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Tome troisieme. K - P.
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(a') Cet o Ar-ticle & Usdémarques quien dépendentfont ««Mé-moire com-muniqué parP IllustreMonfr. B A -IU ZE. Onn y j changerien»

(£) Là-mlme.

(l) C'est-à-dire Monfr»Baluze.^Àpliqy.eTicette Note partout ou bífoinfera dans cet^Article»

(t) La Viedu Cardinald’Oiïat,mu devant deC Edition deses Lettres,procurée parà. Ame-lot de laHo«stai e>Van iSzz.

(3) Amelotde la rtous-saie, Vie duCardinald’Ossat,

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O

A T.

,, toit. Après qu’ils eurent achevé leurs estudes,‘le tuteur de ce jeune Seigneur {A) Voulut hen-„ voyer à Paris; & il estima ne pouvoir mieux faire que de le confier à la conduite de Mr. Arnaudd'OJsat son précepteur & pédagogue, úníy qu’il est porté par le compte que ce tuteur rendit à son- Par ce moyen il devint maistre de son maistre. Ce fut en Tannée 1 f f P qu’ils arrive-

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neveu.

rent à Paris, le Vendredy cinquiefme jour de May. On luy envoya ensuite deux autres en-fans (B), cousins germains de ce jeune Seigneur. Ils demeurèrent à Paris fous la conduite deMr.d’Oslat jusques au mois de May 8c pour lors Mr. d’Ossat,les i-envoiant en Gascogne,en escrivit à leur oncle en des termes qui méritent d'être fçus (C). Mr. d’Ossat ayant suivyle barreau, il fut cognu Lc estimé de beaucoup de personnes de marque, 8c entr’autres de Mes-sire Paul de Poix, qui estoit pour lors Conseiller au Parlement de Paris. Son mérité ÔC ses amisluy procurèrent une charge de Conseiller au Presidial de Melun, dont il estoit encore revestuen Tan iy88, comme il conste d’une procuration par luy envoyée à Paris, pour recevoir unegratification que le Roy luy avoir accordée. Dans le Brevet duRoy pour cette gratification, ilest appelléAbbé deNostreDame de Varennes, qui est une Abbaye au Diocèse de Bourges. Paroù il est aysé de juger que Ceux-là se sont trompez,qui ont escrit qu’il estoit Doyen de Vare-nes au Diocèse de Rhodez (Z>), lors qu’il fut fait Evefque de Rennes. Le reste de fa vie estaflez cognu (s). II y a plusieurs Lettres originales de Mr. d’Ossat de la fin de Tannée 15-84dans la Bibliothèque de Mr. Colbert, lesquelles n’ont pas encore esté imprimées. Elles fonteferites au Roy Sc à la Reyne Sc autres (b).

La meilleure Edition des Lettres de ce Cardinal est celle de Paris 1698 in 4. («) Mr. Amelotde la Houssaye y a joint des Notes, Sc une Vie de T Auteur très-exacte; Sc dressée avec beaucoupde discernement. On doit lui savoir bon gré de n’avoir point voulu suivre le mauvais conseil deceux qui étoint d’avis qu’il reformât le langage de Mr. d’Ossat (E). C’est une chose honteuse

à

{A) Le tuteur de ce jeune Seigneur.] Ce Disciple de Mf.d’Ossat s’apelloit Jean de Marca , issu de la Maison deMarca en Bearn, par Hierôme de Marca fils de Pierre de-Marca & de Marguerite d’Andoins. Hietôme estoit Capi-taine de cinquante Arbalestriers, & Gouverneur de Furnesen Flandres, comme il conste de son contract de mariageayee Dame Ameline de Rivierë. Dame de Doublet & dela Palisse, & de plusieurs autres terres aux environs deCastelnau de Magnoac; ledit contract passé en Comingele 12 Février 134t. par lequel ilest convenu entr’autreschoses que ledit Hierôme fera fa résidence ordinaire fur lesbiens de ladite Dame. .De ce mariage sortit un fils appellePierre de Marca, qui fut accordé en mariage avec DameCatherine de Mun, fille de Bernard de Mun & de Paulede Sariac le 7 Mai 1398. Je n’ay pas connoissance de lafuite de cette Généalogie. Mais j’ay (r) copié fur les Ori-ginaux tout ce que j’ai mis ci-dessus.

