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NAVARRE-
de Fiance,Tom. VI,fag. m. 42J.
(s) Spon-dan. ad ann.r; 4 z, num,50, pag. m.tìjz.
nfoncfiiss kiens des Ecclésiastiques (<?), & les destina à l’entretien des Ministres Sc des Ecoles (r). Léro°"daà, Pape la cita à Rome l’an Is6z, V fit afficher la citation aux fortes de Saint Pierre , (st-àcelles-deLìbr. vi, p Inquisition , déclarant jì elle ne comparoififioit que fies terres (st' Seigneuries fier oient proscrit es , (7pa*. m, 31 . prfionne auroìt encouru toutes les peines portées contre les hérétiques : mais la Cour de France(r) Meze- trouva cette procédure si contraire aux Libertez de l’Eglise Gallicane, qu’elle sit révoquer la ci-de ì’hhl® 6 tation (j). Cette Reine trouva beaucoup de desobéïííance dans ses sujets Catholiques, ils se re-bellèrent plusieurs fois, & l’on dit même qu’ils formèrent une conspiration horrible pour la re-mettre elle Sc ses enfans entre les mains du Roi d’Espagne (K) qui les eût livrez à l’Inquisition;mais elle vint à bout de tous leurs complots, Sc l’on ne la vit jamais mollir, ni déroger aux pré-rogatives de l’Autorité souveraine. Elle quitta ses Etats l’an 1 f68, pour aller joindre les Chefs deceux de la Religion. Elle s’aboucha à Cognac avec le Prince de Condé son beau-frere, Sc luiprésenta fion fils le Prince de Navarre qu'elle voua , tout jeune qu'il eftoit , à la defifience de la cause ,avec ses bagues (st joyaux , lesquels defipuis furent engagés , pour ayder aux frais de l'armée , (st elleeferivit aux Princes ejlrangers ; C? s'estant retirée à la Rochelle , elle manda en Angleterre à la Reyneun ample discours des désolations de la France , (st de fies grandes miser es , la priant d'avoir compassionde tant de peuple oppressé sans cause , au milieu du Royaume de France , (st croire qu'elle n'eftoit portéeà prendre les armes , qu'avec une grande (st extreme neceffité. Ce fut par le Sieur de Chastelier qu'elleluy eferivit du 1 f d'Oclobre iftí8 (t). Les Catholiques de Bearn profitèrent de son absence, Scavec les secours qu’ils reçurent de Charles IX ils s’emparérent de presque tout le païs; mais leComte de Mongommeri qu’elle y envola reprit les places, Sc y rétablit pleinement l’Autorité dela Reine. II sit mourir*quelques Chefs de la Rébellion, quoi qu’ils eussent obtenu promesse de lavie en capitulant. La Reine ne voulut pas que cet article de la Capitulation fût observé, Sc encela elle fut sans doute blâmable, Sc donna lieu à Monluc de faire bien du carnage au Montde Marsan (L). Si quelque chose la pouvoit excuser ce seroit de dire, qu’en ce tems-là le viole-ntent des Capitulations étoit si fréquent qu’il ne passoit que pour un jeu. II y a dans la vie decette Princesse deux choses qui tiennent du prodige; l’une qu’elle ait eu assez de courage pourabolir la Messe dans ses Etats ; l’autre que cela lui ait si bien réussi, que les Réglemens qu’elle fitcontre le Papisme ont subsisté ou en tout ou en partie jusques à l’expédition que Louis XIII fit
en
roit qu ayant achevé en G sienne le Roy luy commanderoit varre avoit été tout-à-fait dénaturée. &uel honneur, dit-d’aller en Bearn, ott il avoit fort grande envie d'ejsayer sil il (79), a-f elle porté à la mémoire du Roy Henry d’Albretfaifoit aujfi bon coucher avec les Roynes , qu avec les autres son fere , d’avoir laijsé rompre son tombeau à Cafielgeloux ?femmes , parole vr ay entent digne d’un tel homme , mais trop Et âpres que les Huguenots turent ravi ce car quant d’or, avec
(O Olha-garay, Hist.de Foix >Bearn, &Navarre,M- Í 7 S,
( 7 t) O'ha-garay, Hist.de -oix,Bearn &Navarre,â- S 74 -
( ( 7 i> L>-mt-me, pr.g. 575,
(il) Mé-moires deBlonluc,foìTS. II,pAg. m. 2414 ? fttiv.
