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Tome troisieme. K - P.
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N I G î D I U S.

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àsus^e" s’élever aux Charges de la République; car il fut Préteur (f), & Sénateur (d). Il-secondaeh*, ùú Cicéron avec beaucoup de prudence à diffiper la Conjuration de Catilina, 6c il lui rendit beau- tput xint'iZGnS.' cou P fcrvices dans les teins d’adveríïté (F). II s’atacha aux intérêts de Pompée contre Ge-dot p.on£. íàr (e), ce qui le réduisit à la condition d’exilé tout le reste de fa vie, car il mourut dans sonmaa -p.«is. exil (/). Cicéron, qui l’avoit: toujours extrêmement considéré (g), lui écrivit une belle LettreU) dïo, de consolation Pan de Rome 707. C’est la XIII du IV Livre ad Famìlìares. Nous trouvons«W iíit r> dans saint Augustin la cause du surnom de Figulus ( G). Quelques Critiques assurent sans. beaucoup.

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eien à certaines cérémonies, fans quoi l’on ne prétend pasqu’il découvre l’avenir. Je pourrois donc encore comba-tte de ce côté-là;le narré de Dion.

Je n’entre point dans la question fi Nigidius, faisant àson aise l’Horoscope du fils d’Octave,prédit effectivementqtfil deviendroit Empereur. Cette question en attireroitune autre; on voudroit savoir comment un bon Astrolo-gue peut découvrir de pareils événemens. Voici Tordrequ il faut garder: il faut avant toutes choses établir le fait,

& puis en chercher les causes; car c’est abuser de son loisirque d’examiner comment se produisent certaines chosesdont inexistence est douteuse (2.7). Si l’on étoit une foisbien assuré que le jour même de la naissance d’Auguste,son élévation à l’Empire fut prédite par Nigidius, il seroitfort raisonnable de demander comment une telle prédictiona pu se faire, 8c de chercher de bonnes réponses à cettedemande. II est vrai qu’il ne semble point possible de lestrouver; car en 1 lieu,il seroit absurde de dire que la con-naissance de la vertu des étoiles peut révéler l’avenir. 1. IIparoît indigne de Dieu de se révéler à un homme qui nese prépare à cette faveur que par le travail ridicule de dres-ser une Horoscope. 3.II ne paroît pas possible qu’un Angerevele des événemens fi casuels; car s’il pouvoit les pré-voir par fa science naturelle, 11 n’y auroit point de franc-arbitre, toutes nos pensées seroient aussi machinales queles mouvemens des corps ; 8c s’il ne les prévoioit que parune science infuse, Dieu les lui auroit révélées afin qu’unmisérable Astrologue devînt Prophète, ce qui semble tout-à-fait indigne de la sagesse de Dieu. S’il étoit donc vraique l’élévation d’Auguste eût été prédite le jour même desa naissance, il ne faudroit plus disputer du fait, 8c encoremoins de la possibilité des Prédictions; car il n’y a riende plus insensé que de combatte l’expérience par les argu-mens de l’impoffible; en convenant du Fait, 8c après avoirtenté d’en découvrir l’origine, il faudroit dire de bonnefoi que la maniéré ou la source de la Prédiction de Nigi-dius surpasserait la portée de notre esprit, 8c qu’elle seroitinexplicable. Nous ne sommes pas réduits à .ces termes;le nota ac vulgata res est de Suetone n’est point une fortepreuve: il ne dit point qu’on ait divulgué cela avant qu’Au-guste fût Empereur. S’il disoit', j’ai lu des Actes publicsa ^th e ntiques, datez de son jour natal, qui témoignentque Nigidius avoit fait cette Prédiction, il alléguerait unepreuve considérable; mais il fe contente de dire qu’on apublié que Nigidius la fit. C’est de quoi je ne doute pas;je fuis sûr tpf après qu’Auguste fnt afermi sur lc thrône, ilcourut une infinité de contes fur les présages de fa gran-deur. On n'avoit garde d’oublier Nigidius, qui avoit passépour k plus célèbre Astrologue de ce tems-là. On le mitde la partie, on circonstancia son entretien avec Octave.Toute la ville en fut remplie, les Orateurs, Lc les Poètes,'oc meme les Historiens en firent mention. Suetone entrouva des monumens ; il en parla comme d’une chosemanifeste: le mal est qu’il a oublié les dates, la chose laplus essentielle. C’est ainsi qu’il faut presser les Historiens :donnet-nous des preuves incontestables, leur faut-il dire,que la prédiction de l’Astrologue ait couru publiquement,lors même qu’il n’y avoit encore aucune aparence qu’elledût être accomplie. Nous allons vojr que Lucain, fondéseulement sur la vraisemblance, conte mille belles chosesdu don prophétique de Nigidius.

