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Tome troisieme. K - P.
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(tï) Tiré de.Meích.Adam. Vit.Theologor.KC- 4 Í 6 -

(s) Evang.de SaintJitatth.Chap. XII,Vers. rx.

(í) Melch.Adam. inVitis Theo-log. ?- 4 S«-

(7)Secken-doif. Hist.Dutheran.JLibr. II I,f 4j. âz;.

(*) Alex.Mori Fidespublica ,pag. 2 25 .

(ô) Voie?. la.Vie d’E-tíenne leClerc, /’»»des Concm-nns , impri-mée k Jimsterdam en1685 , à lajlte îlesQuxstionesSacrjE deDavid leClerc, ire.

(c) 11 y vinttn 164.2.

(l) eAU> dt~ztfint de lâ,

IX Apolo-gie de Mil-ton, j Edit.Jiaga Comit %

ïtìJ4.

GeorgeCiantzius »

JDoéïeur enThéologie,est Pointeurde cette Pré -face .

{2) Produitedans le Fidespublica ipag,III & fuiv .

' 4 Z 4

M O R L ï N. M C R U S,

franc arbitre, 8 c de k nécessité des bonnes œuvres, 8cc. II retourna dans la Prusse Tan if 66 98í y fut créé Evêque de la Province de Sambiè par le Roi de Pologne Sigifmond Auguste, Scpar Albert Duc de Prusse, qui n’étoit plus infatué de son Osiander. 11 exerça cette Charge toutle reste de fa vie, 8t mourut l’an i s/i, aiant voulu se faire tailler contre l’avis de ses Médecins.II publia plusieurs Livres (d) (D), & laissa un fils aussi amateur que luy des Disputes Théolo-giques (E). J’ai oublié de dire, que quand il fut reçu Doéteur en Théologie à Wittembergl’an if4o, on lui proposa une Question que Luther avoir dressée, touchant l’ufage des biensd’Eglife ( F ).

me ne subsistera ($), doit être véritable : s’il se trouve doncdes cas où cela n’arrive point, il faut que l’on y íupose ledoigt de Dieu. Cette maniéré de raisonner est fort spé-cieuse 8c fort probable; mais remarquons en passant queJesus-Christ n a point allégué cette Maxime, comme unAxiome dont la vérité soit universelle, métaphystquementparlant ; elle n’a qu’une université morale ; 8c je croimême que Jesus-Christ ne s’en servoit quW homïnemcontre les Juifs. L’agrandissement de la République Ro-maine, au milieu des Divisions violentes 8c continuellesqui l’agitoient, n’est pas une exception moins insigne àcette réglé générale , que la conservation du Luthéranismeparmi les Schismes qui le déíoloient, 8c qui fournissoienttant de matière d'insultes, 8c de conséquences à l’ennemicommun. Revenons à notre Morlin, 8c raportons ce queMelchior Adam en dit : Rrunsviga dum ecclefiasten agit ;•varia , ut nullum ferè seculum feracius fuit Theologica-rum rixarum, quàm fuperius, excitais, fuerunt , fuser va-rììs capitìbus religionis controverfis , utpote de necesiìtate bo-norum operum: de libertate voluntatis humante: de Adia-phoris : de particula sola in enunciatione illa : Vide jufiisi-camur: e? de aliis: Harum causa pleri/que conventibus aéiio-nibusque inftitutis interfuit Morlmus (6).

(D) II publia plusieurs Livres.j Melchior Adam en don-ne ces Titres. Psalmorum Davidis Enarratio.. CatechismusGermanìcus. Postilla cy Explicatio fummaria Evangeliorumdomimcalìum. Refutatio mendaeït Theologorum Heidelbergen-fium , de Luthero. De vocatione Ministrorum , ey quatenusMagistrat ut sas fit eos ab officio removere. Defensio adverfitsaccusationem novorum Wittembergenfium Theelogorum. Depeccato originis contra Manichsorum deliria. Epiftola adosiandrum. Mr. de Seckendorí (7) parle d’un Livre publié

par notre Morlin l’an rj65, dans lequel se trouvent aulong plusieurs choses que Luther dit en présence de quel-ques personnes un peu avant fa mort.