(74) A /.-spage 35 dul Tome,
indigne d'une telle Roy ne <& Princesse, laquelle Dieu réservaitdés lors à la conservation de ses pauvres enfans, en chosesplus grandes encores, comme elle a monsteré depuis jusques d lamort , se pouvant lien dire à bon droifl que ce a esté uneperle tresprecieuse au monde, &• l'une des plus acomplies Roy-nes c? Princesses en bon esprit, pieté , L? toutes rares vertus quiayent jamais esté. Olhagaray conte (71) qu’en 1568 leCardinal de Lorraine chargea Lojfec, s'il ne pouvoit persua-der k voyage de France à la Reine de Navarre, d'user dela veye de sait , z? luy ravir le Prince son fils , à quoy leSieur de Monluc tenoit ..
lequel on Vavoit enterré, en laijjer le corps aux chiens qui enfirent curée ? Qui ne fiait au pays que les Catholiques recueil-lirent les os du pere, les ensevelirent secrets ement pour lessauver de la barbarie de cefte cruelle fille , & de ses prétendusreformez,? Voici la Réponse qui fut faite par Mr. du Pleíîîsà ce Passage du Catholique Anglois : Le Roi Henri d’Albretfut enterré à Lescar en Bearn avec ses prédécesseurs , ou soncorps er son tombeau sont tout]entiers-, Et par là jugés, oul'ignorance du suppliant, ou la malignité insigne (80). Nonobs-tant cela je dois dire que Louïs Dorleans ne ment point
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la main. Ce dessein échoua : la fur ce qu’il raconte tout aussitôt du meurtre des prisonniers
> ^ 1 ... . _/v. de IS/Innírommeri r car sil piìt mm,*; 4 _j i' -,
Reine aiant fait la Cene le 6 de Septembre passa le huitiè-me la nviere de Garonne .(72,) à trois doits du nés
du Sieur de Monluc , quelle fceut endormir aux meilleurscoups , accompagnée seulement de cinquante Gentilshommes,zsr presque tous fes domestiques. Et ce vieux CT* fiavantguerrier drejsoir ses troupes à Villenabe d Agenois les Toneins.Voie/, dans les Mémoires de Monluc (73) comment ils’excufe de ce qu’il n’empêcha point qu’elle ne passât cetteriviere.
(K) On dit que fn sujets Catholiques . . . formèrent uneconspiration horrible pour la remettre . . . au Roi d'Espagne. ]L'Auteur de l’Hiíloire de l’Edif de Nantes (74) donne cefait pour très-assûré & l’aplique à l’an 1564. Monfr. deThou en raporte tout le détail très-bien circonstancié (73).
de Mongommeri ; car s’il eût menti à cet égard-là, il eûtété réfute par Du Pleíïìs comme dans les autres fausseté/qu il debite. Or il est certain que Du Pleffis a gardé unprofond silence fur ce point particulier; 8c nous voions queMr. de Thon marque expressément, que la Capitulationobtenue par Terride portoit que la garnison sortiroit la viesauve, 8c nommément Sainte Colombe, 8c les autres quel’on fit mourir depuis (81). La Popeliniere (8/) HistorienProtestant fait le même aveu fans réserves, ni exceptions.D’Aubigné biaise & chicane un peu (83); mais on s’aper-çoit aisément qu’il n’est guere persuadé que fes détourssoient valables. J’ai trouvé dans Mr. de Thou une lourdefaute de Géographie, que je marquerai par occasion. IIdit (84) que Mongommeri aiant traversé le Comté de Foix
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Tom. Apag. 61 *’
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Monfr. de Sponde regarde cela comme une chose peu cer- passa la Garonne à saint Gaudens, & peu après l’Ariege,
(75) ThuanLibr*
XXXVI*
<lan. Aá ann»1^64, ntint. 8.
