le bien d’autruiaiin d’augmenter le prix du leur ; car fi on leur difoit,"Vous condamnez c* Auteur qui cite ct 1 du Grec c? du Lutin,en feriez-vous bien ttutant , mettez la main fur votre con-science , le blamcriez-vous fi vous vous sentiez en état del'imiter ? II y a beaucoup d’aparence qu’on mettroit bienà l’épreuve leur sincérité. Mais abrégeons cette Digres-sion ,, Çc disons que les choses en font venues à un telpoint, que les Nouvelles de la République des Lettres dumois dernier (25) nous aprenent que le Libraire de Paris,qui veut imprimer la Version d’Homere faite par Mada-me Dacier, ne veut point y joindre l’Original. II a pré-bende fans doute que la vue dés caractères Grecs n’épou-vante les Lecteurs, 8c ne les dégoûte d’acheter le Livre.Considérez je vous prie ce qui a été écrit de Paris à Mr.Bernard , & qu’il a inséré dans ses Nouvelles du moisd’Octobre dernier. La Telemacomanie est un Livre pleind'esprit or de feu (26). II est divisé en deux Parties: l’Au-

(-7)

à-dirt CAft*F ay dit.

teur (27) montre dans la prémiere, que l’Eglife a eu tou-jours de l’aversion pour les Romans. La seconde partie estbeaucoup plus longue que la premìere , mais elle est plus E n-nuyeuse, farce que l’Auteur s’aplique uniquement àfaire voir les anachronismes & les fautes contre l’Histoire wcontre la Fable, qui font dans le Telsmaque (28). Jugez parlà du goût dominant, 8c concluez que le Commentairefur Apollodore feroit siflé à Paris. Le.bien cela, ils ne l’imprimeront point. C’est un Ouvrageoù il y a trop d’Erudition.

(J)) On fe trompe quand on ajfùre qu il n avoit guere quequarante-cinq ans lorfqu’il mourut .] On ne lui donne quecet âge-là dans l’Histoire de l’Académie Françoise, D au-tres disent qu’il vêquit quarante-sept ans (29). Mais il est sts) Baill^sûr qu’il ne mourut pas si jeune; car son pere qui l'avoiteu de son premier mariage, se remaria l’an 1586. Le con-tract de ce second mariage est daté du 27 de Septembre,'comme nous l’aprend Mr. Guichenon. Je voudrois qu’ileût été pour le moins aussi soigneux de marquer le journatal des personnes, que le jour des mariages, 8c des tçs-tamens. L’un ne lui eût pas été plus dificile que l’autreà l’égard de la Famille de Mr. de Meziriac: il conoiffoitle fils de ce savant homme; c’est par lui aparemment qu’ilrecouvra les Mémoires qui lui ont apris ce qu’il raportede cette Famille. Pourquoi ne lui demandoit-il pas lesjours de naissance? S’il l’avoit fait nous saurions certaine-ment combien a vécu l’Académicien dont nous parlons.

(zt) Non-

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Libraires savent Lettres’, 0 ^

1700 , pTl'38 9, Ì 9 °‘

jugem. * urles Foétes,mm % W 3 1 ’

MIGYLLUS (Jaqjjes) né à Strasbourg le 6 d’Avril ifoz, tient un rang bien hono-rable parmi les Savans de son Siecle. II étudia dans les plus célèbres Académies d’Allemagne ;& il pássa près de cinq ans à celle d’Erford, où il lia avec Joachim Camerarius une amitié très-étroite, qui a duré autant que fa vie. Son nom de famille étoit Moltzer ( a ). Celui de Micyl-lus lui fut donné, parce qu’il soutint admirablement le personnage de Micyllus ( A) dans une re-

E réservation de Théâtre, où l'on récitoit devant un grand nombre d’Auditeurs un Dialogue deriicien (b). II fut conu de bonne heure pour un sujet propre à faire fleurir un Collège ; car dèsl’an 172.7 il enscignoit la Langue Latine Sc la Langue Greque dans celui de Francfort. II s’enaquittoit si bien, qu’on jetta les yeux fur lui à Heidelberg pour la Profession de la Langue Gre-que l’an if32. II y alla, mais il n’y demeura gueres; car les Magistrats de Francfort l’aiantrapellé, il fut reprendre dans leur ville son premier poste. II retourna à Heidelberg (B), lorsque la Réformation y fut reçue (c) -, Sc il y enseigna publiquement la Langue Greque, Scchez lui la Langue Latine avec beaucoup de succès, jusques a ía mort qui arriva le 28 de Janvieriff8 (C). II n’y avoit pas long tems qu’il avoit conféré avec Melanchthon, qui étoit venu àHeidelberg à la prière de l’Electeur Othon Henri,pour concerter les nouveaux Statuts de l’Aca-démie. Micyllus a été un des meilleurs Poètes qui fussent de son tems en Allemagne (£>). II eutquantité d’enfans; mais il ne laissa que deux fils, dont l’un étudia en Droit, Sc fut Chancelierde FElecteur Palatin; l’autre fut Tailleur de son métier dans Heidelberg (ù). Je dirai quelquechose de ses Ouvrages (F).

