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NIDHARD. NIGIDIUS.
„ loulìe à D. Jean d’Autrichc, & les Grands d’Espagne„ ayant demandé son éloignement, on ne pût l’en faire„ sortir qu’en le faisant Cardinal (aj) 8c Ambassadeur Ex-„ traordinaire à Rome: où il mourut (zó)Ce qu’on
( 25 ) Monfr. Boursault se trompe en ceci 3 car le Pere Nidbard n’obtintle Chapeau que z ans après fa sortie de la Cour d’Espagne. (26) Boursault,Lettres nouvelles, pag. 378, 379 > Edition de ÍJell. rSss.
a dit qu’une fortune est une grande servitude, magna ser-vitut est magna firtuna (17), est principalement vrai dansune Reine d’Espagne qui a été élevée ou en France, oueu Allemagne, ou dans quelque autre païs de liberté pourle sexe.
(27) Seneca, de Coníol. ad Polybium, Cap, XXVI , pag. m, 722,
fi) AulusGellius,Noct. Attic.Libr. X, Cap.XI. Micro-be, Saturn.Libr. VI, Cap.VIII, pag.m. 565 , sesert des mé-mes parolesen citantNigidius.
(2) Idem,Aul. Gel-lius , Libr.XI, Cap. XI.
(3) Idem,Libr. XIII,Cap. XXIV.
(4) Idem,Libr. XIII,Cap. X:
($) XigidittsEigttlìís ho-mo , Ut egoarbitror,jaxta M.VarronemdoSijpmus.Idem, Libr.IV, Cap. IX.
(si) P. Nigi-dius civitatis'EpmanadoBispmus.Idem >
Libr. XVII,Cap. VII.
.(7) Serviusin Virgil.Mn. Libr. X,Vers. 175.
f8) Macrcb,Saturn.
Libr. III,Cap. IV,pag. m. 3 II.
(s>) Serviusin Georg.Libr. I,
Vers. 19, <ùr43 , «5-218.
(10) Plin.Libr. VIcircd fin .
(n) Sam-monicusSexenus,aptid Mâ-crobiumSaturn.
Libr. I />Cap, Xllypag. m. z 64.
(12) lajpage ZI7 daI Volume adramiliares.
(13) On metà la fin dela Note P.Manutius inaigum. ep.
NIGIDIUS FIGULUS (Publius) l’un des plus savans hommes de l’ancienne Ro-me (^f), florissoit au même rems que Cicéron. II composa plusieurs Livres fur divers sujets (A);mais on les trouva si subtils, & si dificiles, qu’on les négligea (C). Quelques Ecrivains asiurentqu’il entendoit parfaitement la Médecine (a) : je n’en trouve point de preuves. Les autres chosesqu’ils en disent, sont attestées par les Anciens, c’est qu’il étoit bon Humaniste, bon Philosophe(D), & grand Astrologue (F). Cela ne l’empêcha point de se mêler du Gouvernement {b), & de
s’élever
(a) Non humanarum modo literarum, scd £r philosophie, & astrologie, & rei meilca consultiffimus extitit. Glandorp. Onomast. pag. 625.
11 a été copié par celui qui a fait des additions à Charles Etienne, ir puis par Lloyd £r par Hofman.
enteris artibus , qua quidem digwt libero estent, ornatus om-nibus , tum acer investigator , ct* dilìgens eamm rerum, qu/tà natura involuta videntur, Denique fie judico , poft illosnobiles Pythagoreos, quorum disciplina extinSla est quodammo-do, quum aliquot sectda in Italia , Siciliaque viguistent, huneextitiste qui illam renouant (20). Cela nous aprend queNigidius étoit le restaurateur du Pythagorisme, 8c qu’il seplaisoit à traiter les choses selon les maniérés des Acadé-miciens : il examinoit le pour 8c le contre , 8c décidoitpeu. Notons ici une faute de la Popeliniere : Aujfi dit-onque Nigidius renouvella par la Sicile c V Italie la fiSle ja per-due des Pythagoriens (21). C’est mal entendre Cicéron, quiavoit dit néanmoins fort clairement,non pas que Nigidiusrenouvella cette Secte en Sicile 8c en Italie, mais qu’au-trefois elle avoit fleuri dans l’Italie & dans la Sicile. No-tez qu’Eusebe a donné à Nigidius la qualité de PhilosophePythagoricien 8c celle de Magicien ; Nigidius Figulus Py-thagorkus ev Magus in exilio moritur (21). Dion va nousdire quelque chose sur la derniere. Apulée que je citerai
%emar, t r J-
(A) L’un des plus savans hommes de l’ancienne Rome.}Aulugelle a exprimé cet éloge en plusieurs façons : il diten un lieu, P. Nigidius homo in omnium bonarum artiumdifciplinìs egregius ( 1 ) •■ en un autre , verba fiunt htte ipfiaP. Nigidii, homims in Jìudiis bonarum artium pmcellentìs (2 ),ou in difciplinìs doíírinarum omnium pracellentis ( 3 ) •• ail-leurs, P. Nigidius homo impenfe doéius non minus arguto fub-tilique £tv(2c*ì ìnterpretatur (4). II dit quelque part qu’aprèsVarron c’étoit le plus savant personnage qu’il y eût àRome (y); mais dans un autre endroit il l’affirme fansnulle exception (6). Servius a partagé de telle forte laprééminence entre ces deux hommes, qu’il l’a donnée àVarron dans les matières Théologiques, & à Nigidiusdans l’Erudition humaine. L’un 8c l’autre, ajoûte-t-il,ont travaillé fur tous ces sujets. Nigidius Figulus film postVarronem : licet Varro pracellat in Theologia, hic in communï-bus lìtteris : nain uterque utrumque fcripfirunt (7). Je citeraid’autres éloges dans les Remarques suivantes.
