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N.
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(e) Vôiez.sa LettreCCCCLVjP a fr 337 - dnlII. Tome .
( 75 ) CarolusPat inus, inLyceo Pata-v iuo, pag m*3 , 84.
(?6) Idem ,*bidem ,
91 .
( 77 ) 0 « /»/
Polype dansh cœur jîrdans f aorte,dont il étoit-/*. Je l^ai sude Monfieur^teîincourtProfesseur àLeide k quiw » Professeurde Padouequi étoit k la
11 avoir perdu son fils aîné, pour qui il avoir obtenu M Y*™s*
celloit dans la conoissance des Médailles,en 1667 la survivance de sa Chaire de Professeur (e), 8c qui n’eut pas la reconnoissiince qui édue à l’affeótion d’un íì bon pere (/). Ce fut un grand surcroit d’affliction, dans le chagrinil étoit de la disgrâce de son autre fils (L)
LiXXXV
ÒtOlt Lettre,^.
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qu’on lui allégua, fortifiées du témoignage de Marefcot.Ce célèbreMédeciníe reconoissoit redevable de trois cho-ses à fa profession, qu’il n’auroit jamais obtenues par la
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ces paroles de fa Lettre CCCLI. Je les raporte un peuau long, parce qu’elles nous aprennent entre autres faitsla raison qui empêcha Charles Patin de continuer son Apo-
prêtrise à quoi son pere le deftinoit. II avoir joui d’une logie. „ Je ne sçay íì vous avez receu certaine espece deparfaite santé jusqu’à l’âge de quatre-vingt-deux ans; 8c il „ Gazette, qu’on a pelle le Journal des Savans, de laque!
avoir gagné cent mille écus, 8c l’amitié intime de plusieurspersonnes illustres. Artem difeeres doteresque non Magiftra-tibus tantum se d Regibus ifjis zsr Imperatoribus 'loges przfcri-bentem: Sapientijstmos tandem quosque ab ore tuo pendent es,tuoque submistos arbitrto cerneres. Recorderis, mi Stoice (sicquippe ob nescìo quam hxáHstxv me compellare solebat)Marefiottum noftrum tria se suer A arti nostrz debere proses-sum, quibus caruijset, fi propofitum à Parentibus sacerdotiumsuscepijfet , sanitatem athleticam statis attno LXXXII, cen-tum aureorum milita, a t que intimam innumerorum illustriumamicitiam (75)." Dès que Charles Patin eut été reçu Doc-teur en Médecine , il s’attacha à la pratique, 8c en eutbeaucoup. II fit des Leçons en Médecine à la place duProfesseur Lopez, qui étoit allé à Bourdeaux. Aiant craintd’être emprisonné s’il demeuroit davantage en France, ili voulut fe retirer en Hollande. Excedere patria consultiusfuît fies stí m- fuit, quam libertatis diferimen subire (76). Mais les arma-
bajsadeun de - . . i _n -
Venise Bavaitd’t. Je parle4 c: Mmbasa-deurs qui ar-rivèrent enHollande aumois de Marsr696, pouraller féliciterS. M. B. Ilsfurent avectoute leurfuite à laLeçon de Mr.
Drelincomttl 2 d'Xvrilde la même•innée , ir luifirent cent ci-vilttez , com-me ìl le rnéri-toit bien.
teurs d’Ostende incommodoient tellement la navigation,qu’iî s’en retourna du Havre de Grâce à Paris, 8c prit en-suite la route du Palatinat. II s’arrêta quelque tems à Hei-delberg, 8c puis il fit des volages en Allemagne, en Hol-lande, en Angleterre, en Suisse, 8c en Italie. II s’étoitfixé à Bâle ; mais la guerre que les François 8c les Alle-mans fe faifoient fur ces frontières lui déplut fi fort, qu’ilfe transporta en Italie avec toute sa famille. On le fitProfesseur en Médecine à Padoue l’an 1676 trois ansaprès il fut honoré de la dignité de Chevalier de saintMarc. II aprit en 1681 que le Roi de France le vouloitrecevoir en grâce; 8c peut-être feroit-il retourné à Paris,si on ne lui eût donné à Padoue la prémiere Chaire