{A) Il représenta ... le personnage de Micyllus.'] Hagiusdans la Yie de Pierre Lotichius parle assez exactement decette Avanture; mais au lieu de dire qu’il la tient d’unhomme qui en avoit été le spectateur à Francfort (c’étoitJean Lonicerus Professeur en Grec à Marpourg) il devoitciter Micyllus lui-même ( 1 ), comme a fait MelchiorAdam.

Fortuite quondam Micylli nomina cafuRepperi, & in mores transit ille meos.

II y a dans Moreri fortitudo , au lieu de fortuite , ce qui aété corrigé dans l’Edition de Hollande par ludendo. Au res-te, je mets par tout Micyllus, quoi que je sache que d’A-blancourt qui a dit Micyle dans fa Traduction de Lucien,a été aprouvé par Mr. Ménagé (2). Si j'avois été con-damné en cela par ce savant homme, je ne l’aurois pasété quant a l’orthographe ; car je ne dis pas Mycïllus,comme l’écrivent la plupart des Auteurs Allemans en parlantde Jacobus Mityllus ; en quoi ils ont d’autant plus de tort,dit-il, que ce nom lui a été donné pour avoir bien reprefentéétant écolier le personnage de Micyle du coc de Lucien. Mr.Ménagé n’est pas le s*ul, qui ait dit que Micyllus étoitalors écolier (3) : je trouve cela assez aparent; mais il11’est pas trop aisé de raccorder avec ce qui a été raportéci-dessus, que la Piece fut jouée à Francfort, car on nevoir pas que Micyllus y ait étudié. Melchior Adam lefait passer de Strasbourg aux plus célèbres Universitésd’Allemagne.

(B) Il retourna à Heidelberg.] Melchior Adam ne mar-que le tems de ce retour que par ces deux Caractères, laguerre de Smalcalde, & la réception de l’Evangile dansHeidelberg. JDonec fub hélium Smalcaldicum cum varìisGermania çoncuteretur motibus , atque Heidelberg&, Evange-lu doâlrina reciperetur , eoiem ad Grecanice lingue, profejjìo-netn accersitus rediit. Cela signifie l’an 1546, ou l’an 1547,

cc s accorde avec la Note marginale où cet Auteur ditque Micyllus fut vingt ans au service de la ville de Franc-fort, 8c plus de dix, quoi qu’avec interruption, au servi-ce des Electeurs Palatins.

(C) Il mourut le 28 de Janvier 1.558.] Cela montre queJean Hagius, qui dit (4) que Micyllus, Melanchthon, &Lotichius Secundus étoient morts dans la même année,s’est trompé. II ne le devoit dire que des deux derniers ;car il est vrai qu’ils moururent en 1560. Moreri ne s’esttrompé que dans le jour; il veut que Micyllus soit mortle 23 de Janvier. Aparemment le duodetrigefimo de Mel-chior Adam l’avoit éblouï.

(.D) Il a ete un des meilleurs Poètes ... de son tems enAllemagne.] . Cela n’empêche pas que les Critiques ne re-marquent bien des défauts dans ses Vers, 8c même desfautes contre la quantité. Voiez la Censure, ou la Pro-mulfis Critica de Jean Pierre Lotichius, au Chapitre XIV,où il s’est glissé une faute d’impreffion concernant l’annéede la naissance de Micyllus m. v. liiì. au lieu de m. d. m.Nous aprenons là même que Micyllus, à l’exemple desplus grands Poètes de l’Antiquité, eut très-peu de part auxfaveurs de la fortune: Variam ac novercantem, dum vive-ret , expertus fortunam . . . que fors illi cum majomm gen-tium veteribus po'étis fuit communis.

( E ) Je dirai quelque chose de fes Ouvrages.] Son TraiteDe Re metrica est un chef-d’œuvre, à ce qu’en dit Me-lanchthon. Voici comme il en parle (5): De Re metricaexftant eruâitìffimi ty confummatijfrmi libri tres Jacobi Asocylli ', quo nemo Latine fcripfit profodiam eruditìus aut dil>~gentius. Ses autres Ouvrages font des Notes fur Ovide (6) >8c fur Lucain; la Traduction de quelques Pieces de Lu-cien avec des Scholies; des Notes sur la Généalogie éesDieux composée par Bocace; plusieurs Vers Grecs, dc La-tins; une Traduction de Tacite en Alleman; Aritbi*‘ ttiCÍ 'logìstice libri duo, 8cc (7). 27

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