(B) ll composa pluseurs Livres fur divers sujets.'} II encomposa de Augurio prïvato : de Animalibus : de Extis : deVento : Aulugelle les a citez quelquefois, mais non pasaufíì souvent que le gros Ouvrage de Grammaire dont jeparlerai bientôr. Macrobe (8) cite le XIX Livre de Diis deNigidius, qui avoit aufíì écrit de Sph&ra barbarica r? gr&ca-nica , comme Servius l’affûre (9). Pline a cité souventNigidius, 8c quoi qu’il ne marque pas le Titre des Livres,on ne laisse pas de conoître qu’il se sert de ceux de Ani-malibus, excepté dans un endroit (ro) où selon toutes lesaparences il a en vue,un Ouvrage d’Astronomie, le mê-me peut-être dont le Commentateur d’Aratus a cité plu-
aufíì nous en dira davantage.
(£) ... c t grand Afirologue.} II étoit si consommé dansla connoissance des Astres, 8c st heureux à faire des Ho-roscopes, qu’on le soupçonna d’être Magicien. On peutce me semble donner ce sens à ces paroles de Dion (23) :N rylSiof 4>fyavHoç fioutevrite •srupxxpr.iict abris rìjv Kbrup%(m Ipcav-Teórcero, céptçcc yàp xaiï Ìcíutìv rijv rs rot orázoti Siaxáerpctjirty, xceìrìít rm âçépuv Stetipopòtç, tiret re kxû’ iavrove, yiyvótuwt, xtxì 'átxcttrvtiptlymirei ’b n rate cpuZieeiç secte h rceip SiceqáreiTtv
iotaríl.ovn , Sséyva' xctl xoerù rotére xceì àtríuv , éi% nvetç âotep-firovi Stcerptsùi ?rcicú(i£voc, : éa%eo. Infanti recens edito Nigí~dius Figulus Senator staitm imperium vaticìnatus efi qui ea
créli Aefcrihtì.nviem. _ J• m ..
rablement par Sammonicus Serenus : ffuod ait Plinius dtacipenfiris fquamis, id verum ejfe maxtmus rerum naturalisentïndagator Nigidius Figulus ofiendit, in cujus lìbro de anima -lìbus quarto tta pofitum efi (i i). Le Commentaire fur: lesEpitres de Cicéron dans l’Edition de Monfr. Grtevius (12)fournit une Note attribuée à Paul Manuce (13). CetteNote est savante, maison a tort d’y avancer comme lesparoles de Macrobe, celles qu’il a raportées de Sammo-nicus , & l’on ne devoir pas conjecturer que Nigidius a
écrit de Deìs , ni se fonder uniquement sur Arnobe (14), faire prendre la résolution de tuer son stls; mais l’Astrolo
On gue 1 en empecha, lui aiant dit qu’il lui seroit impoiîibli
car nous avons là-deffus des témoignages formels (15)assure dans la même Note, que Douât témoigne que Ni-gidius avoit expliqué les Comédies deTerenco: interpre-tatus est Comxdias Terentii teste Bonato. Mais Rutgersiusestime que tout ce que Douât allégué de Nigidius a ététiré des Commentaires fur la Grammaire (16). Notez queRutgersius (17) a recueilli tous les Fragmens qu’il a putrouver de Nigidius: il a même publié la Traduction Gre-que d’un Traité de cet Auteur faite par Jean Laurentiusde Philadelphie. C’est une .espece d’Almanach où l’onmarque jour par jour les présages du tonnerre.
(C) ... On les trouva fi .. . dificiles , qu’on les négligea.}Les paroles d’Aulugelle font remarquables; Mtas M. Cice-ronis & C. Cafaris prastanti. facundia viros .paucos habuit :doílrmarum autem multifirmium variarumque artium, qui-bus humanisas érudit a est, columina habuit M.. Varronem o*P. Nìgidium. Sed Varronis quidem monument a rerum ac dis-tiplinarum , qua per Iftteras condiclit , in propatulo frequenti-que usu feruntur. Nigidiana autem commentationes non proindein vulgus exeunt ; CV obfcuritas fubtilitasque earum tamquamparum utiiis derelióla est, ficuti sunt qua paulo ante legimus incommentariis ejus quos grammaticos infirìpfit (18). Voilà unexemple en faveur de la Maxime, Qui non vult intelligì dé-bet negligi. Je creirois facilement que cette subtilité rebu-tante 8c ténébreuse convenoit sur tout à son Traité deGrammaire divisé en plusieurs Livres (19).