Libri IV adFamUiares.(/) Euicb.in Chion.ad ann, 4Olymp. 18;»1? eft-a-direPan 709 dt%ome.

(g) Voiez. La%emarq. (F),UtTS U fin%

(30) Apu-leius , inApologia,P--L- m - 3 01 ’

Philosophe en avoit un: l’on ajoûte que Caton demeurad’accord qu’il l’avoit reçu d’un valet. Itemque Fabium ,cum quìngentos denarios perdidiffet, ad Nigidium consultumveniffe : ab eo pueras carmine instinSios indicajfe ubi locorumdefijfa effet emmena , cum parte eorttm, esteri ut forent distri-buti : unum etiam denarium ex eo numéro habere M. CatonemPhilosophum. quem se d. pedeffequo in Jiipem Apollìnì acce-pijfe Cato confessas est (30). Je voudrais bien savoir fi Var-ron avoit joint à tons ces Contes le jugement qu’il en fai-soit, car c’étoit un homme dont FErudìtion étoit incom-parablement moins bornée que la crédulité.

( F) ll seconda Cicéron . ... à diffiper la Conjuration deCatilina, ev il lui rendit de grands services dans les tems del’adversités] La Lettre qu’il reçut de Cicéron dans sonexil contient ces paroles : Careo cum familiarijstmis multis,quos aut mors eripuìt nobis, aut dìstraxit suga: tum omnibusamicis quorum benevolentìam nobis conciliant per me quon-dam , tu soc 10, defensa tespubltca (31). La Note deCorradus fur ce Passage nous aprend que Nigidius avoitécrit l’interrogatoire qu’on fit prêter aux dénonciateurs dela Conjuration (32.). La Lettre que j’ai citée finit ainfi:

Ego qua pertinere ad te (intelligam studioftffimt omnia diligen-ttssmeque curabo : tuorumque tristìsstmo meo tempore meriti-rum erga me memoriam conservabo. Plutarque observe queCicéron fut animé contre les Conjurateurs par Terentia fafemme, par Quintus son frere, 8cparPublius Nigidiusson compagnon de Philosophie, & son conseiller ordinairedans les affaires d’Etat. H' K T epnrríx . . > wapáguvEv ìirìravi &vîp«;. é/xoíaç 31 xaì K&Vtoç ô «JeAÇ>ò; , xxt ruv àorò tpiAoo'o-tpftzs ÎTuípuv Ilózl.icç yr/lbioç, cil rie TSAilzz xcèt fiéyiqa truste ràiçwo/UTíxà; ê%p^TO wfágtx;. Terentia . . . in conjurâtes incendìt :

(suintus item ejus f rater z? in philosophia socius P. Nigidius,cujus fere gravijjìmis in negotiis fublicis utebatur confìlio (33).

Joignez à cela le Passage de Plutarque (34) où Cicéron re- vita Cieer Lconoît qu’il concerta avec le Philosophe Nigidius les plusimportantes délibérations qui sauvèrent la République sous /, \son Consulat. Aulugelle a raison de dire que Nigidius fut an seniVitfort respecté par Cicéron à cause de son savoir Sc de sonesprit; mais il devoit aussi dire qu’íl le fut à cause de sesservices. Verba sunt hac ipsa P. Nigidii, homìnis in studiisbonarum artium pracellentis .- quem M, Cicer.o ingenit doflrina-rumque nomine summe reveritus est (35). Notez que quandCicéron alla gouverner la Cìlicie, Nigidius l’attendit àEphese ; Nigidius, dis-je, qui s’en retournoit à Romeaprès avoir exercé en ce paxs-là un emploi public. Cesdeux amis fe revirent avec joie, Sc philosophèrent ample-ment avec Cratippus très-illustre Péripatéticien. J’observecela comme une preuve des liaisons que Nigidius avoit meDt , m Favec Cicéron > & comme une marque qu on 1 emploioit 4i cer e. no~aux a faires de l’Etat. Nigidius quum me in Ciliciam profi- mus Marul-úsienìem Ephefi expeblaviffet , Fomam ex legatione ìpse dece- /*» vocedens, venijsetque eodem Mitylenis me falutandi, er vifendi mentlrl ’causa Cratippus, Peripateticorum omnium , quos quidem egoaudierim , meo judkio , facile princeps , perlìbenter e? Nigidiumvìdi, z? cognovì Cratippum. At primum quidem tempus sa~lutationibus , reliquum peroontatione consumpfimus (36).