Le nom de Marca, qui est le véritable nom de cetteFamille, fut changé en celui de la Marque, par l’autoritéde Mr. d’Ossat. Et voici comme cela fe fit. A la super-scription de la .prémiere Lettre qu’il écrivit de Paris au tu-teur de son Disciple, qui paroit par ses Lettres avoir estéun homme de grande considération, il mit: A MonsieurThomas Marca. Mais parce qu’il trouva que c’étoit tropProvincial, il changea , & l’apella en fuite Monsieur, laMarca, & enfin Monsieur de la Marque. Et c'est ainsi qu’onles appelle aujourd’hui. Mais feue Madame de la MarqueMarguerite d’Espenan fit appeller un de Messieurs ses en-fans, qui se destinoit àl’Eglise, le Prieur de Marca. J’aiune Lettre de cette Dame écrite à son fils le Prieur le 12Décembre 1659, par laquelle elle lui dit que feu Mr. de laMarque son mari lui a souvent raconté la Généalogie de laMaison de Marca en Bearn fort exactement, & commentceux de Castelnau en estoient issus, & qu’il avoit apristoutes ces choses de son pere, qui avoit plus de cent ansquand il mourut. Monfr. d’Ossat estant à Rome Cardinalenvola à la Marque son portrait, qui y est encore.

(B) On lui envoia ensuite deux autres enfans. ] DesquelsMr. d’Ossat, âgé pour lors de vingt ans, écrivant à leuroncle le 27 Décembre 1559, il lui dit: Quant à moy, je■vous promets que je fourniray k vos neveus de bonne dotlrineCr de bon exemple , ev aujsi des autres choses qui seront en mapuissance tant que la vie me durera, laquelle j'abandonner aypluftoft qu endurer quils ayent la moindre nécessité de chose queje cognoisse leur efire nécessaire.

(C) En des termes qui méritent d'étresfus.] Les voici :Au resie , Monsieur , quant k ce que me remerciez, de la peineque j’ay prinfi pour ijos nepveus , je recognoy en cella voftrehonnesteté accouftumée; laquelle fait que je tien pour bien em-ployé tout le travail <& la peine que j ay eue k ïentretenementd'tceux ; vous assurant, Monsieur, que la conscience ne me re-mordra jamais à saulte d’y'avotf sait tout Ce que j’ay sien c?peu. Par où l’on volt ce bon cœur & ce bon sens de Mr.d’Ossat, qui fe faisoit déjà remarquer en des choses de pe-tite conséquence.

(D) Ceux lk se sont trompez. , qui ont escrit qu il estoitDoyen de Varennes au Diocèse de Rhodez,] II y a quelquechose à rectifier dans cet endroit du Mémoire de Mr. Ba-luze, comme me l’-aprend un Livre (2), qui a paru de-puis la prémiere Edition de ce Dictionaìre. Mr. Amelotde la Houssaie remarque (3) que le prémier bénéfice qued’Ossat ait jamais eu est le Prieuré de Saint Martin duVieux-Relìesme, qui lui fut donné par le Cardinal de Joyeuse aumois de janvier ou de Fevriet de Pan' 1588; & que pour cequi regarde l’Abbaye de Notre-Dame de Varennes il ne lapoíieda jamais, quoique véritablement il y eût été nommépar Henri iil i_.es preuves fur quoi Monfr. Amelot de la

Houssaie se fonde paroissent fortes. La derniere est prisede ce qu’on assure dans l’Oraison funèbre de ce Cardinal,quaiant accepté de bonne foi un benefice considérable, qu Hen-ri III lui avoit donné , esr qu y étant né quelque dificulté furla pojsejston, il s’en démit aujsi-tôt , fans vouloir contester avecpersonne. Et c’est probablement de íAbbaye de Varennes qu ilest parlé dans cette Oraison (4) : etr par conséquent, ajoûteMr. Amelot , ceux-lk se sont trompez, eux-mêmes, qui ontécrit, qu on s’est mépris en disant, que Monsieur d’OJsat étoitDoyen de Varen au diocèse de Rhodez., ainsi qu il se qualifielui-mème dans la Requeste qu’il présenta au Pape au nomd’Henry IV comme fan Procureur iV Député spécial dans l’a-faire de fin absolution (3).