(E) ll laisia un fils aujfi amateur que lui des DisputesThéologiques.~\ II s’apelloit Marc Jerôme M o r Li-te u s. II s’aggrégea à la Faction de Wigandus contreHeshusius, dans la Dispute de abfiraSto (8).

(F) On lui proposa une Question . . . touchant T usage desbiens d'Eglise. ] Mr. de Seckendorf a inséré dans son His-toire du Luthéranisme (9) la Question qui fut proposée.On demandoit si les revenus destinez à l’entretien des Mi-nistres de l’Evangile, 8c aux Ecoles, dévoient être ôtez àceux qui combat oient l’Evangile, c’est-à-dire aux Moines8c au Clergé Romain ( 10 ). Celui qui faisoit cette Ques-tion, y ajouta les raisons qui le tenoient en suspens. D’uncôté, dit-il, ce n’est pas aux Ministres de l’Evangile decontraindre personne , 8c on ne sauroit ôter leurs biensaux impies fans se servir de violence. D’autre côté, noussavons que saint Augustin a soutenu,que l’Empereur avoiteu raison de donner aux Orthodoxes les revenus ecclésias-tiques des Donatistes. Les Magistrats font obligez de faireensorte que chacun jouisse de ce qui lui apartient. Or lesrevenus dont il s’agit n’apartiennent pas à des Chanoinesimpies, mais à la vraie Eglise; il faut doue que les Ma-gistrats orthodoxes en usent avec ces impies comme avecdes larrons (11). S’ils ne le font pas, les bons Pasteurs 8cles pauvres Ecoliers périront. Si Morlmus avoit envie derépondre conformément à l’intention de Luther, il ne luiétoit pas difficile de prendre bientôt fa derniere résolution;car il paroissoit aisément que Luther étoit d’avis qu’on des-tinât à l’entretien des Ministres 8c des Ecoles les biens deVEglisç Romaine..

(8) Micrs-'

lius, Syn-tagm. H'”'Eccleí. pog.77 *-

( 9 ) Ubr.Hhpag. ZlZ »num. 1 o»

(Moilino)ut mons tfttqttastio p? 0 *posta fuitper ephebftí 1 *à Luther*confcriptd fhis verfos*,utrum redis*"donati E c( ' tAsiis ad tvfgeliiMiwfìfalcndos ,

Ibid.

MORUS (Alexandre) l’un des plus grans Prédicateurs de son Siecle dans le PartiRéformé, étoit fils d’un Ecoísois,qui étoit Principal duCollege que ceux de la Religion avoientà Castres dans le Languedoc. II naquit en 1616 dans cette ville-là, & comme il avoit l’espritfort vif, les progrès de ses études furent fort promis. N’aiant gueres plus de vingt ans (s), ilfut envoie à Geneve, pour y continuer ses études de Théologie j 6c voiant que la Profession en.Grec qui étoit vacante alloit être disputée, & que les Curateurs de l’Académie avoient exhortépar leur Programme les étrangers aussi bien que les citoiens à entrer en lice, il se mit fur lesrangs avec plusieurs autres compétiteurs, Ministres, Avocats, & Médecins, presque tous plusâgez que lui de la moitié, 6c se fit tellement admirer par la belle 8c éloquente maniéré de tour-ner les choses, dans toutes les preuves d’érudition qu’il salut produire, que le prix de la Disputelui demeura (b). Aiant exerce cette Charge environ trois ans, il succéda à celles que Mr. Span-heim, qu’on avoit apellé à Leide (c), laissa vacantes (ci), qui étoient celle de Professeur en Théo-logie dans l’Académie, 8c celle de Ministre dans l'Eglise de Gëneve. Comme il étoit grandPrédicateur, 8c qu’il avoit joint avec cette qualité beaucoup de Litérature (<?), il ne faut pass’étonner que tous ses Collègues n’aient pas été de ses amis. Mais il faut avouer qu’il y avoit biend’autres choses qui lui sufeitoient des traverses ; car fans parler de ses mœurs, qui dans tous leslieux où il a vécu ont été un objet de médisance par raport à l’amour des femmes, ses meilleursamis demeuraient d’accord qu’il avoit beaucoup d’imprudence, 8c qu’il étoit fort mal endurant{A). Quoi qu’il en soit, il fe forma dans Geneve deux partis, l’un pour lui; l’autre contre lui;