deChirurgie, avec une augmentation de gages. J’ai tiré cecid’un Livre qu’il publia à Padoue l’an 1682., intitulé, Ly-ceum Patavinum ,five Icônes z? Vit a Profestorum Patavii i68zpublice âoeentium. II mourut dans cette ville-là (77) l’an1694 (78), laissant deux filles qui fe font rendues célèbrespar les Ouvrages qu’elles ont donnez au public (79). Safemme aussi a été Auteur (80). Voici la Liste des Ou-vrages qu’il a publiez depuis l’an i66z jusqu’en i68z.Itinerarium Comitis Brienm: Parifiis, 1661 in 8. FamiluRoman* ex an t. Numismatibus ; Paris. 1663 fol. Traité desTourbes combustibles : Paris, tás'ì in 4. Introduflìon à l’His-toire des Médaillés: Paris, 1005, ev Amsterdam, 1667 iniz. Imperatorum Romanorum Numismata: Argentinz, 1671fol. Thésaurus Numismatum : Amftelodami, 1672. in 4. Qua-tre Relations Historiques : Base, 1673,cy Lyon, 1674 in iz.Prattica delle Medaglie: Veneúa , 1673 in iz. Suetonius il-lustratus: Basiez, 1675. De Numismate antiquo Augusti z?Platonis: Basile&, 1675 in 4. Encomtum Morte. Erasmi,cum fig. Holbenianis : Bafil. 1676 in iz. De optima Medi-corum Seéta : Patavii, 1676 in 4. De Tebribus , Patavii,1677 in 4. De A-vicenna , Patavii, 1678 in 4. De Nu-mismate ant. Horatìi Coclïtis: 1678 in 4. DeScorbuto: Pa-tavii, 1679 in 4. jf udìcìum Paridis: Patavii, 1679 in 4.Le pompose Peste di Vicenza: Padoua, 1680 in 4. NatalitïaJovis: Patavii, 1681 in 4. Quod optimus Medicus debeateste Chirurgus: Patavii, 1681 in 4, Lyceum Patavinum,Patavii, i68z in 4. C’est lui-même qui nous a donnécette Liste dans son Lyceum Patavinum. II a oublié sesEpistol* ad Eggelingium de Numismatibus quibusdam abfirupsimperatoris Neronis , publiées à Breme l’an 1681 avec lesRéponses d’Eggelingius (81). II a fait depuis ce tems-ìàÏÏf j Traductlon Latrie de l’Introduction à la Science desMédailles (8z),qui a été imprimée l’an 1683 ((83). Dijfer-tatioTherapeutica de Peste, à Augsbourg 1683 m 4. Commen-tartus m tres ■ lnscriptiones Grzcas Smyrna nuper allatas , àPadoue 1685; in 4. Commentarius in antiquum Monumen-tum Marcelline , là même 1688 in 4. Commentarius in an-tiquum Cenotaphium Marci Artorii Medici, là même 1689m 4. II eut part à l’Edition du Thésaurus NumismatumPétri Mauroteni, faite à Venise l’an 1683, 8c il y joignitquelques Notes. J’aí oublié peut-être quelques-uns de sesOuvrages. Je dois ajouter que ses Relations Historiquesfurent imprimées en Hollande l’an 169$, 8c que son Ln-- , », con- troduction à la Science des Médailles fut réimprimée à Pa-n® 1 fiance tis la ineme année (84)'. Ce Livre fut censuré par Mr.
(78) Volez.
Ìo Journalde Leiplìc,170a, fag.
*5-
f 79 ) Volez, leJournal de
Leipfic 'del’nn 1684,t*&. %87 ; ircelui de Banï« 9 i, pag.| 37 » & 547 -Nouvellesde la_ Ré pu-blique deslettres,
Mois d* M-vrjl 168; ,fog. 45 *.
(80) Nou-velles de laïtépubl. deslettres,
là-même ,t a l- 458 -
(81) Volez.
L Journalde Leipfíc,
7*84, pag,35 .
f**) Je meJ‘ r l du Titre9 ** 1 1 emploieaa «‘fa Lifle,que l e. Jri- TitreJV< Intro.dustion à"Wìstoixe
les ^âall- S allô la premiere fois qu’il fut imprimé (8y). L’Auteurrépondit à cette Censure par un Ecrit intitulé, Lettre d’unAmi de Mr. Patin, fur le Journal des Sçavans du Z3 FJ-vrier 166y. Mr. Sallo, en parlant de cette Lettre (86),
<»3) ^s n flcrdamUl i lt
Cela mit fort en colere Gui Patin, comme il parois par
Motn‘" < is ,,Histo!ie des Ouvrages des 8avans,0ct-à 1694,?^. 174. (*s)Voiezdes Sav * 1 des Savans d* 23 Février 1 66s > pag. Jn. IS°. (86) Dans le Journalai > s dn 9 Mars 1665, pag, m. 202,
T O M. III.