§. («) On n’y a pourtant point rétabli certain endroitd’une Lettre du 10 de Fevrier 1603 où ce Prélat disoitau Roi, qu il ne pensoit pas que ce Monarque dust procurer sitpromotion (au Cardinalat) parce que par ce moien, étant ren-du homme du Pape, on pourroit douter qu k l 1 avenir peut-être,il ne lui firoit pas possible de servir à Rome sa Majesté fi fidèle-ment comme il avoit sait par le pasté, L Auteur qui en 1664a découvert & remarqué ce retranchements) ne trouve pasvraisemblable que la chose se soit faite sans dessein ; & se-lon moi, ce pourroit bien avoir été le Cardinal de Richelieuqui l’auroit fait faire. Le retranchement dont ils’agitest del’année 1624. On fait quelles étoient dès ce tems-làles vues & quelle l’autorité de ce Cardinal. Quant à laLettre même, en l’état que Mr. Amelot de la Houssaye l’apubliée fur les Editions tronquées , ce n’est plus qu’uneplainte au Roi, fort modérée à la vérité, fur ce qu’unepension de 4000 Ecus, accordée au Cardinal fur l’Epargne,lui est mal payée,principalement depuis deux ans;& cet-te plainte tombe fur le Duc de Sulli Surintendant, contrelequel il y a une Note de l’Editeur, comme si par une du-reté fans exemple, ce Duc eût arrêté le cours des bienfaitsdu Roi envers un serviteur aussi fidele que le Cardinald’Ossat. Mais qui fait si le Duc de Sulli étoit aussi per-suadé de la fidélité de ce Cardinal, depuis fa promotion,que l’Auteur de la Note ? Peut-être que non , & quec’étoit pour le persuader du contraire, que le Cardinal in-ssnuoit que, du moins à son égard, on auroit eu tort decroire,que fa qualité d’homme du Pape l’eût jamais empê-ché de servir le Roi avec autant de fidélité que du passé.R E M. C R I T.

(E) On doit savoir bon gré à Mr. Amelot de la Houssaiede n avoir point voulu suivre le mauvais conseil de ceux quiétoient d'avis qu’il réformât le langage de Mr. d’Ossat.] Voicicomment il s’exprime dans ion Avertissement au Lecteur:„ On n'a rien changé au langage , & ceux qui ont dit le„ contraire parmi le monde, sont ceux mêmes qui vou-« loient qu’on le changeât; & qui fâchez qu’on n’ait pas>, suivi leur avis, ont semé malignement ce bruit, pour„ decrediter cette Edition auprès de ceux qu’ils lavent« être les admirateurs du Cardinal d’Ossat, comme sont,, particulièrement tous les Gens-d’Etat. Et je me fuis,, d’autant plus roidi contre ce mauvais conseil, qu’il m’a« toujours semblé,que ce seroit défigurer le stile nerveux« d’un personage, qui étoit né pour la Négociation, &« dont la diction est toute consacrée à l’usage du Cabinet;« que de le faire parler autrement qu’il n’a parlé ôt qu’il« n’a écrit. Outre qu’on 11’auroit pas eû pour mon lan-« gage le même respect que l’on a pour celui de ce grand« Cardinal. Témoin ce que Mr. Despreaux a dit d’un« Académicien de l’Académie Françoise,qui avoit rema-,, nié quelques Vies dePlutarque traduites en François par,, Amyot. Témoin encore le refus, que je fat que plu-,, sieurs des plus habiles Libraires de Paris firent, il y a„ douze ans, d’imprimer les Mémoires de Confines, q a ’ u ‘..... ue

(4) Lk-mEme ,pa g. 6.

(j) Lì-mè-mt,pag.j.

(*)des .

Traitédes Légatsà latère,pag. s z dusecond Chijsitdu Traite' d®l’origine deSCardinaux.Ed. de Colis,Sfle, ISSJ.