8 c

{A) Ses amis demeuroient d’accord qu’il avoit beaucoup d’im- je veux dire un esprit vindicatif au souverain degré, uneprudence, ey qu’il étoit ... . mal endurant .] On reconnoît fierté 8c un emportement extrême; c’est dans le fond flé-dans une Préface ( i), où l’on prend parti pour Mr. Mo- trir un Ministre , 8c le destituer entièrement de l’espritrus, que son naturel trop promt, sa trop grande liberté évangélique qui doit être inséparable de son caractci:e,quede parler, 8c la trop forte paffion de s’élever au dessus d’avouer ce que Mr. Diodati en avoue; 8c néanmoins il nedes autres, avoient souvent donné lieu aux inimitiez qui croioit pas que ce fût rabatre grand’ chose des louangesavoient toûjours régné entre lui 8c ses émules. On ajoû- qu’il répandoit à pleines mains fur son ami. II excuse lete qu’on n avoit ouï rien dire a Mr. Spanheim contre Mr. mieux qu’il peut l’humeur vindicative de Mr. Morus: l'im-Morus, fì ce n est qu il etoit altier: on dit aufîì qu’au j u- portunité , dit-il (3), de ses malveuillans sembloit bien «ju-gement de Saumaise Mr. Morus ajoutoit trop de foi à rtter que de fois à autre ils fussent ainfi esmouchettez., pourde faux amis, 8c qu il n etoit pas assez laborieux; mais leur enseigner le repos. Je voi tous les jours des gens quiqu’au reste c’étoit un tres-bel esprit, 8c capable de toutes s’aveuglent de telle forte fur le chapitre de tel Ministrechoses. Mr. Diodati dans une Lettre (z), qu’il écrivit en dont ils se seront entêtez , sous prétexte des grans donsfaveur de Mr. Morus à Mr. de Saumaise , avoue que ce qu’ils lui attribuent, qu’ils parlent de son Ismaélisme ( 4 )Ministre ne s’estait jamais porté qu à une defenje innocente , presque avec éloge. C’est un dangereux ennemi, disent-ib'mais qu’il l’avoit fait avec^ de la chaleur, ey de la vigueur , que Monsieur un tel, il a bec ey ongles, malheureux qui fiqui avoit souventefois nui à ceux qui Tavoient aggrejsé ; .... joue à luy (5), comme s’il s’agissoit de parler à la Paien neQue son naturel estait bon , ey sans fraude ni arriere pen- d’un Colonel de Dragons, ou comme st un Ministrefée , franc ey noble .... promt & fort sensible aux indi- . l’Evangile étoit un Chevalier du Chardon, armé d’unegnìtez., mais qui fie revenait aisément ; qui ne provoquait Devise menaçante , Nemo me impune lacejsit , nul ne Apoint , mais aussi qui avoit de terribles ergots pour fe defen- frotte ( 6 ).dre. Je n ai gueres veu de personnes (poursuit-il) qui fe

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soient glorifiées de l avoir entrepris. Conscia virtus , ey y»vous y adjouftez. , genus irrita bile vatum , le rendent bienarmé contre ses assaillant. Qu’il me soit permis de faireune réfléxion en peu de mots fur l’illufîon que l’on se faiten matière d’amitié. Voilà Mr. Diodati qui, parce qu’ilavoit de la tendresse pour Mr. Morus, ne compte pourrien un défaut très-capital 8c très-indigne d’un Ministre,

Qui me commorit , ( melìus non tangere, clamojFlebit ey instgnis tota cantabitur urbe ( 7 ).

II est difficile de croire que de tels Ministres soient autre-ment attachez à la Religion que par les liens de la vanité;

vnm. Voie? u Fere Bouhours, Entrer, des Devises, p“l- 4631Hoxat, Satyra I f, 4 s.Líhri II,

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464. 1