„ le l’Autheur s’estant plaint d’un petit article contre mon„ fils Charles, fur la médaillé qui fut icy faite l’an passé„ pour les 8uisses, il y a répondu; je vous ay envoyé fa„ Réponse, laquelle est sage 8c modeste: ce nouveau Ga-„ zetier y a répliqué J 8c y a parlé en ignorant 8c en ex-», travagant, en quoy il n’eût point manqué de réponse„ forte 8c aigre avec de bonnes raisons, si on n’eût prié„ Carolus de surseoir fa répliqué, 8c menacé d’une Lettre„ de cachet. La vérité est que Monsieur Colbert prend„ en fa protection les Auteurs de ce Journal, que l’on„ attribue à Monsieur de Salo Conseiller en Parlement,à„ Monsieur l’Abbé de Bourzé, à Monsieur de Gomber-„ ville, à Monsieur Chapelain, 8cc; si bien que Carolus„ est conseillé de différer sa réponse, 8c même par l’avis„ de Monsieur le premier Président, qui l’a ain fi désiré;
„ (on en dit une cause particulière, fçavoir qu’il n’est pas„ bien avec Monsieur Colbert depuis le procès de Mon-„ sieur Fouquet) nous verrons cy-après íì ces prétendus„ Censeurs , fine sustragio populi z? Sfuiritum , auront le„ crédit 8c l’authorité de critiquer ainíitous ceux qui n’é-„ criront pas à leur goût. Sommes-nous du tems de Ju-,, vénal, qui a dit hardiment, Dat veniam corvis, vexât„ censura columlas? Une chose néanmoins nous console ;
„ c’est que nous n’avons point tort, 8c que les sçavans 8c„ intelligens font de nôtre avis, mais ces Messieurs abu-„ sent de leur crédit. La République des Lettres est pour„ nous, mais Monsieur Colbert est contre, 8c si mon fils„ fe defend, on dit qu’on l’envoyera à la Bastille ; il vaut„ mieux ne pas écrire (87). ('80 Guy
(X) La disgrâce de son .... fils .] Charles Patin la 1>atin > Let -
déplora: il veut que la calomnie en ait été la vraye cause; “ e ^ccli,mais il ferme le rideau fur tout cela. Cum ecce àruxi'ce, duili Tome.dit-îl (88), veriùs tmpoMj », ©- calumniam dixero-, me prz- Volez au£icipitem egit, zv xcot&v IMeeìx intulit. Timanthum (89) imi- ltí 33 >tari liceat, bénigne leâíor, qui cum mœstos pinxìjset adstantes, 54 > Sí ->® 4 .ez tristitu omnem imaginem confum/ijset, ob Iphigeniam flan- ^voinmz™*tem ad aras perituram , patris vultum velavit quem satismoestum pingere âesperabat. Vélum hic protendamus , feu do- (8g) Caro-lore commoti ob fortunas perditas, feu charìtate ob invidorum | us farinus,nequitiam. Son pere n’a pas été si mystérieux, il partìcu-laisse Certaines causes, ou plutôt certains prétextes, je ne llsfs 'fai quels Livres de contrebande trouvez dans l’étude de fson fils. II vaut mieux le laisser parler. Tout le monde le (89] u eûtplaint , personne ne l’accuse , Z 2 * hors de quelques fripons de f a l u iircLibraires, il est aimé de tout le monde. Cependant tl est ab-sent, ZjT nous Pavons obligé de s’y refondre malgré fa Stóicìté.
Il avoìt toujours esperé que la justice du Roy sétendroìt jus-ques à luymais nos ennemis tmt eu trop de crédit. Cepen-dant , pour adoucir notre playe, on dit, 1, que c est par contu-mace que son procès luy a été fait, comme à un homme ab-sent qui n a f u se desendre. z. Gfie p’a été par commission sou-veraine z? particulière sans droit d'apel, ce qui est extraordi-naire, z? marque d'autant plus le dessein qu on avoit de leperdre. 3. la plupart des Juges ont repu des lettres de ca-chet z? de recommandation , fur ce qu’on avoit besom d'unexemple. ...... 4. On allégué que c'efi un homme de grand
crédit , qui étoit nôtre partie secrette , qui poustoit à la rouequi briguait contre nous ; parce qu'on a trouvé parmi cesLivres, quelques Volumes du Fatlum de Monsieur Fouquet,
Z? de P Histoire de Pentreprise de Gigeri . On a nommé
trois Livres, savoir un plein d'impiété; c'efi un Livre Hugue-not intitulé l’Anatomie de la Messe, par Pierre du MoulinMinstre de Charenton ; comme fi P Inquisition étoit en Fran-ce. C'est un Livre dèstx sous. Paris est plein de tels Livres,er il n y a gueres de Bibliothèque oh l’on n en trouve , C 7 mê-me chez les Moines . Le second étoit un Livre, à ce
quils dijent , contre le service du Roi; c’efi le Bouclier d’E-tat, qui s'est vendu dans le Palais publiquement , Cj auquelon imprime ici deux réponses. Le troisième est 1 Histoire Ga-lante de la Cour, -qui font de petits Libelles plus dignes demépris que de colere. Je pense que ces trois Livres ne fontqu un prétexté , zsr qu il y a quelque partie secrette qui en veutà mon fils, Z 7 qui est la cause de nôtre malheur (90). Dans (9°) Guytout cela vous ne voiez rien qui aille au fait, c’est-à-dire Pat i“)Let-à la cause que l’on débitoit dans Paris comme la vraie rai- lxvuison de la disgrâce. On difoit, 1, que Charles Patin fut 170 ' dlienvoie en Hollande, avec ordre d’acheter tous les Exem- 111 Tome.plaires des Amours du Palais Roial, 8c de les brûler furles lieux, fans en épargner aucun. z. Qu’un grand Prince
continua de traiterMonfr. Patin avec beaucoup de mépris, lui fit donner cette commission, 8c lui promit de récom
«« rz„; P,Hn —— ■'-p enscr p es peines. 3. Que ce commiíììonaire, aiant acheté
tous les Exemplaires, ne les brûla pas, 8c en fit entrer unbon nombre dans le Roiaume. Voilà le bruit commun ;je ne fai pas s’il est bien fondé.
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