{77) Idem,ad-ann» l$63*mm. jì.
taine, ou plutôt comme une fable inventée par les Hugue-nots (76). II dit (77) néanmoins qu’il a vu des Lettresécrites par le Roi de France à Monluc, qui faifoient co-noître qu’on avoit raporté à ce Monarque que 1e Roi d’Es-„ pagne offroit aux sujets de la Reine de Navarre certainesail dkam. àofes d’ou l’on pouvoit conclure qu’il y avoit quelquecomplot fur le tapis. Cet Historien venoit de dire que leRoi d’Efpagne, aiant été averti par la Cour de France dece que le Pape avoit fait contre la Reine de Navarre,avoitrépondu que bien loin de donner son- aprobation à cetteconduite de la Cour de Rome, il avoit ofert fa protection& son assistance contre tous ceux qui entreprendroient dese saisir des Etats de Jeanne d’Albret. Cette réponse dePhilippe 11 fut communiquée par Catherine de Medicis àla Reine de Navarre, qui en conséquence de cela fit partirun Gentilhomme pour remercier fa Majesté Catholique,& pour la prierMe lui continuer fa bienveillance. Monfr.de Sponde déclare qu’il a vu les Lettres de ces deux Rei-nes (78); & il conclut par ces paroles, quam dubia suntregum confilia ! qu’il eft dificile de juger de la conduite desRois ! En voici un qui écrit qu’il a ofert de s’opofer à tousceux qui attaqueroient la Reine de Navarre, & cependantla Cour de France est avertie qu’il trame quelque chosecontre les Etats de cette Reine.
(L) E'Ile ne voulut pas que cet article de la Capitulation
fût observé : e? en cela elle fut . blâmable , C? donna
lieu à Monluc de faire bien du carnage au Mont de Marsan.jSi je ne lifois ce fait que dans le Libelle du furieux LouisDorleans je ne le croitois point; car cet Auteur l’accom-pagne d’une calomnie si manifestement fausse,qu’il fe rendindigne de toute créance. II assure dans la même page oùil allégué 1 action de Mongommeri, que la Reine de Na-
(■78) Vìàtmfàde hi‘ literasèartindsml^egínarum ,
& Navarreynìdcm prQ-prìa. ejusrnanti feriptasqu* id diserteteftemur»Spoadan,ibid*
& marcha à grandes journées vers la Bigorre. II ne fautque j ester les yeux furla'moindre Carte de France, pourvoir manifestement que Mongommeri ne pouvoit passer laGaronne qu’après avoir passé l’Ariege. Voici le Passage deMonluc qui me doit servir de preuve ( 83 ) : „ Sur quoy,, arriva Monsieur de Savignac, le Capitaine Fabien,», & quelques autres Gentils-hommes avec eux, me dire» que ceux du chasteau (86) fe vouloient rendre, 8c voir,, iìje trouverois bon que l’on les print à mercy, capitu-,, lant avec eux. Pource que je voyois, que Monsieur de„ Savignac, 8c le Capitaine Fabien vouloient fort sauver,, Favas, 8c qu’ils vouloient luy faire bonne guerre, parce,, qu’il estoit en réputation d’estre bon soldat, je leur dis,», qu’ils allassent capituler comme bon leur fembleroit, j e„ fignerois leur capitulation, combien que j'eusse bonne„ envie d’en faire une depefehe. Voylà pourquoy, quand„ ils fe furent départis de moy, je fis partir après eux un„ Gentilhomme, pour aller parler fecrettement aux fiai-„ dats, 8c à quelques Capitaines, que comme on parle-„ menteroit, qu’ils regardassent d’entrer par un coité op„ autre, 8c qu’ils tuassent tout: Car il felloit venger la„ mort des Gentils-hommes qui avoient esté massacrez u„ malheureusement à Navarreins. Parce que contre la F>y,, promise on avoit dague le Sieur de Saincte Colombe»,, 8c sept ou huict autres, qui s’estoient rendus, vies sau-„ ves, à Orthez, lors que Monsieur de Terride fut p r * s '„ On fit cefte exécution fous pretexte qu’ils estoient iu„ jets de la Royne de Navarre". La chose réussit à Pprès selon le désir de Monluc. Ses soldats escaladèrent d “côté pendant qu’on parlementent de l’autre, ils entréren ,e? tuèrent tout ce qui fi trouva là dedans (87),
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