(D) ll étoit bon Philosophe.} On ne sautoir mieux leprouver que par ces paroles de Cicéron : Multa sunt nobk& in Academicis confiripta contra phyfiços , esr sape P. NigidioCarneadeo more, ejr modo disputât a. Fuit enìm vir Me quum
(14) Arnobíus, Libr. III, pag. m. II9, 123 > I24, cite Nigidius quant à des clissesqui regardent L s Divinisez. Païennes. ( 15 ) Celui dc Servius in Eclog. IV, Vers 10;celui de Macrobe, Saturn. Libr. III, Cap. IV-, fy- celui de Nonius Marcellus, auMet obíecundanter, «H- aí , ^vlot liba. f 16) Janus Rutgersius, Variar. Lest. Libr.llls ?“!• O 7 ì Ibidem, pag. 246 & seq. ( 18) Aulus Geilius, Libr. XIX,
Cap. XIV. (19) Nonius Marcellus, au met nixurite «t cité le 30 fi Con m croit Rut-gersius, pag, 1ÍS Ì mais mon Edition, qui est celte de Paris 1614, a 25. Gellius, Libr.X, Cap. V, dcueUiS,
(2°) Cíceto,de univer-sitate, in ,twfolio m, ìll*
(21) Ea k-fpeiinierc »Hist. desHistoires,Livr . V t
302.
(22) Eustb.in Chrori.nam. i? 7 $*
(23) DtfyLibr.Xlf'init. pag. f 1 *30S,
sieurs Passages. Le Livre de Animalibus a été cité hono- tempestate omnem cœli defiriptionem, fiderumque diífirentias
-- 17 -^- J- & eorum proprietates, quasque coituum, intervallorumve suo-
rum ration* effeSltones ea edunt , adeo callebat, ut arcanisstudtis eum utt crederetur. L’enfant nouveau né à qui ilprédit la Monarchie fut l’Empereur Auguste. Cet Histo-rien débite que Nigidius aiant rencontré Octave lui deman-da pourquoi il venoit si tard au Sénat. C’est parce que mafemme est accouchée d’un garçon, répondit Octave, Vousnous avez donné un maître, s’écria tout aussitôt Nigidius.Cette exclamation troubla Octave jusques au point de lui
, - - — qu’il lui seroit impossible
d executer ce dessein. II n’est pas possible, lui dit-il, quecet enfant soit exposé à rien de semblable (24). Je necrois pas que Dion raporte la chose bien exactement, carce n’est point la coutume des grans Astrologues de prédireavant que d’avoir dressé les figures dc nativité. Or c’estun travail duplication. On me répondra, que comme ily a des gens qui font des réglés d’Arithmétique par lesseules forces de la mémoire (25), ou qui jouent aux échecsfans pions, rien n’empêche qu’un Astrologue ne se repré-sente une figure de nativité sans aucun objet qui frape favue: 8c moi je répliqué en 1 lieu, qne les exemples detels Arithméticiens, ou de tels joueurs d’échecs, font fortrares; 8c en 2 lieu, que tous ces effets d’imagination de-mandent du tems, 8c une ame recueillie, 8c ne peuventêtre des inpromptu, comme le fut, si l’on en croit Dion,la réponse de Nigidius. Disons donc que l’Hìstorien estro-pie fa narration, il y a brouillé les circonstances : il fautcroire que Nigidius, aiant conu par la réponse d’Octave lemoment de la naissance, médita sur cet Horoscope, ouque même il le dressa à loisir, 8c qu’il fit ensuite la Pré-diction. Suetone nous permet de croire que cela ne futpoint fait si à la hâte. A»o natus est die (Augustus) dit-il,cum de Catìlìna conjuratione ageretur in curia, zv Oâlavius obuxoris puerperium firius adfuiffet , nota ac vulgata res est,P. Nigidium comperta mer a causa , ut horam quoque partus ac-ceperit, affirmasse, dominum terrarum orbi natum (26).
L’Objection qne j’aì proposée contre Dion seroit moinsforte, s’il avoit considéré Nigidius fous la qualité de Ma-gicien, puis qu’en ce cas-là l’on pourroit dire que son P e 'mon lui eût révélé subitement la destinée d’Auguste.pourquoi il faut prendre garde que j’insiste principalementsur ce que Dion observe que Nigidius grand Astrologue u?déclara la prédiction qu’en aprenant que le fils d’Oct a js eétoit né à une telle heure. Mais je ne dois point pan e . rfous silence, que ce que l’on conte des opérationsques supose presque toujours quelque aplication du MfS 1 '
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