(G) Nous trouvons dans St, Augustin la cause du surnomde Figulus.] St. Augustin réfutant l’Astrologie, par la rai-son que la fortune de deux jumeaux n’est pas la même, fe t l ue l nad 'propose la réponse de Nigidius à cette dificulté. Cet As- dìftent\trologue soutint que le mouvement des cieux est fi rapide

( 31 ) CiceraEpist. XIIILibri IV adFamìlìares

f*g. 218

Edit, Grtv n

(32) %>pequi iïidìcumdicia , intCT-rogata ,

resvonfa per **scripstfisCorrad. inhune locumCiceronìs,

(33) Fhi-

tarch.

gerendaResp. pag.7 S 7 , -D.

( 3 îl AulusGellius,Libr. XI,Cap, XI, oitil reporte laâifóreticc qtttNigidiusmettait entre

pag. m. 44s ;

reportant lamime difé-rence emploiele même éloge ,.Mentiri &.mendaciumdicere

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^ , ... O— --- (.u ,, 14UIU1; Nigidius

V oici une autre preuve de la grande réputation de Nigi- . qu’encore qu’il y ait très-peu d’intervalle entre la naissance ààs bo-dìus, par raport à l’Astrologie. Lucain le compte parmi du prémier des deux jumeaux & la naissance du dernier, ”„™ n “j

ils naissent pourtant fous des points célestes bien díférens cellentiffi-les uns des autres;. & pour le prouver il tourna de toute mus maní-;fa force la roue d’un potier, 8c y fit deux marques peu- kfiEmsdant qu’elle tournoit. On crut que ces marques étoient le P aravit *imprimées fur la même portion de la roue; mais on vit r 3 ^ c ; cero .quand elle fut en repos , qu’elles étoient assez éloignées de Uníversi-l’une de l’autre. Ce fut la raison pourquoi on le surnom- tate, initia ,ma Potier, Figulus. Voici les paroles de St. Augustin (37): fi 1 ’» m.Frustra itaqut affertur nobile illud commentum de stguli rota, 379 ' Lquod respondiffe serunt Nigidium hac qu&ftione turbatum, undeesr Figulus appellatus est. Dum enim rotam stguli vì quantapotuit intorfiffet, currente illa bis numéro de atramento tan -quam uno ejus loco smnma celcritate percuffìt ; deinde inventasunt signa, qua fixerat deststente motu, non parvo intervallein rota UHm extremitate difiantia. Sic, inquìt, in tant a coelirapacitate, «i» fi nlter post alterum tant a celeritate nasca*t fr, quanta rotam bis ipse pereuffi, in coeli spatio plurimumest Hinc sunt, inquìt, quuunque dìftmillima perhibenturif moribus, castbusque gemìnorum. Boc figmentum fragilmest quam dia rotaitme fig unt <* r - Lt. Augustin a rai-

- j r — - s -— AJUV.CUU V.C/UAJJLU JAaiillA

ceux qui présagèrent les malheurs du Peuple Romain lorsqu’on étoit à la veille de Ja rupture entre César 8c Pom-pée : il lui attribue là-deffus une infinité de spéculations.

At Figulus, cui cura Beos, secretaque coeliNosse fuit, quem non stellarum JEgyptia MemphisJEquaret viju, numerisque moventibus aftra,

Aut hic errât ( ait ) rutila cum lege per avumMundus, zsr incerto dijeurrunt ftdera motu .-Aut, st fat a movent, orbi, generique paraturBumano matura lues, zyc (18).

Ioignez à ceci le Passage que je raporterai (19) de St.Augustin.

Ce qu’Apulée raconte est considérable. II dit qu’il a ludans Varron que les Trallíens s’informérent par l’Art ma-gique quels seroient les événemens de la guerre de Mithri-date; 8c qu’un enfant qui considérait dans l’eau la figurede Mercure récita cent soixante Vers qui contenoient cequi devoit arriver; 8 c que Fabius aiant perdu cent deniers,

379 , s.

(37) Auguftjde Civit.Dei, Uh r%

V > Cap.IUì

s - croire que cette réponse n’est pas plus solide que

force de ses enchante- ion de. cron h n ]a réíute solidement. Votez aussi coquams,.

son avoit enterré la les vases d an p

a ha consulter Nigidius, qui par la^

mens fit dire à de petits garçons où , iC s vâ-- - VT f", oV

bourse qui renfermoit une partie de ces deniers, 8 c com- ses Commentateurs 13» /•ment les autres avoient été distribuez, Lc que Caton le

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Léonard